___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

El xirp ed al edutilos [PV Beltram]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 59
Rôle : Mercrenaire
Âge du personnage : 25-30 ans [G18]
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: El xirp ed al edutilos [PV Beltram] Dim 15 Jan 2017, 23:10

Il la détaillait réellement de son regard doré pour la première fois. Enfin, il fallait dire que l’alcool lui montait à la tête et lui donnait… des idées frôlant l’indécence. Toutefois, tant qu’il avait les mains dans les poches, il ne risquait pas de commettre une bêtise qui pourrait lui coûter un bras, une jambe ou une lèvre arrachée comme le connard qui avait osé tenter de l’embrasser, des heures plus tôt. Vayrinn laissa glisser le manteau sur ses épaules afin qu’il termine sa course au sol, exposant ainsi sa nudité, et tourna les talons sans plus de cérémonie. Elle se pencha légèrement pour enjamber la baignoire (ce qui poussa le mercenaire à incliner la tête légèrement de côté) puis s’enfonça dans l’eau pour se nettoyer. Une fois bien installée, elle le remercia de se soucier de sa tenue (oh, c’était peu dire…), puis indiqua d’un bref mouvement de menton la pile de vêtements entassées dans un coin. Oh, elle avait déjà ce qu’il fallait! Quoi que, elle pouvait bien se pavaner dans son plus simple apparat encore un moment, il ne s’en plaindrait pas!

La barbare continua de se nettoyer sommairement, puis esquissa une grimace alors qu’elle s’adossait au bain. Pour sa part, Bel laissa voguer son regard sur le reste de la pièce, notant les riches décorations qui y trônaient, puis refermant sa main sur un lot de bagues masculines surmontées de pierres précieuses qui reposaient sur le rebord de la fenêtre. Elles devaient appartenir à Vil’Poignard… qui n’en avait visiblement plus besoin. Il enfourna ces dernières dans ses poches, puis se retourna alors que la jeune femme s’adressait de nouveau à lui. S’ils étaient portés vers l’or? Totalement, pourquoi?

- Et pourtant, bien des gens vous diraient que l’argent mène ce monde, répondit-il d’un ton nonchalant. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ça.

La jeune femme se nettoya le visage pour en retirer toute la poussière et le sang, puis sembla analyser l’état de la baignoire dont l’eau avait vite tourné au gris. L’idée de se nettoyer n’était franchement pas si bête que ça, compte tenu de la longue journée qu’ils avaient eu. Lui-même était limite crasseux… Il se nettoierait sommairement avec l’eau qui trônait dans des sceaux plus loin (servant à remplir la baignoire si elle venait à manquer de liquide) puis se paierait un bain une fois de retour en ville. Voyant que sa compagne du moment semblait vouloir sortir, il agrippa une serviette et la lui tendit. Elle l’utilisa pour l’enrouler autour de son corps, puis alla récupérer ses effets pendant que Bel reprenait sa place dans l’embrasure de la porte. Vayrinn se rapprocha de lui et s’arrêta à ses côtés, un instant, pour l’observer de tête en cape avec un sourire en coin. Elle passa finalement son chemin, non sans le frôler au passage. Il rêvait ou elle venait de le mâter? Elle ne l’avait surement pas frôlé par hasard non plus… Le jeune homme se racla la gorge, puis se retourna pour suivre la sauvageonne du regard alors qu’elle disposait ses choses sur le lit. Elle porta une flasque à ses lèvres, puis la lui tendit avec un air de défi. Quoi, elle croyait qu’il allait se dégonfler et refuser? C’était loin d’être son genre! Ainsi, il attrapa le contenant, puis le porta à ses lèvres à son tour pendant qu’elle se détournait.

Oh. Bon. Sang.

C’était FORT ce truc! Il n’avait jamais rien bu de tel! Bel fit une grimace alors que son œsophage brûlait et toussota discrètement pour essayer de reprendre contenance. Merde et elle buvait ça comme de l’eau?! Quelque chose lui disait qu’il serait saoul en un rien de temps s’il devait la terminer par lui-même. Il referma le bouchon du contenant, puis observa la berserk qui déclara soudainement ne pas lui faire confiance à cause de son attirance trop prononcée pour l’or. Oh il ne lui en voulait pas du tout pour ça, lui-même se méfiait d’elle de toute façon.

- Ne vous inquiétez pas, ce manque de confiance est réciproque, ajouta-t-il du tac-au-tac. En fait, c’est surtout parce qu’au final, on ne connaît que très peu de choses sur l’autre, non? Oui, je me bats pour le fric et je n’ai pas honte de l’admettre. C’est en fait même très simple à comprendre. Ma loyauté va au plus offrant, point final. Je ne trahis jamais un employeur qui paie bien. Alors somme toute, nous pouvons dire que l’imprévisibilité, lorsque je travail, ne fait pas tellement partie de mes traits de caractères. Alors que vous… c’est différent. Je n’ai aucune idée de ce qui vous allume en temps que guerrière. Vous ne semblez pas chercher l’or ou ni la gloire… Pourtant, vous ne vous empêchez pas de revendiquer des meurtres qui pourraient attirer d’autres truands en votre direction simplement pour qu’on sache que vous en êtes l’auteure…

Oui, il avait vu les drapeaux personnalisés qu’elle avait confectionnés plus tôt. Certes, les berserks voulaient se venger et c’était fait. Mais personne ne s’affichaient haut et fort pour ce genre de carnage auprès d’un caïd sous peine de risquer être une cible encore plus grosse face à d’autres pègres. Il plissa les yeux un instant, tentant de comprendre. Que recherchait-elle au fond? Bah… tant pis, de toute façon, il était trop fatigué et ivre pour essayer de comprendre plus loin. La jeune femme se rhabilla en silence sous les yeux inquisiteurs du guerrier qui en profitait pour l’observer sous toutes ses coutures. Elle était athlétique, bien découpée et franchement… bien foutue. Quelques ecchymoses trônaient ici et là, mais ça n’avait l’air de rien de bien méchant. Lorsqu’elle termina d’enfiler ses fringues, le semi-elfe jeta un regard curieux sur son armure de cuir, notant par le fait-même la facilité avec laquelle elle l’enfilait. Une fois vêtue complètement, Vayrinn opta pour une position assise sur le coin du lit, puis prit la fiole que lui tendait le mercenaire avant d’incliner la tête légèrement sur le côté. Elle le détaillait, visiblement.

Vayrinn parla du futur, relatant une évidence même, soit celle voulant que de nouveaux prix soient mis sur sa tête. C’est sûr qu’elle allait se faire toute une réputation avec le massacre d’aujourd’hui… D’autant plus qu’il n’avait absolument pas l’intention de mêler son nom à celui-ci. Il hocha de la tête, signe qu’il était d’accord avec elle : cette éventualité devenait de plus en plus probable. Toutefois, il eut l’impression que l’idée qu’il se fasse mandater à nouveau pour la capturer la dérangeait. Bon après, c’était tout de même normal puisqu’elle avait choisi de l’épargner alors qu’elle aurait pu avoir plus d’une fois l’occasion de tenter de l’assassiner… Comme en ce moment-même. Toutefois, Bel eu l’impression qu’il y avait d’autres raisons dans la balance…

Des rires fusèrent de l’escalier. À l’étage, la fête faisait toujours rage, mais le rouquin ne se sentait pas d’attaque pour y retourner. Son mal de tête était toujours très présent et une fatigue incroyable commençait à grandir en lui. Vayrinn se leva, probablement dans l’optique d’y retourner. Il ne la retiendrait pas. Non pas que leur conversation n’était pas agréable, mais il se voyait mal l’empêcher de retourner auprès des siens, surtout que l’un d’entre eux semblait avoir une dent contre lui.

- Soyons honnête, fit-il en se raclant la gorge. Il y aura effectivement d’autres attaques contre vous. En voyant le massacre, d’autres voudront se mesurer à vous et les alliés de Vil’Poignard voudront le venger. Ils tenteront d’abord par leurs propres moyens, puis, s’ils échouent à répétition, engageront des mercenaires. Ils devront faire un topo de la mission qu’ils voudront offrir afin de pouvoir négocier le montant d’or qui y sera rattaché. Alors là est ma réflexion : pourquoi – maintenant que je vous ai vu à l’œuvre – je risquerais que d’autres de mes hommes finissent comme Jace juste pour vous mettre le grappin dessus? Il planta son regard doré dans les yeux orangés de son interlocutrice non sans ponctuer ses lèvres d’un léger sourire. Avant que vous vous posiez la question, non je ne vous crains pas. Seulement, je sais admettre quand un adversaire est doué et dangereux et j’ai maintenant une capacité un peu plus accrue à évaluer les risques. Merci à vous pour ça, d’ailleurs. Ce que je veux dire, en fait… JE choisis les missions dans lesquelles je décide de m’aventurer et il n’est pas impossible que je ferme les yeux si je vois que l’une d’elle est dirigée contre vous. J’aime l’or et le fric… Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, mes compagnons sont plus importants… et je sais faire preuve de loyauté envers ceux qui l’ont mérité.

Il laissa sa dernière phrase en suspens. Il ne connaissait que très peu la guerrière, il devait l’admettre, mais elle s’était bien battue et, donc, l’avait impressionné. En plus, il devait souligner le fait qu’elle ait accepté, momentanément, de lui faire confiance en ce qui concernait l’attaque de Vil’Poignard, et ce, malgré le fait qu’il était l’auteur de son kidnapping. Ça valait pour quelque chose à ses yeux.

Tournant les talons, Beltram entra dans la salle de bain puis agrippa l’une des bassines remplies d’eau claire servant à remplir la baignoire. Il attrapa quelques débarbouillettes au passage, puis une serviette. Il revint sur ses pas et croisa le regard de Vayrinn non sans esquisser un sourire.

- Vous n’êtes pas la seule à avoir besoin de vous décrasser un peu, fit-il en sortant de la chambre des maîtres pour s’engager dans le couloir.

Il entra dans la pièce voisine, soit une autre chambre un peu plus modeste quoi que franchement confortable. Il déposa la bassine sur la vanité surmontée d’un miroir, puis apposa les serviettes et débarbouillettes juste à côté.

- Je ne vous reproche pas de vous méfier de moi, continua-t-il sur le ton de la conversation, sentant la présence de Vayrinn derrière lui depuis le cadrage de la porte. Comme j’ai mentionné plus tôt, nous ne nous connaissons guère. Mais ne vous inquiétez pas, je m’assurerai que notre route ne se croise plus dans le futur. Je ne vais pas prendre de mission sur votre tête. Toutefois, d’autres le feront, nous le savons tous les deux. Je vous souhaite de tomber sur quelqu’un d’aussi conciliant que moi… Ou de franchement merdique en combat. Ce serait dommage qu’il vous arrive malheur après avoir brillée dans une aussi belle bataille que celle que nous avons mené aujourd’hui.

Était-ce sa façon de dire qu’il l’appréciait? Peut-être. Il était dos à elle et se chargea de défaire les sangles de cuir de son armure. Il grogna un peu lorsqu’il retira le tout, l’élancement dans son flanc droit se faisant toujours ressentir. Il déposa l’armure de cuir au sol, puis se retourna pour faire face à la barbare.

- Vous pouvez retourner festoyer si vous le désirez, pour ma part, je resterai ici. J’ai un mal de bloc très intense et je suis crevé. Je vais me mettre au lit dès que je me serai décrassé un peu… À moins que vous ne teniez à m’y accompagner, auquel cas vous seriez la bienvenue.

Le mercenaire afficha un sourire amusé, signe évident qu’il blaguait… semi. En fait, il ne refuserait pas un peu de chaleur humaine si l’envie était réciproque, mais ne chialerait pas si cela ne lui était pas accordé. Beltram pivota à nouveau sur lui-même pour faire face au miroir, puis entendit les bruits de pas de la berserk qui s’éloignaient pour regagner l’escalier. Dommage. Le semi-elfe haussa les épaules, puis défit les cordelettes qui maintenaient ses brassards de cuir clouté en place. Il déposa ces derniers sur la surface du meuble, puis agrippa le bas de sa tunique qu’il tira vers le haut non sans une légère grimace. Ce mouvement était toujours douloureux pour ses côtes meurtries… Il jeta le morceau de vêtement sur une chaise. Tendant la main vers l’une des débarbouillettes, il trempa celle-ci dans l’eau claire et s’affaira à se nettoyer le visage (s’attardant un peu plus à sa barbe de quelques jours), puis la gorge et la nuque. Déjà, le morceau de tissu se teintait de rouge et de noir, signe de toute la saleté qui trônait sur ses traits. Il réserva un traitement similaire au reste de son corps, passant les débarbouillettes propres l’une après l’autre pour jeter par terre celles qui étaient souillées. Il repassa même une deuxième fois pour s’assurer qu’il ne restait plus rien. Finalement, il s’approcha de la bassine et y enfonça sa tête, frottant avec vigueur sa chevelure rousse en bataille. Une fois sa tignasse de feu bien nettoyée et essorée, il agrippa la serviette, puis s’affaira à s’assécher et à éponger l’eau qui s’était retrouvée au sol. Il se regarda ensuite dans le miroir, torse nu et ne portant comme unique vêtement que son pantalon. Il avait de belles ecchymoses un peu partout, signe de tous les coups qu’il avait reçus… Bah! Il avait déjà vécu bien pire.

Beltram attrapa la bassine qu’il accota contre sa hanche pour se permettre de la tenir d’une seule main, puis ramassa les tissus (maintenant souillés) qu’il avait utilisés. Il sortit ensuite pieds nus de sa chambre improvisée pour revenir à celle qui appartenait autrefois à Vil’Poignard. Il s’aventura de nouveau sur le balcon et jeta l’eau noircie à l’extérieur. Il jeta les vestiges de ses débarbouillettes dans la bassine vide et alla déposer le tout dans la salle de bain avant de revenir vers sa chambre nouvellement proclamée. Alors qu’il marchait dans le couloir, il entendit des bruits de pas qui gravissaient l’escalier. Certains fêtards avaient décidés de venir se reposer ou visiter les lieux, visiblement. Le semi-elfe haussa les épaules et entra dans la pièce pour s’approcher de son lit. Il détacha sa ceinture, retira son pantalon pour ne conserver que son caleçon puis se glissa sous les couvertures non sans un soupir de satisfaction. Il ne réalisa qu’à ce moment qu’il était complètement crevé.

Un message télépathique de la part de ses compatriotes mercenaires fusa dans son esprit. Ils voulaient qu’il retourne boire avec eux, mais il en était hors de question. Il se contenta de les rabrouer en prétextant qu’il avait mieux à faire – comme pioncer, entre autres – puis ferma les yeux. Alors qu’il sentait son corps devenir de plus en plus lourd, Bel eut l’impression qu’on l’observait. Quelqu’un se tenait sur le pas de la porte et il détermina dans sa tête qu’il s’agissait d’un curieux qui cherchait probablement un endroit pour dormir (et donc, qui se demandait qui occupait la pièce). Il n’avait pas envie d’ouvrir les yeux, il se sentait trop bien. Le mercenaire se retourna finalement pour faire dos à la porte, puis poussa un soupir avant de sombrer dans un sommeil profond…

******

Un rayon de soleil fusait dans la pièce, heurtant directement ses paupières closes. Ce simple éclairci pourtant si doux fut perçu comme une agression épouvantable aux yeux du mercenaire. Son mal de crâne s’était accentué au cours de la nuit et il avait l’impression d’avoir la bouche terriblement pâteuse. D’ailleurs, maintenant qu’il en prenait conscience, Bel sentit son estomac se retourner. Non, il n’allait pas être malade, mais il aurait bien du mal à avaler quoi que ce soit, ce matin. Le mercenaire poussa un grognement d’irritation alors qu’il ouvrit lentement une paupière.

- Maudit sois-tu, soleil de mes deux… grogna dans une éloquence douteuse.

Le semi-elfe se retourna mollement, puis repéra, sur la chaise par-dessus le reste de ses effets, son manteau sali et usé par les batailles auxquelles il avait prit part la veille. Tiens? Son morceau de vêtement n’était pas là la nuit dernière. Le mercenaire entreprit de se lever, et se faisant, grogna d’insatisfaction. Bon sang… il avait prit toute une cuite la veille… Il leva mollement sa main droite et vint appuyer sur sa tempe endolori, tentant – en vain – de calmer le tambourinement qui résonnait dans son crâne. Tiens? Sur son bureau trônait un cruchon remplit d’eau… Ça non plus ce n’était pas là la veille… Peut-être était-ce l’œuvre d’Ana? Bel se leva lentement, agrippa le manche du récipient, puis avala goulûment le liquide clair et frais. Son état de « gueule de bois » était principalement dû à la déshydratation, il le savait… et visiblement son sauveur matinal aussi. Le guerrier roux se regarda dans la glace et réalisa qu’il avait une sale tronche… En plus, il était à peu près sûr que son haleine sentait le fond de tonne. Bon… il lui suffisait de boire beaucoup d’eau et de bien manger, et ce serait rapidement réglé.

Malgré son envie de se rendormir, le semi-elfe se força à s’activer. Il enfila son pantalon et sa ceinture, puis glissa sa tunique sur ses épaules. Il immisça ses pieds dans ses bottes, puis ses brassards revinrent à leur position initiale sur ses avant-bras. Bel enfila ensuite son plastron de cuir, puis revêtit son manteau bleu marin aux ourlets dorés. Il se passa une main rapidement dans ses cheveux en bataille, puis s’assura que toutes ses armes étaient bel et bien en place. Il sortit ensuite de sa chambre, faisant le tour des pièces voisines dans le but de retrouver ses hommes. Une constatation le prit alors d’assaut : où étaient les berserks? Quelque chose lui disait qu’ils avaient déjà prit la poudre d’escampette… Intrigué, Bel se rendit rapidement dans la chambre des maîtres, puis ouvrit les portes de verre pour s’aventurer sur le balcon. C’est alors qu’il les vit, très loin à l’horizon, s’éloignant à travers le vallon en direction de la forêt. Toute la bande… Ils avaient quitté si vite? Dommage, il aurait bien aimé leur touché un mot avant leur départ. Tournant son regard doré vers le ciel, le chef des Loups d’Acier sursauta en réalisant que le soleil avait presque atteint son zénith. Si tard?!!! Et merde! Ils n’avaient pas que ça à faire, pioncer toute la matinée!!

Faisant volte-face, le mercenaire s’engouffra à nouveau dans la salle de bain, agrippa la bassine qu’il avait utilisée la veille pour se nettoyer, puis dégaina l’une de ses dagues. Bon… ça allait être douloureux, mais c’était un mal nécessaire. Sans plus tarder, il frappa la bassine métallique avec son poignard, faisant un vacarme de tous les temps pour réveiller ses hommes.

- Debout bande de fainéants!! Beugla-t-il en faisant un boucan de tous les temps. Il est temps de se lever, il est presque midi! On n’a pas que ça à faire, se prendre le gras du cul à pleine main! DEBOUT J’AI DIS! On bouffe en vitesse et nous partons!!

C’est dans cette ambiance festive que les mercenaires furent tirés de leurs songes, encore abrutis par l’alcool et aux prises avec des effets secondaires non désirables. D’ailleurs, Cain était encore saoul de la veille!

La fête de la veille était franchement bien, mais maintenant, ils devaient faire un brusque retour à la réalité. Après tout, ils devaient bosser dur pour gagner leur pitance, pas vrai?


[FIN DU RP POUR BELTRAM]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: El xirp ed al edutilos [PV Beltram] Lun 16 Jan 2017, 02:06

Il ne voyait pas le mal à être si attacher à l’or? Pourquoi presque tout le monde lui mentionnait ce genre de commentaire. Ils avaient réellement besoin d’observé les choses d’un œil plus objectifs. Ils faisaient pitié à voir. Elle n’était pas stupide, elle avait vite compris qu’en effet, ces magnifiques petites choses doré menaient le monde, mais tous cela pouvait crée un de ces… Chaos. Il était vrai que même elle en avait un certain besoin afin d’évoluer dans ces contrés si différente des siennes. Elle en aurait aussi besoin pour régir comme il se devait sa future acquisition si tout se passait comme prévu, mais elle n’en serait pas avare. Certains étaient trop gourmands et pour elle, Beltram l’avait été. Simplement parce-qu’il c’était mal renseignée sur sa cible, qui était elle. Il ne c’était que contenté des fausses déclarations sur sa personne pour un pactole. Le plus probable était qu’elle aurait sans doute été ouverte à la discussion si lui et ses hommes ne l’auraient pas encerclé avec ces intentions de la piégé. Après tout, elle n’était pas hostile lorsqu’on ne l’était pas à son égard et il pouvait sans doute l’avoir remarquer. Il y avait énormément de façons de ce servir de l’or et elle en apprenait toujours de nouvelles facette. Celle-ci en étant une expérience bien concrète et elle n’aurait aucun problème à s’en souvenir, tout comme à s’en servir. Si l’or régissait le monde à ce point, alors, elle s’en servirait. C’était assuré.

Il lui avait alors mentionné qu’il ne lui faisait pas non plus bien confiance. Cela lui arracha un sourire, quelque peu carnassier. Elle l’écouta avec un intérêt non cacher alors qu’il avouait bien ouvertement offrir sa loyauté au plus offrant. C’était exactement ce qui la dérangeait, dans cette société. Jamais ne se lierait-elle d’une quelconque confiance en une personne aussi rattacher à l’appât du gain au détriment d’un soit disant allié. Encore une fois, elle trouvait que ce terme était trop facilement utilisé dans cette société. Elle devait admettre une chose cependant, sa franchise était tout de même apprécier. Le voir lui mentionner le contraire l’aurait carrément insulté. Il continua en justifiant le fait qu’ils ne se connaissaient pas. C’était juste, en effet. D’un autre côté, il ne pouvait pas lui en vouloir de ce basé sur son expérience avec lui pour le juger. Dans sa lancé, il lui avoua ne pas comprendre ses intentions, tout comme le fait qu’elle risquait de se faire des ennemis parmi la pègre. Elle eut un bref gloussement. Il était vrai que bien rapidement, s’il faisait un topo de la situation, elle était certes bien farouche et les siens avaient une certaine force à ne pas négliger, mais il n’avait strictement aucune idée de tout ce qui se trouvait derrière cette rencontre d’une journée. Elle se contenta bien entendu de rester silencieuse, tout en continuant de l’observé. Il finirait par comprendre un peu mieux, un jour où l’autre, peut-être, pourquoi elle agissait ainsi, aujourd’hui et il comprendrait aussi l’ampleur de son geste qui semblait pourtant si banal ou tout simplement, peut-être, irresponsable de sa part.

Toujours debout non loin du cadre de la porte, elle c’était cependant arrêter afin d’écouter ces propos. Le fait qu’il prenne la parole l’avait un peu étonné. Elle aurait cru qu’il n’aurait rien eu à y ajouter, préférant garder ses songes pour lui-même, mais non, il les lui partagea, ouvertement. Sans hésitation, ni sans rien qui pouvait lui laissé sous-entendre qu’il mentait. Son point de vue avait un grand intérêt pour elle et ce qu’il avançait était tout de même logique en soit, si elle prenait la peine de se mettre quelques peu à sa place. Elle devait avouer sans doute qu’elle espérait quelque chose de plus concret, mais cela lui suffisait. D’un autre côté, cela ne la satisfaisait pas, dans le sens que, qu’il le veuille ou non, il l’avait dit lui-même, l’or était très attrayant pour lui. Elle ne cherchait pas à être rassurée de quelconque façon. Peu importe ce qu’il ferait, elle saurait y répondre et n’en avait même aucune crainte, mais la riposte n’en serait que bien plus violente.

Concernant le sous-entendu sur le fait qu’il savait faire preuve de loyauté envers qui le méritait, elle ne se sentie aucunement visé. Vayrinn appréciais les vocabulaires direct, car elle avait souvent une forte tendance à prendre les paroles au premier degré, devant encore s’adapter à bien des nuances pour plusieurs mots, tons, etc. Elle se fiait aussi beaucoup à ses impressions et son instinct, mais sur ce genre de potentiels sous-entendu, c’était le genre de remarque qui lui échappait encore. Elle ne fit donc que présumer qu’il parlait toujours de ceux appartenant aux Loups d’Acier. Ce qui était tout de même pour elle quelque chose d’Admirable.

Il tourna alors les talons et se dirigea vers la salle de bain afin d’y prendre de quoi, visiblement ce nettoyer. Chose qu’il lui confirma en passant tout prêt d’elle et quitté la chambre. Machinalement, elle le suivit. Elle avait l’impression qu’il n’avait pas terminée la discussion et désirait en savoir la suite. Une fois la pièce en vue, elle se contenta d’appuyer son épaule contre le cadre de porte et de croisé ses bras. Il reprit alors la parole presque aussitôt, sans prendre la peine de se retourner. Il lui mentionna qu’il ne lui en voulait pas de son flagrant manque de confiance et de ne pas s’inquiéter. Elle arqua un sourcil. Il avait bien intérêt à ne pas lui en vouloir. Après tout, comment aurait-il agis à sa place? Y avait-il songé? Quant au fait de s’inquiété, elle ne l’était pas. Elle devait tout simplement s’avouer trouver cette éventualité dommage. Bien qu’elle n’hésiterait pas une seconde à le mettre à mort. C’était sans doute ce qu’elle trouvait le plus regrettable dans tout ceci. Il lui mentionna aussi qu’il ne comptait prendre aucun contrat sur sa tête. C’était fort apprécier de l’entendre, mais elle avait du mal à le croire totalement, même s’il avait de bonnes intentions aujourd’hui, qu’en serait-il le moment venu? Seul les Dieux le savaient.

Elle eut un bref rire lorsqu’il lui mentionna qu’il trouverait dommage qu’il lui arrive malheur, sachant que d’autres n’hésiterais pas à se laissé tenter par un prix sur sa tête, ou même avant, tout simplement entre petit groupe de truands mécontent, comme il le lui avait indiqué, chose qu’elle apprécia et qu’elle nota. Elle savait bien que sa mort ou non ne changeait strictement rien dans la vie de celui-ci, tout comme l’inverse pour elle.

-Ne t’en fait pas pour moi. Je crois que je saurais bien m’en sortir. La perte d'un des miens ne sera pas vaine non plus.

Il lui avait certes parlé de Jace. L’un d’eux qu’elle avait tué peu avant qu’ils ne lui mettent le grappin dessus. C’était peut-être regrettable, mais personnellement, elle ne regrettait strictement rien. Elle c’était défendue et cela ne résultait qu’aux choix de Beltram, tout comme la mort d’Hiksör n’en résultait qu’à ses choix à elle, même si elle savait, malgré les paroles de Khaos. Elle avait cependant voulu lui rappeler qu’elle aussi, avait perdu l’un des siens et qu’elle n’oubliait pas non plus ce détail.

-Tâche aussi de ne pas te laisser embobiner aussi facilement par l’appât du gain, cela pourrait de nouveau se retourner contre toi et cette fois peut-être l’issus en sera plus tragique qu’aujourd’hui.

Alors qu’elle parlait, il c’était mis dos à elle et commença lui aussi à ce dévêtir. Elle l’observa un peu et avisa le flanc qu’elle avait soigné plus tôt par réflexe lorsqu’il laissa échapper un bref grognement d’inconfort en s’étirant. Inclinant la tête légèrement sur le côté afin de mieux observé, elle jugea que le tout tiendrait bien le coup s’il y faisait attention. Il avait semblé recevoir un coup durant le combat plus tôt, mais c’était tant pis pour lui, elle lui avait dit de rester en retrait. Il avait encore de la chance qu’il ne soit pas un des siens, car elle aurait bien volontiers puni celui-ci en lui donnant une bonne tape à cet endroit. Elle détestait lorsqu’on gâchait son travail. Malgré tout, cette pensé la fit légèrement sourire.

Celui-ci se retourna de nouveau vers elle après avoir déposé son armure au sol. Il lui indiqua qu’elle pouvait bien rejoindre les siens, car il avait l’intention de se nettoyer un peu ainsi que de se reposer. Grand bien lui fasse, cette journée avait été tout sauf reposante, elle voulait bien l’avouer. D’ailleurs, la fatigue se faisait sentir en son corps, mais elle ne savait pas si elle arriverait réellement à trouver le sommeil. Il la tira un peu de ces pensées concernant ces potentiels plans pour le reste de la nuit en l’invitant à se joindre à lui si elle le désirait. Elle l’observait toujours alors qu’il lui fit un bref sourire, chose à laquelle elle répondit. Il se retourna de nouveau pour lui faire dos et elle l’observa un bref moment. Bien que son air semblait vouloir se porté à la blague, elle avait bien pu sentir qu’il y avait une part de vérité dans cette invitation. Cependant, elle ne changeait pas d’idée. Pas cette fois. Même si leur échange avait clarifié certaines de ses pensées.

Sans un mot de plus, puisqu’elle n’avait jamais été des plus bavarde à la base, elle se contenta de tourné les talons et de le laissé seul. Elle quitta donc vers les couloirs et jeta un coup d’œil vers sa chambre pour ensuite descendre les escaliers et rejoindre tout le monde en bas. Elle pouvait remarquer que certains mercenaires dormaient déjà un peu partout, mais la grande majorité restait éveiller et étaient toujours bien porté à la fête. Vayrinn alla rejoindre les siens qui avaient pris place autour d’une table alors qu’ils se mesuraient entre eux au bras de fer, non sans quelques mercenaires courageux qui voulaient aussi tenté leur chance. Khör se mesurait à Kobalt qui grimaçait sous l’effort en se mesurant à son Totem ours ainé, ce qui arracha un sourire à la chef. Khaos vint la rejoindre et commença tout de suite à lui exposé le plans qu’ils avaient pour la soirée concernant les rondes. Après tout, bien que les deux clans semblaient bien unis, la méfiante restait tout de même de mise. Sous ces mots la chamanka se contenta d’hocher de la tête tout en sortant sa flasque d’entre ses seins pour la brandir entre les deux concurrents. Ce fut bien suffisant pour que Khör abandonne le jeu en offrant le coup de grâce à Kobalt qui perdit la partie en un claquement de table assez sonores et des exclamations, ponctués de rires et des râlements du Berserk vaincu. Avant que le gagnant ne s’empare de sa flasque, Vayrinn s’éclipsa tout en la débouchonnant et prenant la fuite en prenant quelques gorgée, suivis bien entendu de Khör qui la pris en chasse à travers la pièce. Celle-ci se laissa attraper pour la lui tendre et c’est ainsi que la soirée continua encore quelques heures. Musique, rires, alcool, nourriture, un peu de danse. Elle finit tout de même par s’endormir, assise non loin de la table, la tête appuyer contre l’épaule du Berserk ours.
**


Le soleil était levé depuis un moment. Vayrinn était allongé dans le lit où l’un des siens – Elle ne se souvenait plus trop qui, pour être franche – L’avait monté à l’étage lorsque le tout c’était calmé afin qu’elle se repose confortablement. Lorsqu’elle ouvra les yeux, Khaos se trouvait dans le cadre de porte, l’observant les bras croisé. Cette vision lui arracha un bref sourire alors qu’elle se déposait sur les mêmes visions de lui dans cette même position bien trop de fois. Elle s’étira tout en laissant échapper un grognement alors qu’elle se retourna pour fermer les yeux un moment, mais elle devait bien se rendre à l’évidence, il était temps de partir.

Cela ne pris que quelques minutes avant qu’elle ne soit sortie du lit. Déjà, les Berserks étaient debout et avaient commencé à préparer leur départ non sans avoir manger préalablement. La Chef leur en voulait un peu de ne pas l’avoir réveillé plus tôt, mais y mentionner quoi que ce soit n’étais pas vraiment nécessaire, puisqu’elle savait que cela lui avait fait le plus grand bien tout de même. Après tout, ils n’avaient pas nécessairement besoin d’elle pour rassembler leurs trouvailles, accrocher les bannières et manger. Avant de descendre cependant, Vayrinn se faufila dans la chambre d’un Beltram qui dormait bien dur. Elle l’observa même un moment. Quelque chose lui disait que leur route se croiseraient bien tôt ou tard et peut-être même plus tôt que prévu. Serais-ce alors une bonne chose? Elle devait avouer être curieuse à cet effet. Elle pouvait de nouveau sentir la présence de Khaos à son dos. Celui-çi lui indiqua que les tuer serait bien aisé si elle le désirait, avant de partir. Elle se contenta d'hocher négativement la tête, non sans sourire. Il avait sans doute raison, mais non. Ce Khaos ne lâchais jamais et elle savait que cela lui aurait sans doute fait le plus grand plaisir qui soit. Elle fit quelque pas dans les lieux afin de déposer le manteau que mercenaire lui avait prêté sur une chaise, puis, elle quitta.

À peine une heure c’était écoulée qu’ils étaient sur leur départs. Personne ne semblait encore réveillé chez les mercenaires et bien qu’ils avaient été discret et silencieux, sans doute que le contraire n’aurait pas su les tirer de leur repos non plus. Ils auraient une sale gueule de bois à leur réveil. Les Berserk quand à eux, bien qu'un peut plus tranquilles, s'en sortait visiblement mieux. Ils quittèrent alors que le soleil atteignait presque son zényth et passèrent devant le corps empalé de Vil’Poignard. Vayrinn avisa à quel point leur bannière allait bien sur le caïd qui avait déjà commencé à se faire dévoré par quelques charognard volant. Ils se mirent finalement en marche afin de quitté le domaine du fort en direction du Nord-Est du continent, prêt à mettre à l’avant leurs objectifs pour les mois futurs. Il y avait beaucoup de travail en perspective.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka

El xirp ed al edutilos [PV Beltram]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Hors Jeux :: Archives :: Postes RP :: Dix-huitième génération-