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One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK]

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Beltram
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MessageSujet: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Lun 19 Déc 2016, 13:42

Les deux chevaux galopaient à une vitesse incroyable en dévalant une colline. Les cavaliers qui les surmontaient n’hésitèrent pas un seul instant à s’enfoncer dans la forêt dans le but de rattraper le fugitif qui détalait devant eux. Cet homme était un voleur. Ainsi, un riche bourgeois avait fait appel à Beltram et ses hommes pour lui faire la peau et récupérer l’objet dérobé : un somptueux collier représentant une rivière de diamants qui appartenait à la mère de la dame de la maison. Un précieux joyau qui se passait de mère en fille dans la famille de cette dernière depuis des générations. Une valeur inestimable... Évidemment, le jeu en valait la chandelle, puisque le prix affilié était tout aussi faramineux. Il était HORS DE QUESTION qu’il rate cette mission, Bel convoitant plus que tout la bourse richement engraissée d’écus qu’on lui avait promis en échange de ses services. Un jeu d’enfants, selon le client. Le mec était en fait son filleul et avait décidé de dérober sa propre famille pour payer de nombreuses dettes qui planaient au-dessus de sa tête. Un bon à rien, toujours selon le client. Le genre de type qui ne possédait comme talent que celui de se foutre dans les emmerdes jusqu’au cou. Ainsi, le mercenaire avait cru bon d’accomplir la tâche avec un seul de ses hommes : Seth, son meilleur traqueur. Néanmoins, après une longue poursuite, le demi-elfe venait de découvrir un talent insoupçonné au bon à rien : celui de pouvoir courir plus vite que son ombre lorsqu’un danger était à ses trousses! Bon sang, ça faisait combien de temps maintenant qu’ils le poursuivaient?! Certes, le fugitif avait d’abord usé de la fougue d’un étalon pour les tenir à distance, mais, à la suite d’une entorse récoltée par la bête, avait fini seul le trajet et fuguait maintenant à travers les arbres par la simple force de ses jambes.

- C’est d’un ridicule! S’exaspéra Beltram qui constatait que le couard était en train de les semer puisque sa propre monture ne pouvait s’aventurer parmi les branchages sans risquer de s’empêtrer. Mettons pied à terre, Seth. Il est hors de raison que cet enfoiré me glisse entre les doigts!

Sans plus attendre, les deux représentants des Loups d’Acier se jetèrent en bas de leur selle et laissèrent leurs destriers dans une petite portion clairsemée de la forêt. Ils se mirent ensuite en route, Seth passant devant pour traquer leur proie qui, somme toute, avait pris un peu d’avance sur eux. Le rattraper fut un véritable jeu d’enfants : la proie n’était pas des plus douée pour passer inaperçue et le partenaire de Beltram n’eut aucun mal à la repérer parmi la végétation environnante. Le jeune humain aux longs cheveux noirs leva la main pour notifier à son chef d’arrêter sa progression, puis lui fit signe de contourner par la gauche l’endroit où se trouvait le fugitif. Sans la moindre hésitation, le semi-elfe roux suivit les instructions de son traqueur puis se mua parmi la végétation, prenant bien garde à l’endroit où il mettait les pieds, histoire de ne pas trahir sa présence. Son sang elfique lui fut particulièrement utile dans cette procédure, puisqu’il possédait naturellement une aisance dans les environnements forestiers. Dès qu’il fut en position, le chef des Loups d’Acier attendit le message télépathique de son compatriote pour agir. ** Maintenant! ** Résonna la voix de Seth dans son esprit.

Ni une, ni deux, les mercenaires bondirent de leur cachette, prenant leur proie par surprise. Le jeune homme au crâne prématurément dégarni hoqueta de stupeur en constatant qu’il n’y avait aucune issue, pour la plus grande satisfaction du guerrier roux. Un air suffisant naquit sur ses traits volontaires et Bel marcha lentement, effectuant un arc de cercle autour du voleur tout en conservant une distance sécuritaire.

- Alors, alors. Si je ne me trompe guère, vous êtes Kendrick d’Émeraude, le filleul du richissime Laurier Édouard d’Émeraude; le prospère marchand d’argenterie. Le jeune homme allait protester quand Beltram leva une main pour le faire taire. Tsk tsk tsk. Ça ne sert à rien de me mentir. Non seulement je saurai immédiatement si vous me racontez des bobards, mais en plus, ça me mettra hors de mes gonds, chose à laquelle vous ne désirez pas être confrontés. Donc, je disais…? Il jeta un regard interrogateur à Seth qui se contenta d’esquisser un sourire en coin. Ah oui! Vous êtes Kendrick d’Émeraude. Vous vous doutez bien du but de notre visite, non? Devant le mutisme évident de sa cible, le rouquin gloussa doucement, grattant son menton où pointait une barbe de quelques jours. Vous donnez votre langue au chat? Eh bien, je vais me faire un plaisir de vous rafraîchir la mémoire. Votre très bien-aimé oncle a fait appel à nous, car, selon ses dires, vous auriez fait main basse sur un bijou d’une valeur inestimable appartenant à votre tante. Une rivière de diamants, à ce que j’ai pu entendre entre les branches. Tu crois ça, toi, Seth? Voler sa propre famille! Mais la famille c’est sacrée, non? Le jeune humain aux longs cheveux noirs gloussa en déclarant qu’il fallait réellement être un couillon pour s’en prendre à son propre sang. Effectivement! Ça ne se fait pas. Moi tu vois, jamais ça ne me serait venu en tête de faire un larcin au sein de ma propre famille! Enfin… si j’en avais une!

Kendrick était tendu et un filet de sueur perlait sur son front. Seth posa une main sur le manche de l’une de ses deux épées pendant que Bel, lui, se contentait de croiser les bras sur sa poitrine, conservant son air suffisant comme seul lui savait le faire.

- Alors, revenons à nos moutons. Monsieur Laurier Édouard d’Émeraude nous a engagés en échange d’une somme non négligeable d’écus afin que nous puissions récupérer le bien appartenant à sa femme. Évidemment, le contrat ne s’arrête pas là : nous devons également vous ramener auprès de lui. Je vous propose ainsi deux choix : la méthode facile qui implique que vous nous suiviez sans faire de scène et la méthode difficile qui implique qu’on vous casse la gueule au point où vous aurez du mal à manger une soupe avec une cuillère. Mais avant tout…

Le semi-elfe, qui s’était tranquillement rapproché, tendit la main. D’où il était, il pouvait voir l’attache du collier dépasser d’une poche située à l’intérieur du manteau ouvert de sa victime; un simple petit bout brillant de mille feux composé d’argent pur. Usant de son pouvoir du contrôle de métal, il attira le joyau jusqu’à lui. Le collier se délogea de la poche où il se trouvait et termina sa course dans la main du mercenaire sous le regard ébahi et rempli de haine du filleul. Cette simple utilisation de son talent personnel fut suffisante pour déclencher la colère du voleur qui chargea le mercenaire. Dans un mouvement leste, le semi-elfe roux pivota sur lui-même pour éviter l’assaut et, se faisant, fit glisser sa main sur la ceinture de son adversaire afin de le dépouiller de sa bourse à son insu. Bel dégaina son épée et para l’attaque du filleul enragé qui tentait de l’embrocher grâce à sa lame. Seth se mêla au combat, empoignant Kendrick par l’arrière afin de lui glisser une lame sur la gorge. « Shhhh… On se calme. » Fit le partenaire de Beltram en tirant leur cible vers l’arrière. « Si tu continues d’agir en enfoiré, je serai obligé de t’ouvrir la gorge! Au final, ce sera un cadavre que nous ramènerons à ton oncle! » Kendrick n’entendait visiblement pas à coopérer. Il mordit le bras de Seth tel un animal enragé, puis frappa sur son poignet pour dégager la lame de la peau délicate de son cou. Puis, sans plus attendre, il attrapa son propre poignard et frappa Seth à l’abdomen par deux fois.

- SETH! Cria Beltram qui accourut.

Le filleul de Laurier Édouard d’Émeraude ne se fit pas prier pour détaler, préférant visiblement sa vie au butin qu’il avait osé dérober. Le mercenaire s’arrêta un instant près de son partenaire qui était maintenant assis au sol, puis tourna les talons pour détaler à la suite de sa cible. Il était hors de question qu’il perde sa prime!! Le bourgeois avait bien été clair sur le sujet : pour qu’il puisse toucher le moindre écu, il devait ramener le collier ET Kendrick. Au bout de quelques mètres, le mercenaire eut un regain de conscience. Il avait le choix : poursuivre Kendrick pour lui mettre la main au collet (et, accessoirement, le battre jusqu’à ce qu’il pleure comme une gamine) et laisser Seth se vider au bout de son sang ou porter secours à son partenaire et s’assurer qu’il survive. Le mercenaire roux s’arrêta finalement, son choix s’étant porté naturellement et instinctivement vers son ami d’enfance.

- ET MERDE!!! Hurla-t-il en flanquant un coup de pied dans une souche pourrie qui se trouvait sur sa droite. Je te retrouverai, Kendrick!! Je te ferai la peau, j’en fais le serment!!

Le guerrier revint sur ses pas, complètement à cran, puis se pencha sur Seth qui avait le teint drôlement pâle. « Tu aurais dû le rattraper. On ne sera pas payé… » Fit le jeune homme d’une voix rauque en pressant ses plaies de ses mains. La perte de sang était importante, signe que la situation pourrait dégénérer rapidement si rien n’était fait.

- La ferme Seth, je ne vais pas te laisser crever, quand même. Tasse tes mains de là que je puisse voir.

Son partenaire dégagea ses bras de ses plaies et le rouquin sortit une dague pour déchirer sa tunique afin de mieux voir. Erf… Il n’aimait pas ce qu’il voyait. Ça n’augurait rien de bon. « C’est moche, pas vrai? » Demanda Seth avec un pauvre sourire. Beltram secoua doucement la tête.

- Mais non… Tu as déjà vécu bien pire. Ta tronche est moche, pas ta plaie.

Ils avaient un kit de survie avec des bandages propres sur l’une des sacoches fixées à leurs montures. Ils leur suffisaient de revenir sur leurs pas pour les récupérer et panser le tout, pas vrai? Bel avait un doute. Il pouvait panser des blessures mineures, mais ça… c’était au-delà de ses compétences. Il était toutefois hors de question qu’il démontre la moindre incertitude à son compagnon. Il passa le bras de Seth autour de ses épaules et l’aida à se relever, lentement. Les cris de douleurs du guerrier aux cheveux noirs fusèrent dans la forêt, soutirant une grimace au rouquin. Il devait tenir le coup!

Du mouvement se fit sentir dans les fourrés sur leur droite. Quelque chose approchait. Un loup affamé? Un brigand? Un fou furieux? Ou peut-être Kendrick qui était déterminé à venir achever son travail? Bel entoura taille de Seth d’un bras pour le soutenir puis dégaina son épée de sa main libre. Un air mauvais trônait sur son visage, mais quelle ne fut pas sa surprise que de voir surgir une femme à la chevelure teintée de rose. Étrangement, l’idée de tomber sur une femme n’avait même pas effleuré son esprit! Peut-être était-ce des relents de l’éducation principalement misogyne qu’on avait tenté de lui inculquer par le passé? Le fait est que le guerrier se détendit, ce qui somme toute, pourrait potentiellement lui coûter la vie puisqu’il n’avait aucune idée des intentions de la nouvelle venue.

- Qui êtes-vous? Demanda-t-il instinctivement, un peu plus sèchement que voulu initialement.
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Miyäck
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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Mer 21 Déc 2016, 20:24



La saison froide n’allait plus tarder. L’on pouvait le sentir à l’air se rafraichissant et à la fine buée qui s’échappait des lèvres des aventureux du matin. Il n’était pourtant pas rare de pouvoir observer du monde encore dehors à l’aurore, s’attenant à leurs tâches quotidiennes. Les fumées s’échappaient des chaumières, laissant présager un foyer chaleureux à l’intérieur. Ce fut donc les joues rosies par la fraîcheur du matin que la Chevalière chevaucha jusqu’au troisième village à l’Ouest, pour une visite de routine. Moins d’une heure lui suffit avec sa jument pour traverser les plaines et les parcelles d’habitations et arriver à destination. A l’entrée du village, elle pu laisser son cheval à l’écurie externe des voyageurs et ainsi permettre à l’animal de se sustenter le temps qu’elle termine son travail ici. Flattant son encolure en souriant, elle se tourna vers le palefrenier pour lui donner une pièce en échange de la garde journalière.
Réajustant sa cape, la demi-elfe se frictionna quelques instants ses mains, dans l’espoir de se réchauffer. Une fois le soleil bien haut, tout ceci n’appartiendrait plus qu’aux souvenirs. Dans ce village-ci, son campement de fortune se trouvait dans une pièce accolée à la chapelle. Le prêtre, fort conciliant et généreux, avait accepté son aide en qualité de guérisseuse. Il avait ouvert avec quelques femmes un hôpital de fortune afin de venir en secours à tous les blessés des routes, et les malades du village. La route qui longeait les habitations étaient de celles les plus fréquentés, une route privilégiées par tous les marchands. Il n’était donc pas rare que des attaques de brigands les surprennent sur ces routes. Miyäck s’était donc proposée pour former des guérisseurs, au sein de cette chapelle, afin que dans l’avenir, ils n’aient plus besoin d’elle pour venir en aide à ces pauvres gens. La Chevalière était réputée pour ces prouesses en médecine et n’avait plus rien à prouver, si bien que, qu’importe où elle se rendait à Emeraude, on lui prodiguait une confiance absolue.

La journée ne s’accorda donc que de routines pures et simples. Quelques malades virent se présenter à l’hospice, tout comme deux blessés lors du transport de métaux à la forgerie. Rien de bien grave en soi, elle n’eut même pas à avoir recours à la magie, sauf sur un cas de blessures qu’il aurait fallu des mois à recouvrir et dont l’insalubrité de vie n’aurait pas permis à ce pauvre homme de survivre plus de deux mois. L’après-midi s’en vint bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé. Elle dû finalement laisser la relève aux apprenties guérisseuses de la chapelle pour s’en aller s’acquitter de ses rapports au château.

Belle surprise qui l’attendait néanmoins, tandis qu’elle rejoignait les écuries à l’entrée du village, son sac sur le dos. Le palefrenier du matin n’était plus là, un autre le remplaçait, étrangement entouré de gardes, l’air mal à l’aise. La Chevalière s’avança jusqu’à eux, les sourcils froncés d’incompréhension. L’endroit était bien trop calme…

- Gardes, je vous prie. Pourriez-vous me dire ce qu’il se passe ? Qu’a fait ce pauvre homme pour que vous le brutalisiez ainsi ?
- En quoi ça v-, commença l’un des gardes avant de se prendre un coup de coudes dans les côtes par son acolytes.
- Dame Miyäck, excusez-le. Il est nouveau dans la région. Nous interrogions le palefrenier.

La Chevalière n’en fit une affaire. Son uniforme était caché sous sa cape et il n’était donc que peu probable de deviner son appartenance à l’Ordre d’Emeraude ainsi. Pourtant… Une Chevalière Elfique aux longs cheveux roses… Il n’y en avait qu’une. C’est ainsi que même sans son armure, l’on pouvait aisément la reconnaître. L’un des soldats l’avait ainsi reconnue, se doutait-elle.

- Pourquoi donc iriez-vous l’interroger ? S’est-il passé quelque chose par ici ? Je n’ai pas entendu d’émeute…
- Eh bien… Tous les chevaux gardés ici ont été volés. Ce palefrenier nous dit n’être au courant de rien.
- Effectivement. Ce n’était pas lui en fonction, ce matin.

Son regard se porta donc jusqu’à l’écurie… L’étrange calme trouvait donc raison. Il semblait que le rapport pour l’apprentissage des guérisseurs au village le plus à l’ouest allait devoir attendre… La femme soupira avant de ne sortir de sa sacoche médicale un bout de parchemin et le petit pot d’encre allant avec, pour prendre des notes concernant cette affaire de vol dont personne ne s’était inquiété avant qu’un premier client ne vienne s’en plaindre. Il y avait donc cinq chevaux volés, dont le sien. Le palefrenier du matin n’avait très certainement pas agit seul.
Après quelques minutes a avoir inspecté les lieux dans tous les détails, elle donna quelques consignes aux gardes afin que les recherches puisse s’étendre sur un plus grand territoire et elle parti vers l’est. Détachant la ficelle qui retenait ses cheveux, lui tirant bien trop sur le crâne, elle profita pour cacher ses cheveux roses, loin d’être source de discrétion sous sa capuche et referma l’attache de sa cape. Sillonner les bois n’était pas la chose la plus complexe en soi, mais les minutes étaient longues depuis la disparition des chevaux et le palefrenier s’en était sûrement déjà rendu à quelques lieues. A pied elle n’avait pas l’avantage. Cela était néanmoins mieux que de ne rien faire. Dans le cas où elle ne trouverait rien, elle irait dresser un portrait robot du palefrenier au château.

Ce ne fut qu’après une dizaine de minutes qu’elle entendit dans les bois, à l’orée du sentier sur lequel elle se trouvait, des bruits de lutte. Un homme se faisait-il agressé ? Elle entendit des frottements de métal, sûrement des épées… Puis, plus rien. Des bruits de pas, pressés. La demi Elfe s’arrêta dans son chemin, guettant de son don magique les alentours. Alors que son regard venait tout juste de se poser dans la bonne direction, elle vit un homme à la course, rouge au sang, tenter de fuir un danger dont elle n’arrivait à deviner l’origine. L’homme ne ralenti pas sa course, même en la voyant. Tandis qu’elle s’avançait, dans l’espoir de pouvoir lui venir en aide, l’homme la percuta maladroitement, la faisant ainsi tomber sur les fesses. Prit de remords en voyant une dame, l’homme s’arrêta totalement essoufflé, pour lui tendre une main. Geste qu’il ravisa lorsque son regard croisa l’emblème des Chevaliers sur sa cuirasse, découvert de sa cape par la chute. Le regard empli de terreur, il se remit à fuir à toutes jambes. Cet homme avait quelque chose à se reprocher… Mais étrangement, rien ne semblait lier à ces chevaux. Tout ce qu’elle pouvait lire dans son esprit résultait d’insultes, de survie, d’or, de titre et de déshonneur sur une famille. Elle aurait bien aimé pouvoir l’interroger ou lui venir en aide, mais la chute lui avait fait perdre des fioles. Et elle ne pouvait décemment pas se permettre d’en perdre son contenu… Le choix était fait, elle ne le poursuivrait pas.
Une fois le tout ramassé, elle referma de nouveau sa cape correctement sans prendre le temps de rentrer ses cheveux en bataille qui étaient sorti de sa capuche. Puis, elle enfila son sac sur son épaule. A peine eut-elle fait quelques pas qu’elle rencontra deux autres hommes, l’air assez mécontent. S’agissait-il de ceux ayant eu une altercation avec le fuyard… ? Doucement, sa main vint se placer par reflexe sur la garde de son épée, cachée sous sa cape. L’un des deux ne se fit pas prier pour dégainer la sienne. Bon… S’il la chargeait, elle userait d’abord de sa magie pour le repousser et avoir ainsi le temps de pouvoir dégainer la sienne.

- Je pourrai vous retourner la question…

Bien entendu qu’il n’était pas convenable qu’elle décline son titre pour le moment. Elle n’était pas connue de tout le Royaume. Peut-être avait-elle une chance de pouvoir passer incognito et récolter d’éventuelles informations sur le palefrenier. Néanmoins… Une fois qu’elle eut finit de jauger l’Elfe roux, elle arrêta son regard sur la personne qu’il transportait. Du sang…

- Il est inconvenant de brandir son arme sur une Dame. Le saviez-vous ?

Lentement, elle se rapprocha de deux pas. Au moindre mouvement, elle avait le temps de dégainer son épée. Mais là n’était pas son but premier. Lancer un combat était totalement inutile, surtout pour trois fois rien.

- Arrêtez-moi si je me trompe, mais… Votre ami est blessé. Si vous  continuez de le maintenir ainsi, sa plaie ne va que s’en agrandir et il n’y survivra pas longtemps.

Voyant qu’elle commençait à être prise au sérieux, son corps se détendit légèrement.

- Je suis guérisseuse, je peux lui venir en aide.

Sans dire un mot de plus, elle tourna la sacoche qui était dans son dos pour la montrer aux deux hommes. Elle débordait de fioles, divers parchemins et onguent. Et bon sang vu la lourdeur de ce sac, elle avait hâte de retrouver son cheval. Le trajet de la journée allait être long. Mais avant ça, elle devait venir en aide à cet homme, il n’y survivrait pas.



Dernière édition par Miyäck le Dim 19 Fév 2017, 11:26, édité 2 fois
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Beltram
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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Lun 26 Déc 2016, 10:36

Ils se toisaient tous les deux, pendant quelques instants. Bel avait raffermi sa poigne sur le manche de son épée malgré le certain soulagement qui l’avait envahit. Il fallait dire que, malgré le fait que sa garde s’était baissée, il ne sentait pas plus en confiance. Et puis, la vie de Seth dépendait de sa vigilance, en ce moment. Son regard doré scruta son interlocutrice un instant, l’observant de la tête aux pieds et tentant de deviner si elle représentait réellement une menace, quand cette dernière lui retourna sa question beaucoup plus calmement qu’il ne l’avait fait précédemment. Doucement, elle glissa ses yeux vers Seth qui semblait de plus en plus lourd. La fatigue le gagnait. Bel tourna instinctivement son regard vers son ami d’enfance et constata à quel point il était pâle. Son abdomen saignait trop… Il devait faire quelque chose et vite.

- Ça va, ne t’inquiète pas… répondit le jeune homme aux cheveux noirs à son supérieur, notant l’inquiétude dans le fond de ses iris dorés.

- Ne dis pas de bêtises…

La voix de la jeune femme aux cheveux rosés attira son attention. Le guerrier roux tourna rapidement sa tête en sa direction et se retint de laisser échapper une réplique à la fois cinglante et ironique. Non pas qu’il n’aimait pas la nouvelle venue, mais le sentiment d’urgence le rendait irritable et désagréable. Sans plus de cérémonie, la jeune femme s’avança vers eux, ce qui eu pour effet de tendre le semi-elfe encore plus. Il ressera un peu plus sa poigne sur le manche de son épée, mais également sur Seth qui faiblissait à vue d’œil. Il ne ressentait aucun sentiment hostile de sa part et elle semblait honnête… Mais son envie de protéger Seth était plus forte que son envie de faire confiance.

La jeune femme laissa échapper un commentaire sur son compagnon ce qui poussa Bel à se renfrognir encore un peu plus, l’espace de quelques instants. Ils seraient déjà près de leurs chevaux, en train de panser la plaie de Seth, si elle ne les avait pas arrêté… Bon, il comprenait que la position debout de son compagnon n’était pas des plus adaptés, mais que pouvait-il faire? Il devait le ramener près de son nécessaire médicale… C’est alors qu’elle déclara être guérisseuse et précisa qu’elle pouvait venir en aide à Seth. L’expression du mercenaire roux changea soudainement, voyant là une chance réelle de pouvoir sauver son ami d’enfance. Elle ne mentait pas… Autrement, il l’aurait instinctivement su. Son regard doré glissa de la jeune femme aux cheveux roses jusqu’à son compagnon blessé et inversement. Voyant encore une ombre d’hésitation chez lui, son interlocutrice ramena devant elle une sacoche remplie de fioles, probablement dans le but de les convaincre encore davantage.

Okay, elle avait maintenant toute son attention.

Sans plus attendre, Beltram rangea son épée dans son fourreau, puis aida Seth à s’asseoir au sol, l’adossa au chêne derrière lui. Le guerrier aux cheveux noirs avait le teint pâle, mais esquissa quand même un bref sourire à la nouvelle venue.

- Nous en avons de la chance, au final, fit-il d’une voix un peu rauque.

Bel décida de s’accroupir au sol, près de son compagnon et tira un peu sur la déchirure de la tunique de celui-ci pour laisser paraître l’endroit où il avait été atteint par les deux coups de poignards : soit à l’abdomen. Il releva ensuite son regard sur son interlocutrice, visiblement inquiet.

- Il s’est fait agressé. C’est assez profond… un peu trop même. Je ne suis pas guérisseur et je ne prétends absolument pas m’y connaître dans le domaine. Votre expertise serait visiblement la bienvenue.

Le chef des Loups d’Acier se recula, histoire de donner la latitude nécessaire à la guérisseuse de pouvoir œuvrer. Après tout, il savait pertinemment qu’il n’était d’aucune aide dans cette situation. Néanmoins, il garda un œil vigilent sur son compagnon qui, pour sa part, faisait preuve d’une grande docilité. Après quelques instants, le mercenaire roux se leva, les mains sur les hanches et faisait les cents pas. Il était encore déchiré entre l’envie de rester avec Seth et de l’envie de s’élancer aux trousses de Kendrick. Non seulement le salopard représentait sa prime – et les dieux seuls savaient à quel point il voulait cet argent plus que tout –, mais en plus, le rouquin ressentait terriblement le besoin de venger son ami d’enfance.

- Avez-vous vu un homme taché de sang sur votre route? Demanda-t-il du tac au tac. Il exposa une description sommaire du fugitif puis se retourna pour faire face à la guérisseuse. Nous étions à ses trousses et il est l’homme qui a osé faire ça à mon compagnon. Vous comprendrez alors mon envie de lui mettre la main au collet.

Il croisa ensuite ses bras sur sa poitrine, puis poussa un soupir en voyant le regard réprobateur de Seth. Certes, ce dernier désirait également mettre la main sur son fric, mais plus il y réfléchissait, moins il appréciait l’idée que Bel le laisse en plan derrière dans l’unique but de mettre la main sur un pactole d’or. Après tout, n’étaient-ils pas amis depuis très longtemps? Sans compter qu’il serait plus judicieux d’attendre qu’il puisse se remettre sur pieds afin d’y aller ensemble, surtout maintenant qu’ils savaient que Kendrick était armé et prêt à tout pour éviter d’être prit. Bel leva une main et vint pincer l’arête de son nez, entre ses sourcils, dans un air irrité. Il devait penser à autre chose et rester auprès de son compagnon, s’il ne voulait pas en entendre parler encore pour un bon moment. Le clan avant tout : c’était lui-même qui leur avait inculqué ça.

- Je m’appelle Beltram, et voilà Seth, dit-il enfin à la guérisseuse, en prenant pour initiative de les présenter tous les deux. Je… je me dois de vous remercier pour votre précieuse proposition de nous aider. Je possède un nécessaire médicale plutôt basique dans l’une des sacoches de ma monture, mais – comme mentionné plus tôt – mes talents de soigneur sont franchement limités. Il revint tranquillement vers elle, puis opta pour une position accroupie, non loin de Seth pour mieux voir ce qui se passait. Il poussa ensuite un nouveau soupir. Pardonnez mon attitude de toute à l’heure. J’étais un peu à cran avec l’état de Seth et puis… nous ne savons jamais sur qui nous pouvons tomber dans les bois.

Son regard doré croisa celui de la guérisseuse un instant, puis il se passa une main dans ses cheveux roux.

- Eh bien, vous pouvez être contente, mademoiselle. S’il y a un truc que je connais de ce bougre, c’est avant tout qu’il ne s’excuse pas facilement! Voire même jamais!

- La ferme, Seth!

Les deux jeunes hommes se toisèrent un instant, l’un étant courroucé, l’autre plutôt amusé malgré son teint blafard.

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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Mer 28 Déc 2016, 00:26




Bien évidemment que ses commentaires n’étaient pas les bienvenue. Croiser ainsi une étrangère encapuchonnée, au beau milieu de la forêt… Rien ne pouvant permettre une mise en confiance des plus totales. Si cela n’avait pas été plus aisé grâce à sa magie, elle aurait très certainement soupçonné bien plus de monde lors de ses voyages. Fort heureusement, sa fonction et la présence de sa sacoche médicale réussirent à convaincre les deux hommes de sa bonne volonté. Il aurait été bien plus aisé de montrer l’écusson des Chevaliers sur son plastron, mais elle préférait pour le moment garder un brin d’anonymat. Au moins le temps de s’assurer que ces hommes n’étaient pas liés à la disparition des chevaux. Il ne lui fallut que quelques secondes à les observer tout deux pour constater qu’aucun ne ressemblaient de près ou de loin au palefrenier du matin.
Après quelques instants de résignation, le rouquin finit par déposer on amis contre le chêne le plus proche d’eux. Elle pu constater à quel point le blessé était bien plus ouvert et enclin à sa présence que son camarade. Il devait certainement sentir qu’il n’irait pas bien loin au vu de son état actuel. Néanmoins, le rouquin semblait soucieux de l’état de son ami, elle ne pouvait décemment pas juger sa dureté dans une telle situation. Elle déposa donc sa besace aux côtés du blessé, refaisant l’inventaire de son contenu aussi rapidement qu’elle le put. Le rouquin s’était déjà accroupi, près de son ami, lui racontant alors les faits. Une agression… Au vu du tracé de la blessure, il s’agissait d’une dague ou d’un couteau bien trop aiguisé. Elle s’accroupit à son tour, posant les deux genoux au sol aux côtés du brun. Le tissu couvrant sa tête la gêna, tout comme ses cheveux qui s’avançaient bien trop devant sa figure. Ce fut donc d’un geste rapide qu’elle se défit de sa capuche et qu’elle noua ses cheveux de manière très sommaire en arrière, dévoilant la même identité raciale que le rouquin. Puis, elle se défit de ses gants, dévoilant des mains fines, couvertes des nombreuses cicatrices ayant marqué sa vie, tout comme celle qui marquait son œil droit.

- Un agression, vous dites… Au vu de la précision de l’entaille, s’agissait-il d’une arme tranchante ?

Ses sourcils se froncèrent. Restait-il à espérer que l’arme n’était pas rouillée ou contaminée… Elle tendit ses mains au dessus du brun et de sa blessure, sans le toucher. Elles passèrent plusieurs fois, bougeant tout autour de la zone blessée.

- Il semblerait qu’il n’y ait pas de poison. Simplement une entaille. L’arme n’était pas propre, néanmoins... dit-elle en regardant le rouquin, avant de n'ajouter dans le but de le rassurer : Rien que je ne puisse défaire.

Nul ne pouvait savoir si la demi Elfe racontait ses choses pour elle-même ou pour expliquer le processus aux deux hommes. Aussi tôt qu’elle eut finit son diagnostique, elle retira ses mains de l’homme pour aller  fouiller sa sacoche. Elle en sorti deux linges ainsi qu’une bassine, qu’elle rempli en vidant la gourde accrochée à son ceinturon. Son épée la gênait dans ses déplacement au sol, mais il n’était jamais de mise de s’en séparer, qu’importait la situation. Elle frotta ses main entre elles avant de se tourner en direction de la bassine et de les y apposer. Concentrant son énergie du mieux qu'elle put, la Chevalière laissa faiblement passer quelques rayons jusqu'à ce que l'eau se mette à bouillir. Une fois le linge chaud et humide, elle l'essora et vint nettoyer la plaie. Le linge se retrouva rapidement imbibé et elle du s'y reprendre à plusieurs fois afin que tout soit fait correctement. Dans son dos, elle pu sentir toute l’agitation qui traversait l’homme faisant les cents pas. Lorsqu’il lui fit la description de l’homme, elle reconnue immédiatement l’homme qui l’avait bousculé plus tôt. Elle n’y avait pas réellement fait attention en premier lieu, mais ses vêtements étaient bel et bien tâchés d’une couleur rouge inhabituelle…

- Oui, j’ai effectivement vu un homme correspondant à la description partir par le sentier menant au village, à l’ouest. Celui qui va dans la direction opposée à celle du Château.

S’arrêtant quelques instants dans ses paroles, la femme continua à s’appliquer dans le nettoyage de la plaie.

- Cet homme en voulait-il à vos vies ? Il semblait se sentir coupables de faits que je ne saurai expliqués… Son comportement n’était pas normal, ajouta-t-elle, tandis qu’elle se mit à réfléchir de nouveau. Il me semble l’avoir vu boiter.

Pour la suite des remarques qu’il fit, elle se garda bien de lui assigner une quelconque morale. Ce n’était ni son rôle et il n’en était nul lieu pour s’y adonner. La vengeance n’apportait que le fardeau, après tout… Bien des souffrances inutiles. Et pourtant, elle ne pouvait que le comprendre… Elle avait de nombreuses fois rêvé de déjouer son impuissance et d’anéantir Takeshi pour tout ce qu’il avait fait subir à sa fille.

- Bien, je vais procéder à la guérison.

Elle inspira fermement, ses yeux clôt tandis que ses mains s’illuminèrent d’une lueur blanchâtre. Grâce à sa télékinésie, elle put extraire progressivement les particules impropres et les extraire de l’organisme et user de sa guérison magique pour panser la plaie. Elle en oublia même de respirer tant elle était concentrée à ne rien lâcher dans son processus. Lorsqu’elle relâcha le tout, la blessure était refermée mais pas totalement guérie. Alors qu’elle rouvrit ses yeux, le rouquin reprit la parole, se présentant. Elle l’observa longuement, lui souriant simplement.

- Enchanté, messire. Je me nomme Miyäck. Votre attitude ne m’a guère porté préjudice, il est normal de s’inquiéter pour des personnes qui nous sont chères. Vous vous êtes montrés chanceux de tomber ainsi sur moi, je ne sais pas s’il aurait survécu une heure de plus avec une telle blessure…

Pendant quelques instants, elle se demanda si le rouquin était un natif d’Elfe (la question pouvant se poser depuis la prise du Royaume par Irianeth) et s’il en comprenait leur langage. Après tout, le prénom que lui avait donné sa mère n’était autre que la traduction de Adieu en langage Elfique. Depuis le temps, elle s’était résignée à accepter ce drôle de nom, mais il pouvait susciter encore bien des étonnements. Puis, lorsque leurs regards se croisèrent et elle ne put s’empêcher de repenser à lui, lorsqu’il passait ainsi sa main dans sa chevelure rousse en bataille. Cette vision la fit sourire.

- Eh bien, vous pouvez être contente, mademoiselle. S’il y a un truc que je connais de ce bougre, c’est avant tout qu’il ne s’excuse pas facilement! Voire même jamais!

L’Elfe se mit à rire tandis que son compagnon semblait s’en offusquer. Quant à la dénomination mademoiselle, quel vent de nostalgie. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait plus été désignée ainsi. Etant la deuxième matriarche de l’Ordre d’Emeraude, elle avait depuis bien longtemps abandonné l’idée de ses jeunes années. Non pas qu’elle était vieille désormais, elle avait simplement plus d’expérience de vie que la plus part des membres de l’Ordre.

- Vous m’en voyez honorée.

Elle ne se gêna pas non plus pour afficher un sourire moqueur à l’adresse du rouquin tout feu tout flamme.  Tandis qu’elle ne fit pas attention aux réactions causées par sa moquerie, elle sorti un onguent de plantes qu’elle étala sur un tissu afin de l’appliquer en cataplasme sur la blessure. Elle commença par le déposer sur son abdomen, puis aida le fameux Seth à se redresser pour faire passer l’étoffe le long de son corps et lui permettre de tenir.

- Avec ceci tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici deux ou trois jours. Votre blessure a l’air bien guérie, mais il n’en est rien si vous ne faites pas attention. Les tissus à l’intérieur de nous sont beaucoup plus fragiles et pourraient rompre, ce qui vous ferait saigner de l’intérieur. Croyez-moi, c’est bien pire qu’une blessure ouverte et vous ne voudriez jamais avoir à vivre ça.

Reposant le corps de Seth contre le tronc, elle se recula légèrement pour mettre de l’ordre dans son matériel.

- Avez-vous quelque part où passer la nuit en sécurité ?

Tant pis pour tout le reste, les chevaux attendraient. Elle priorisait d’abord la sécurité de cet homme encore fébrile.



Dernière édition par Miyäck le Dim 19 Fév 2017, 11:28, édité 2 fois
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Beltram
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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Lun 09 Jan 2017, 19:39

Le mercenaire toisait son compagnon d’arme d’un air mauvais. Ouais, c’est ça… Il pouvait bien se marrer de sa gueule! Après tout, ce n’était pas lui qui avait une plaie béante sur l’abdomen pour avoir été imprudent… Les deux hommes se jaugèrent un instant, alors que la voix mélodieux de leur interlocutrice vint briser cette joute visuelle limite puérile. Le chef des Loups d’Acier tourna rapidement son regard vers la jeune femme aux cheveux roses, puis marmonna quelques paroles inaudibles pour lui-même, visiblement peu ravi de passer pour « un dur au cœur tendre », maintenant. Malgré l’air un peu bourru qu’il affichait, la guérisseuse afficha un sourire (qu’il devait admettre – tout de même un peu – charmant), visiblement amusée, puis rapporta toute son attention sur Seth, sortant une sorte d’onguent qu’elle appliqua sur un tissu. Elle vint appliquer son remède sur la plaie, sous le regard à la fois intéressé et curieux de Beltram, puis fit signe à cet imbécile de Seth de se redresser un peu pour fixer le tout autour de sa taille. Le grand homme aux cheveux noirs décocha un regard amusé plein de sous-entendus au rouquin, profitant du fait que la guérisseuse était penchée vers l’avant (et donc ne voyait rien) pour faire comprendre à son chef qu’il la trouvait plutôt mignonne. En réponse, le semi-elfe esquissa un sourire amusé puis secoua doucement la tête de gauche à droite : Seth était vraiment un idiot quand il le voulait et collectionnait les femmes comme personne.

Dès que la jeune femme se redressa, les deux hommes reprirent leur sérieux afin de ne pas laisser transparaître leur hilarité puis écoutèrent ses recommandations alors qu’elle s’afférait à aider Seth à s’adosser à nouveau contre le tronc de l’arbre. Elle se recula, puis se pencha pour mettre de l’ordre dans ses effets. La question qu’elle leur posa les surprit tous les deux, pour ne pas dire que cela causait d’autant plus l’hilarité de Seth qui se contenta d’en faire part mentalement à Beltram.

**[Beltram] Si nous passons la nuit au même endroit qu’elle, crois-moi, je serai le plus heureux des hommes! **

**[Seth] La ferme, imbécile! Elle va finir par croire que tu lui fais du charme! Et puis, sois un peu plus reconnaissant : elle t’a sauvé la mise, tout de même! **


Une étincelle amusée et très légèrement malicieuse brilla au fond des iris bleus de Seth et Bel décida de l’ignorer. Son copain n’était pas un mauvais bougre, mais il était un tombeur, alors il était probable qu’il tente de faire du charme à la jeune femme dès qu’il en aurait une occasion. Se raclant la gorge, Bel se pencha pour prendre le bras de son ami d’enfance, puis l’aida à se relever lentement, histoire de ménager sa plaie.

- Pour être totalement honnête, nous avions prévu dormir à la belle étoile, comme on fait à chaque fois, fit le rouquin en ramenant son regard doré sur son interlocutrice. Nous avons de quoi monter un campement, il faut juste revenir auprès de nos chevaux, un peu plus au sud…

Visiblement, la guérisseuse considérait cette option comme « non sécuritaire », surtout à voir l’air qu’elle affichait. Après quelques instants de délibération, les jeunes gens vinrent à un consensus : Miyäck les guiderait jusqu’au village voisin afin qu’ils puissent prendre une chambre dans l’auberge de l’endroit. Enfin… un consensus c’était vite dit! Bel avait plus l’impression qu’un refus ne serait pas toléré. Ainsi, le trio se mit en route lentement, permettant à Seth de pouvoir suivre par ses propres moyens puisque cet idiot s’était entêté à vouloir se déplacer seul malgré sa plaie (probablement juste dans le but d’avoir l’air fort devant leur compagne improvisée). Ce qu’il pouvait être exaspérant par moment… Alors qu’ils marchaient à travers les arbres et les fourrés, Beltram gardait l’œil ouvert, avide de retrouver leur fugitif préféré : après tout, ils avaient un compte à régler avec lui! Malheureusement, les dieux n’étaient pas de son côté et le chef des Loups d’Acier ne vit aucune trace de l’homme qu’il désirait voir… Il allait le retrouver, un jour ou l’autre, il en faisait le serment.

Après un petit moment à vagabonder, ils arrivèrent enfin auprès des chevaux qui paîtraient tranquillement dans une minuscule clairière. Bel s’approcha de son étalon et agrippa sa bride alors que Seth faisait de même avec sa propre monture. Le mercenaire roux mit un pied dans l’étrier de sa monture, puis se hissa en selle en jetant un regard en coin à son camarade. Avec la blessure qu’il avait au flanc, allait-il pouvoir y arriver seul? Évidemment, Seth était un type orgueilleux et il tenta le coup malgré tout, désireux de ne pas montrer sa faiblesse en présence de Miyäck. Sa tentative ne fut pas des plus fructueuses et il poussa un grognement de douleur alors que son flanc l’élançait visiblement.

- Allez, ne fait pas l’imbécile et viens par ici. Laisse ta monture à ta sauveuse et grimpe derrière moi. De toute façon, je doute que tu puisses chevaucher seul.

Seth obtempéra non sans une moue boudeuse qui pouvait clairement laisser comprendre qu’il était blessé dans son orgueil. Certes, il détestait laisser transparaître une quelconque faiblesse de sa part, mais en plus, Bel put comprendre aisément – par cette lueur qu’il avait dans l’œil – qu’il aurait eu envie de chevaucher derrière la guérisseuse… Ah ça, son chef était très certainement moins mignon : autant de près que de loin! Dès que le jeune homme aux cheveux noirs fut à sa hauteur, le mercenaire roux tendit la main et le hissa derrière lui sans ménagement. Seth laissa échapper un grognement de douleur, puis s’installa derrière son meilleur pote non sans un soupir d’irritation. « Fais pas ta chochotte, tu as déjà vécu bien pire… » répliqua le semi-elfe avec un sourire en coin amusé. Le duo attendit que leur compagne aux cheveux rosés les imite avec la monture de Seth : un magnifique étalon alezan. Dès qu’elle leur donna le signal, ils se mirent en route sur le chemin de terre battue qui sinuait dans la forêt dense.

Alors qu’elle prenait lentement les devants, Bel l’observa. Sa cape avait un peu glissée sur ses épaules et un insigne sur son poitrail attira son attention : le sigle de l’Ordre d’Émeraude. Une chevalière? Seule? Dans cette forêt? Le semi-elfe fronça les sourcils l’espace d’un instant. Il tentait généralement de se tenir loin de cette armée d’élite, puisqu’il traînait parfois dans des affaires un peu… erh… non recommandables, tout dépendant du type de contrat qu’on lui octroyait. Un message télépathique de la part de son compagnon lui fit comprendre qu’il avait également remarqué ce détail important et, malgré la tension qui naissait en lui, le semi-elfe s’efforça de prendre une attitude décontractée. Elle voulait réellement les aider, non? Sinon, elle n’aurait pas prit la peine de soigner Seth comme elle l’avait fait…

- C’est gentil de votre part de nous guider de la sorte jusqu’au prochain village, fit-il finalement afin de détendre un peu plus l’atmosphère. J’imagine qu’une femme comme vous doit être franchement occupée et que perdre du temps sur deux guignols comme nous n’est pas tout ce que vous avez à faire.

Lorsqu’elle tourna la tête vers lui, Bel esquissa un sourire.

- Ça vous arrive souvent de soigner des pauvres passants, dans les bois, en plein après-midi? Je dis ça, parce que vous êtes arrivés juste au moment propice. Disons que vous avez le sens du timing.

Ramenant son regard sur la route devant lui, Beltram laissa son regard doré vagabonder sur le paysage environnant. La forêt était dense à un point tel que le soleil avait du mal à percer à certains endroits. Le gazouillement des oiseaux se faisaient entendre au même titre que le bruit des sabots des chevaux. Comment allait-il retrouver Kendrick dans ces fourrés si denses? Déjà, les traces de ses pas allaient être difficilement repérables, surtout si Seth (qui était tout de même son meilleur traqueur) n’était pas apte à pouvoir le suivre pendant un moment. Il allait devoir monopoliser beaucoup d’autres de ses Loups d’Acier sur ce coup-là s’il espérait pouvoir le retrouver rapidement. Autrement… Kendrick allait prendre beaucoup d’avance sur eux et disparaîtrait rapidement. M’enfin… Il devait penser à autre chose… la sécurité de Seth devait être sa priorité… Même si son esprit était constamment porté vers la cible qu’il avait ratée. Alors qu’il ressassait ses pensées sans cesse, Bel contracta les muscles de sa mâchoire, signe de sa contrariété naissante. Il aurait dû prévoir que le crétin de neveu du grand bourgeois Laurier Édouard d’Émeraude allait être armé. Certes, il était qualifié comme un bon à rien… mais il avait été assez prévenant pour garder une lame, au cas où les choses tourneraient mal… Le chef des Loups d’Acier avait réellement été imprudent sur ce cas… Il ne sous-estimerait plus cet enfoiré, il s’en faisait la promesse.

Une petite baffe le heurta sur l’épaule gauche, le soutirant brusquement de sa rêverie. Instinctivement, le mercenaire tourna la tête en ce même sens, notant Seth qui était derrière lui. Ce dernier avait agit pour attirer son attention, visiblement.

- Pense à autre chose mon vieux, dit ce dernier, comme s’il avait lu dans ses pensées. On va le retrouver et crois-moi, il paiera pour cet affront.

Le rouquin hocha de la tête, puis se racla la gorge. Il ramena son attention vers Miyäck qui était tout près d’eux, chevauchant toujours le destrier de Seth.

- Comment pouvons-nous vous remercier de votre assistance, Miyäck? Il y a bien une façon qu’on puisse vous rendre la pareille, n’est-ce pas? Généralement, un service en attire un autre… Et je n’aime pas l’idée d’avoir une dette… Je me doute que le fric ne vous attire que très peu, à voir la façon dont vous êtes prompte à nous aider sans rien demander.

Alors qu’ils progressaient sur la route de terre battue, la végétation devenait de moins en moins dense. Au loin, on pouvait y voir la silhouette d’un petit village. Ils arrivaient bientôt… D’ici une trentaine de minutes, tout au plus.
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Miyäck
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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Dim 19 Mar 2017, 21:05




Les sourcils froncés, l’Elfe jaugea une première fois pour savoir si le rouquin lui disait vrai. Dormir à la belle étoile, si proche de la route sud en cette saison ? Elle ne pouvait nier leurs envies de vivre dans le risque. Son regard fit un aller-retour entre le roux et le brun, la résignant à l’évidence : Ils avaient l’air de tout sauf de sédentaires. Une auberge aurait été néanmoins plus sécuritaire qu’un simple campement à l’orée du bois. L’Elfe à la chevelure rosée ne se gêna d’ailleurs pas pour leur en faire la remarque. Même si elle devait les mener de force jusqu’à sa propre ferme, ou veiller cette nuit auprès de leur campement, Miyäck était bien trop loyale pour le laisser partir dans un tel état. La magie guérissait bien des choses, mais elle était loin d’être un remède miracle. Parfois, seul le temps était un outil nécessaire au bon déroulement des choses.  
C’est ainsi que les deux hommes finirent par accepter de se faire conduire jusqu’à une auberge, bien connue de la Chevalière. Elle pourrait également glisser un mot à Frida pour jeter un œil sur le brun afin qu’il ne fasse pas n’importe quoi durant la soirée et surtout de lui procurer le meilleur alcool pour l’endormir rapidement. Surtout en le regardant fanfaronner pour monter sur sa monture -avec soit dit en passant, un bel échec- la femme se dit qu’elle était loin d’être trop prudente. Un sourire s’étendit sur ses lèvres tandis qu’il la nomma « sauveuse » en réprimandant son ami. Elle ne put que constater à quel point leur complicité était belle à voir.

- Miyäck suffira, leur répondit-elle avec un regard amusé.

L’elfe, bien qu’à demi, s’approcha de ladite monture qui lui était destinée pour le voyage et flatta son encolure. Un bel étalon qui devait sûrement valoir cher à l’achat. Non sans glisser une pomme qu’elle conservait dans son sac à l’animal, Miyäck grimpa sur son dos avec aisance. Elle ne put constater qu’en haut à quel point l’animal était beau, bien différent de la carrure de sa propre monture, une jument. Quand tout fut équilibré, elle redressa le buste afin de se tenir correctement et leur annonça qu’ils pouvaient se mettre en route.  

Après quelques minutes bercées par la seule musique de la forêt et des piétinement équins, le duo la rattrapa en avant, certainement pour engager une quelconque conversation. Il était vrai que la Chevalière n’était pas la première personne la plus loquace du Royaume, ni même celle qui engageait directement les conversations banales, bien plus fine observatrice que pour tenir la conversation. Elle fut donc soulagée de voir que ses camarades de route allaient prendre le rôle du chef de discussion. Sans avoir détourné son regard de la route, elle sourit à l’entente du mot par lequel ils se désignaient : Deux guignols. Deux pitres de cours, était peut-être le mot plus adéquat. Elle retrouvait en ces deux hommes cette innocence de l’humour qu’elle pouvait retrouver chez son mari ou chez son beau-fils. Se chamailler et ainsi se donner en spectacle était loin de les effrayer.

- Figurez-vous que malgré mon emploi du temps, la vie de quiconque est plus importante. Elle s’arrêta un instant, avant de rajouter, tournant la tête vers eux :  Ne vous sentez pas coupable, j’avais à faire au village vers lequel nous nous rendons.  Et je dois dire qu’avec votre monture, je m’y rendrais plus rapidement qu’à pieds ! C’est donnant-donnant au compte final.

Est-ce que cela lui arrivait souvent de soigner des pauvres passants ? Pas réellement. Soigner des gens était son crédo quotidien puisqu’elle en avait fait sa spécialisation, mais il était rare qu’elle croise des blessés dans la forêt.

- En fait je suis devin. Je devine où les gens vont se faire blesser. Ajouta-t-elle, le plus sérieusement du monde, avant de ne restreindre un rire.  

C’était une chose encore rare, mais il lui arrivait parfois de faire de l’ironie. Cette pratique était beaucoup plus régulière depuis quelques années, étrangement lié à sa rencontre avec Evrard. Elle savait que ce genre de personnalités pouvaient donner à de la détente, juste en rendant les choses décalées. Et elle se dit Pourquoi pas aujourd’hui.

- En vérité j’enquêtais dans les parages, je me suis fait voler ma monture dans la matinée et le voleur serait parti avec plusieurs chevaux. J’oublie toujours à quel point cette forêt est grande, lorsqu’on est le pied à terre.  

Le reste du voyage fut plutôt tranquille et les paysages -souvent similaires, une forêt en somme- défilaient au gré de l’avancement de leurs montures. Miyäck sentit son dos se soulager de ne plus avoir à subir la lourdeur de son sac de provisions médicales. Quand enfin le village se dessina au loin, elle l’indiqua au deux hommes en leur pointant les habitations du doigts, accompagné d’un signe de la tête.

- Comme vous le dites si bien, je n’ai nul besoin d’argent, encore moins en échange de soins. Soyez en paix, vous n’aurez pas d’ardoise à mon compte. Alors qu’elle détournait le regard sur la gauche, elle ajouta : On va prendre ici, à gauche et au bout du chemin, nous sommes arrivés !

En moins de deux minutes, ils arrivèrent proche de la chaumière où la cheminée fumait déjà, annonçant l’approche du souper. L’auberge de Frida n’était pas bien grande, puisqu’en périphérie du Royaume, mais elle était réputée pour son coq au vin divin, préparé comme nulle part ailleurs et sa bière rousse, dont son mari raffolait peut-être un peu trop. Quant enfin ils arrivèrent face à la bâtisse, l’Elfe bondit sur le sol, flattant une nouvelle fois l’animal avant de l’attacher aux barres de bois prévues à cet effet. Ils allaient pouvoir s’hydrater et profiter du foin mit à leur disposition. Elle attendit que les deux hommes soient descendus à leur tour, préférant laisser au soin du rouquin de s’occuper de son ami.
Quand enfin ils entrèrent à l’intérieur, une chaleur étouffante les entourèrent, contrastant avec la fraîcheur du jour déclinant, qui commençait à s’installer doucement. Des bruits de discussions et de vaisselles se faisaient entendre jusqu’à l’entrée et balayant la salle du regard, Miyäck ne vit pas l’aubergiste. Elle s’avança donc jusqu’au comptoir et donna un léger coup sur la petite cloche d’appel.

- J’arrive ! J’arrive ! , fit une grosse voix au loin.

Frida apparue alors, un torchon sur l’épaule et une louche dans la main. Son visage rond lui donnait un air enfantin tandis que ses joues étaient rougies par la chaleur des cuisines. Lorsqu’elle reconnue la Chevalière, elle lui adressa -à elle et aux deux hommes- un large sourire où il manquait deux dents.

- Ben dis donc en voilà de la visite ma p’tite dame ! Oh mais, c’est votre fils que v’là ? Le p’tit rouquin de Logan ?! Maudit, par Myrajh, il a grandi !
- Non, répondit-elle amusée. Logan ne viendrait jamais avec moi. Ces deux hommes avaient besoin d’aide dans la partie ouest de la forêt. Son ami, dit-elle en présentant Seth d’un signe de main, a été blessé et aurait besoin de repos. Avez-vous encore des chambres de libre pour cette nuit ?
- Ben oui ! On est loin de la pleine saison des voyageurs. Messieurs, préférez-vous une chambrée ensemble ou deux séparées ?

Miyäck se déplaça légèrement sur le côté afin de les laisser régler tout ça avec l’aubergiste. Fermant les yeux, elle huma le doux parfum du repas en cours de préparation, essayant d’en deviner la composition. Bien du genre à rarement se mêler des affaires des autres, la Chevalière ne put qu’être intriguée par les brides d’informations qu’elle entendit à la tablée voisine.

- Non mais t’aurai dû voir sa tronche, par Sveter ! J’suis le mec le plus bordé de nouilles que j’ai vu ! Bon, le gars, il avait l’air dégueu comme s’il s’était pas lavé depuis un bout, ah ah ah ! Et il m’a revendu c’te pouliche, elle est belle, j’l’ai mise en avant, j’te la montre tout à l’heure !! Couleur crème, le pelage super bien brossé. Et elle a une sorte de p’tite tâche noire, là, juste sur la cuisse. J’pari qu’elle appartenait à un riche ou un truc comme ça !

Doucement, la Chevalière s’approcha de l’homme, les sourcils froncés. Cette description collait trop bien avec celle de sa propre monture. Perdue ce jour même… Étrange coïncidence ?

- Veuillez m’excuser, Messire. Je viens avec curiosité mais… De quelle forme était la tâche sur le flan de la jument ?
- J’sais pas moi ! Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Un truc genre comme le cul de Sandrine quand j’la prends en levrette pwahahah !
- Qui vous l’a vendue ?! , ajouta-t-a la femme, un peu moins patiente.
- T’es chiante avec tes questions ! , lui cracha-t-il à la figure

Lâchant un soupir d’exaspération, la Chevalière employa sa dernière carte afin d’obtenir une once de respect de la part de l’ivrogne et dévoila son insigne de l’Ordre en défaisant sa cape. Elle vit aussitôt les regards se détournés tandis que quelque instant avant, ils lui riaient au nez.

- Je réitère ma question.
- Raah. Un p’tin de crados aux habits friqués et tâchés, genre comme du sang dégueu. Y boitait comme un canard. Y voulait s’en débarrasser vite, j’en ai eu pour trois écus, c'était une bonne affaire ! Y s'appelait... Rah... Kendri … Ou ... Perdrix… Ou ... J’sais-tu moi !?
- Quand ?
- Y a une heure… Tu veux pas savoir la taille de mes bottes tant qu’t’y es ? Tu poses trop de questions, grogna-t-il agacé par ses questions.

Tout en tentant de conserver son calme, Miyäck sorti de sa bourse dix écus qu’elle posa directement devant l’homme.

- Je reprends possession de ma jument. Ne refusez pas l’offre ou je vous la reprends de droit sans un once de sous.

Les chevaux du château d’Emeraude étaient spécialement entraînés pour travailler avec eux et il était hors de question qu’elle perde une monture d’une telle valeur envers un homme qui verrait double toute la soirée. Il n’y avait que peu de jument au pelage crème ayant cette tâche pour particularité. Si son achat c’était fait ici même il y a une heure aux environs et que l’homme boitait, il ne devait pas être bien loin… Oh. Miyäck se souvint tout à coup des deux hommes qu’elle avait laissé avec Frida au comptoir… Il allait falloir qu’elle les laisse aux bons soins de la gérante pour trouver cet homme qui avait racheté sa monture à elle ne savait qui. Mais au moins, elle avait maintenant une piste. Bien maigre, mais une piste tout de même.

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Beltram
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MessageSujet: Re: One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK] Ven 21 Avr 2017, 16:03

Le duo de Loups d’Acier suivit les indications dont leur gratifia leur guide du moment, puis Bel guida sa monture en direction du village. Le coquet petit bourg défila sous leurs yeux, puis une chaumière chaleureuse d’où sortait un agréable fumet se profila à l’horizon. Ce n’est qu’à ce moment que Beltram réalisa à quel point lui et son compagnon étaient affamés. Bon, ils n’avaient pas énormément de temps pour manger et relaxer, mais puisque le chef des Loups d’Acier comptait laisser son compagnon blessé derrière lui… Au moins, ce dernier pourrait en profiter davantage? Pour sa part, le rouquin profiterait de l’établissement une fois le boulot accompli. Un peu zélé? Mouais, et il s’assumait. Au bout d’un moment, le trio arriva enfin en vue de la façade de l’établissement préalablement choisi par Lady Miyäck, puis l’Opalien posa un pied en terre au même rythme que l’elfe. Il aida ensuite Seth à les rejoindre, puis noua les rênes de son destrier à l’installation appropriée.

Les deux hommes suivirent la dame aux cheveux roses puis entrèrent dans ce qui semblait être un établissement jovial où l’ambiance était agréable et chaleureuse. Les bruits de vaisselles ponctués des rires des convives envahirent rapidement leurs oreilles et une douce odeur de mijoté leur chatouilla les narines. D’un air curieux, le rouquin balaya la pièce des yeux, notant la présence des quelques bougres attablés ici et là ainsi que celle de jeunes serveuses louvoyant entre les tables occupées ou vides. Miyäck s’approcha du comptoir et tapota du bout des doigts une petite sonnette qui laissa échapper un tintement clair. Une voix féminine puissante et relativement grave se fit entendre depuis l’arrière-boutique et une dame bien en chair fit rapidement son apparition, louche en main et torchon sur l’épaule. Son visage rond arborait des airs presque juvéniles et un sourire partiellement édenté et étonnamment radieux (malgré son air préalablement sévère) éclaira ses traits alors qu’elle sembla reconnaître son interlocutrice elfique. Oh certes, elle tourna le regard vers Beltram et Seth, avisant leur présence, mais préféra directement s’adresser à la guérisseuse.

Les propos déclarés à la volée par la rondelette surprirent le chef des Loups d’Acier au plus haut point. Pardon?! Son fils? Avait-il l’air si jeune que ça? Ou alors… Il tourna instinctivement son regard vers la principale intéressée, la dévisageant un instant de ses prunelles dorées. Mais quel âge avait-elle? Évidemment, Seth fut aussi surpris que lui, mais – pour sa part – fut plus subtil dans sa façon de dévisager. Le rire amusé de la chevalière fut l’équivalent d’une réponse à son questionnement silencieux : elle était réellement plus âgée qu’elle n’y paraissait. Il fallait dire que la fine pointe de ses oreilles elfiques était – par elle seule – une explication tout à fait logique quant à cette jeunesse perpétuelle arborée par la jolie dame aux cheveux de roses. D’un geste gracile de la main, la guérisseuse étala la situation de Seth, demandant aimablement à l’aubergiste si l’une de ses chambres était toujours disponible. La propriétaire des lieux ne se fit pas prier pour répondre à sa question par l’affirmative et demanda directement aux deux hommes le nombre exact de chambres qu’ils souhaitaient réserver.

- Deux, je vous prie. Voisines, idéalement.

Beltram ne comptait pas se reposer dans l’immédiat, mais si le cas de Seth venait à s’aggraver pendant qu’il logeait dans sa chambre, il voulait pouvoir intervenir rapidement. Agrippant sa bourse, le mercenaire déposa les piécettes nécessaires sur la surface lisse du comptoir et en profita pour commander un plat du jour pour son second qui lui jeta un regard interrogateur.

- Tu ne manges pas? L’interrogea-t-il, d’un air suspicieux.

- Non. Je retourne à la suite de Kendrick, déclara-t-il. Pas la peine de rouspéter, Seth! Tu restes ici, tu ne pourras pas aller bien loin avec cette blessure encore fraîche. Et puis, tu ne ferais que me ralentir.

Évidemment, l’homme aux longs cheveux noirs esquissa un air renfrogné, visiblement frustré de se faire écarter de la sorte. D’un bref mouvement de la main, le semi-elfe héla de nouveau la tenancière, lui demandant de servir une immense chopine de bière à son compagnon.

- Je te contacterai lorsque j’aurai terminé. Je ne devrais pas en avoir pour longtemps. Au vu de l’état dans lequel il était, il devrait être facile à retrouver.

Flanquant une claque dans le dos de son compagnon, Beltram se détourna pour jeter un regard en direction de la chevalière et remarqua qu’elle se tenait non loin d’une table où se trouvaient deux ivrognes. À voir la façon dont elle divulgua l’insigne de son ordre, l’Opalien comprit qu’elle avait intercepté un truc qui pourrait potentiellement être intéressant. Tout en gardant bonne distance, le rouquin tendit l’oreille et écouta la conversation qui se déroulait entre les deux hommes et la représentante d’Émeraude. De toute façon… ce n’était pas bien compliqué : les roturiers parlaient si fort qu’il serait possible de les entendre depuis l’extérieur de l’établissement. Selon les propos durement articulés par l’interlocuteur en état d’ivresse, la monture dont il était question lui aurait été vendue par un type boiteux taché de sang. Attendez un instant?! Kendrick? Ah! Le petit enfoiré se trouvait donc quelque part dans ce bourg?! La chance lui souriait! Sans plus attendre, le semi-elfe revint vers son compagnon et lui fit part de ce qu’il avait entendu.

- Ce sera encore moins long que ce que je pensais, conclu-t-il finalement avec un sourire amusé. Si Kendrick boite autant qu’ils le disent, alors je n’aurai qu’à le cueillir comme une fleur… Selon eux, ça doit faire à peine heure qu’il était dans le coin… Alors je dois agir vite. Je te laisse, je te tiens au courant.

Alors que Bel s’apprêtait à se détourner pour sortir de l’auberge, du mouvement du coin de l’œil attira son attention. Il tourna instinctivement la tête afin de voir la jolie guérisseuse s’approcher de lui et de son copain Seth. Il la gratifia d’un sourire, puis inclina de la tête en sa direction.

- Dame Miyäck, je vous remercie de votre assistance et de nous avoir indiqué cet endroit. Sans vous, nous serions probablement encore en train de croupir en forêt. Sur ce, mon compagnon profitera de ces installations pour se reposer et récupérer. Pour ma part, j’ai un travail à accomplir. Vous m’excuserez donc…

Le mercenaire se détourna, puis se dirigea vers la porte du bâtiment qu’il franchit sans regarder derrière lui. Ce n’est qu’une fois à l’extérieur qu’il réalisa que l’elfe aux cheveux rosés le rattrapait. Tiens? Avait-elle aussi mieux à faire que de profiter d’une bonne bière et d’un repas chaleureux?

- Vous avez visiblement du travail à faire aussi? Ce pourrait-il que tout ça ait un lien avec le même homme que je recherche? Kendrick d’Émeraude? Demanda-t-il en plongeant son regard doré dans les iris de la belle. J’ai entendu votre conversation avec les ivrognes. Je suis désolé d’avoir écouté à votre insu, mais ce type est celui qui a blessé mon compagnon. De plus… Je suis à sa recherche depuis un petit moment, je l’admets. Notant l’air qu’arborait son interlocutrice, Bel afficha un sourire en coin, puis ramena son attention devant lui. Je ne vous le cacherai pas, je suis un mercenaire, Dame Miyäck. Mon compagnon est en fait mon bras droit. Alors vous vous douterez bien qu’il y a tout à voir entre sa blessure et la fuite de Kendrick. Une prime flotte au-dessus de sa tête puisqu’il a osé dérober une rivière de diamants à son oncle. Or, j’ai réussi à mettre la main sur ledit joyau, mais pour compléter ma mission octroyée par le bourgeois qui m’a engagé, je dois également ramener notre cher Kendrick vivant. Puisque vous semblez le rechercher pour de toutes autres raisons, pourrais-je compter sur votre appui pour le pincer ou devrais-je travailler en solo et espérer l’atteindre avant vous?

Les mains dans les poches, l’Opalien esquissait un sourire à la fois amusé et rempli de défi. Un peu de challenge ne lui déplaisait absolument pas.

- Après, si vous tenez à le livrer aux autorités – parce que c’est le genre de choses que vous faites, vous, les chevaliers – alors je vous propose de m’aider à le capturer, de l’emmener jusqu’à son oncle pour que je touche mon dû, puis que nous le livrions ensuite à la milice d’Émeraude. Vous en pensez quoi? Ou alors, vous pourrez le coffrer vous-mêmes…

N’était-ce pas honnête comme marché? Bon, après, il savait pertinemment que la plupart des représentants de la loi n’aimaient pas particulièrement les mercenaires. Non pas qu’ils travaillaient nécessairement dans l’illégalité, mais ils étaient réputés pour n’être fidèles qu’aux plus offrants… ce qui était totalement le cas de Beltram. Disons simplement que ce genre de préjugés était tout à fait justifié! Le soleil déclinait à l’horizon et le rouquin jugea qu’il était plus que temps d’agir avant de perdre complètement la trace du fugitif recherché. Certes, ils ne savaient pas trop par où commencer, mais chose sûre : Kendrick ne devait pas être bien loin!

- Est-ce que ces charmants ivrognes vous ont donné davantage d’information sur notre principal recherché? L’endroit où il avait effectué sa transaction, là où il allait, n’importe quoi…? Enfin, ils n’avaient pas l’air des plus coopératifs, alors leur tirer les vers du nez ne devait pas être une tâche aisée. Conclut-il en haussant des épaules. De si charmants personnages… Doux sarcasme!

Tendant le bras, le chef des Loups d’Acier invita la Lady à entamer la marche, chose à laquelle il l’imita bien rapidement. Ils devaient être logiques dans leurs recherches : où se planquerait un type comme Kendrick, la nuit venue, sachant qu’il avait couru toute la journée et avait visiblement mal à une jambe. Surement pas dans des établissements bondés comme une auberge ou une taverne! Après tout, il avait volé un cheval et avait des mercenaires à ses trousses… Il voudrait assurément faire profil bas. Une planque en retrait serait probablement l’idéal, à moins qu’il n’ait des contacts dans la région? Ça semblait être peu probable à voir la façon dont il avait vendu expressément une monture pour quelques écus… Pourquoi d’ailleurs? Pour se nourrir, peut-être?

- Vous semblez connaître ce village comme votre poche. Connaitriez-vous un endroit susceptible d’accueillir un fugitif qui tente de passer inaperçu? Il ne faut pas oublier que notre cible boite et est assurément tachée de sang… Un établissement abandonné? Un pont sous lequel se planquer? Une église accueillant les nécessiteux, peut-être? Personnellement, si je devais voir sa sale tronche, je n’aurais aucun mal à le reconnaître… Mais l’inverse est également vrai. Si nous devions le débusquer, il serait peut-être plus judicieux que vous l’approchiez en premier, histoire de me permettre de bloquer sa retraite et d’éviter de le faire fuir au premier coup d’œil. Vous en pensez quoi?

Il tourna son regard vers la Dame et détailla les traits graciles de son visage. Sérieusement, il se demanda quel âge elle pouvait bien avoir! Inutile de préciser qu’il n’oserait jamais poser la question directement! Il avait appris – à ses dépens par le passé – qu’il était très impoli de questionner les femmes sur leur âge sous peine de susciter des réactions parfois surprenantes. Pourtant, l’interrogation le taraudait réellement. Peut-être pouvait-il tenter une autre approche, moins abrupte?

- Dites-moi, Lady Miyäck… Avez-vous réellement un fils de mon âge? Pardonnez-moi, mais cette question de la part de l’aubergiste m’a vraiment surpris. Vos traits juvéniles trahissent visiblement quelque chose de plus profond… ou alors j’ai vraiment l’air d’un adolescent prépubère sans que je ne m’en rende compte! Il esquissa un sourire en coin avant de ramener son attention sur le chemin qui s’étalait devant eux.
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One pinky lady, one redhead bastard [PV MIYÄCK]

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