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Une halte forcée... [Beltram]

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Treize
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MessageSujet: Une halte forcée... [Beltram] Jeu 15 Déc 2016, 16:13

Elle déambulait dans les rues de Perle telle une ombre, rapidement, furtivement. Le soleil était tombé depuis peu et elle cherchait encore un endroit qui ne serait pas trop dispendieux afin de passer la nuit. La pluie qui tombait était glacé et dormir sous celle-ci ne lui disais strictement rien. D plus, elle était complètement trempée. Ne connaissant aucunement le Royaume, elle commençait à se dire qu’elle n’aurait d’autre choix que de trouver refuge quelque part dans une ruelle, sous un petit abri, comme elle se contentait de faire bien souvent. Ses maigres finances n’arrivaient même pas à couvrir une chambre miteuse, mais elle gardait espoir de trouver un endroit assez… Abordable ou un propriétaire au grand cœur qui l’hébergerait durant la nuit. Il ne manquait plus que ça, qu’elle tombe malade. Elle pouvait bien offrir des services en échange, comme jouer les serveuses même si elle n’avait pas vraiment les proportions nécessaires pour le faire, ou bien nettoyé des chambres. Pourvue qu’elle puisse retiré ses vêtements complètement détrempé et peut-être, dormir au sec.

Elle finit par prendre une pause sous un abri, ouvrant et fermant à répétition ses mains qui étaient gelée pour ensuite les porter à sa bouche pour expiré l’air chaud. Si elle n’aurait pas eu quelques ennuis plus tôt, elle n’aurait pas eu à abandonner sa cache de fortune et abandonné quelques couvertures. Heureusement, elle gardait toujours son sac prêt, dans l’éventualité que. Après tout, la malchance était monnaie courante. Heureusement que son pouvoir lui avait encore une fois sauvé la mise. Sans ça, elle serait morte déjà de nombreuses fois. Au moins, elle savait rapidement s’adapté. Elle toussa un bref coup. Heureusement, elle avisa droit devant ce qui semblait être une Taverne à deux étages. Il y avait sans doute des chambres de disponibles, du moins, elle l’espérait de tout cœur. Sinon, elle devrait voir à un autre plan et vite. Sans attendre, elle s’y dirigea alors. Même si elle n’avait pas vraiment l’âge pour se trouver en ses lieux, elle poussa la porte et s’efforça d’ignorer les regards intriguée sur elle pour se diriger vers le bar, gardant toujours sa capuche sur sa tête en espérant que cela camouffle du mieux sa jeunesse.

-Bonjour… Je voulais savoir si vous aviez une chambre de libre pour la nuit… Ou quelques heures…

La serveuse la regarda un moment, puis hocha négativement la tête.

«Je suis désolée ma jolie, mais avec le temps qu’il fait dehors, tout est déjà bien pris.»

Treize poussa un bref soupir découragé et hocha positivement la tête. Elle jeta un bref regard autour, s’appuyant sur le comptoir, d’un air faussement décontracté. L’endroit était plein a craqué. Tous ces fêtards et sans doute alcooliques avaient le droit de profité de la chaleur des lieux et pas elle? Hors de question.

-Je Prendrais une bière au miel alors.

Oui voilà, si elle consommait, alors elle pourrait rester. La serveuse la regarda un moment, perplexe. De toute façon, ce n’étais pas comme si elle n’avait jamais bus d’alcool de sa vie. Puis du miel, sa semblait presque trop réconfortant pour sa gorge.

«Quel âge avez-vous dites-moi? Retirez-moi cette capuche. Vous me sembler bien jeune pour être ici.»

Treize se raidit. Elle poussa un soupir presque inaudible et obtempéra. Si seulement elle n’aurait pas utilisé toute ses capacités d’illusion plus tôt dans la journée pour fuir une garde qui ne la cherchaient même pas elle, à l’origine, elle aurait très certainement profité d’une apparence masculine et plus âgé, rien que pour l’occasion, mais pour l’heure, ce n’étais plus possible et elle devait se reposer et surtout être au sec le plus longtemps possible, au moins. Plan C.

- Je cherche juste un endroit au sec pour cette nuit… Je vois que vous êtes seule… Je sais servir les gens et prendre des commandes efficacement, j’ai bonne mémoire!

Après tout, elle venait tout de même d’un bordel. Elle savait prendre des commandes. Il n’y avait rien de sorcier dans tout ça. Entre temps, ce qui semblait être le propriétaire des lieux se pointa le bout du nez pour avisé Treize, questionnant du regard la serveuse, voulant visiblement savoir s’il y avait un problème et sans doute surtout, savoir ce qu’elle foutait là toute seule. En espérant qu’elle ne cherchait pas son père à la Taverne ou… Nan.

«Tu cherches un boulot, ein?»

Treize hocha positivement la tête en appuyant celle-ci à sa main contre le comptoir, si cela pouvait lui garder quelques heures au sec. Et puis, elle avait observé rapidement l’endroit. Discrètement juste avant. Avec ces saoulons, elle pourrait peut-être même se faire quelques petits extras… En leurs faisant les poches de certains. C’était plus fort qu’elle de pensé ainsi. M’enfin.  

«Mmhh. Je me sens plutôt de bon cœur aujourd’hui. Avilla, va montrer à cette pauvre fille quelques vêtements pour qu’elle soit au sec. Ensuite, ramène là ici. Tu nettoieras les tables et prendra les commandes. Tu auras intérêt à faire du bon boulot et ne pas faire attendre qui que ce soit. Tu as de la chance qu’on soit débordé. Si on te demande ton âge, tu sais quoi dire. Je ne veux même pas le savoir. Alors soit discrète et ne t’attire pas d’ennuis, sinon je te jette dehors.»

Treize hocha de nouveau la tête et suivis sans rechigné Avilla qui l’amena dans une pièce à l’étage afin de voir quels vêtements pourraient lui faire. Ne pas s’attirer d’ennuis? Comme si elle courait après. Non, mais. Elle y était déjà, dans le pétrin. Elle tentait bien de paraître non chalante, mais elle se trouvait dans une Taverne avec plein d’hommes ivres. Il n’y avait rien de rassurant dans tout ça. En plus, certains étaient armés. Bon, comme la majorité des personnes en fait, comme elle quoi. Mais c’était pour se protéger de ce genre de personne, justement. La serveuse lui proposa de laissé son sac ici, mais la jeune voleuse insista pour l’apporté avec elle et le laissé derrière le comptoir. Hors de question qu’elle le laisse loin. Si elle devait partir en vitesse, elle préférait perdre ses anciens vêtements détrempés que ses maigres effets personnels et son argent. C’était malheureux, mais visiblement, les sacrifices se succédaient depuis le début de la journée. Bien sûr, elle aurait préférée se reposer, mais elle saurait trouver l’énergie nécessaire pour servir les… Clients le temps que la soirée ce calme. Il était malheureusement encore bien tôt et il était clair qu’elle n’aurait pas son ‘’congé’’ avant un moment. Alors elle n’avait d’autre choix que de prendre son mal en patience. Tiens, elle pourrait au moins sonder leurs poches et leurs bourses.

S’armant donc d’un sourire forcé, bien que cela n’y paraissait pas vraiment, elle prit le plateau qu’Avilla lui tendit d’un air sérieux et entreprit d’aller voir les tablé après que celle-ci lui ai indiqué du menton qu’il était temps pour elle de commencer. L’odeur d’alcool de certains clients lui donnait la nausée et son ventre gargouillait discrètement sa faim à travers tout ceci. Elle devrait prendre son mal en patience. Pas question de retourner sous la pluie. Elle joua donc le jeu environs trois ou quatre heures, profitant de quelques paiements pour discerner des bourses et en piger quelques-unes si une occasion trop facile se présentait, comme lorsqu’on la bousculait par inadvertance ou… pas. Au moins, cela la concentrait à autre chose plutôt qu’à trembler de tous ses membres. Avilla lui fit éventuellement signe s’approcher du bar.

Elle craignait que celle-ci lui annonce qu’elle pouvait maintenant partir, elle n’était pas sure que ses vêtements en haut soient encore secs, mais au contraire, celle-ci lui tendit un bol de soupe bien chaude et lui indiqua qu’elle pouvait prendre place quelque part pour manger. Là, elle se sentait un peu mal. Elle avait préalablement volé une miche de pain qu’elle avait fourré dans son sac pendant qu’elle était seule derrière le comptoir, mais elle n’aurait pas cru qu’on lui aurait offert de quoi manger, encore moins une bonne soupe chaude. Bien reconnaissante, la jeune voleuse ramassa tout de même son sac, puis sont bol et observa les lieux quelques instants. Elle aurait préférée pouvoir manger… Quelque part où il n’y avait personne, mais bon.

Elle se dirigea sur une table pas trop loin du comptoir afin d’entreprendre de manger, posant préalablement son sac au sol entre ses jambes question de l’avoir à l’œil, mais aussi de le sentir. Une fois ses fesses posé sur la chaise, elle sentie que ses muscles en étaient bien heureux. Elle poussa un bref soupir de soulagement et appuya sa tête contre sa main. Elle pouvait toutefois sentir cette tension entre ses épaules qui refusait de la quitté, mais c’était vraiment mieux que rien. Lorsqu’elle prit sa première bouchée, elle ferma un bref moment les yeux, mais pas trop, incapable de ne pas garder un œil sur les saoulons. C’était… Réconfortant. Elle pouvait sentir la chaleur descendre le long de sa gorge et tomber… Comme une pierre dans son estomac. Malgré le fait qu’elle aurait bien voulu savourer la chose, elle tenta de s’empressé un peu. Ensuite, elle remonterais sans doute chercher ses vêtements humides et foutrait le camp, elle se sentait observée depuis un moment et elle n’avait pas envie de savoir ce qu’on lui voulais.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Lun 30 Jan 2017, 15:01

Il poussa la porte du bâtiment qu’il convoitait depuis maintenant près d’une heure. Sa cape et son manteau étaient trempés au point où même sa chevelure rousse était aplatie sur son crâne. Le guerrier se passa une main au visage pour retirer le surplus d’eau qui y trônait, puis laissa son regard glisser sur la foule de l’établissement qui s’étalait devant lui. À cette heure, la taverne était littéralement bondée! Quatre de ses hommes arrivèrent à sa suite, se secouant également dans le but de retirer le maximum d’eau de leurs vêtements, bien en vain. Ils avaient rendez-vous avec l’un de leurs futurs clients et ce dernier avait déclaré avoir fait garder une table pour eux. Beltram et ses hommes retirèrent leurs capes ainsi que leurs manteaux et allèrent les accrocher à l’endroit désigné près du foyer. Une jeune femme vint à leur rencontre. Une beauté aux courbes assumées et à la chevelure tout aussi flamboyante que celle de Beltram. Elle s’arrêta devant le chef de la bande et les interrogea quant à la possibilité d’avoir une réservation à leur nom.

- Oui, une table nous a été assignée. Au nom de Blackwood. Un espace réservé pour huit personnes.

La jeune femme consulta le registre qu’elle tenait entre les mains, puis hocha de la tête. Elle demanda aux hommes de la suivre et les guida jusqu’à une grande table rectangulaire qui, pour le moment, était vide. Beltram s’y attabla, rapidement imité de ses hommes, puis observa la serveuse qui leur tendait une carte sommaire des alcools disponibles.

- Nous avons reçu un message de M. Blackwood à votre intention. Il voulait que vous sachiez qu’il aurait du retard et que vous pouviez commencer à manger si le cœur vous en disait.

Le chef des Loups d’Acier hocha de la tête, puis commanda des bières bien fraîches pour lui et ses hommes. Émile Blackwood était une étoile montante du réseau de stupéfiants qui sévissait dans les pays alliés d’Enkidiev depuis plusieurs années. À la tête d’un tout nouveau cartel de drogues, le jeune homme de 35 ans n’avait pas froid aux yeux et était réputé pour être froid, distant, intelligent et calculateur. Il avait contacté le clan des Loups d’Acier afin de pouvoir profiter de leurs services pour une mission de protection : quatre de ses hommes devaient livrer un paquet très important en partance de Perle vers Rubis. La cargaison était essentiellement composée de plusieurs coffres remplis de différents produits de contrebande, passant de l’alcool aux armes et – en plus grande quantité – d’un nombre important de drogues diversifiées. Évidemment, il s’était bien gardé de donner davantage de détails sur son précieux paquetage, préférant éviter de trop ébruiter l’affaire. La seule restriction était qu’ils allaient devoir éviter de mettre les pieds sur le territoire d’Émeraude, histoire d’éviter le plus possible d’attirer l’attention des chevaliers qui s’y trouvaient en grand nombre en quasi permanence. Le fait est que les Loups d’Acier devaient s’attendre à devoir rencontrer quelques problèmes en cours de route. Toutefois, rien n’était réellement à l’épreuve de Beltram et ses hommes! Si présentement ils n’étaient que six, il avait bien l’intention de mobiliser la grande majorité de ses guerriers afin d’assurer la réussite de cette mission qui, somme toute, allait leur apporter un montant d’or des plus importants.

Une jeune femme marcha en leur direction, ses bras maigrichons tremblant légèrement sous la pesanteur du cabaret bien chargé qu’elle soulevait. Tiens, ce n’était pas la belle rouquine de tout à l’heure qui les servait? Plissant les yeux alors que ses hommes discutaient entre eux, Bel observa la nouvelle venue, songeant au fait que cette dernière semblait bien jeune pour bosser dans un endroit comme celui-ci. À voir la délicatesse de sa silhouette, sa peau de porcelaine et ses cheveux couleur neige qui encadraient son visage beaucoup trop juvénile, Bel évalua qu’elle devait avoir autour de 15 ans, tout au plus. Sans un mot, la gamine déposa les consommations devant chacun des mercenaires, puis s’arrêta aux côtés du rouquin. Ce dernier agrippa sa bourse, sortit les pièces nécessaires, puis tendit le tout à la serveuse en plus d’un pourboire suffisant. Si ça n’avait été de sa curiosité soudaine pour l’adolescente, le mercenaire n’aurait jamais été assez alerte pour réaliser que du mouvement très furtif se faisait ressentir à sa ceinture, plus précisément, sur son côté droit… Là où se trouvait sa bourse de cuir. En moins de deux, la jeune femme venait de prendre possession de son bien et voulut s’éloigner… avant que Bel ne lève la main en sa direction.

- Excusez-moi, mademoiselle, fit-il à son intention. Tiens… elle venait de se raidir. Si elle comptait s’en sortir avec son larcin, elle devait faire attention à son attitude générale, ça la trahissait. Rester détendu en tout temps était la clé. Nous avons faim. Pouvez-vous nous emmener votre plat du jour accompagné de pain bien chaud? Je vous remercie.

Cette dernière hocha brièvement de la tête, puis s’éloigna. Oh, il n’avait pas dit son dernier mot! Il savait pertinemment qu’il pourrait reprendre sa bourse aisément, seulement, elle avait piqué sa curiosité. Pourquoi prendre la peine d’essayer de voler des clients alors qu’elle était en plein quart de travail? N’avait-elle pas peur de trouver des ennuis? Le fait est qu’il l’avait vu enfourner son bien dans la poche de son tablier… il lui serait aisé de le reprendre. Oh il aurait pu crier au scandale et récupérer son dû tout en faisant une scène monstre… Mais il était probable qu’une gamine comme elle ait besoin de ce job pour survivre. Après tout, les tavernes un peu miteuses n’étaient pas des endroits de prédilection pour des jeunes femmes comme elle… Alors il était probable qu’elle y travaillait par obligation, pas par envie. En fait, elle lui faisait un peu penser à lui alors qu’il faisait les poches des gens – il avait sensiblement le même âge qu’elle à l’époque – afin d’avoir quelques sous. Lui, Ana, Seth, Ashton et Cain avaient été des enfants difficiles dits « de la rue »… Seulement, eux, ils avaient eu la chance d’avoir le toit de l’orphelinat au-dessus de leur tête, ce qui avait tout de même été profitable au point de ne pas les forcer à travailler pour une maigre pitance.

Tendant la main vers sa consommation, Bel prit une gorgée d’un air nonchalant, puis esquissa un sourire en écoutant une blague qu’avait formulé Malcolm. Le rouquin étendit ses sens, puis perçut la présence de la gamine qui revenait en leur direction, les bras chargés de consommations destinées à la table voisine. Dès qu’elle fut à portée de main, le mercenaire poussa sur ses jambes et se balança vers l’arrière au point où il se tint en équilibre sur les pattes arrière de la chaise qu’il occupait. Le cas échéant, il heurta « accidentellement » la gamine qui en échappa son plateau maintenant vide.

- Oh pardon! Je suis navré! Je suis tellement maladroit…

La jeune femme aux cheveux de neige marmonna quelques paroles timidement, puis se pencha pour ramasser son cabaret. Bel en profita pour user de sa main leste pour glisser ses doigts dans la poche de son tablier et, ainsi, récupérer sa bourse, ni vue, ni connue.

- Je vous assure, je ne vous avais pas vu. Je ferai attention à l’avenir…

Sans trop le regarder, elle s’éloigna, manquant de peu le sourire satisfait qu’il esquissait malgré lui. Les minutes filèrent et la jolie rouquine revint vers eux en compagnie de l’adolescente, toutes deux ayant les bras chargés de plats mijotés et de panier de pains encore chauds. Elles servirent les membres des Loups d’Acier et Ashton fit signe à son ami qu’il paierait son repas, en guise de remerciement pour la bière qu’il lui avait offert un peu plus tôt. Bel hocha de la tête en sa direction, puis accorda un regard en coin à la gamine qui l’ignorait toujours. Une fois tous les repas servis, les guerriers commencèrent à manger avec appétit. Le sanglier braisé qui se trouvait dans son ragoût était tout simplement succulent! Pendant un bref instant, le semi-elfe eut une brève pensée pour Vayrinn, se demandant si elle apprécierait ce genre de plat, elle qui, visiblement, mangeait davantage la viande cuite « au naturel », sans artifice. Bah! Il ne savait pas pourquoi ses pensées voguaient vers elle dans l’immédiat… probablement parce que certains moments passés ensemble avaient été… mémorables.

Les tables se vidèrent et l’établissement commençait à se faire plus calme. Blackwood n’était toujours pas arrivé et Beltram commençait à s’impatienter. Certes, ses hommes en profitaient pour terminer leurs repas et pour consommer des boissons alcoolisées, mais il détestait qu’on le tourne en bourrique comme le faisait leur potentiel client. Poussant un soupir, le rouquin remarqua que l’adolescente s’était posée à une table près du comptoir et mangeait un peu nerveusement une soupe qui, somme toute, semblait lui faire le plus grand bien. Il avait envie de discuter un peu avec elle, en attendant la venue de Blackwood. Il n’avait aucune arrière-pensée inadéquate à son égard, seulement… un élan de curiosité et un peu de sympathie.

Le semi-elfe se leva sous le regard curieux de ses guerriers, puis marcha vers le comptoir où il commanda une bière. Alors que le tavernier s’affairait à faire son travail, il se retourna pour face à la gamine. Sans plus attendre, il marcha vers elle, puis plongea sa main dans sa bourse pour sortir quelques pièces qu’il lança sur la table devant elle.

- J’ai remarqué que mon compagnon a oublié de vous donner un pourboire tout à l’heure, pour la nourriture que vous avez servie à notre table. Je trouvais ça injuste.

Évidemment, la gamine leva un regard interloqué, puis ses yeux verts glissèrent sur la bourse qui était revenue à la taille du rouquin. La vague de panique qui s’immisça dans son regard fut l’équivalent d’un aveu de culpabilité. Elle se souvenait clairement de lui et semblait se demander comme il avait pu récupérer son bien aussi aisément sans qu’elle ne s’en rende compte. Lentement, il se pencha vers l’avant et appuya ses mains à plat sur la table, toisant la gamine de son regard doré.

- Si vous voulez faire les poches des gens, mademoiselle, il vous faudra plus de pratique et de doigté. Vos yeux parlent pour vous. Soyez prudentes, dans certains pays, les lois veulent que l’on coupe les mains des voleurs qui se font prendre…

Ashton avait suivi la conversation de Beltram qui, somme toute, était tout prêt. Dans un bref mouvement de main, il fit signe à ses comparses de se lever, réalisant que son chef s’était fait dérober un bien précieux, un peu plus tôt dans la soirée. Ils obéirent tous de concert, leurs regards étant maintenant portés vers la gamine qui semblait de plus en plus paniquée, assise sur sa chaise.

- Je vous donne deux options : la première est de me suivre gentiment à l’extérieur où nous discuterons tranquillement sans faire de scène. La deuxième sera moins agréable et consiste en ma personne qui crie haut et fort que vous n’êtes rien d’autre qu’une petite voleuse, ce qui pourrait vous causer de gros ennuis. Alors, quel sera votre choix, mademoiselle…?

Lentement, l’adolescente se leva sous le regard avisé du mercenaire, puis déclara d’une petite voix qu’elle allait se débarrasser de son bol, après quoi, elle pourrait le suivre dehors sans faire de scène. Le mercenaire se redressa, puis croisa les bras sur sa poitrine alors que la jeune fille marchait lentement vers le comptoir sous le regard stupéfait du propriétaire de la taverne. Dès que le plat de porcelaine fut posé sur le comptoir, elle agrippa son sac et se rua à la vitesse de l’éclair vers l’extérieur. Le chef des Loups d’Acier poussa un juron, puis toisa ses compagnons.

**[Loups d’Acier] Ash, passe par-derrière avec Malcolm, Lance et Gavin. Connor, avec moi. Je veux qu’on la coince. Ne lui faites aucun mal, j’ai besoin de discuter avec elle, un point c’est tout.

Ses hommes lui jetèrent des regards incrédules, puis détalèrent alors que Connor se précipitait avec lui à la suite de la jeune femme. Ils ne comprenaient pas ce qu’il avait vu en elle. Ils n’avaient pas assisté à la scène du larcin, ils ne pouvaient donc pas voir le potentiel qu’elle avait en elle. Malgré le fait qu’il ait réussi à la coincer, Bel avait été impressionné par l’aptitude rapide et subtile de la gamine. De plus, il n’était pas insensible à sa condition d’enfant de la rue, puisque cela faisait naître en lui une multitude de souvenirs pas toujours glorieux. Il avait eu la chance d’avoir ses compagnons avec lui alors qu’elle semblait plutôt seule. Ouais… il voulait en savoir plus sur elle.

Le rouquin courut dans les rues sombres du petit bourg où ils étaient. La pluie était battante et des accumulations importantes d’eau s’étaient faites ici et là, trahissant les pas (de par le bruit d’éclaboussement) de l’adolescente qui les avait devancés. Tournant le coin d’un immeuble, Beltram vit la silhouette gracile de l’adolescente qui détalait devant lui. Il tendit la main en sa direction et usa de son don afin d’exercer une influence sur la boucle de la ceinture métallique de la fugitive. Il attira le morceau de métal à lui, stoppant nette la gamine dans sa course, cette dernière étant traînée par la taille bien malgré elle.

- Arrête de fuir, ça ne sert à rien. Je te tiens de toute façon. Se contenta-t-il de dire en usant de sa force d’attraction sur la boucle de métal.

Toutefois, la gamine comprit rapidement le subterfuge et déboucla la lanière de cuir. Cette dernière fut directement propulsée sur Beltram – qui la récolta en plein front, d’ailleurs, vu la force qu’il y avait mise… – et l’adolescente fut libérée du pouvoir du semi-elfe, ce qui fut suffisant pour lui permettre de détaler de nouveau. Le rouquin plaqua sa main contre son front et grommela sous l’impact de la boucle de ceinture contre sa peau. L’épiderme de son visage ne s’était pas fendu, mais il aurait certainement une ecchymose. Il repartit donc à la suite de la fugitive non sans jurer bruyamment. Elle se ferait prendre rapidement… elle fonçait droit sur Ashton et les autres!

Bel esquissa un sourire en coin. Elle était coincée comme un rat!
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Treize
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Lun 30 Jan 2017, 17:28

Toujours cette pointe de nervosité dans l’estomac, elle tentait de toutes ses forces de ne pas se mettre à observer les alentours presque frénétiquement. L’un de ses pieds avait commencé à tapoter le sol, signe qu’elle n’était pas vraiment détendue. Prenant de bonnes bouchée, elle commençait à se demandé si c’était une bonne idée de manger avec le ventre si vide, mais surtout, si crispé.

Et il n’y avait vraiment rien pour l’aider. L’un des hommes qu’elle avait détroussé plus tôt semblait lui jeter quelques regards. En plus de lui avoir fait renversé toute sa commande au sol peu de temps après, elle commençait à ce dire que c’était sans doute lui qui la rendait si mal à l’aise. Elle ne pouvait malheureusement pas en être convaincue, mais les quelques regards furtifs qu’elle avait jeté en sa direction, alors qu’il la regardait à chaque fois avait tôt fait de sonner l’alerte dans son esprit. Ce fut pire lorsqu’il se leva et sembla se diriger vers elle. Laissant tomber sa cuillère dans le fond de son assiette par accident, le simple son que cela provoqua la fit sursauter. Elle devait sortir d’ici…

Pourtant, il se dirigea d’un pas nonchalant vers le comptoir et sembla commander quelque chose. Elle ne put s’empêcher de lui jeter un bref regard afin de s’assurer qu’il n’était pas, littéralement entrain de la vendre… D’ailleurs… Elle glissa discrètement sa main dans son tablier et réalisa que la bourse qu’elle lui avait prise n’était plus. Instinctivement, son regard roula sur le sol, un peu partout à la recherche de son butin. Rien. Au moins, elle pouvait se dire que si on la fouillait, on ne trouverait rien… Bon, le reste de ce qu’elle avait chipé se trouvait déjà dans son sac, mais c’était un détail… Elle recommença donc à manger un peu, poussé par la faim plus que par la prudence, visiblement. Elle ne savait jamais vraiment quand ce genre d’opportunité se représenterait pour elle et, même si elle avait une miche, elle savait bien que cela ne serait pas suffisant bien longtemps, surtout que Arthur aussi aurait sa part. Il n’était pas mieux foutu qu’elle de toute façon.

D’ailleurs, elle se demandait bien où il pouvait bien trainer. Cela faisait presque deux jours qu’ils n’avaient pas été ensemble. Bon, ce n’étais pas vraiment son chien, mais il semblait avoir choisi de la suivre et elle devait avouer que sa présence était agréable, rassurante. Elle espérait qu’il ne lui soit rien arrivé et qu’il avait su trouver un abri contre la pluie. Pensant donc à tout ceci, elle sursauta légèrement lorsque des pièces furent jetées sur la table, devant elle. Levant le regard vers la source, elle fut un peu choquée d’avisé l’homme de plus tôt, se raidissant sur sa chaise. Visiblement, il lui voulait quelque chose et sincèrement, elle ne voulait pas du tout avoir à faire avec lui. Elle aurait dû lui redonner la somme, elle n’était pas du tout à l’aise avec tout ceci.

L’homme à la carrure plutôt imposante, du haut de son statue trop frêle, lui justifia que plus tôt, elle n’avait pas eu de pourboire venant de l’un de ses compagnons. Ce n’étais pas bien grave, elle l’avait détroussé, lui aussi. Son regard vert quitta les yeux dorés de l’étranger pour avisé la somme sur la table. Elle ne pouvait pas se permettre de cracher sur quelque chose aussi facilement gagné… Ce fut donc plus fort qu’elle. Elle étira lentement son bras vers les écus et les traina jusqu’à elle, pour les mettre dans l’une de ses poches.

-Merci m’sieur…

Fit-elle, tout bas. Son regard glissa sur la taille de son interlocuteur et se fut amplement suffisant pour lui couper l’appétit. La bourse!! Si elle avait voulu contrôler sa panique, ce serait complètement raté. Comment avait-il fait pour la reprendre? Elle savait bien qu’elle n’était pas assez idiote pour la laissé tomber de quelconque façon… Oh… Peut-être lorsqu’il l’avait bousculée? Merde. Elle c’était bien fait avoir… À son propre jeu. Et maintenant… Elle déglutit nerveusement alors qu’il se pencha un peu trop vers elle, appuyant chacune de ses mains sur la table. Elle se calla un peu dans sa chaise, question de garder une certaine distance avec lui. Ses mains avaient glissé sous la table et elle jouait nerveusement avec ses doigts. Si elle aurait pu disparaître ou ne faire qu’un avec la chaise de bois, elle l’aurait sans doute fait. De plus, elle devait puer la culpabilité à plein nez!

Les paroles que celui-ci prononça n’eurent rien pour améliorer son état et sincèrement, elle ne put s’empêcher de se mettre à trembler légèrement. Oh, elle le savait bien, pour les mains! Elle avait déjà échappée de justesse à un vendeur qui voulait se faire justice lui-même au lieu de laissé les autorités le faire à sa place. Son regard glissa nerveusement derrière lui lorsque ses copains se levèrent tous en même temps, suite à ses mots. Oh, et ils la fixaient, de surcroit! Ses mains se refermèrent nerveusement sur l’une des ganses de son sac à dos, elle n’attendait dès lors que le moment parfait pour déguerpir sans demandé son reste. Si la fatigue de plus tôt avait raison d’elle, là, en ce moment, elle se sentait tout à fait éveillée. Ses sens étaient en alerte et tout son corps était prêt à bondir, tel un lièvre prêt à fuir une meute de loups affamés.

La suite de ses propos eut l’effet d’une douche froide dans tout son être. Il voulait l’entraîner à l’extérieur, visiblement. Hors de question!... Du moins, qu’elle le suive. Avec la gueule qu’ils avaient, elle avait la certitude qu’elle finirait la gorge trancher quelque part dans un coin sombre et ce n’étais pas du tout dans ses plans. Avisant brièvement leurs armes qui trônaient, pour la majorité sur leur taille, elle n’était pas non plus de ceux qui comptaient poser une quelconque résistance. Elle ne voulait pas non plus qu’il fasse une scène, cela, en effet, la mettrais tout autant dans le pétrin. Non, sa seule chance était de fuir, évidemment. De toute façon, c’était toujours son premier réflexe et de loin le meilleur à avoir dans ce genre de situation… Le plus ardue consisterait sans doute à sortir d’ici sans se faire coincé, mais la disposition des hommes lui donnait un certain avantage et avec un peu de chance, ils étaient tous trop bourré pour tenir la même cadence qu’elle bien longtemps… Elle ne prit pas la peine d’observé la porte, cela la trahirait sans aucun doute puisque son interlocuteur semblait des plus fins observateurs.

Son choix? En avait-elle vraiment un? Visiblement, les deux n’étaient pas du tout attirant pour elle, mais elle se savait à demi coincé et elle devrait avoir un peu joué la comédie. Tâchant de ne pas laisser paraître ses légers tremblements, elle se leva, doucement avec une pointe de prudence. Oui, trop rapidement, elle avait bien trop peur qu’il ne la saisisse avant même qu’elle puisse tenter quoi que ce soit. Eh merde. Elle perdrait vraiment une partie de ses effets, en haut. Tant pis. C’était mieux ça qu’une main ou la vie.

-Oui… D’accord je… Je vais seulement aller déposer ça et vous suivre…

Oui voilà. Cela lui semblera bien logique, non? Après tout, une jeune fille de son âge quitté sans ‘’remercier’’ les propriétaires ce n’étais pas bien en soit. Même si sincèrement elle s’en fichait, il la croirait sans doute. Du moins, elle l’espérait. Ramassant son sac, puis le bol, elle fit quelques pas vers le comptoir afin de déposer le bol. La tête basse, son regard roula discrètement vers les hommes qui ne la quittaient visiblement pas du regard, alors que l’un d’eux lui barrait la route vers la sortie arrière. Étais-ce voulu? Dans tous les cas, elle ne chercherait pas à passer entre ses pattes, elle n’y croyait pas vraiment. Le propriétaire lui jeta un bref regard. Visiblement, il semblait peut-être un peu s’inquiété pour elle, il n’était tout de même pas aveugle. Treize lui jeta un bref regard puis, avisant que la voie était libre, s’élança telle une gazelle à l’extérieur, par la porte avant sans même jeter un regard vers l’homme qui l’avait interpellé.

En moins de deux, elle poussa la porte et sauta les quelques escaliers pour entamé sa course effréné afin de fuir au plus vite la menace. Tout en courant, elle enfila comme il se devait son sac à dos sur ses épaules, puis observa les alentours rapidement. La pluie glacé qui tombait sur elle ne faisait que lui donner d’avantage l’adrénaline nécessaire pour fuir. Ses cheveux, déjà trempée, voltigeaient derrière elle. Elle connaissait mal le Royaume, mais elle ne comptait pas rester sur les rues principales. C’était un peu idiot comme idée, mais ce qui aurait été encore plus idiot aurait été de courir en plein milieu d’une grande rue principale et vide où ont pourrais la localisé trop aisément. Tournant un coin, elle jeta un bref regard au-dessus de son épaule. Merde! Évidemment qu’il la suivait! Elle accéléra la cadence malgré la lourdeur de son sac qui ballottait inconfortablement d’un sens et de l’autre. Elle avait au moins une bonne avance et aussi un excellent cardio. Elle finirait bien par mettre une bonne distance entre elle et…

Son souffle fut couper net alors qu’elle sentie une emprise contre sa taille aller à sens contraire de son élan. Laissant échapper une expiration bruyante, elle réalisa malgré elle qu’elle se faisait trainer vers l’arrière! N’y comprenant rien l’espace d’un instant et la panique la gagnant d’avantage, elle comprit qu’elle devait agir et vite, car la distance entre elle et les deux hommes se réduisait à une trop grande vitesse pour elle. Sous les paroles de celui-ci, elle n’eut pas besoin de se retourner pour réaliser qu’ils étaient dangereusement trop prêts et ces mots, ne firent qu’amplifier son état de panique. Hors de question!

Ses pensées, entremêlées par la panique, glissaient à vive allure dans son esprit. Avisant sa ceinture alors que ses pieds touchaient à peine le sol boueux, Il lui semblait que c’était par celle-ci qu’on la tenait. Elle n’était pas des plus éduqué, mais il était clair qu’il y avait une forme de magie dans tout ça! Sans plus attendre, elle détacha la boucle et tira sur celle-ci. Aussitôt, elle sentie la pression quitté sa taille, ce qui la fit littéralement basculé vers l’avant. Ses jambes déjà tremblantes plièrent suivi d’un léger cri de surprise de sa part, mais elle eut le bon réflexe de se rattraper de justesse avec ses mains. Maladroitement, elle fit quelques pas chancelant pour rattraper sa cadence sous les jurons du rouquin qui ne semblait pas bien heureux de la suite des évènements.

Prenant de nouveau de l’avance, un bref sourire se dessina sur ses lèvres en avisant au loin la forêt. Oui! Il la perdrait dans celle-ci, c’était évident. Bon, si elle se perdait aussi… Ce serait fâcheux, mais c’était tout de même mieux que de finir sous les griffes de ces hommes qui visiblement, voulaient sans doute lui faire payer le fait qu’elle les avaient volé, même s’ils ne le savaient pas encore sauf un seul, qui malencontreusement état le chef de la bande. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que ce petit ralentissement de plus tôt avec sa boucle de ceinture avait été suffisant pour permettre au reste des hommes de la contourner et de refermé l’étau sur elle.

Jetant alors un bref regard au-dessus de son épaule avec cette pointe d’inquiétude, elle poussa un autre cri de surprise en esquivant de justesse l’un d’eux qui venait d’apparaître sur sa droite, sortant de nul part avec la ferme intention de l’agripper. Celui-ci s’écrasa mollement dans la boue au sol tout en jurant. Elle ne prit pas la peine de l’avisé d’avantage qu’elle continuait déjà, en esquivant un deuxième. Merde! Elle accéléra comme elle put, mais la fatigue la regagnait malheureusement déjà et elle devait trouver un revirement à son avantage. Voilà pourquoi le repos était si important, merde de merde.

À cours d’idée, elle ne pouvait que devoir prendre son mal en patience et espéré que ses jambes ne cèdent pas sous elle. Malheureusement, elle n’eut pas la chance de connaître plus qu’il ne le fallait son endurance, puisqu’elle fonça directement sur un grand gaillard qui venait de sortir d’une ruelle et qui n’eut qu’à l’accueillir et l’emprisonner dans ses bras. Le choc fut assez brutal vue sa course et son visage alla directement se cogner contre sa cuirasse. Un peu sonner et totalement terrifier, Elle se mit à se débattre de plus belle alors qu’il la retournait pour faire face à leur chef qui N'était plus qu'à quelques mètres tout en l’obligeant à faire glisser son sac de ses épaules, qui tomba au sol. Ce fut assez pour qu’elle puisse s’empresser d’agripper la dague de l’un d’eux, puisque sa propre arme se trouvait dans son sac à dos, et elle lui ficha un bon coup sans trop visé, quelque part.

L’homme poussa un hurlement de douleur et sans doute de surprise tout en jurant. Il la relâcha certes, mais plutôt brutalement en la poussant sans ménagement pour avisé les dommages. Ses jambes cédèrent sous l’élan et elle s’effondra de tout son long dans la boue, sans la moindre grâce, vraiment. N’étant pas désireuse de rester pour voir la suite, elle avisa rapidement autour d’elle, merde! Elle avait peut-être encore le temps… Elle s’empressa d’essayer d’atteindre son sac, mais il était trop tard. Elle était encerclée. Tant pis. Le ramassant tout de même, elle tenta le tout pour le tout et se releva chancelante pour tenter de fuir par une ouverture, mais ont l’agrippa de nouveau et cette fois, bien fermement. Assez pour lui faire deux bonnes ecchymoses, elle faisait ce genre de marque à rien, de toute façon. Les deux hommes la tenaient par chacun de ses bras alors que ses jambes battaient vigoureusement dans le vide dans l’espoir d’en atteindre un.

- Lâchez-moi!!!

« Elle m’a piqué mon poignard et me l’a foutu en plein dans la cuisse!»

S’exclama sa victime à l’intention des autres, visiblement outré qu’une gamine l’ai aussi agilement dépouillé de l’une de ses armes, mais aussi en colère d’avoir sans doute une blessure aussi stupide. Treize, quant à elle, continuait de se débattre, l’adrénaline battant son plein. Des larmes de peur avaient rapidement remplis ses yeux, mais avec la pluie qui battait, ont n’y verrais que du feu et puis, sincèrement, elle s’en fichait! Elle n’avait rien d’un dur à cuir. Pour la calmer, ont resserra un peu la poigne autour de ses bras, ce qui lui arracha une grimace «Aie!». Elle releva la tête et remarqua le rouquin qui arrivait à leur auteur, le front rougit. Elle était terroriser et c'étais plutôt évident.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Mar 07 Fév 2017, 15:55

Il priait intérieurement les dieux pour qu’elle bifurque vers la droite, en direction de la forêt. Si tel était le cas, elle tomberait nez à nez avec le reste de ses hommes et serait coincée! Malgré la douleur qui irradiait de son front, Bel ramena toute son attention sur la gamine. Connor, derrière lui, gloussait un peu, visiblement amusé par le réflexe que la jeune fille avait eu en détachant sa ceinture pour se soustraire à l’emprise magique du rouquin. Elle était pleine de ressources, c’était évident!

Le chef des Loups d’Acier jubila en voyant la jeune fille bifurquer, puis courir à vive allure vers la forêt. Cette dernière jeta un regard par-dessus son épaule pour constater la progression des mercenaires, puis évita de justesse Ashton qui s’était jeté directement sur elle. Le bougre continua sa route et s’écrasa dans la boue. Beltram dut sauter par-dessus lui pour éviter de s’empêtrer les jambes dans son ami! Malcom tenta d’agripper à son tour la fugitive, mais cette dernière, agile comme un chat, esquiva le nouvel assaut avant d’augmenter la cadence en direction des arbres! Merde! Il ne devait pas la laisser filer! Finalement, c’est Lance – le jumeau de Malcom – qui eut la chance d’enfin mettre le grappin sur l’adolescente, s’étant préalablement planqué plus loin au pourtour d’une ruelle. Il n’avait eu qu’à bondir de sa cachette pour cueillir la fugitive dans ses bras musclés.

L’impact contre la cuirasse du mercenaire fut assez fort pour la sonner un instant, mais bien vite, l’adolescente se mit à se débattre comme un diable dans l’eau bénite alors que Lance faisait de son mieux pour l’immobiliser. « Du calme, du calme gamine! » Fit-il en la retournant pour qu’elle se retrouve face à Beltram. Une fois cette besogne accomplie, Lance s’affaira à lui retirer son sac des épaules et jeta ce dernier au sol. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, la voleuse tendit sa main vers la dague du gaillard qui tentait de la maîtriser, la retira de son fourreau et la planta directement dans sa cuisse lui arrachant un cri de douleur ainsi que nombre de jurons. Sans ménagement – et aussi par réflexe – Lance la poussa au sol avec force et ramena ses mains sur sa propre jambe blessée. La gamine tituba et s’écrasa face contre terre dans la marre de boue devant elle… Sous les yeux inquisiteurs de Beltram, elle agrippa son sac puis tenta une nouvelle fuite avant de se faire agripper par Ashton et Gavin qui la soulevèrent du sol, effectuant une forte pression sur chacun des bras de la jeune fille. Cette dernière les somma de la laisser partir et battait vigoureusement des jambes – dans le vide – probablement dans le but de les faire lâcher prise.

Elle avait du cœur au ventre, Bel devait l’admettre…

La voix de Lance s’éleva alors qu’il se plaignait de la blessure que lui avait infligée la petite voleuse. Sur ce coup-là, Bel n’était pas très fier de lui! Comment avait-il pu être aussi naïf de croire qu’elle ne tenterait rien pour se libérer?

- Franchement, Lance, ce n’était pas ton meilleur coup! Te faire blesser par une adolescente désarmée! Bravo! C’est du beau! Railla le semi-elfe qui se détournait du blessé sous les rires amusés de ses comparses.

Beltram marcha en direction de la gamine qui se débattait comme une folle, puis s’arrêta à quelques mètres d’elle, suffisamment loin pour éviter de recevoir l’un de ses pieds dans les parties génitales. Il la scruta, de la tête aux pieds, puis se contenta de croiser les bras sur sa poitrine alors qu’elle se débattait toujours malgré la pression accrue sur ses petits bras maigrelets. Ils restèrent comme ça un moment. La pluie tombait toujours comme un torrent et seul le souffle accéléré ainsi que les pleurs de l’adolescente se faisaient entendre. Pourquoi ne réagissaient-ils pas? Pourquoi se contentaient-ils simplement de l’observer? Pour la simple unique raison que le semi-elfe préférait qu’elle s’épuise avant même de tenter de la raisonner. L’adolescente se débattait de moins en moins et, visiblement, la fatigue prenait le dessus. Bien, bien. D’un simplement mouvement de tête, Bel fit signe à Ashton et Gavin de la relâcher. Ceux-ci la poussèrent vers l’avant et la voleuse tomba à genoux, dans la marre de boue qui les séparait elle et Beltram.

Le chef des Loups d’Acier fit quelques pas en avant, puis opta pour une position accroupie, dans la flaque de boue, à son tour. Il gardait une distance de deux mètres avec elle, ce qui serait amplement suffisant pour lui permettre de réagir advenant le cas qu’elle tenterait de s’en prendre à lui par surprise. Sans un mot, il planta son regard doré dans les yeux terrorisés de sa captive, puis se passa une main au visage pour repousser ses cheveux roux trempés par la pluie.

- Plus tu tenteras de nous déjouer, plus nous nous acharnerons à te maintenir en place, dit-il d’une voix calme afin de lui faire comprendre de rester tranquille. Est-ce que c’est bien compris?

Elle ne bougeait pas, mais à voir le regard qu’elle lui lançait, il savait qu’elle avait compris le message. D’une voix chevrotante, elle lui posa une simple question qui eut pour effet de le surprendre. Bel haussa les sourcils, puis esquissa un sourire en coin.

- Te tuer? Pourquoi? Pour avoir dérobé ma bourse que j’ai su récupérer à ton insu? Ce n’est pas un peu extrême comme châtiment? Une vague de confusion plana, un bref instant, sur les traits juvéniles de la voleuse. Je n’ai pas non plus l’intention de te couper une main, si c’est ce que tu te demandes. Mon allusion de tout à l’heure était simplement un avertissement : si tu ne mets pas plus de minutie dans tes vols à la tire, quelqu’un te coincera et tu subiras cette terrible punition… J’en ai vu trop souvent dans ma vie.

La gamine tremblait comme une feuille et il ne savait si c’était à cause de la température humide et glaciale ou si c’était par peur. Visiblement, elle se demandait ce qu’il lui voulait et ce questionnement était tout à fait justifié!

- Je t’ai vu à l’œuvre, plus tôt dans la taverne. Ton talent m’a intrigué et a su susciter mon intérêt. Le semi-elfe planta à nouveau son regard dans les yeux de l’adolescente, comme s’il tentait de sonder son âme de par sa simple perspicacité. Toutefois, le commentaire que cette dernière émit le surprit de nouveau. Elle avait un de ces raisonnements! Quoi?! Non pas comme ça! Oh bon sang, ne le prends pas mal, mais je ne suis pas attiré par les gamines comme toi. Tu as quoi, 11 ans? Je ne suis pas ce genre de porc, faut pas m’insulter non plus! Les comparses de Beltram rigolèrent, visiblement amusés par la répartie de la jeune fille. Tu vois, c’est ton habilité à voler les gens qui m’intéressent, pas ton corps maigrichon. Elle était réellement minuscule, voire même rachitique… pauvre gamine. Écoute, je te donne deux choix : soit nous discutons ici même sous la pluie et dans cette marre de boue, soit nous revenons à la taverne pour discuter autour d’un repas chaud. Dans tous les cas, tu seras au beau milieu d’un endroit public, alors les chances qu’il t’arrive quelque chose seront considérablement réduites. Mais première des choses : je m’appelle Beltram. Et toi? Il écouta la jeune femme bégayer un prénom factice. Elle lui mentait… Et même si ça lui puait au nez, il se contenta de prendre une grande inspiration : il avait affaire à une enfant terrorisée, c’était normal qu’elle tente de le rouler. Okay, on reprend ça une deuxième fois. Je sais que tu me mens. Je t’épargne de la salive inutile : tu ne peux pas me mentir, c’est comme ça. Je saurai instinctivement que tu me dis un bobard. Alors comment t’appelles-tu? Treize? Parfait, Treize. Lève-toi et marche, on revient à la taverne du Cochon Volant.

Le groupe de mercenaires encercla la jeune fille tremblotante, puis se dirigea vers l’établissement, de concert. De toute façon, Treize avait – pour le moment – tout à gagner et rien à perdre! Elle reviendrait au chaud, aurait un repas complet et probablement même un toit sur la tête pour la nuit. Quoi de mieux? Après de longues minutes de marche en silence, Beltram fut le premier à pousser la porte de l’établissement. La chaleur des lieux leur faisait un bien fou et un délicieux fumet de bouillie de légumes racines et de sanglier embaumait l’air. Bon… lui, ses hommes et Treize avaient tous une mine affreuse, l’état trempé et boueux de leurs vêtements jurant avec l’ambiance plutôt festive. Mais que pouvaient-ils y faire?

Un air soupçonneux au visage, le tenancier de l’établissement s’approcha du groupe, avisant rapidement la gamine qu’il avait engagé un peu plus tôt.

- Pardon d’être partis si vite, Monsieur, fit Beltram d’un ton très calme malgré le terrible état de son groupe. Vous semblez vous demander ce que nous voulions à cette petite? Eh bien, pour dire vrai, il s’agit de ma sœur, Rose, qui est en fugue depuis un certain temps. J’espère qu’elle ne vous a pas trop importuné au courant de la soirée! Rose, remercie ce gentilhomme de t’avoir permis de manger sans payer et de travailler pour te faire des sous.

Beltram tourna la tête et planta ses yeux dans ceux de l’adolescente, attendant qu’elle s’exécute. Il avait volontairement choisi un autre pseudonyme pour elle, ne sachant pas trop à quel point elle pouvait être recherchée. De toute façon, mieux valait qu’elle reste dans l’anonymat… La plantureuse rouquine s’approcha du groupe, camouflant du mieux qu’elle pouvait le dégoût de tous les voir si trempés et boueux.

- Beltram? Je viens vous aviser que votre rendez-vous est arrivé depuis quelques minutes maintenant… J’ai conservé votre réservation, en espérant que vous seriez rapidement de retour…


Bel hocha de la tête, puis fit signe à ses hommes de le suivre. Bon… Il aurait aimé être plus présentable pour rencontrer Blackwood… Malgré tout, les Loups d’Acier s’avancèrent vers le client, Connor poussant Treize afin de la faire avancer. Malgré tout, Blackwood tendit la main et serra celle que lui tendait le rouquin.

- Pardonnez mon état pitoyable, Sir Blackwood. J’ai dû régler un cas urgent. Asseyez-vous et parlerons affaires. Les hommes s’installèrent et Bel fit signe à Treize de s’asseoir avec eux. Il leva une main et héla la serveuse rousse. Mademoiselle, pourriez-vous emmener un bol de bouillie de sanglier à ma sœur? Avec du pain chaud et du thé. C’est moi qui paierai l’addition. Oh et rajoutez deux parts de clafoutis à la framboise comme dessert. Un pour elle et l’autre pour moi. Merci.

L’adolescente avait les yeux ronds de surprise. Bel se contenta d’esquisser un sourire en coin, puis ramena son attention vers Blackwood. Les deux hommes entamèrent les négociations, le demandeur prenant la peine d’exposer sa situation aux mercenaires qu’il désirait engager. Entre-temps, la serveuse emmena son repas à la jeune fille et cette dernière commença à l’engouffrer à une vitesse phénoménale sous les yeux étonnés d’Ashton qui faillit éclater de rire! Et bien! C’était comme si elle n’avait jamais mangé de sa vie! Une vraie ogresse!

Les négociations allaient de bon train et les autres Loups d’Acier posèrent également des questions au demandeur, visiblement tous curieux. Ce coup était l’un des plus gros dans lesquels ils s’étaient impliqués. Beltram écoutait les jumeaux qui prenaient maintenant la parole tout en mangeant son dessert aux framboises et nota, du coin de l’œil, la gamine qui grelottait toujours un peu, même après avoir fini de manger son repas colossal. Levant une main, il héla à nouveau la serveuse qui s’approcha d’eux.

- Pardonnez-moi de vous importuner de nouveau mademoiselle, mais j’ai fait réserver vos cinq meilleures chambres au nom des Loups d’Acier. L’une d’elles – la numéro 5 – a un bain d’intégré. Pouvez-vous demander à ce qu’on le remplisse d’eau chaude? C’est pour ma petite sœur qui est littéralement frigorifiée. J’ai peur qu’elle ne tombe malade, vous comprenez?

Son charisme était indéniable. Charmée par son attention, la jeune femme esquissa un sourire attendri, puis se pencha vers Treize avec un regard attentionné, lui déclarant par le fait même qu’elle viendrait la quérir dès lors que la baignoire serait prête. Elle tourna ensuite les talons et fit signe aux femmes de ménage afin qu’elles s’activent à la tâche.

Beltram tourna ensuite son regard vers l’adolescente.

**[Treize] Je suis désolé de ne pouvoir discuter affaires avec toi dans l’immédiat. Fit-il par la pensée. Je ne sais pas combien de temps les négociations dureront. Va profiter du bain comme bon te semble. Tu remarqueras que tu as le champ libre. Si tu décidais de partir, je ne te retiendrais pas. Toutefois, sache ceci : si tu acceptes d’écouter mon offre, tu auras l’opportunité d’avoir un repas chaud régulièrement, un toit sur la tête et un salaire te sera versé. Comme tu l’as sans doute remarqué, nous sommes des mercenaires et tes talents de voleuse pourraient très certainement nous être utiles. Je ne t’en dis pas plus, je te laisse prendre ta décision.**

Il ramena son attention sur Blackwood, engageant la discussion sur le salaire qui leur serait promis en guise de récompense. Au bout d’un moment, la serveuse aux cheveux roux vint quérir Treize… et Bel se demanda si cette dernière allait profiter de sa solitude pour foutre le camp… ou pas.
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Treize
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Mar 07 Fév 2017, 23:55

Toujours les jambes battant dans le vide, Treize tentait en vain d’atteindre n’importe qui. Elle savait bien qu’elle était coincée. À moins qu’on ne la lâche, elle ne voyait pas vraiment comment elle arriverait à se libéré et fuir, si ce n’étais qu’un coup de chance, mais elle n’y croyait plus. Elle était officiellement coincée. Pourtant, elle continuait. C’était sans aucun doute l’adrénaline et la peur qui la poussait à agir de la sorte, mais aussi le fait qu’elle ne comptait pas s’avouer vaincue, même si elle le savait. Elle se battrait jusqu’au bout si c’était le cas, du moins, du mieux qu’elle le pourrait. Si cela pouvait ralentir l’inévitable… Même si elle n’avait encore aucune idée de ce qui l’attendais vraiment, son peu d’expérience dans la vie faisait toutefois en sorte qu’elle se doute bien que l’issus n’aurait rien d’agréable, pourquoi ce serais le contraire de toute façon? Il arrivait que des choses moches aux plus faible et visiblement, là, c’était elle la plus faible.

Elle ne fit pas vraiment de cas au commentaire du Chef du groupe d’homme, puisqu’il ne s’adressait pas à elle et qu’elle était encore trop occuper à se débattre de toutes ses forces. Même s’il l’avait mentionné, cela ne lui donnais non plus aucune information sur ce qu’ils allaient faire d’elle. Ils c’étaient contentés de rire, tout simplement. Elle, elle n’avait pas le temps de trouver cela amusant, ni d’être fière d’elle. Après tout, elle était dans le pétrin et visiblement, jusqu’au cou. Elle se débattit donc encore, frapper par une nouvelle vague alors qu’à travers ses cheveux collé sur son visage, elle avait remarqué que le rouquin avait encore un peu avancé, puis, avant croisé les bras en l’observant. Il devait se marré… C’était évident. Rageuse, elle continua, mais elle dû bien se rendre à l’évidence qu’elle s’épuisait pour rien, d’ailleurs, elle ressentait la fatigue la frapper de nouveau de plein fouet jusqu’à presque l’engourdir. Elle finit donc par ralentir, se ravivant si on replaçait la poigne autour de ses bras, dans l’espoir vint de se déprendre, mais rien. De toute façon, valait mieux qu’elle se ménage pour le peu de force qu’il lui restait…

Après un moment, lorsque visiblement le mercenaire sembla juger qu’elle c’était suffisamment calmé, celui-ci hocha de la tête en leur direction. Aussitôt ont la relâcha, la poussant vers l’avant sans nécessairement le faire brutalement, mais ses jambes cédèrent tout de même sous son poids, pliant les genoux et tombant directement sur ceux-ci dans la boue, ce qui lui arracha une grimace d’inconfort à travers sa tignasse immaculée qu’elle balaya d’un mouvement vif de la main avant de choisir de lever un regard inquiet vers son interlocuteur qui la fixait, pour finalement prendre la parole. Ses mots étaient remplis de sens… Oui. Bien qu’il fût calme, elle n’aimait pas du tout le ton de sa voix. C’était sans doute parce-qu’elle avait du mal à digérer le fait de devoir lui ‘’obéir’’ et qu’au fond, elle refusait cette option qui semblait malheureusement être la seule… Se mordant donc la lèvre inférieure pour retenir un hoquet dû à ses sanglots discret, elle ne put s’empêcher de poser une question de sa voix tremblante. Elle pouvait bien savoir ce qu’on lui voulait, non?... Même si quelque part, elle craignait la réponse et ne voulait sans doute pas l’entendre.

-Vous aller me tuer?

Sa voix avait été tremblante, mais au moins elle n’avait pas mis deux heures à formuler celle-ci. Sa question sembla surprendre son interlocuteur, ce qui sincèrement, lui fit presque plus peur. Ils voulaient quoi alors?... Celui-ci ne se fit pas prier pour lui répondre et semblait même se demandé pourquoi elle pouvait pensée une chose pareille… Cela la déstabilisa de plus belle. Lui demandait-il sincèrement cela?... Sans doute avait-il remarqué l’incompréhension qui devait être assez facile à lire sur son visage. Il sembla aussitôt vouloir la rassuré sur le fait que ses deux mains elles aussi, resteraient en place. Alors il avait simplement fait une allusion plus tôt et non une menace… Il fallait qu’il avoue tout de même que cela pouvait porter en soit à confusion… Surtout avec ses brutes qui c’étaient lever juste après sa phrase, dans la Taverne. Comment aurait-elle dû voir la chose? Elle ne voyait pas, mise à part voir cela comme une menace.

Alors qu’il parlait, le fait de ne plus bouger et d’être dans une flaque, sans compté la pluie qui avait complètement trempé ses vêtements qui étaient tout sauf imperméable, elle tremblait et pas juste un peu. Elle tremblait comme une feuille et était littéralement frigorifié… Et sans doute encore effrayer, ce qui ne devait en rien l’aider à pouvoir contrôler ses soubresauts. Instinctivement, elle ramena ses mains sur ses bras, espérant trouver une certaine chaleur quelconque et aussi sans doute un peu de réconfort dans cette situation désagréable. Son regard parcourait les environs, discrètement. Elle ne pouvait s’empêcher de pensé à Arthur, tout comme au fait de calculé ses chances de fuite, encore.

Sa façon dont il avait de plonger son regard dans le sien était déconcertante et plutôt désagréable. Elle avait l’impression qu’il cherchait à voir ses pensées les plus profondes ou qu’il y arriverait et elle détestait cette sensation d’être ainsi à la merci de quelqu’un. Elle détourna donc celui-ci, avisant son sac à dos qui trainait dans l’eau. Parfait. Même sa maison était complètement détremper, maintenant. Et puis, pourquoi pensait-elle à ça? Même s’il lui disait qu’il ne la tuerait pas, elle n’était pas des plus convaincue après tout. Elle en avait entendu des choses qui n’avaient pourtant aucun sens avec les paroles. Des ‘’je ne te ferais pas de mal’’ mais qu’au final, elle finissait comme une crêpe au sol après un vol planer, ce genre-là quoi. Suscité son intérêt? Elle ne put s’empêcher de lui afficher un air dégoûté.

-Inté… Q… Quoi?... Euh… Écoute. Pour ça… Il y à la jolie serveuse rousse qui te faisait de l’œil, mon vieux… Tu risques cent fois plus de prendre ton pied… De plus el…

Le mercenaire la coupa dans sa lancé. Visiblement ils c’étaient mal compris? Mais il voulait quoi à la fin!!! Se renfrognant, elle le dévisageait toujours pendant ses justifications. 11 ans? Elle poussa un bref soupir, visiblement irrité. De toute façon, même s’il lui disait qu’il n’était pas de ces porc, elle n’avait visiblement que sa paroles comme preuve et cela ne lui suffisait pas. Elle ne lui faisait pas confiance et elle ne voyait pas pourquoi ce serait différent. S’il voulait parler avec elle, il y avait de meilleures façon d’approcher quelqu’un que de la menacer qu’elle pouvait perdre sa main, puis que ses gorilles viennent renchérir de leurs présence. Elle avait paniqué, OKEY???!!! Puis, il lui expliqua un peu ‘’mieux’’ le genre d’intérêt qu’il lui portait. Visiblement, son habileté dont il parlait n’était pas au point, puisqu’il l’avait coincé… Mais… Personne encore dans les autres brutes n’avait semblé remarquer qu’il leur manquait leur bourse… Alors peut-être que quelque part il disait vrai, mais elle était loin d’être convaincue, très loin…

Continuant sur sa lancer en ignorant visiblement son air toujours méfiant, il lui proposa deux options. Relevant donc un regard légèrement intrigué, voire peut-être même découragée en sa direction, il continua. Ainsi donc, il lui proposait des choses tout de même plus descente que ce qu’elle avait pu entendre par le passé. C’était tellement quelque chose de différent, qu’elle se contentait d’arquer un sourcil, perplexe. Au moins, la seule chose qu’elle reteint fut ‘’endroit publique’’ et ‘’repas chaud’’. Il était vrai que… C’était un peu mieux que la flaque dans laquelle elle se trouvait, toujours à genou. Il enchaîna en se présentant, lui demandant ensuite son prénom. Comme si de rien était et comme si c’était tout à fait naturel, elle en sortie un au hasard. Après tout, elle avait l’habitude de jouer des personnages, pondre un nom aussi rapidement qu’on le lui demandait n’avait rien de difficile en soit.

-Ol… Olivia.

Lâcha-t-elle tout bonnement, du moins, du mieux qu’elle le put à travers ses tremblements. Cela n’eut pas vraiment le résultat escompté puisqu’il nota aussitôt qu’elle le bernais. Comment avait-il fait? Elle ne le saurait pas vraiment, du moins, pas tout de suite, mais ce qu’il lui dit fut toutefois suffisament convainquant pour qu’elle ne cherche pas trop à jouer encore le jeu…

-T… Treize…

Généralement, les gens la croyaient encore moins les rares fois qu’elle avait dit son nom. Au bordel où elle vivait, à chaque fois ont lui disait de cesser de rigoler et de dire son vrai nom. Donc, elle le répétait toujours deux à trois fois, jusqu’à ce qu’elle frôle l’énervement et qu’on la prenne au sérieux. D’un autre côté, elle était presque heureuse qu’il la croit. Elle n’avait pas vraiment l’énergie pour jouer à ce jeu ce soir…

Beltram lui mentionna alors de se lever, puisqu’ils retournaient visiblement à la même Taverne qu’elle avait fui plus tôt. Elle lui jeta un bref regard interloqué… De la manière où ils étaient partie, même elle trouverait sa louche de revenir avec eux au même endroit… Mais, voyant que finalement il ne lui laissait pas trop le choix – De toute façon elle préférait l’option bouffe et chaleur que flaque et froid- Elle finit par se lever et ramassé son sac qu’elle secoua un peu rageusement pour le garder dans sa main, puisqu’il dégoulinait sur le sol alors qu’on l’encerclait. Étais-ce vraiment nécessaire? Cela ne faisait que la rendre plus nerveuse. Bon, c’était vrai qu’elle avait aussitôt commencé à se crée un plan à l’esprit afin de leur faussé compagnie, mais ce n’étais qu’un détail.

Chacun de ses pas lui était difficile. Tout de même un peu fière, elle se refusait de le laissé paraître, se contentant de garder la tête baissé en fixant ses pieds, de plus en plus résignée. Elle fut tout de même étrangement soulagée de réalisé qu’ils se rendaient vraiment dans une Taverne et la même, comme il lui avait dit. Après tout, on ne savait jamais. Celui-ci entra en premier, suivis de sa frêle personne ainsi que de ses hommes. Si elle aurait voulu tourner les talons, elle aurait dû littéralement leurs passé entre les pattes, ce qui aurait été impossible, mais, la chaleur qui la frappa et la douce odeur de nourriture lui donna presque envie de soudainement pressé le pas. Il lui avait promis un repas chaud, c’était vrai? Il ferait ça? Pourquoi son ventre réfléchissait pour elle en ce moment? Merde de merde… Que ça sentait bon. Son ventre gronda et elle y posa la main, visiblement gêné alors que l’un des mercenaires lui avait jeté un regard oblique. Presque amusé. Ce n’était pas drôle! Se renfrognant, elle jeta un bref regard vers le Tavernier qui observa le groupe tout en s’approchant d’eux, un air soupçonneux au visage. Il y avait de quoi! Elle se demanderait bien ce qu’il inventerait pour…

Elle retint sa mâchoire de tomber en voyant à quel point il était un fin manipulateur, presque aussi doué qu’elle. Le Tavernier le cru comme si de rien était. Ils n’avaient aucun air de famille! Bordel que les gens étaient stupide! Écoutant ses propos, elle ne put cependant s’empêcher de jeter un regard noir au Chef de la bande qui lui demandait en plus de s’excuser. Il planta ensuite son regard doré dans ses iris verdoyant avec insistance. Elle bouilla soudainement intérieurement. Elle n’avait qu’une seule envie: Lui tenir tête! Malgré sa position précaire… Elle n’avait pas à le faire! Elle n’était ni sa sœur ni en fu… Bordel.

-Pardonnez moi... M’sieur.

Fit-elle en détournant le regard ailleurs. loin dans la salle. Tien. Elle croisa même ses bras sur sa poitrine, signe que cela ne l’enchantais aucunement et que ça avait été très difficile pour elle, tout de même. Après tout, elle considérait avoir mérité sa soupe de plus tôt. Il n’avait aucune idée de ce que c’était que de trainer dans les rues. De plus, elle les avait bien démmerdé, avec tous les clients qu’ils avaient eus. C’était donnant-donnant. Bon valait mieux qu’elle pense à autre chose. Entre temps, la plantureuse rouquine c’était approcher d’eux, non sans attardé sont regard sur l’état de leurs vêtements. De plus, rien qu’à cause d’eux, une bonne flaque boueuse c’était formé sous le groupe. Quoi qu’il en soit, elle leur mentionna que leurs rendez-vous était arrivé. Ah? C’était pour ça qu’ils étaient là, plus tôt, alors. Un peu intriguée malgré elle, elle sursauta lorsque l’un des mercenaire la poussa au niveau de l’épaule pour ‘’l’invité’’ à avancer. D’un mouvement sec, elle roula l’épaule, non sans lui jeter un regard noir qui voulait tout dire: Pas touche! Cela sembla l’amusé et il n’en fit strictement aucun autre cas.

Roulant le regard dans la salle, elle ignora un peu les présentations de Beltram et son rendez-vous. Un certain Blackwood qui ne lui disait strictement rien. Trop occuper à se demander si le plan… D, E, F ou G, elle ne savait plus trop pourrait fonctionner, elle réalisait qu’elle était la seule à ne pas encore avoir pris place alors que le rouquin lui fit signe de s’assoir à côté de lui. Évidemment. Il voulait la tenir à l’œil. Lorsqu’il leva la main pour interpeller la serveuse, Treize ne put s’empêcher de sursauter en un bref mouvement de recul qu’elle espéra qu’aucun des hommes présent n’avait remarqué. Elle se mordit l’intérieur de la joue et se contenta de placer son sac entre ses mollets, se disant que son pain devant être… Complètement perdu. Qu’elle gâchis. Ses pensée virevoltèrent bien aisément ailleurs lorsqu’elle entendit d’une oreille, au début distraite la commande du mercenaire. De la bouffe! Soudainement intéressé, elle leva la tête vers Beltram les yeux sans doute aussi grand que des billes, puis la serveuse, puis encore une fois Beltram, puis le bois de la table devant elle, gênée. Clafoutis à la framboise. Elle n’avait aucune idée de ce que c’était, mais ça sonnait foutrement bon pour sa bouche. De toute façon, tout le reste lui semblait foutrement bon… Mais le clafoutis. Bouilli de sanglier chaud, pain, thé. Son ventre gronda de nouveau et elle y reposa prestement sa main, faisant une brève pression pour étouffé le son, presque honteuse à l’idée que quelqu’un entende à quel point elle était en fait… Affamé.

Pendant que les adultes discutait, elle, elle se contentait d’angoissé sur la suite des évènements. C’était bien beau toutes ces belles attentions, cette bouffe surtout, mais n’empêche qu’elle lui devenait donc redevable… Et personne ne faisait jamais, jamais rien gratuitement. Nulle part. Même si ses prouesses de voleuses semblaient en être la cause, elle restait méfiante. Elle laissa de côté ses pensée lorsqu’on lui déposa un bol fumant de bouillis, avec un pain, un thé et… Ce fameux clafoutis. Bon. Elle ne devait pas jouer les impressionnables. Elle garda donc un bref moment ses mains sur ses cuisses en avisant le contenu de son repas. À elle. En fait, elle voulait garder cette précieuse image à l’esprit. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu autant de chose! Elle ne put s’empêcher une certaine pointe de culpabilité pour Arthur. Alors, elle coupa son clafoutis en deux part égale et se dit qu’elle pourrait la garder une ou deux journée tout au plus. Si jamais elle le revoyait, elle la lui donnerait, sinon bah, elle la mangerait… C’était simplement un peu gênant de l’emballé comme ça devant tout le monde… Alors elle engouffra une moitié sans plus de cérémonie et laissa l'autre de côté et l'emballerais discrètement quand on ne regarderait pas… Puis, elle commença donc à manger le bouilli sans se faire prier, croquant dans le pain, puis, prenant des gorgées de thé même si elle sentait sa gorge lui brûler. Au moins, sa la réchauffait intérieurement et ouf, son ventre était trop petit pour autant de chose d’un coup, mais tant pis! Elle mangeait à une vitesse sans doute plutôt faramineuse pour les autres, mais elle ne le remarqua pas trop. De toute façon, c’était le genre de repas qu’il fallait s’empresser d’avaler pour toute sorte de raison. Enfin, elle ne savait pas trop laquelle, on ne lui volerait rien… Mais si jamais. Oui, si jamais ils devaient partir en vitesse, ou qu’une bagarre éclatais, ou… Ou… Bref. Pas question de passé à côté.

Elle termina son repas dans le temps de le dire et avait même eu la chance de profité d’une serviette pour y enrouler discrètement sa moitié de clafoutis au fraise à l’intérieur pour ensuite la glissé dans ses poches en souhaitant ne pas trop l’écraser. Les hommes discutèrent et elle ne put s’empêcher de suivre discrètement la conversation. Ils allaient faire quoi au juste? En tout cas, elle ne les connaissait pas, mais visiblement, ils trempaient dans des choses bien louches. C’était le genre de personne qu’elle évitait, parce-qu’ils étaient toujours, du moins, de ce qu’elle avait vue jusqu’à maintenant, pas du tout digne de confiance. Cela confirmait aussi ses doutes du fait qu’ils étaient vraiment des mercenaires. Merde, elle avait le jack pot. Il ne fallait pas rigoler avec ces gens-là…

Beltram appela de nouveau la serveuse. Treize n’en porta pas grande attention, se concentrant sur son léger mal d’estomac dû à la trop grande quantité absorbé en si peu de temps. De plus, le mélange entre la digestion et le froid qui lui transperçaient la peau avec ses vêtements humides étaient vraiment… Presque désagréable, mais elle ne s’en plaignait pas. Après tout, elle avait au moins le ventre plein et aurait sans doute continué à manger jusqu’à ce que mort s’en suive. Elle fut un peut surprise en entendant le mercenaire mentionné qu’il avait réservé cinq chambre et évita de lever le regard qui aurait sans doute trahis le fait qu’elle était un peu impressionné. Visiblement, il roulait sur l’or, lui. Pas comme elle. Elle jeta un bref regard surpris cependant lorsqu’il demanda qu’on lui prépare un bain. Quoi? Pourquoi un bain?... Ça c’était louche, mais bon, elle comprit un peu la suite de ses propos. C’est vrai qu’elle craignait elle-même d’attraper un truc et ce n’étais vraiment pas nécessaire. Tombant directement dans le panneau, la serveuse sembla touché par son intention de gentil grand frère et se pencha même vers elle pour lui indiquer qu’elle l’aviserais quand tout serais prêt, déposant gentiment sa main sur son épaule, puis quitta prestement pour préparer le tout. C’était trop d’attention pour elle, qui ne valait rien aux yeux de personne habituellement. C’était… Presque malaisant.

Elle fut interrompue dans ses pensées par un message télépathique. Du moins, c’était la première fois qu’on communiquait de la sorte avec elle mise à part Arthur, alors elle sursauta. Son regard alla instinctivement vers le mercenaire, fronçant les sourcils. Il était vraiment bizarre ce mec! Repas chaud, toit, salaire… Berk s’il savait le lien qu’elle pouvait faire en ce moment dans son esprit… Mais… Il lui donna au moins quelques informations sur ce fameux interêt qu’il avait pour elle. Une voleuse? Une chance pour lui qu’il lui avait précisée. Cela l’intrigua tout de même un peu. En quoi pouvait-elle être utile à un groupe comme le sien? Bref… Elle ne lui répondit pas. Elle avait même choisi de regarder un peu les alentours alors que le groupe d’homme avait repris la discussion comme si cet échange n’avait jamais eu lieu. Quand on parlait d’argent cependant, son attention était tout autre. Pour ne pas le laissé paraître, elle jouait les indifférente, mais les entendre parler de sommes aussi élever avait de quoi… Intéressé n’importe qui. Elle était bien loin du compte avec ses trois bourses volé dans son sac alors qu’elle croyait avoir fait l’affaire du siècle. De toute façon, après un certain montant, elle était totalement larguée. Elle ne savait pas compter et ces chiffres, pour elle, était déjà trop élever pour suivre quoi que ce soit.

De toute façon, la serveuse vint la chercher, lui indiquant alors que son bain était prêt. Sans trop demandé son reste, elle se leva et la suivi sans même jeter un regard à Beltram, ni à aucun autre d’ailleurs, trainant son sac avec elle. Docilement, elle marchait derrière la serveuse qui lui demandait pourquoi elle avait fui, qu’elle semblait avoir un bon grand frère qui prenait soin d’elle et que tous n’avaient pas cette chance. Ce contentant de garder le silence sous ses gentilles remontrances, Treize fini par entré dans la chambre qu’elle lui désigna, lui demandant si tout lui convenait. Euh… Oui? Hocha la tête, elle fixait les lieux, un peu impressionnée. Bon, ce n’étais pas difficile en soit, la jeune fille était déjà d’avance facilement impressionnable peu importe le genre de commodité. Satisfaite, la serveuse lui mentionna que ses vêtements qu’elle avait oublié plus tôt était sur la chaise qu’elle lui désigna. Heureuse, elle s’engagea dans la pièce alors qu’elle entendit la porte fermée derrière elle. Figeant sur place, elle se tourna vivement pour réaliser qu’elle était bien seule. Portant une main à sa poitrine, elle fit quelques pas pour tenir la poigner, hésitante, puis, mis le loquet.

Elle s’empressa de déposer son sac sur le sol prêt de la chaise et l’ouvrit pour vidé son contenu qu’elle étala tout autour. Tout était trempé, même son pain! Se mettant à genou, elle le déposa tout de même avec précaution afin de le faire sécher, le déposant sur un petit bout de vêtement à même le sol. Il serait sans doute trop dur une fois sec, mais il ferait tout de même le boulot face à un ventre vide. Elle retira de sa poche sa moitié de clafoutis qu’elle déposa à côté et s’occupa de déplier quelques vêtements un peu trouer et ses deux couvertures  afin de les étendre du mieux qu’elle le pouvait avec ce que lui offrait la chambre pour qu’elle sèchent bien. Non, visiblement, c’était une mauvaise idée de fuir ce soir.

Tout était trempé, mise à part ses vêtements qui avaient sécher. Avec la pluie qui ne se calmait pas, elle serait de nouveau tremper et passerait la nuit dans le même état qu’elle se trouvait présentement. Bon, son manteau pourrait la protéger un moment, mais elle devrait en marcher une bonne pour s’éloignée suffisamment des lieux pour ne pas qu’on lui remette le grappin dessus. Elle ne croyait pas vraiment que Beltram se serait donné tous ce mal pour ne pas la poursuivre, même s’il avait dit le contraire. Aussi, aussi stupide que cela pouvait paraître, il lui avait presque semblé sincère. Après tout, il lui avait répété sensiblement la même histoire deux fois et aussi à voir l’argent qu’il semblait détenir, elle commençait fort à douter que son grand plaisir était les gamines maigrichonnes, comme il avait dit, mais bon.

Une fois sa besogne terminée, elle observa les lieux avec une nostalgie qu’elle ne désirait pas. Cela lui faisait pensée à la petite chambre où elle avait vécue avec sa mère. Bon, elle était un peu plus grande et beaucoup moins miteuse, mais quand même. Les échos de rire et le brouhaha du bas faisait partie aussi de l’ambiance de ses souvenirs. Elle se dirigea vers le bain et y trempa le bout de ses doigts. L’eau était si chaude. Pourquoi résister? Pour toutes sortes de raisons… Mais un frisson eu raison d’elle. Non sans jeter quelques regards dans la pièce, comme si elle voulait de nouveau s’assurer d’être seule, elle alla chercher sa dague et revint vers le bain. Elle retira prestement ses vêtements qu’elle laissa tomber à ses pieds et entra dans celui-ci, déposant la dague à portée de main, juste au cas. Un soupir de confort traversa ses lèvres. Bon sang! Elle n’arrivait même pas à se souvenir c’était quand la dernière fois qu’elle avait eu droit à un bain chaud, de surcroit! Une fois installé, elle se ramollie aussitôt, fermant les yeux et restant ainsi un moment. Après quelques minutes, elle sentie le sommeil la gagné trop rapidement à son goût. Elle se redressa donc et entreprit d’en profiter pour se nettoyer comme il se devait. Elle avait dû perdre au moins… cent livres de crasses. Enfin, tout lui semblait pire maintenant qu’elle était dans un bain chaud. Bain chaud. Oh oui…

Elle ne savait pas trop combien de temps elle y était resté, mais visiblement, suffisamment pour que l’eau deviennent à la même température ambiante de la pièce. Cela avait eu le bon côté de la réchauffée et de la détendre et sincèrement, elle y serait resté encore un bon moment si ce n’aurait été du fait qu’elle devait se vêtir. Elle n’avait vraiment pas envie qu’on la surprenne ainsi, malgré le loquet. Sortant donc de l’eau, elle enroula une serviette sous ses bras et sortie du bain fredonnant à son insu une chanson d’ont elle ne connaissait que le refrain. Elle se dirigea vers ses effets personnels sur la chaise et les enfila pour se permettre ensuite d’avisé son reflet dans le miroir qui trônait dans un coin afin de démêler ses cheveux patiemment avec sa brosse à cheveux un peu vieille, mais qui faisait du bon boulot tout de même.

Si ce n’aurait pas été de cela, peut-être ne l’aurait-elle jamais remarqué, mais, dans le miroir, elle capta un mouvement dans le mur qui attira son attention. Sans se retourner, elle s’approcha du miroir en fronçant les sourcils pour réaliser avec horreur qu’on l’espionnait par un trou discret dans le mur. LA HONTE! Se raidissant aussitôt, elle se dirigea d’un pas furieux vers l’endroit et s’adossa un moment contre le mur afin qu’on ne la voit pas. Étirant un peu le cou, elle pouvait aviser un œil répugnant qui visiblement, semblait se demander où elle était passé. Sans attendre, elle enfonça son index sans ménagement dans le trou, alors qu’elle fut dégoûter par le contact moue et humide de l’œil alors qu’un cri s’éleva dans l’autre pièce.

-TIENS ESPÈCE D'ENFOIRÉ! J'espère que tu va être aveugle sale connard dégout...


Elle fut couper net non par le fracas, mais par les pas déterminer qui semblaient se diriger vers sa droite… Tournant instinctivement la tête, elle avisa une porte qui semblait joindre les deux chambres qu'elle n'avait pas remarquer plus tôt, dû à un auvent. Merde! Mais qu'elle erreur stupide de sa part! S’élançant à vive allure tout en poussant un jurons afin de s’assurer qu’il y avait un loquet et sinon de le mettre, elle reçut la porte qui s’ouvrit vivement en pleine poire ce qui la fit valser directement sur le dos, un peu sonnée. Avisant un homme aux traits tiré par la colère, traînant avec lui une affreuse odeur de boisson, elle put noter sans doute l’ombre d’un deuxième juste derrière, mais le coup de pied qu’elle reçut dans le flanc, malgré qu’elle tenta de se protéger la déstabilisa. Le souffle couper, elle sentie qu’on l’agrippa par les cheveux, puis le même visage vint dans son champs de vision.

«Enfoiré ein?!! Tu vas regretter ton geste, crois-moi là-dessus sale pute! Marvil, ame…. OUAARG….»

Sans lui laissé la chance de terminer sa phrase, Treize lui avait offert un magnifique coup de pied directement dans les parties génitales, ce qui fut lâcher l’homme qui plia alors que son acolyte s’enfonçais dans la pièce en coup de vent. Poussant un bref cri de surprise, Treize s’élança vers le bain pour y agripper sa dague puisque l'autre lui barrait la route pour sortir directement, sinon, c'étais évidemment l'option A de cette situation. Ont l'aggripa cependant par la taille, la soulevant littéralement du sol, le mouvement brusque eu raison de son visé qui rata larme de quelques centimètres, la frôlant du bout des doigts alors qu’elle s’enfonça dans l’eau du bain en un son typique d’échec aquatique sous les yeux impuissant de la voleuse. Elle voulut crier, mais on déposa une main sans ménagement sur sa bouche qu’elle tenta bien entendu de mordre, mais rien n’y faisait. Ce débattant comme une diablesse, elle vit cependant du coin de l’œil Beltram qui semblait être arrivé, peu importe la voie qu’il avait emprunté. Les deux hommes, visiblement surpris, semblèrent soudainement nerveux. Sans doute pensait-il qu’elle avait elle-même loué cette chambre et qu’elle s’y trouverait seule. Et bien non! Pour une fois, elle peut-être heureuse de le voir...

Profitant de l’effet de surprise, elle réussit à ramener ses mains sur celle de son attaquant pour le mordre à pleine dent, laissant poussé un cri, il la balança littéralement de toute ses forces au bout de ses bras, visiblement rageur, dans le mur juste à côté. Même si ce n'étais vraiment pas le moment de rigoler, son corps choisi qu'il en avait assez pour ce soir. Du moins, sa tête qui avait cogné plutôt durement n'avait pas aprécier la chose. Tout ce qu'elle put remarquer fut le fait qu'elle eut le souffle couper suivis de la pire chose qui pouvait lui arrivé: Un trou noir.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Jeu 16 Fév 2017, 13:55

Ses yeux dorés se détachèrent de la jeune fille – qui suivait docilement la servante rousse – pour revenir sur son client. Blackwood parlait d’une problématique de brigands qui rôdaient un peu trop autour de ses cargaisons ces derniers temps. Certains de ses hommes avaient été pillés, puis tués sans le moindre préavis. Il avait besoin de guerriers talentueux et de confiance pour escorter une cargaison de taille jusqu’à Rubis, voire même Opale, d’ici environ 1 mois et demi. Beltram discuta avec lui, tentant de savoir ce que ce danger impliquait réellement. On lui parla également d’un droit de passage qui devait être pris en charge afin de pouvoir longer les frontières de l’ancien Béryl et le mercenaire ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin. Décidément, Vayrinn était intraitable et ne laissait personne frôler ne serait-ce que les limites de Kadrunn. Évidemment, le rouquin évita de faire mention du lien le rattachant à la jeune femme, puisqu’il voulait laisser Blackwood et les siens s’arranger eux-mêmes avec les berserks. Après tout, il n’avait rien à voir là-dedans et ne voulait surtout pas que son employeur croie qu’il pourrait avoir des passe-droits auprès du peuple barbare.

Les discussions allèrent de bon train et une entente fut scellée entre les Loups d’Acier et Blackwood. Un premier versement serait effectué avant le départ de Perle et le restant serait remis aux mercenaires une fois arrivés à Rubis. Beltram serra la main de son employeur et ce dernier prit enfin congé. Un silence plana un instant sur les guerriers et le semi-elfe roux esquissa un sourire amusé.

- Vous réalisez le pactole qu’on va se faire? Dit-il enfin, visiblement de bonne humeur. Nous mobiliserons tout le monde pour l’occasion! Je veux que nous soyons le mieux préparés possible pour mener cette mission à terme! Personne ne nous empêchera de toucher notre prime! Nous sommes les Loups d’Acier et nous montrerons à ces brigands de quel bois on se chauffe!

Les hommes de Bel s’exclamèrent avec joie, frappant de concert la table de leurs poings.

- Mais pour le moment, buvons! Tavernier! Emmenez nous des pintes de votre meilleure bière, c’est moi qui paie!

Les guerriers de Beltram s’écrièrent avec joie et le tenancier de la place ne se fit pas prier pour s’exécuter. Le petit groupe de mercenaires trinquèrent à leur future paie faramineuse et la bière coula à flot. Les rires étaient au rendez-vous et les claques amicales dans le dos également. Ashton, emballé par l’ambiance festive qui trônait (malgré leur tronche horriblement boueuse), sortit quelques dés pour s’amuser un peu avec ses potes. Bel déclina toutefois l’offre, songea à Treize qui était maintenant toute seule là-haut. Pas qu’il voulait vraiment l’importuner, mais il voulait savoir si elle leur avait faussé compagnie ou pas… Oh et puis, il lui devait bien quelques explications pour toute cette mascarade. Levant une main, le semi-elfe fit signe à ses compagnons qu’il passait son tour, puis il s’éloigna de la table pour se rendre jusqu’à l’escalier. Il grimpa les marches quatre à quatre et se rendit à l’étage supérieur où des cris parvenaient à ses oreilles effilées. Beltram fronça des sourcils. Mais qu’est-ce qui se passait merde?!

Un air interrogateur au visage, l’Opalien marcha dans le couloir qui menait aux chambres, puis entendit des bruits en provenance de la chambre qu’il avait réservée et qui était actuellement occupée par Treize. D’où il était, Bel put entendre les bruits saccadés d’une bataille et il comprit rapidement que la gamine n’était pas seule. Instinctivement, il glissa sa main sur la poignée de la porte et voulut la tourner, sans succès. Merde! Le loquet avait été installé! Sans plus attendre, il nota la chambre voisine (la numéro 6), puis réalisa avec joie que la porte n’avait pas été verrouillée. Le mercenaire s’engouffra dans la pièce et remarqua instantanément qu’une autre porte donnait sur la chambre numéro 5. Les poings serrés et le regard déterminé, le mercenaire s’avança puis s’arrêta dans l’embrasure alors que Treize était soulevée du sol par un homme bedonnant. Cette dernière, se débattant comme une furie, échappa une arme directement dans l’eau noircie du bain. Son agresseur s’empressa de plaquer une main sur sa bouche alors que le deuxième porc défaisait la braguette de son pantalon, un sourire grotesque aux lèvres. Il sortit son attirail et fit un pas vers la gamine quand, enfin, il sembla remarquer la présence du semi-elfe qui affichait maintenant un air complètement furieux. La mine déconfite des deux malfrats vint confirmer les doutes de Bel : ils n’étaient que des couards, rien de plus.

Treize profita du manque d’attention momentanée de ses agresseurs pour mordre la main qui la retenait avec force. L’homme bedonnant poussa un cri de douleur et l’envoya valser dans le mur près de lui avec violence. Le corps frêle de l’adolescente s’écroula au sol sous l’impact et il sembla qu’elle tournait de l’œil. Et merde… Les dents serrées, Bel marcha d’un pas rapide en direction du malfrat qui avait osé s’en prendre à la jeune fille au teint blafard.

- De quel droit OSEZ-VOUS vous immiscer dans la chambre que j’ai réservée?!!! Espèces de porcs!! Des enfoirés comme vous devraient être pendus sur la place publique!!! Les poings serrés, il fit un autre pas en leur direction pendant que les deux hommes, les mains en l’air, reculaient, visiblement effrayés. Et toi, du con, range-moi cette merde pendouillant entre tes cuisses, sinon, je la coupe sur le champ et je la jetterai en pâture aux rats de ruelles

- Sir, je vous en prie, calmez-vous! Nous ne pensions pas que la gamine était à vous. Nous vous laissons le champ libre pour la dépuceller si vous le désirez… mais si un élan de générosité venait à vous prendre, nous vous saurions gré si vous vouliez bien nous l’envoyer quand vous en aurez fini avec elle…

La bile lui montait à la gorge! Ils étaient réellement répugnants!! C’était une GAMINE, bordel de merde!! Dans un mouvement vif du bras, le semi-elfe attira jusqu’à lui par la boucle métallique la ceinture de l’homme qui tentait de ranger son engin dans son pantalon, puis alors que sa poigne se refermait sur la lanière de cuir, il se jeta sur l’homme bedonnant qui avait osé s’en prendre à Treize. Sans la moindre once d’hésitation, Bel entoura la gorge du gros porc avec la ceinture et serra avec force dans le but évident de l’étrangler. En plus il sentait le poisson!! C’était dégueulasse! L’homme tourna rapidement au rouge et tenta d’articuler quelconque parole inintéressante. Il se débattait, mais le mercenaire était plus fort que lui. Levant son regard doré sur le deuxième gaillard qui était présent en ces lieux, le semi-elfe cracha au sol à ses pieds.

- Donne-moi UNE BONNE RAISON de l’épargner! Sinon, je te jure que tu devras traîner son cadavre avec toi hors d’ici. PARLE!

Le deuxième agresseur tenta d’articuler quelques propos explicatifs, mais son bégaiement accentué par sa nervosité rendait le tout terriblement incohérent. Du coin de l’œil, l’Opalien vit la gamine reprendre conscience, ce qui le soulagea quelque peu. Lorsque les grands yeux verts de Treize s’ouvrirent – un peu confus tout de même – elle put voir Beltram, un genou en terre, qui retenait son agresseur tourné au cramoisie par la gorge à l’aide d’une ceinture. L’homme grassouillet était à moitié allongé au sol et était sur le point de perdre connaissance pendant que son compagnon, affolé (et absolument pas taillé pour la bataille), retenait son pantalon trop grand d’une seule main. Les yeux dorés du semi-elfe croisèrent ceux de la jeune fille, puis il relâcha enfin sa poigne, préférant ne pas tuer le bougre en présence de l’adolescente. Ce dernier râla bruyamment et prit de grandes lampées d’air de son souffle rauque. Il tremblait de la tête aux pieds, mais Bel en avait rien à foutre. Le chef des Loups d’Acier opta pour une position debout, puis flanqua un violent coup de pied dans les côtes du grassouillet qui ne trouva rien de mieux à faire que de couiner de terreur.

- Si je vous surprends encore UNE FOIS à rôder autour d’elle, je vous massacrerai!! Croyez-moi, je ne blague pas avec ce genre de choses! Gardez-la dans vos pantalons si vous n’êtes pas foutu d’avoir une femme consentante pour vous l’astiquer! Autrement, je jure au nom de Parandar que je vous l’arracherai avant de vous l’enfoncer profondément dans l’oeil! Maintenant, fichez le camp. PARTEZ, J’AI DIT!! Rugissait le rouquin, furieux.

L’homme debout s’empressa d’aider son compagnon à se relever, puis tous deux sortirent en claudiquant par la porte donnant sur la chambre 6. D’un mouvement rageur, le rouquin agrippa la paroi de bois et la claqua avec force avant de venir la bloquer avec la commode qui se trouvait juste à côté. Il jura à voix haute en tentant de se calmer, puis pinça l’arête de son nez entre ses sourcils.

- Je ne peux pas croire que des plaies comme eux rôdent encore dans les rues de nos jours, marmonna-t-il en tournant finalement sa tête vers Treize qui ne se fit pas prier pour se reculer loin de lui, toujours assise au sol. Bon… voilà qu’elle avait peur de lui maintenant. Il ne manquait plus que ça. Le jeune homme prit une grande inspiration, puis s’accroupit au sol en prenant bien soin de conserver une distance respectable entre eux. Est-ce que ça va, Treize? Demanda-t-il plus doucement, cette fois. C’est encore une chance que je sois arrivé à temps… Je suis navré que tu aies dû subir leur présence écœurante… D’ailleurs, c’est moi où ça empeste encore le poisson?! Une mine répugnée trôna maintenant sur son visage alors qu’il se relevait. Il marcha vers la fenêtre, puis ouvrit cette dernière toute grande pour faire aérer la pièce. C’est épouvantable à quel point il schlingue! Il peut bien ne pas être foutu d’attirer la moindre fille! Bon sang!

Le rouquin sortit sa tête par l’embrasure de la fenêtre, puis prit de grandes inspirations pour chasser l’odeur de son nez. La pluie tombait toujours à une vitesse folle, mais il n’en avait rien à foutre. Au bout de quelques secondes, il revint à l’intérieur, puis alla s’installer au sol – en position assise cette fois – à la base du mur opposé à celui où se trouvait l’adolescente. Son regard balaya la pièce et nota les maigres effets éparpillés que possédait la voleuse. C’était tout? Elle n’avait rien de plus que ça? Quelques loques détrempées, une dague submergée dans une eau crasseuse, un bout de pain mouillé et un restant de clafoutis? Visiblement, elle devina ses pensées, puisqu’elle détourna la tête, un peu honteuse.

- Tu sais, bien que nous n’ayons pas la même vie, toi et moi, je comprends la situation dans laquelle tu te trouves dans ton quotidien. Commença-t-il tranquillement en appuyant le derrière de sa tête contre le mur dans son dos. J’ai grandi dans un orphelinat, en Opale. Certes, j’avais un toit sur la tête, mais les repas que je pouvais avaler n’avaient absolument rien de luxueux. Je me rappelle encore de l’infecte bouillie de semoule de blé qu’on nous servait presque tout l’hiver accompagné d’un pseudo potage de chou et d’un peu de pain sec. C’était sérieusement dégueulasse. Moi et mes potes, on avait pris l’habitude de piquer des trucs pour pouvoir manger quelque chose de plus consistant. Personne ne se souciait de nous, tu sais. On était des rejetés de la société, des enfants devenus orphelins à cause de la guerre. La matrone nous gardait près d’elle seulement parce qu’elle en avait l’obligation… et parce qu’elle recevait des subventions pour le faire. Tu sais, des gamins bouseux dans les rues, ce n’est pas ce qu’il y a de plus attrayant pour la bourgeoisie locale. On m’a forcé à m’enrôler avec mes copains dans l’armée à l’âge de 14 ans. On voulait me briser et me trouver une utilité à la société. J’en ai bavé un coup, mais je ne me suis jamais laissé abattre. J’ai refusé qu’on me mate et qu’on me mette dans la même petite boîte que tout le monde. Il fixait un point sur le mur devant lui, comme pris dans ses pensées. Puis il ramena son attention vers Treize. Peut-être n’as-tu jamais vécu la vie en institut ou peut-être n’es-tu même pas orpheline. Mais malgré les nombreuses différences qui nous séparent, tu me fais un peu penser à moi, Treize. Dans ton regard, malgré la peur, je peux voir l’étincelle d’une gamine qui refuse d’abandonner, qui refuse qu’on la dompte. Une gamine qui en a vu des merdes dans sa vie et qui, malgré tout, se relève à chaque fois. Je respecte ça, plus que tu ne peux te l’imaginer.

Bel se releva, puis s’approcha du grand lit qui trônait tout au fond de la pièce. Il arracha la couverture du dessus, puis remarqua avec satisfaction qu’il y en avait deux autres sous celle-ci. Parfait. Il revint sur ses pas, puis défit les sangles de sa cuirasse qu’il déposa dans un coin de la pièce.

- Rassure-toi, je n’ai pas l’intention de poser la main sur toi. Bien au contraire. En fait, je te laisse le lit cette nuit. Pour ma part, je dormirai à même le sol. Pardon, nous allons devoir partager la pièce, puisque c’est celle que j’ai réservée pour moi. Treize, si tu le souhaites, j’aimerais t’enrôler parmi mes troupes. J’ai toujours besoin de sang neuf et tes talents de vol à la tire seraient franchement un atout considérable. Je pourrais t’entraîner à te battre afin que tu puisses te défendre contre des imbéciles comme ceux qui sont venus te déranger. Tu aurais des compagnons d’armes sur qui tu pourrais compter et tu aurais un revenu stable. Nous te fournirions de l’équipement pour tes déplacements futurs et peut-être même une monture, si tu le souhaites. En échange, tu devras travailler pour nous.

Beltram retira ses brassards qu’il déposa près de son armure de cuir, puis retira la ceinture qui maintenait ses armes en place. Il agrippa ensuite l’une des serviettes encore propres, puis vint la tremper dans la bassine d’eau claire qui servait à remplir le bain. Le semi-elfe entreprit de se débarbouiller le visage, la nuque et la gorge tout en continuant d’étaler son offre.

- Tu connais le principe des primes? Nous nous faisons embaucher pour des travaux divers en échange de sommes d’argent que je prends toujours soin de négocier. Parfois, je dois faire face à des missions d’infiltration et de vols. Toutefois, mes effectifs pouvant accomplir ce genre de travaux sont limités, la plupart étant taillés pour le combat au corps à corps plus que pour la subtilité. Ana est celle à qui je fais le plus souvent appel dans ce genre de situation, mais elle n’est pas toujours disponible. Comme tu as pu voir, j’ai certains talents pour dérober des objets, également, mais encore une fois, je ne suis pas toujours là pour accepter les missions où il faut être furtif. Ana, c’est elle qui s’occuperait de te former – la plupart du temps – si tu acceptais de te joindre à nous. C’est une amie d’enfance qui vient du même orphelinat que moi. Puis, il tourna la tête vers l’adolescente alors qu’il nettoyait vigoureusement ses cheveux roux avec sa serviette trempée. Comme mentionné plutôt, tu aurais un toit sur ta tête et de la nourriture dans ton assiette. Écoute, je sais que je t’en demande beaucoup et je ne te demande pas de me fournir une réponse dans l’immédiat. Je peux te laisser réfléchir, si tu le souhaites. Une semaine de réflexion, ça t’irait?

Il planta son regard doré dans les yeux verts de la gamine, attendant une réaction de sa part.
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Treize
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Ven 17 Fév 2017, 05:15

Il y avait ce bruit strident qui retentissait dans tout son crâne. Désagréable, constant. De plus en plus fort. Ce fut ensuite une douleur, lancinante à la tête et un peut sur le reste de son corps frêle. Elle remarqua aussi que son souffle semblait lui manquer. Il y avait des échos, lointain, puis cette odeur, puis les derniers événements enregistrer par son esprit.

« PARLE!»

Le ton de voix plus élever lui martela le crâne, presque aussi douloureusement que le choc qu’elle avait reçus, plus tôt avec la porte. Les yeux ouvert, fixant le vide, elle tourna difficilement la tête vers la scène prêt d’elle puis se raidit. Elle voyait trois silhouettes, trois hommes et elle n’arrivait pas à définir qui était qui. Étais-ce Beltram qui était en mauvaise posture, ou un autre? Clignant des yeux en portant sa main à sa tête, elle relâcha temporairement son crâne pour se redressé mollement sans jamais quitté les trois hommes du regard, chancelant un peu. C’est en laissant son dos s’appuyer contre le mur en une expiration difficile qu’elle comprit que Beltram était sur le point d’étrangler cet enfoiré avec ce qui semblait être une ceinture. OUAIS! Elle fronça les sourcils, espérant le voir tourner de l’œil et tout simplement mourir, comme ça. Parce-que c’est sans doute comme ça qu’elle aurait fini: Étranglée et pire encore, violée. Elle n’en avait alors strictement rien à foutre s’il mourrait.

En fait, elle voulait le voir mourir. Elle était tellement en colère. Elle voulait qu’il paye. Elle en avait marre des ces salopards, marre d’être autant dégoûter. Ils étaient donc tous partout? Ce n’était pas pour rien qu’elle préférait rester sous l’apparence d’un garçon ou d’un homme. Même s’ils la répugnaient au plus au point, au moins, de ce côté, elle n’avait pas autant de crainte. Oh, elle savait bien qu’elle n’était pas totalement en sécurité, mais visiblement bien plus. Cette pensée la mettait d’avantage en colère. Elle se sentait impuissante et elle détestait cela. Elle était faible, voilà tout.

Beltram croisa son regard un moment et étrangement, elle ne sourcilla pas comme elle l’aurait fait habituellement. S’empressant d’éviter ce genre de regard bouillant, dangereux. Oui, c’étais le genre de regard qu’elle avait appris à fuir, surtout s’il était poser sur elle. Il finit cependant par relâcher l’enfoiré bedonnant, alors que celui-ci était sur le point de sombrer dans l’inconscience. L’homme se ramolli, s’écrasant sur lui-même en cherchant visiblement l’air. Sa simple expression la dégoûtait au plus au point. Elle détourna le regard, rageuse. Celui-ci se posant sur le second homme. Ce n’était pas mieux. Là, maintenant, elle avait tout simplement envie d’enfouir son visage dans le creux de ses genoux et tout simplement boucher ses oreilles avec ses mains tellement elle avait honte. De quoi? Elle n’aurait su le dire, mais c’étais ça tout de même. Elle aurait préférée disparaitre, même sous la pluie, elle ne saurait pas autant sentie… Tout ça.

Le regard émeraude de la jeune voleuse suivi le mouvement du mercenaire qui se releva afin de flanqué un bon coup de pied dans les côtes de l’homme répugnant qui expira bruyamment ce précieux air qu’il avait difficilement réussis à accumulé de nouveau dans ses poumons. Elle avait ramené ses jambes vers elle sans trop savoir quand, peut-être plus tôt lorsque l’envie l’avait envahi. Elle serra donc ses genoux contre elle, jetant un regard furtif dans la pièce. La porte sur sa droite était verrouillé et la porte droit devant elle était bloquer par l’autre connard qui tenait toujours son pantalon. Heureusement qu’elle n’avait pas vue sa… Chose, car elle aurait sans doute vomis. Effectuant une brève grimace à son insu, son regard se rapporta automatiquement vers le rouquin qui leurs envoya des menaces et sincèrement, entendre ces mots ne firent qu’amplifié son malaise. Si elle avait pu se fondre dans le mur derrière elle, sincèrement, elle l’aurait fait. Elle voulait disparaître. Elle sentie sa peau s’engourdir, signe que son pouvoir cherchait à s’enclencher en guise de réponse à tout ce stress, mine de rien, mais rien. Non rien il était encore trop tôt.

Elle sursauta de nouveau lorsque Beltram haussa la voix, la tirant de ses pensées plutôt sombres. Elle serra ses bras encore plus fort contre ses jambes, les ramenant d’avantage contre elle. Les deux hommes déguerpirent sans lui jeter le moindre regard. Tant mieux, car elle n’aurait pas été en mesure de les soutenir. Pourtant, elle fixa leur dos s’éloigner jusqu’à ce qu’ils disparaissent derrière la porte de l’autre chambre qui se referma en un fracas et bien entendu, elle sursauta. Après tout, elle était si crisper, que la prochaine étape étais sans doute l’explosion. Et elle ne pouvait pas exploser, de toute façon. Il y avait donc l’option de laissé sortir tous ces affreux sentiments en éclatant tout bonnement en sanglot, mais Beltram était encore là et même si elle avait misérablement pleuré devant lui plus tôt alors qu’elle était sûre qu’il allait la tuer, là, elle ne pouvait tout simplement pas. Déjà suffisamment morte de honte pour en ajouter d’avantage et puis, maintenant, elle se retrouvait seule avec lui. Il était en colère et il déplaçait ce qui lui tombait sous la main devant la porte.

Son regard le quitta un instant pour s’attarder sur la porte principale, calculant à une vitesse faramineuses ses chances de réussite si elle s’élançait vers la sortie, mais il venait de se tourner en sa direction, la surprenant dans le mouvement qu’elle avait entamé afin de se lever d’un bon et fuir comme un mulot devant un chat. Alors, craignant les représailles, elle charcha tout simplement à mettre le plus de distance possible entre elle et lui, ce qui ne convenait visiblement pas à ses nerfs. Sincèrement, elle aurait souhaité pouvoir entourer ses bras autour des épaules d’Avo et faire disparaître son visage dans sa fourrure. Oui. Voilà ce qu’elle voulait: Avo et cette simple pensée de savoir pertinemment que ce n’étais pas possible lui donna envie de pleurer. Comme la vrai pleurnicharde qu’elle étais, visiblement.

Entendant soupirer Beltram, ses pupilles montèrent vers lui alors qu’il s’accroupi à l’endroit où il se trouvait. Loin. Il lui demanda ensuite gentiment si elle allait bien. Elle devait répondre? Que devait-elle faire? Bien sûre qu’elle n’allait pas bien. Avait-elle visiblement l’air de bien aller? Tant mieux si c’étais le cas, puisqu’intérieurement elle était tétanisée. Elle pouvait sentir son corps subir encore quelques soubresauts, refusant de se calmé totalement en présence de l’homme. Il ne fallait tout de même pas trop lui en demander aussi rapidement. Celui-ci n’attendis pas de répondre de sa part et se leva tout en s’exclamant à quel point ces hommes puaient, mentionnant que leur odeur était imprégné dans la chambre, puis se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir et en sortir la tête quelques secondes. Ah? Il avait remarqué? Elle serra les dents, se retenant un commentaire trop cinglant, trop spontané. Disons qu’elle avait eu amplement le temps de bien les sentir, elle… Mais puisqu’elle ne savait pas comment il prendrait le commentaire, elle préféra éviter de le mettre en colère et d’empirer sa situation… Qu’elle ne savait pas trop où tout cela mènerait déjà d’avance. Elle aurait tout simplement dû partir. Pourquoi était-elle rester ici, comme une idiote? S’il avait tourné la tête plus longtemps, sans doute aurait-il réalisé trop tard qu’elle c’étais éclipser, mais non. Il était retourné vers l’intérieur, marchant dans la pièce alors qu’elle le suivait du regard les sourcils froncé, méfiante.

Celui-ci pris place, s’assoyant au sol contre le mur à l’autre extrémité. Cela la détendit un peu. Il ne comptait visiblement pas s’approcher d’elle pour le moment, ni bouger prochainement. Elle remarqua alors qu’il attarda son regard vers ses effets personnels encore trempés. Elle n’aimait pas cela. C’étais ses choses. C’était comme dévoilé le contenu de ses tiroirs à un pur étranger. Se mordant la joue, elle préféra détourner le regard, croisant ses bras contre sa poitrine. Honteuse, mais surtout boudeuse. Et bien oui! Elle n’avait rien, pour personne, mais pour elle, c’étais tout et c’étais aussi suffisant… Enfin, elle n’avait pas encore eu la chance de mettre la main sur des vêtements plus chauds. Personne n’accrochaient encore ce genre de vêtement sur leur corde à linge et bien que l’or qu’elle avait volé aux mercenaires plus tôt aurait servis pour les nourrir, Avo et elle, c’étais aussi surtout pour s’achet quelques vêtements, s’il commençait à faire froid trop tôt. Déjà la pluie lui avait glacé le sang et elle allait peut-être tomber malade. Il était peut-être déjà trop tard. Si elle tombait malade à cette époque de l’année, l’hiver serait une vraie plaie. Ça, c’étais si elle était assez en forme pour ne pas avoir de complications. Elle avait déjà vue des gens… Comme elle, sans toit, mourir pour des choses aussi stupides. Elle n’avait pas envie de faire partie de ce lot. Avo avait besoin d’elle, enfin, c’étais plus elle qui avait besoin de lui…

La voix du mercenaire la sortie de ses pensées. Elle se surprit à lui jeter un bref regard à ses propos alors qu’il disait la comprendre, pour le ramener ailleurs. Elle en doutait fort. Malheureusement. Avait-il déjà été attaqué par des hommes qui ne voulaient que la culbuté? Son jeune âge ne voulait rien dire pour ce genre de porcs et ça, ce n’étais qu’un simple aperçue de ce que sa vie de tous les jours étaient. Elle n’avait jamais embrassé un garçon! Non, ont l’avait forcé à brûler les étapes. Certes, elle n’osait pas s’en plaindre. Pas se plaindre de sa vie présente, car elle restait mieux que la précédente. Étrangement moins risquer... Moins fatale? M'enfin... Elle se comprenait dans tout ça. Elle en était bien la seule...  Peut-être que quelque part, elle l’avait cherché… Enfin, elle n’aurait pas eut ce genre de problèmes, dans les rues, ni ici, si à chaque fois elle n’aurait pas été sous son apparence naturelle et elle ce maudissait pour ça et elle maudissait tous les hommes.

Il continua sur son élan. Elle ne comprenait pas où il voulait en venir. Pourtant, elle écoutait ses propos. Attardant de nouveau son regard sur lui. C’étais plus facile de le détaillé un peu, puisqu’il ne la regardait pas. Pseudo potage de chou et un peu de pain sec. Sa lui semblait pourtant bien. Une bonne soupe chaude et du pain en hiver. Cela n’avait pas été… Réconfortant? Il fallait dire que Treize se contentait de très peu, en général. Du moins, ce combo à tous les jours serait suffisant pour la faire vivre et c’étais le plus important. Lorsqu’il ajouta que ses copains et lui avaient choisi de voler pour avoir quelque chose de plus consistant à se mettre sous la dent, elle comprenait bien tout de même. À voir la carrure que lui et ses hommes avaient, il était évident que ce n’étais pour eux rien de suffisant. Elle pouvait sans doute comparer leur appétit à celle d’Avo, tien. Même si elle ne connaissait pas plus goinfre que lui.

Elle n’était pas orpheline… Elle avait fuit. Alors elle tentait d’assumer ses choix. Elle n’avait pas perdu ses parents. Elle avait simplement choisi de ne pas être de ceux que l’ont utilise, c’est tout. Comme Beltram, tiens, qui visiblement, avait pourris dans un orphelinat. Même s’il avait eu un toit, il n’était que quelques écus aux yeux de cette matrone. Elle n’aurait sans doute pas plus supporté, que de l’avoir été dans les yeux de sa propre mère…

Étrangement, ses propos la calmèrent un peu. Enfin, peut-être qu’elle l’enviait un peu. Il avait eut la chance d’être fort, d’avoir des gens de confiances autour de lui. Même si elle voulait s’imaginer ce que c’étais, elle n’y arrivait pas. Comment pouvait-elle s’imaginer faire confiance en quelqu’un, avec ce qu’elle avait vécue, cette… trahison qui lui avait déchirée le cœur. En fait. Il poursuivit en lui parlant d’elle. Elle n’aimait pas ce soudain intérêt. Pourquoi disait-il cela?... Il respectais ça?, l’instinct de survie, tout simplement? La chance dans la malchance? Elle vivait sans doute pour ça, ces quelques petites étincelles qui pouvaient rendre la journée la plus noir en une vague lumineuse. Et ce rayon de soleil portait le nom d’Avo. De toute façon, sans lui, elle serait morte a l’heure qu’il est. Son corps se décomposant dans une forêt.

Elle avisa Beltram qui se leva pour se diriger vers le lit. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il leva les couvertures, affichant un bref sourire afin de revenir sur ses pas. C’était plus fort qu’elle. Son cerveau se bloqua devant les dernières paroles de celui-ci alors que son corps se crispa de nouveau, une bouffée de chaleur l’envahissant. Elle eut l’impression que d’un coup, la pièce venait de se refermer sur elle et qu’elle devait… Respirer. Il retirait les sangles de sa cuirasse, là, comme ça, devant elle. Elle avisa la fenêtre. Elle avait sauté une fois. Elle sauterait une seconde fois, puis une autre et encore une autre s’il le fallait. Elle en mourrait, elle n’en avait rien à foutre…

Comme s’il avait lus dans ses pensés, il lui mentionna qu’il ne la toucherait pas. Elle aurait sincèrement voulu le croire, s’en contenté, sa lui aurait peut-être évité ce flots d’images qui lui heurtèrent l’esprit, sans prévenir. Juste pour la narguée, lui faire mal. Encore, mais il lui mentionna qu’il lui laissait le lit. Pardon? Lui, au sol, juste là? si prêt d’elle? Était-il tombé sur la tête? Croyait-il deux secondes qu’elle arriverait à fermé l’œil de la nuit? C’étais si naturel, tout ça? Visiblement oui. Visiblement elle en faisait tout un plat, mais comment faire le contraire? Pouvait-elle le faire?

Il la tira de ses angoisses profondes en mentionnant son nom. Elle releva ses iris en sa direction. Sa moue n’avait pas changé depuis tout à l’heure. Malgré l’étrangeté de son offre, un peu surprenante en soit, elle ne broncha pas. Du moins, extérieurement. Son cerveau c’étais mis à rouler à vive allure. C’étais la troisième fois qu’il lui parlait de ses talents de voleuses. À la limite, sa le démangeait vraiment. Rejoindre ses troupes? Elle n’en était pas vraiment sûre… être entourée de toutes ces… brutes. Elle ne survivrait pas vingt quatre heures. Rien qu’en sa présence, elle avait frôlé la crise de panique au moins… Trop de fois, en un si petit laps de temps. C’est vrai qu’apprendre à se défendre serait bien, visiblement, elle était très nulle à cet effet. Pitoyable et pathétique, oui. Un toit… Les compagnons c’étais… Très optionnel. Elle n’y voyait pas l’intérêt, ne le comprenait pas pour l’instant. Trouvait même que c’étais… Encombrant. Elle n’avait jamais eut réellement des gens de confiances, même si elle l’avait cru, bêtement. Malgré les coups. Et la seule erreur qu’elle avait su trouver, c’étais les siennes. Elle ne voulait pas ce leurré une seconde fois.

Tout en parlant, il retirait certains de ses équipements et plus il en retirait, plus Treize ne pouvait s’empêcher de le dévisager. Il n’allait tout de même pas… En enlever de plus en plus, ou un truc du genre, ein? Ne voulant même pas savoir la suite, elle détourna la tête alors qu’il s’approchait d’une bassine. Non… Sincèrement, elle était des plus mal à l’aise en ce moment. Sont regard s’arrêta alors contre le mur, là où elle avait perçus la discrète fissure plus tôt. Elle dû se faire violence pour continuer d’écouter les paroles de l’homme, non sans continuer de fixé ce trou, dans le mur. Et si elle refusait? Il lui avait tout dévoilé ses activités, comme ça. Il trempait dans les choses louches et elle préférait se tenir loin des problèmes. Déjà qu’ils lui courraient après, visiblement, ne valait-il pas mieux ne pas se jeter dedans comme une idiote? Elle n’était pas stupide. À l’entendre parler, c’étais tout naturel, aisé, mais non. C’était dangereux.

Elle risqua finalement un œil curieux sur le mercenaire alors qu’il avait mentionné le nom d’une femme, visiblement tout en lui expliquant un peu son boulot et le fait qu’elle s’occuperais d’elle pour une partie de sa formation. Elle aurait pu se dire que c’étais peut-être un mensonge pour l’amadouée, mais étrangement, elle avait l’impression qu’il disait vrai. En fait, il lui semblait plutôt franc, depuis le début. Mais… Elle avait du mal. Bon, le mot nourriture avait sans doute attiré plus son attention que tout le reste. C’était une offre qui semblait étrangement… Alléchante. Mise à part la présence d’autant de brutes autour d’elle, elle n’avait pas trop de contre argument, enfin si, mais c’étais l’argument majeur, sans compté sa réticence naturelle. Il fini par se tourner vers elle pour l’avisé, frottant vigoureusement sa crinière orangé avec une serviette pour les nettoyer. Il continua sur sa lancé en lui précisant qu’il était conscient qu’il lui en demandais beaucoup. Elle était d’accord sur ce point. Elle avait l’esprit embrouillé en ce moment et s’il lui demandait une réponse dans l’immédiat, par mesure de précaution, elle lui dirait tout simplement qu’elle n’était pas intéressée, en espérant bien entendu ne pas finir trucidé par crainte qu’elle ne puisse profiter de ces informations contre lui. Parce-qu’elle pourrait. Beltram, Chef d’une guilde de mercenaire, dans une Taverne à roupiller avec certains de ses hommes… Sa ferait rapidement réagir les autorités. Enfin, si ont ne se moquais pas d’elle. Il termina son offre en lui donnant une semaine pour lui offrir une réponse. Elle reteint un soupir de soulagement. C’était raisonnable, elle devait l’avouer. Il la regardait donc, attendant une réponse de sa part, à savoir si elle acceptait de… Réfléchir sur le sujet, c’est bien ça?...

Dans tous les cas, elle n’était pas seule à devoir prendre cette décision. L’avis d’Avo était très important. Ils formaient un duo. Et jamais elle ne quitterait son ami au détriment d’une offre presque intéressante. En fait, elle se demandait même si ce n’étais pas le choc contre le mur plus tôt qui ne lui était pas monté à la tête… Il la fixait toujours. Il attendait. Elle déglutit. Elle ne savait pas quoi dire, ni comment s’y prendre… Et si Avo ne revenait pas dans ce délai? Et si elle ne pouvait pas lui demandé son avis? Alors sans doute que la réponse la plus prudente, bien entendu, serait négative.

Elle poussa une mèche de cheveux et détourna le regard. Elle n’avait jamais aimé ce faire fixer. Cela la rendait toujours mal à l’aise. Elle fini par se lever. Heureusement, ses tremblements avaient cessé depuis un petit moment déjà. Elle fouilla dans la poche de son pantalon et en sortie un bout de tissus. Là où c’étais trouver une collation, bien plus tôt. Sans un mot, elle se dirigea vers le mur opposé à elle, directement vers le trous reliant leurs chambre avec la numéro 6 et y engouffra le morceau de tissus. Heureusement qu’elle n’avait perçus aucun mouvement de l’autre côté, pas même une ombre. Cela l’aurait tout de même étonné, avec les menaces du mercenaire qui avaient semblé faire leur chemin dans la tête de ces lâches. Tout en s’assurant que le bout de tissus ne serait pas retiré plus tard, elle risqua une réponse, ne sachant pas trop comment la formulé pour ne pas que cela paraisse étrange.

-J’ai mmhh… J’ai un chien et je…

Expliquer qu’elle devait consulter son chien? Sa sonnerait trop étrange. Se justifier en lui disant qu’il pouvait vraiment donner son avis sur le sujet? Encore plus. Encore moins mentionner qu’ils communiquaient ensemble par la pensé. Ça, c’étais bien entendu hors de question.

-C’est mon seul ami et je ne ferais rien sans lui.

Sa sonnait sans doute pathétique pour quelqu’un comme lui, mais bon. Elle s’en fichait. Avo était très important dans sa vie, c’étais ainsi. Cela laissais sous entendre que s’il n’acceptait pas la présence casi constante d’Avo avec elle, qu’elle n’accepterait pas. Aussi bien mettre cela tout de suite au clair. Avo passais en premier. Dans tout.

-Sauf que là il… Fait ces trucs de chiens et bref… Je ne sais pas s’il va revenir dans les délais. Je n’abandonnerais pas mon chien. Ça c’est certain.

Elle c’étais retourner vers le mercenaire, s’adossant contre le mur et croisant les bras. Elle avait un faux air décontracté, mais bon. C’était non négociable. Elle préférait courir le risque de geler cet hiver plutôt que d’abandonner Avo. Jamais elle lui ferait une chose pareille, pas plus qu’elle ne le supporterait. Rien que de songer à être séparé de lui, pour de vrai, comme ça lui pinçais le cœur. Non.

-Et si jamais je refuse, il se passe quoi? Je ne suis pas stupide, j’ai entendu trop de chose. En bas aussi...

Pourquoi lui disait-elle cela? À quoi elle jouait? Bah. Il semblait intelligent. Elle n’avait pas besoin de lui rappeler ces détails. Alors elle voulait savoir à quoi il avait pensé. Elle voulait savoir dans quel pétrin elle se foutait, si jamais… Et puis, elle aurait toujours la chance de fuir lorsqu’il dormirait à point fermé Il allait dormir,  non?

-Je ne suis pas sûre si j’ai envie de tremper dans ce genre de trucs… J’ai déjà assez de problèmes comme ça… Avoir du pognons c’est bien, un toit, de la bouffe… Mais tous le monde sais ce qu’on dit des mercenaires: Que le tyran règne ou son ministre, les mercenaires sont toujours les défenseurs de leurs personnes exécrables, les exécuteurs aveugles et cruels de leurs volontés absolues...

Elle lui jeta un bref regard, mais pas longtemps, préférant trouver la tapisserie soudainement vachement intéressante… Elle ne savait pas lire, mais elle avait des oreilles et un cerveau. Elle savait réfléchir sur les propos qu’elle entendait. En fait, elle se demandait tout simplement quels genres d’activités ils faisaient. Qu’est-ce qu’ils acceptaient ou n’acceptaient pas? Étaient-ils prêt à tuer ou kidnapper un innocent, pour de l’argent? Selon elle, ils faisaient autant de mal qu’une garde qui rôdait dans les villes à chercher à coincé des gens qui tentaient tout simplement de survivre à cause de la pauvreté que ceux qui les payaient créaient, au lieu de regarder au dessus d’eux, ceux qui tiraient les ficelles. Elle se rappelait bien qu’il n’avait pas été rare pour elle par le passé de voir des groupes mecs comme Beltram faire éruption dans le bordel, tout saccagé, violé des putains pour réclamer une somme au propriétaire. Qui payait, au bout de la ligne pour tout ça? Elle ne voulait pas faire partie de ça. La vie était trop moche pour ça… D’un autre côté, elle ne comptais pas être de ceux qu’on utilisait. Elle ce l’étais jurer. Alors…

-Tu pense quoi de tout ça? Je ne suis pas la plus perspicaces qu’il existe, mais j’ai des oreilles et ont ne raconte rien de bien glorieux sur les gens qui vendent leur épée au plus offrant…  C’est votre cas, avec ta bande? Parfois, c’est ceux qui son sous le jouc de ceux qu’on frappe qui reçoivent les pires coups. Alors ton… Organisation, elle fait quoi au juste, plus précisément?

Si ses commentaires et ses question ne risquais pas d’achevé rapidement son existence… Bordel… Était-elle suicidaire? Elle se mordit la lèvre. Il aurait peut-être mieux fallu qu’elle se taise sur ce coup. Elle avisa la porte, brièvement. Serait-elle assez rapide, si jamais? Il ne lui avait pas demandé d’être une mercenaire. De toute façon, ils semblaient être d’accord que le combat n’était pas du tout dans son sang… Mais même voler… Pour… lui. Dans son… Organisation. Elle ne savait pas. Elle ne connaissait en fait rien de tout ça et le peut qu’elle en savait n’étais pas des plus flatteur, Étais-ce le genre d'activité du mercenaire? Y avait-il des différences? Des valeurs? Des règles? Elle ne cherchait pas la gloire, mais elle n’avait pas envie de participer à rendre encore plus difficile l’existence de ceux qui en avaient déjà plein les bras… Tout comme le fait qu'elle ne savait pas quel genre de cadeau empoisonné qu'il lui tendait et elle n'avait pas trop envie de l'apprendre une fois bien embourbé dans toutes ces affaires. Peut-être n'avait-elle qu'une façon de fonctionner à l'esprit? Ont tend une carotte devant un âne et ont attend qu'il la mordre, bêtement, alors qu'au fond, il traîne une cargaison qui l'épuise et le tue à petit feu? Comme avec les putains. Tiens, c'étais ça son seul exemple. Elle attendait donc. Elle n’avait pas osé risquer un regard vers lui. Pourtant, elle était à l’affut du moindre mouvement brusque. Elle détalerait, sans réfléchir.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Lun 06 Mar 2017, 11:59

Il continuait de se frotter vigoureusement les cheveux tout en observant l’adolescente qui se trouvait dans la même pièce que lui. Visiblement, Treize semblait mal à l’aise et semblait déglutir difficilement tout en replaçant l’une de ses mèches de cheveux blanches loin de son visage. Elle détourna le visage, probablement intimidée par sa présence et Bel profita du moment de silence pour terminer sa toilette sommaire. Sans prendre la peine de lui répondre, la jeune fille se leva, agrippa un morceau de tissu qui se trouvait préalablement dans sa poche, puis traversa la pièce pour venir enfourner le chiffon dans un trou qui, jusqu’à présent, n’avait pas été repéré par le rouquin. Une fois cette besogne accomplie, Treize déclara, non sans une once d’hésitation, qu’elle possédait un cabot. Ah? Ce n’était pas un problème en soi… tant que son chien savait se tenir et n’était pas agressif envers les étrangers, elle pourrait le garder sans problème si elle considérait se joindre aux Loups d’Acier. Malgré tout, l’Opalien la laissa parler, voyant qu’elle semblait avoir besoin de se justifier. D’accord, elle tenait vraiment à son cabot, il le comprenait. Étant une gamine seule, vivant dans la rue, il imaginait bien qu’elle avait trouvé une forme de réconfort auprès de l’animal. Elle précisa qu’il n’était pas à ses côtés en ce moment, car ledit canidé aimait bien vagabonder (et faire ses trucs de chiens, comme elle le disait si bien), mais qu’il était hors de question qu’elle prenne une décision avant son retour, peu désireuse de l’abandonner. Beltram hocha de la tête, comprenant que les intérêts du chien passaient avant ceux du potentiel clan qu’elle hésitait à rejoindre.

Treize était maintenant adossée au mur de la chambre, les bras croisés sur la poitrine et faisant face au semi-elfe. Elle lui demanda ensuite ce qu’il se passerait si elle refusait son offre, visiblement inquiète de ce qui pouvait lui arriver puisqu’elle en savait déjà beaucoup trop. Beltram se contenta de hausser les épaules avant de pivoter sur lui-même pour faire face à son interlocutrice.

- Tout d’abord, va pour le cabot. J’aime bien les chiens en général, alors je n’ai aucun problème avec l’idée qu’il traîne dans les parages. Tant qu’il sait bien se tenir et qu’il ne tente pas de mordre les jarrets de mes hommes, je n’y vois pas d’inconvénient. Commença-t-il en se dirigeant vers le bureau qui trônait tout au fond de la pièce. Il tira sur la chaise, puis s’y installa, les jambes écartées et les avant-bras reposant sur le dossier. Si tu refuses… bah il ne se passera rien. Je ne veux pas être insultant, mais qui croirait les propos d’une gamine de la rue? On s’entend, j’ai déjà été dans ta position… Les soldats se foutent des enfants qui traînent dans les ruelles et n’y portent que très peu d’attention… Ce n’est un secret pour personne…

Treize affirma ensuite ne pas être sûre de vouloir tremper dans les affaires illégales des mercenaires. Elle prétexta – de par ses propos incertains – qu’elle n’avait pas envie de soutenir des hommes payés pour exécuter les ordres des tyrans, sans le moindre discernement. Cette réplique le fit sourire. Elle avait du cran d’insulter son métier, comme ça, alors qu’elle était seule avec lui dans une pièce fermée. Il aimait bien ce tempérament franc et direct. Bien qu’elle préférait nettement détailler la tapisserie qui s’étendait devant elle, Treize continua sur sa lancée, lui demandant ce qu’il pensait de tout ça. Elle voulait savoir s’ils trempaient régulièrement dans des affaires louches? S’ils avaient déjà commis des atrocités au nom d’un riche payeur? S’ils avaient déjà tué des gens en effectuant des missions? La réponse était « oui », à toutes ces réponses. Est-ce qu’ils prenaient un malin plaisir à tuer des paysans? Non, absolument pas. Ils représentaient des dommages collatéraux, rien de plus. C’était sincèrement regrettable, mais il n’y pouvait rien. S’il pouvait éviter que des innocents soient mis à mort, il le faisait, sans la moindre hésitation. Mais ce n’était pas toujours possible… Ainsi, le rouquin poussa un soupir, puis se passa une main dans les cheveux.

- Je n’ai pas l’intention de te mentir. Est-ce qu’on vend nos services au plus offrant? Oui. Est-ce que j’ai déjà tué des innocents? Oui. Est-ce que j’y ai soutiré quelconque plaisir? Non. Normalement, les missions sont choisies selon la somme qui y est rattachée. Toutefois, une règle prime sur toutes les autres : l’intérêt du clan passe avant tout. Si je vois que c’est trop risqué pour mes gars, alors je refuse de m’investir. Les sphères d’activité qu’on couvre sont très diversifiées : du vol, à la protection, jusqu’à la chasse à l’homme. J’ai déjà fait des kidnappings, également… Évidemment, Treize tiqua à cette constatation, mais que pouvait-il y faire? Lui mentir ne lui rendrait absolument pas service. Toutefois, soyons honnêtes : les gens pour qui nous travaillons et contre qui nous nous érigeons font généralement partie d’une caste de gens peu recommandés. Les honnêtes gens et les types biens font appel à la garde lorsqu’un problème survient. Rarement aux mercenaires. Est-ce que j’ai déjà refusé des missions mettant en péril des individus innocents? Oui. Je n’aime pas tuer des gens qui ne le méritent pas et le viol est proscrit au sein de mon groupe. On est des hommes, pas des chiens sans la moindre retenue. Lorsqu’on travaille, je demande à mes mercenaires de ne pas consommer de boissons ou de matières illicites et d’éviter de s’envoyer en l’air. Je demande du professionnalisme et du sérieux, puisque c’est notre nom qui est en jeu. Il planta son regard dans celui de la semi-elfe, voyant qu’elle ne semblait toujours pas convaincue. Écoute, Treize, je sais que tu es hésitante. Je ne te force à rien. Je ne vais pas te demander de tuer des gens innocents. Ton implication se limitera au vol et à la récupération d’objets. Je ne vois pas ce que je peux dire de plus pour te convaincre. Tu connais déjà les avantages que tu pourras en tirer et ce que ça implique. Après, tu devras te faire une idée toi-même.

Le silence régna et les deux individus se toisèrent un instant. D’accord, elle voulait réellement prendre son temps pour réfléchir, il allait respecter ça. Treize était assurément le genre de gamine qu’on ne pouvait brusquer sous peine de la rebuter complètement. Beltram hocha de la tête, signe qu’il comprenait son hésitation. Il n’y avait plus rien à rajouter pour le moment, alors ça ne servait à rien de continuer cette discussion.

- Trêve de bavardage, je suis crevé. Alors je propose qu’on dorme un peu. Je te donne la semaine pour prendre ta décision. Tu peux communiquer par la pensée? Lui demanda-t-il d’un air un peu las. Elle hocha de la tête, en guise d’affirmation. Parfait. D’ici le milieu de la semaine prochaine, si je n’ai pas de nouvelles de toi, je tiendrai pour acquis que tu refuses. Je ne te poursuivrai pas. Je ferai comme si notre conversation n’avait jamais existé. Bien que je n’ai pas peur pour ma réputation, je te saurais gré d’en faire de même. J’aimerais ne pas avoir à regretter de t’avoir fait cette proposition, tu vois…

Le guerrier se leva et ramena la chaise à sa place. Il passa près de la gamine sans esquisser le moindre mouvement en sa direction, puis se contenta de retirer ses bottes qu’il jeta près de la porte. Il agrippa sa besace qu’il jeta au sol, puis s’allongea à même le plancher, non sans avoir préalablement pris la couverture qu’il avait retirée du lit, un peu plus tôt. Sa tête se posa sur son sac et il remonta la couverture par-dessus lui alors que Treize s’était enfin décidée à s’approcher du lit spacieux que Beltram lui avait laissé.

- Ce serait gentil si tu pouvais fermer la lampe à l’huile, se contenta-t-il de dire, les yeux fermés et un bras replié derrière sa tête. J’en profite pour te rassurer tout de suite, je n’en ferais pas de cas si tu devais être absente à mon réveil. Je te demande simplement de ne pas me voler mes effets, sinon je serai dans l’obligation de lancer mes gars à ta suite… Ce qu’on préfèrerait éviter, pas vrai?

Si la semi-elfe garda le silence, Beltram en conclut malgré tout qu’elle avait pigé le message. Bien. Il roula donc sur côté et profita du silence qui planait pour finalement s’endormir profondément…

******

Des rayons de soleil se glissèrent par l’entrebâillement de la fenêtre et vinrent directement à la rencontre des yeux clos du mercenaire. Beltram poussa un grognement d’insatisfaction, puis frotta ses paupières de sa main droite. Il bâilla à s’en décrocher la mâchoire avant d’ouvrir les yeux sur le plafond au-dessus de sa tête. Les souvenirs de la veille lui revinrent rapidement en tête, alors qu’il pensa immédiatement à Treize qui, somme toute, avait passé la nuit non loin de lui. Le mercenaire se redressa sur les coudes, puis grogna un peu en sentant son dos courbaturé par la raideur du plancher qui lui avait servi de couche. Son regard doré balaya la pièce et il réalisa enfin que l’adolescente avait pris la poudre d’escampette pendant son sommeil. Il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça… Après tout, ne lui en avait-il pas donné l’autorisation, la veille?

Lentement, le rouquin se releva, puis vint porter ses deux mains dans le creux de ses reins avant de s’étirer vers l’arrière. Ce simple mouvement fut suffisant pour lui craquer la colonne vertébrale en intégralité, ce qui lui fit un bien fou! Il farfouilla la chambre un instant, réalisant que tous ses effets étaient restés à leur place alors que ceux de Treize avaient complètement disparu. Elle était partie sans laisser de trace, ni vue, ni connue, comme une ombre. Beltram marcha vers la fenêtre et ouvrit le volet pour laisser entrer l’air frais matinal dans la pièce. Le ciel était couvert d’épais nuages, mais quelques éclaircies laissaient passer le soleil, sporadiquement.

Allait-il la revoir? Il l’espérait bien. À ce stade-ci, seul le temps pouvait y faire quelque chose…


[FIN DU RP POUR BELTRAM]
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MessageSujet: Re: Une halte forcée... [Beltram] Lun 06 Mar 2017, 22:09



Elle appréhendait sa réaction tout comme ces réponses. S’il refusait Avo, le problème était tout de suite régler. Quant à ses réactions, elle était consciente de l’avoir peut-être un peu provoqué, même si ce n’étais pas du tout son intention, mais, elle devait savoir non? Elle n’avait jamais aimé les surprises, du tout même. Les surprise c’était toujours mauvais, enfin, mise à part cette de son ami, parce-que sa impliquais toujours des viennoiseries!

Les bras toujours croisés sur sa poitrine, adossée contre le mur, elle avait opté pour une position décontracté, alors qu’intérieurement elle était complètement crispée et craintive. Il prit finalement la parole, non sans l’avoir observée un bref instant. Elle n’avait pas croisé son regard. Elle n’aurait pas osé. Pas avec ce qu’elle avait dit. Cependant, son regard verdoyant se posa avec une petite pointe de surprise dans les iris dorés de son interlocuteur. Il… Acceptais? Elle ne put s’empêcher d’avoir nu vague sourire qui traversa ses lèvres, quelques secondes. Enfin, c’était vraiment une bonne chose et tant mieux s’il appréciait les chiens.

-C’est un bon chien… Mais, je ne peux rien te promettre pour les morsures, mais les seules fois que je l’ai vue montrer les dents c’est si on s’en prenait à nous. Alors techniquement, si tes hommes ne nous font rien, ce que tu sembles m’assurer… Il n’y aura pas de problème. Ni dans un sens, ni dans l’autre…

Avo faisait ce qu’il voulait. Elle n’était pas là pour lui donner des ordres. C’était son ami avant tout. S’il voulait mordre quelqu’un, c’était forcément qu’il avait une bonne raison et jamais non, jamais Treize ne lui en voudrait pour ça. Avo était un bon chien et il saurait surprendre Beltram sans aucun doute s’il lui en laissait la chance. Une chose était sûre, elle était soulagée de savoir qu’on ne la forçait pas à faire un choix. Choix qui aurait été très aisé à faire, dans tous les cas.

En ce qui concernait ce qui pouvait lui arrivé si elle refusait… Il n’avait pas tort. Il était vrai que la garde se fichait complètement des gens comme elle. Elle fronça cependant les sourcils sous l’appellation gamin et encore plus enfant.

-Je ne suis pas une enfant…

Avait-elle murmuré entre ses dents. L’avait-il entendu? Probablement pas puisqu’il n’en fit aucun cas. Ou bien il s’en foutait. Ça aussi c’était une possibilité en soit… Non, mais déjà que de se faire traiter de gamine c’était tout de même un peu dérangeant en soit, ce faire comparer à une enfant… C’était… Frustrant. Certes elle avait encore des airs peut-être plus juvéniles que son âge, mais encore. C’était un mot mal choisi qu’elle n’appréciait pas trop. M’enfin. Beltram poussa un soupir et ce passa une main dans les cheveux. Qui avait-il? C’était à propos de ce qu’elle avait dit plus tôt, pas vrai? Il n’appréciait sans doute pas?... Elle trouva le moyen de se crispé encore plus, refermant ses doigts contre son vêtement et se mordant légèrement la lèvre.

À mesure qu’il parlait, elle aurait pu se détendre… Pourtant, il lui disait tout ce qu’ils faisaient et cela la dérangeait. Elle était incapable de ne pas en être dérangée… Kidnapping?... Vraiment? Elle n’était pas à l’aise avec ces trucs… Il disait que l’intérêt de son clan passait avant tout. Étais-ce une bonne chose? Sans doute si elle le rejoignait, oui… Peut-être. Elle ne savait réellement pas quoi en pensé malgré tout. Pourtant, il avait peut-être un point. Les gens qui faisait appels à lui n’étaient souvent d’avance pas très nette et se chargeaient donc d’éliminer des gens tout autant… Pas net… Il en était convaincu? Non… Elle fut quand même un peu surprise qu’il lui mentionne que parfois il refusait des contrats pour la sécurité des innocents. C’était un point pour lui pour le reste… Et bien c’était sans doute bon à savoir, mais pour elle, ce n’était que des paroles. Dans tous les cas, il semblait prendre son travail très au sérieux et ne semblait pas tolérer beaucoup d’écart avec ses hommes. Étais-ce une bonne chose? Oui et non, sans doute. C’est explications étaient claires et pourtant, elle se sentait d’avantage larguée. Elle aurait aimé qu’Avo soit la pour lui dire tout de suite ce qu’il en pensait…

Alors qu’elle croisa son regard, il lui précisa ce qu’il comptais faire d’elle, dans les Loups d’Aciers. Vol et récupération d’objets. Ça, elle savait qu’elle pouvait y faire. Après tout, elle avait encore trois bourses de ces hommes avec elle. Devrait-elle les lui remettre? Elle ne savait pas trop… Elle en avait besoin… Et si sa discussion avec Avo en résultait à un choix négatif, alors elle regretterait de ne pas avoir gardé l’or. Elle en avait vraiment besoin… Quoi qu’il en soit, ils s’observèrent un instant, puis il hocha tout simplement de la tête. Ça voulait dire quoi?... est-ce qu’il comprenait son silence? Elle n’allait pas lui rendre une décision maintenant, elle le lui avait dit. Elle devait en parler… Même s’il ne le savait pas. Dans tous les cas, elle avait besoin de temps.

Il reprit la parole, lui répétant donc le délai d’une semaine qu’il lui accordait pour prendre sa décision pour lui demander ensuite si elle savait communiquer par la pensée. Elle hésita un peu, puis fini par affirmer la chose d’un bref coup de la tête. Elle ne savait pas trop comment ça fonctionnait avec les autres personnes. Avait-elle seulement à se concentré sur lui pour lui communiquer sa décision? Avec Avo c’était facile puisqu’il était spécial et qu’elle le connaissait, mais serait-ce la même chose avec le mercenaire? Elle n’osa pas lui demandé. Peut-être un peu trop intimidé par tout ceci, elle ne voulait pas paraître ignorante sur quelque chose qu’elle pouvait faire… Il lui précisa donc le délai. Elle en prit bien note, évidemment. S’il lui était possible, elle tenterait de lui donner sa décision avant… Il ne lui manquait qu’Avo pour ce faire, alors ce n’étais pas vraiment de son ressort pour le moment et si celui-ci ne lui revenait pas avant les délais alors la réponse serait négative, tout simplement. Elle devait tout de même réfléchir, l’hiver serait dur, mais avec les trois bourses elle aurait amplement de quoi se procurer des vêtements chauds et même de nouvelles bottes!... Puisque celles-ci commençaient à lui faire mal au pied et lui serrer les orteils lorsqu’elle marchait trop longtemps ou courait… Elle avait sans doute un peu grandit depuis, elle n’avait pas trop remarqué.

Elle hocha un bref coup la tête lorsqu’il lui mentionna qu’il préférait que cette conversation reste entre eux, si jamais. Évidemment… Elle n’irait pas en parler. Qui la croirait de toute façon? Elle, une gamine de la rue qui chialait avoir été recruté par des mercenaires? On lui rirait en plein visage, c’était assuré. Elle n’avait pas besoin que Beltram le lui ai mentionné pour le savoir, ça.

Sans plus de cérémonie, le Loup d’Acier se leva de sa chaise pour la ranger, puis passa prêt d’elle. Treize ne put s’empêcher de se crisper un peu jusqu’à ce qu’il repasse sans lui jeter le moindre regard afin de s’installé à dormir. Elle avait l’air un peu bizarre sans doute, mais elle s’en fichait. Elle n’était pas trop à l’aise de rester avec un homme, seule dans la même chambre. Même s’il prenait le plancher. Il lui demanda ensuite de fermer la lampe lorsqu’elle serait prête, puis, de ne rien lui chipé si elle comptait partir durant la nuit. Elle aurait sans doute eu un bref air malicieux au visage, mais la suite lui fit faire une tête d’enterrement.

-Euh… Ou… Oui…

Avait-elle articula, non sans quitté le mur et se déplacer furtivement pour s’assoir dans le lit en indien, avisant l’homme étendu sur le sol, les pieds vers le mur opposé. Après quelques minutes, elle ne saurait dire combien en fait… Peut-être avait-elle passé près d’une demi-heure à le fixer sans bouger, l’esprit embrouillé par toutes sortes de pensée. Surtout cette conversation qu’ils venaient d’avoir, les possibilités, les contraintes… Elle finit cependant par se faire violence et ferma la lampe lorsque Beltram commença tout simplement à ronflé. Sa semblait si facile pour lui que sa en était frustrant pour elle. Elle retira ses bottes et les déposa au sol sans faire le moindre bruit, puis, se glissa sous les couvertures, toute habillé évidemment. Le confort du lit était… Vraiment agréable. Tellement agréable en fait, qu’elle en trouvait cela trop inconfortable. Elle avait perdue l’habitude et il fallait dire que même son lit d’avant n’étais pas fait ainsi. Elle tourna d’un côté, puis de l’autre. Combien de temps c’était écoulée? Bonne question. Les ronflements du mercenaire étaient constants, ce qui la rassurait un peu. Sa lui permettait de fermer les yeux tout en sachant sa position.

Elle avait peut-être dormi par moment, elle ne saurait dire, des espèces d’élan incontrôlé où sont corps était bien, mais pas son esprit. La vérité fut qu’elle n’y arrivait tout simplement pas. La situation était trop inconfortable pour elle. Alors après, sans doute deux ou trois heures tout au plus, elle choisit de repoussé ses couvertures et de ramassé ses choses. Ses yeux lui piquaient de ne pas avoir dormis. Elle les frottas un peu en baillant silencieusement. Il faisait noir dans la chambre, mais ses yeux c’était habitué à l’obscurité où elle pouvait reconnaître la forme des objets. Ce levant donc, elle ramassa ses choses qu’elle avait étendues et fut satisfait de sentir que tout était sec. Le fond extérieur de son sac était encore humide, mais elle y remédia en y installant ses objets métalliques au fond. Elle plongea aussi prudemment sa main dans la baignoire, passant tout prêt du mercenaire toujours endormie, puis, vola la couverture du lit –Plus fort qu’elle- Elle espéra étrangement que cela n’attire pas d’ennuis au mercenaire. Dans tous les cas, une troisième couverture avec les temps froid n’était vraiment pas de trop.

Une fois chose faite, elle prit ses bottes et enfila son manteau ainsi que son sac. Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit prudemment pour se faufilé à l’extérieur. Instinctivement, elle jeta un bref regard vers la chambre numéro 6. Rien. Elle enfila alors ses bottes et descendit les escaliers. Il y avait encore des gens debout à cette heure qui buvait. Elle put reconnaître deux mercenaires qui discutaient encore à une table et évita soigneusement qu’ils ne la repèrent. Même si Beltram lui avait donné la permission, elle ne se serait pas gêner… Mais elle préférait tout de même éviter de l’alerté pour rien. S’ils la voyaient partir, peut-être auraient-ils le réflexe de vouloir l’intercepter.

Elle quitta donc le bâtiment et fut soulagée de réaliser qu’il ne pleuvait plus. Le sol était encore bien humide et plusieurs flaques d’eau c’étaient accumulée ici et là. Sommes toutes elle se mit à marcher sous les bruits de ses bottes contre le sol boueux. Elle devait trouver un endroit où se cacher et dormir, elle ressentait ce besoin criant de son corps qui l’incitait à tout simplement ce mettre en boule quelque part, mais elle ne le fit pas. Elle chercha alors un bon moment et après avoir trouvé, puis s’être finalement installé, elle pouvait déjà entendre les coqs chanté lorsqu’elle plongea dans les bras de Morphée.

[Fin <3]
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Une halte forcée... [Beltram]

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