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[Bal] Those nights. [PV Alyss]

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Alyss
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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Mer 26 Avr 2017, 00:17

-Non…

Avait-elle soufflé tout simplement aux mots de celui-ci, un peu en retard. Non, ce n’étais pas mal d’être égoïste, pas dans cette situation? Si tel était le cas, alors ils seraient tous les deux coupables. Ces mots la rassurèrent. Alors il ne voulait plus qu’elle s’éloigne de lui? Ces mots avaient suffi à le convaincre? Savoir cependant qu’il ne survivrait pas sans elle la peina. Elle ne savait pas combien de temps elle pourrait encore jouer le jeu, combien de temps elle pourrait faire comme si aucune épée de Damoclès ne lui pendait au-dessus de la tête. À chaque jours, chaque heures, chaque secondes. En ce moment, elle ne la sentait pas là, pourtant elle n’y était que plus présente. Takeshi devait bien ce marré.

Dans tous les cas, il enchaîna. Les sourcils froncé, il lui parlait visiblement de cette Alexianne. Elle pouvait comprendre comment il devait se sentir perdu en ce moment et elle était tout de même heureuse d’être là, pour le soutenir, l’aider comme elle le pouvait, chercher à le comprendre totalement? Ils ne vivaient pas exactement la même situation, mais ils avaient beaucoup de similitude, elle savait qu’elle pouvait l’aider, ne serait-ce qu’en étant prêt de lui, en empêchant cette entité de prendre possession du corps de son ange, en lui partageant avec plaisir ce qui elle la hantais tous les jours. Voir quelqu’un en souffrir lui avait, pour une fois fais plaisir. Et le pire dans tout ça, c’était qu’elle n’arrivait pas réellement à en vouloir à cette fille. Elle ne voulait que vivre, mais elle était méchante avec Caliel et cela ne passait pas.

-Mais c’est ton… Corps à toi, pas… Pas le siens. Peut-être qu’on pourrait trou… Ver quelque c-chose, pour qu’elle puisse elle aussi…

Elle abandonna l’idée de se mettre à expliquer des choses dans l’état où elle se trouvait. Même parler était devenu un fardeau. Pourtant, elle insista, au moins pour ce qu’elle voulait le plus dire dans tout ça.

-Je… N’aime pas l’i… Dée qu’elle te… Hante et qu’elle… Te fasse… Du… mal… Intérieurement…

Et c’était peut-être aussi avec cet effort incommensurable pour parler que sa tête se mis d’avantage à tourner, qu’elle se sentait enfoncer dans le sol, engloutis. La sensation était nouvelle de ce qu’elle avait déjà connu, différente. Comme si la vie la quittait lentement. Et c’était peut-être le cas. Elle était si désolée pour lui. Sa main glissa. Elle avait parlé, mais il n’avait pas semblé en saisir les mots. Peut-être n’avait-elle pas prononcé ses derniers mots suffisamment forts? Ceux lui mentionnant le fait qu’il ne portait plus ses gants, ceux lui demandant de ne pas s’inquiété? Ses paupières étaient lourdes et elle se mit malgré elle à cligner des yeux, comme si la fatigue était plus forte que tout, que ses muscles.

… Je veux que ce soit toi. Personne d’autre…

Elle n’avait pas tout saisi, enfin, c’était surtout ce qui était ressorti de ses paroles qui se voulaient avec un ton trahissant un espoir nouveau, qui lui fit chaud au cœur. Elle esquissa un sourire faible, puis ouvrit un peu les yeux, profitant de la vue de son utopie au regard qui voulait briller de nouveau, pour les refermé malgré elle. Caliel s’activa alors soudainement, quittant leur position. Elle lutta alors de nouveau pour l’avisé. Il semblait inquiet. Il n’avait pas compris ses mots de plus tôt, visiblement. Ferme les yeux, tes paupières son louuuuuurdes… Sa voix mentale la fit sursauté. Mais d’avantage le froid soudain qu’elle sentie s’immiscer là où la chaleur de son ange semblait vouloir la réchauffer. Elle frissonna même un peu. Pourquoi est-ce qu’il partait? Ah oui…

Elle ouvrit ses paupières lourdes, il semblait paniquer, cherchant du regard tout autour ses gants sans aucun doute. Elle n’était pas morte, alors elle allait forcément bien, elle était simplement un peu fatigué. Elle ferma donc les yeux de nouveau, elle avait seulement besoin de dormir un peu, juste un tout petit peu et tout irait bien. Il n’avait pas à s’inquiété. Enfin, elle ne connaissait pas beaucoup le pouvoir de celui-ci, mais il ne la touchait plus, alors il ne la vidait plus de son énergie vitale, non? Elle devait donc simplement dormir, c’était la chose la plus logique, même si c’était possible que ce ne le soit pas totalement, mais bon. Comment pouvait-elle le deviner, ou lutté, le cas contraire? Elle le vis grimacer. Qu’avait-il? Il souffrait? Il sembla enfiler l’un de ses gants –son deuxième- et il revint vers elle rapidement, précipité. Elle lui jeta un regard oblique de ses paupières lourdes alors qu’il lui agrippa une main pour l’avisé. Il tremblait.

-Aie!…

Une douleur irradia de l’un de ses doigts, s’étendant dans toute sa main. Qu’est-ce qu’elle avait? Tandis qu’elle venait de se questionner intérieurement, le Chevalier, lui, parla de son doigt d’une voix paniquer. Le guérir magiquement? Elle redressa un peu la tête pour avisé sa main et nota que le bout d’un de ses doigts était complètement noircis, mais c’était répugnant ce truc! Elle eut un haut le cœur. Elle fit alors un effort incommensurable pour se redresser en position assise, aidé par son Prince bien entendu. Elle pouvait peut-être se guérir, mais elle devait avouer ne pas se sentir très en forme en ce moment. Soigné ce qui semblait être de la… gangrène demandais une certaine force, ce n’étais pas donné à tous les guérisseurs de pouvoir le faire, alors dans cet état? Après tout, si le membre était noirci, cela voulait dire que le mal était déjà dans son organisme. Elle fit la moue. Elle comprit alors qu’il avait sans doute le même problème, c’était sans doute ça, l’expression de douleur qu’il avait affiché l’espace d’un moment. Mais c’était si rapide!

-Et ta main elle?

Demanda-t-elle. Elle ne voulait pas tout de suite utiliser ses maigres forces pour se guérir si elle pouvait faire quelque chose pour l’aider aussi. Elle se souvenait qu’il lui avait dit qu’il était difficile de le soigné, à cause de ce pouvoir qu’il avait, cette malédiction, comme il lui avait expliqué brièvement à Fée. Elle avait tout de même réussis à lui soigné les jointures, alors qu’elle lui tenait pourtant la main. Il devait sans doute y avoir une solution… Caliel ne semblait pas avoir envie d’attendre, ou même accepter son sous-entendu de vouloir l’aider. Il lui relâcha alors la main et vivement, il retira une dague de sa botte. Si certain auraient pu craindre la vue soudaine de cette arme en présente d’un Tanieth, Alyss se contenta plutôt de froncer les sourcils. Qu’allait-il… Hahaha! Et elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit, si ce n’était que de tendre la main pour vouloir le freiner dans son mouvement, mais trop tard. La lame se rabattit sur le doigt gangréné de celui-ci. Laissant tomber la dague a ses côtés alors qu’il s’empressa de faire une pression sur sa blessure.

-Pourquoi tu as fait ça?!

Elle lui en voulait un peu. Pourquoi ne lui avait-il pas laissé la chance de tenté de l’aider? Celui-ci ce justifia, lui ordonnant presque de s’occuper de sa propre main. Elle comprit bien rapidement ce qui l’attendait si elle n’y arrivait pas, pourtant, elle n’obtempéra pas. Oh oui! Coupe-toi le doigt toi aussi hahaha! Fais le fais le fais-le! Elle agrippa alors la dague puis plaça rapidement sa main à plat sur le sol et rabattit larme et poussa de toute ses forces pour couper son doigt non sans laissé échapper une plainte de douleur. Si elle avait fait cela, c’était parce-qu’elles avaient raison… Si elle se coupait le doigt, alors elle aurait sans doute assez de force pour stopper leur hémorragie aux deux, plutôt que de gaspiller son énergie sans même savoir si elle aurait réussis à soigner l’un d’entre eux.

Elle laissa tomber la dague d’une main tremblante et apporta aussitôt sa main à son doigt douloureux. Elle ne put s’empêcher de se rappeler de cette vive douleur que lui avait infligé Takeshi alors qu’il lui avait, lors de leurs rencontre retourner chacun de ses doigts dans l’unique but de la faire souffrir N'était-ce pas amusant? … Une lueur blanchâtre fini par se dégager de son autre main alors que le sang cessa lentement de couler, s’étant déjà répandu le long de son avant-bras jusqu’à son coude pour couler sur le tissus qui couvrait le sol de la tente. La douleur fini aussi par se calmer drastiquement et heureusement, mais elle restait présente. Sans attendre, elle tendit sa main vers celle de Caliel.

-Retire ton… Ton gant je te… Je ne te toucherais pas et j’ai assez de force pour… Stoppé ton hémorragie j’en suis sure, aller. C’est quand même mieux d’essayer que de devoir cotorisé avec… Et puis les risques d’infection… Aller donne S’il te plait.

Les sourcils froncer, elle n’avait pas l’intention de laissé Son ange lui jouer un autre tour. Celui-ci fini par obtempéré visiblement à contre cœur. Alyss posa alors ses deux mains de chaque côté de celles de Caliel sans le toucher, mais suffisamment prêt pour que sa magie puisse opérer. Elle se concentra de toutes ses forces et la lueur blanche fini par émaner de ses paumes. Elle fixait la plait sanglante de celui-ci, déterminée, malgré la migraine qui la prenait d’assaut, rendant ses vertiges d’avantages insupportables. Le Chevalier sembla trouver le temps trop long et bougea légèrement sa main, comme s’il voulut la retirer, mais Alyss cette fois fut plus rapide et lui agrippa le poignet d’une main. Comme si cela lui avait inspiré une pointe supplémentaire de détermination, doucement, la plaie de celui-ci se referma.

Malheureusement, elle se sentit trop fatigué pour continuer… Une faiblesse la prenant d’assaut, elle se laissa tomber, s’inclinant donc naturellement sur un côté, portant son avant-bras devant ses yeux comme si la simple lueur de la petite lampe lui déchirait le crâne. Elle savait qu’elle aurait pu faire mieux. Elle avait quand même bien soigné ses blessures aux jointures la dernière fois, mais là, tout était différent. Au moins il ne saignait plus et le tissus, bien que fin, était en reconstruction.

-Ça va… J’ai juste très mal à la tête… Ça va passé rapidement...

Elle avait envie de lui faire des recommandations typiques. Sa blessure semblait avoir deux ou trois jours, tout au plus. Elle restait très fragile encore, mais il ne risquait pas de problèmes, s’il ne sollicitait pas trop sa main. Elle lui expliquerait tout ça lorsque son crânes lui ferait moins mal et surtout, lorsque les voix qui avaient repris de plus belle dans son esprit, profitant de son moment de faiblesses se calmeraient. Puis, elle ne s’en rendit pas vraiment compte, mais elle perdit conscience.
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Caliel N.
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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Ven 28 Avr 2017, 16:31



Trouver quelque chose pour qu’elle puisse elle aussi exister ? Le jeune homme fut surprit par l’annonce d’Alyss. Surprit car il n’y avait jamais pensé… En y réfléchissant bien, il s’était demandé quelques instants durant, ce que cette Alexianne avait fait de mal, hormis vouloir exister. Idée qui fut très vite balayée par toutes les fois où elle avait voulu s’en prendre impunément à Alyss. Toutes ces fois où elle l’avait mit à mal non seulement lui, mais les gens qui l’entourait.
Egoïste.
Elle avait tant raison… Il était égoïste de vouloir vivre son existence seul et de la relayer qu’au rang d’une moins que rien. D’effacer son existence et la croyance qui se liait à elle. Existait-il seulement une solution pour qu’autant elle que lui puissent avoir une chance de vivre librement ? Car il le savait, sans elle, bien de ses problèmes n’auraient plus de raison d’exister.

Les choses auraient pu te terminer sur une note un peu plus tranquille… Mais le destin en décidait toujours autrement lorsqu’ils finissaient par être ensemble. Ainsi, l’un des pires scénarios dans l’esprit du Chevalier se profila : Alyss venait de subir le contre coup de cette malédiction qui le rongeait chaque jour. La panique le gagna, qu’il ne pu refreiner malgré l’avertissement de la jeune fille. Un frisson d’effroi le transperça de toute part lorsqu’il comprit qu’il était déjà trop tard pour sauver l’extrémité de son doigt et du sien. Vu l’état dans lequel elle se trouvait, il était clair qu’elle ne réussirait pas à réaliser grande guérison magique… Bon sang, pourquoi n’avait-il toujours été incapable de guérir quoi que ce soit grâce à la magie !? Cette constatation le frustrait grandement, surtout aujourd’hui.

- Et ta main elle ?

De nouveau, le sang du Chevalier se glaça car il comprit bien trop vite où elle allait en venir. Elle allait le faire passer avant elle… Mais c’était bel et bien hors de question qu’elle gaspille son énergie sur lui, surtout au vu de la difficulté à le guérir par le biais de la magie. Alors, sans plus attendre et sur un immense coup de tête, Caliel se retourna pour se saisir de la dague qu’il plaçait toujours dans sa botte. Alexianne aurait pu profiter de cet instant de déraillement pour se saisir du contrôle de son bras, mais elle n’en fit rien. Le jeune homme était bien trop déterminé pour lui laisser place. Il retira son gant d’un coup sec, plaçant sa main à l’extérieur de la toile de tente et sans une once d’hésitation, planta la dague dans la jointure de sa phalange avec toute la force qu’il possédait. Lorsqu’il sentit la lame le pourfendre, il serra les dents si fort qu’il s’en fit saigner la lèvre mais ce qui l’empêcha de hurler. Malheureusement, le premier coup ne suffit pas et il dû recommencer un deuxième, arrachant cette fois une plainte sourde de douleur. Malgré que sa tête commençait à lui tourner et que son sang battait dans ses tempes, il déchira un bout d’un tissu dans l’habitacle à l’aide de ses dents et vint serrer le morceau autour de la plaie, priant pour que le saignement ne lui soit pas fatal… Il se promit intérieurement de suivre un jour des cours de soins… Cela était toujours plus utile que l’on ne peut le croire.

- P-Parce que… C’était fichu. J-j’ai… J’ai déjà vécu ça.. Les deux doigts… Avec mon frère… Alyss, soigne ton doigt… Tu… Tu as peut-être une… Une chance.

Tandis qu’il soufflait pour faire passer la douleur lacèrent, son autre main faisant guise de garrot, il l’entendit crier à son tour… Son regard se figea tandis que ses pupilles roulaient jusqu’à elle… Ce n’était pas comme ça qu’il lui avait sommé de soigner son doigt.

- Alyss !! Alyss…. Ta magie ! Enfin.. Pourquoi !? Qu’est-ce qu-

Il n’eut pas le temps de répliquer plus qu’une lueur blanchâtre sorti de ses mains… La magie de guérison. Même s’il ne pouvait en user, il savait la reconnaître. Malgré le sang qui s’écoulait, la plaie sembla se refermer progressivement, observée attentivement par le jeune homme en haleine. Lorsqu’il vit que la plaie avait cessé de saigner, il en oublia presque sa propre douleur, soupirant de soulagement.
Puis, elle lui proposa de nouveau de le soigner. Mais qu’avait-elle derrière la tête !? Caliel se demanda si elle voulait insinueusement en finir avec la vie à ce rythme là… Elle disait avoir assez d’énergie… Mais elle semblait si faible. Alors qu’il allait répliquer un refus, le regard d’Alyss le fit se sentir si penaud qu’il ne put lui refuser et retira avec grande lenteur le gant qu’il avait dû remettre. Lorsqu’elle commença les soins, Caliel ne put que constater avec effroi à quel point elle devenait de plus en plus pâle... Alors qu’il allait retirer sa main en lui disant que c’était suffisant, elle bloqua son passage, attrapant son poignet. Il ne pu que se résigner en grinçant des dents de constater à quel point le guérir l’épuisait progressivement…

- Tu… Tu es vraiment pâle… Est-c- Alyss !!

Lorsqu’il la vit fermer les yeux, la panique le prit de nouveau et il remit son gant rapidement –lui arrachant une plainte de douleur, étant encore sensible– et se pencha sur elle, murmurant son nom tandis que son autre main lui flattait les cheveux. Il ne put que se sentir rassuré de l’entendre et de la voir respirer… Au moins ça.

Il passa de longue minute à l’observer ainsi, avec inquiétude… Se demandant quand elle allait se réveiller et espérant de tout cœur que rien ne soit plus compliqué que cela ne l’était déjà actuellement… Il ne se voyait pas aller demander à un guérisseur tanieth dans les alentours de s’occuper d’elle ainsi… Il dû se résigner, tandis qu’il se sentait faible lui aussi, à devoir aller reprendre quelques forces en mangeant quelque chose. Il ne tiendrait pas plus longtemps lui non plus à ce rythme là. Il fouilla longuement dans ses affaires, le faisant grimacer à chaque fois puisqu’il oubliait sa blessure, ce qu’il avait prit comme réserve de nourriture… Il trouva de la viande séchée et pensa d’abord à Alyss. Il fallait qu’elle mange quelque chose elle aussi… Son regard se porta à nouveau sur le morceau de viande, puis il fit la moue, se rappelant qu’Alyss ne mangeait pas ce genre de choses… Alors, il le grignota tandis qu’il préparait les braises pour faire cuire dans un torchon les quelques pommes de terre qu’il avait ramenées et alla laver quelques racines dans un bac d’eau de la rivière qu’il s’était gardé. Il pourrait au moins proposer quelque chose de mieux que de vulgaires morceaux de viandes à la jeune fille… Tandis que les légumes cuisaient dans la braise presque éteinte, Caliel fixait l’air vide le maigre feu dansant.
Quel avenir était-il prévu pour eux ? Pourquoi les avaient-on fait naître ennemis, sur deux continents si éloignés… ? Pourquoi n’arrivait-il seulement pas à tomber amoureux d’une autre, à l’oublier ? De quoi serait-il réellement capable pour elle… ? Il ne le savait même pas. Il avait bien trop peur des conséquences. De l’Empire. De sa famille qu’il devrait laisser. D’Aether… Tant de choses auxquelles il tenait… Et il y avait elle. Elle qu’il n’avait jamais réussi à oublier. Et qu’il ne pourrait plus, songea-t-il en observant distraitement son doigt manquant. Alors, assit devant les braises, Caliel se demandait où tout ça allait bientôt les mener.

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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Dim 30 Avr 2017, 01:56

Je te l’avait dit. Il disait tellement de chose de toutes façon. Et toutes ses voix qui ne lui donnaient aucun repos mental, qui ne cessait pas une seule seconde. Alyss par ici, Alyss par là. Alyss est cacher, Alyss est trouver. Vilaine Alyss, Alyss marionnette, Alyss blablabla. Toujours le même refrain, toujours la même chose. Elle se sentait fatiguée, épuisée. Au moins, son corps lui se reposait du mieux qu’il le pouvait malgré tout durant ce temps. C’était tout ce qui comptait. Elle tentait de lutté, alors qu’extérieurement, par moment elle fronçait les sourcils. Elle voulait se réveillé, elle savait que Caliel était là. Tu sais ce que je ferais, si une délicieuse petite fleur était endormie comme ça, dans ma tente? Je commencerais par… Elle n’en avait rien à faire de toutes ces idées stupides de torture ou quoi que ce soit. Caliel n’étais pas comme lui. Jamais il ne lui ferait de mal… Je te signale qu’il te manque un doigt, jeune fille. Sa ne comptais pas. C’était un accident. Il ne la ferait pas changer d’avis. Personne, ni même son ange n’y arriverait. C’était comme ça. Ah tu crois? Elle en était sûre. Pas avec ce regard. Il y avait quelque chose dans son regard et elle voulait s’y perdre. petite dévergondée va. Ça n’avait aucun lien. Elle aimait juste être avec lui. Si tu savais les pensée salaces qu’il a à ton égard, tu ne dirais pas ça. Elle secoua la tête. Tu lui à raconter notre petit jeu dans la cabane? Elle frissonna de dégoût malgré elle. Et je vais devoir touuuut recommencer, sa risque d’être un peu plus moche, vue comment tu t’es charcuté la peau, mais ce sera de ta faute.

-Arrête. Je ne veux plus t’entendre.

Tu oses me donner des ordres?! Son corps se crispa sous la douleur alors qu’elle recevait une gifle monumentale, ponctué de tous ces cris, de tous ces rires. Ça devenait infernal, elle devait sortir de là. Il était hors de question qu’elle y reste coincée aussi longtemps que la dernière fois. Qu’elle revive tout en boucle, sans arrêt. Cela lui avait mis tant de temps à tout écarter de son esprit, à faire comme si ça n’avait jamais exister. c’est mignon, mais non.. Et rien qu’à y pensée, c’était comme des griffes, acérée, une tonnes de poignes glacée qui se plantait, lui agrippait la chair de ses épaules pour la faire basculer vers l’arrière, dans le néant. Elle se sentie tomber et elle tenta de s’accrocher à quelque chose, mais rien, tout autour, le vide, l’obscurité la plus totale. Puis d’un réflexe sortie de nul part, elle les aveugla de sa lumière. Les ténèbres hurlèrent alors qu’ils perdaient leurs prises sur elle et qu’elle tentait de s’agripper… Dans le vide, de remonté.

-Caliel…

Ah, tu me gonfle. Elle cligna des yeux à quelques reprises, émergeant doucement des méandre de son esprit désarticulé. Un frisson lui parcouru l’échine alors qu’elle pouvait sentir ses mains glacées. Elle les ramena par réflexe contre la… Couverture et la remonta jusqu’à ses oreilles et ferma de nouveau les yeux pour se rendormir sans même s’en apercevoir, mais un écho lointain revenait en force, ce qui la fit sursauté, ouvrant de nouveau les yeux et se redressant en vitesse. Elle poussa sans gracieuseté aucune une bonne partie de sa tignasse qui se retrouva devant son visage alors que son regard azuré parcourait la tente, anxieuse.

Où était-il? Son regard s’arrêta sur le sang sécher non loin de ses pieds, là où elle avait coupé son propre doigt… Elle n’avait pas eu la brillante idée, comme Caliel de le faire à l’extérieur, le temps pressait trop. Elle ramena sa main devant elle, avisant le bout de phalange restant, alors qu’elle avait sectionné juste après la seconde, la phalange proximale -?- de son petit doigt. Quelque chose comme ça. Elle pensa aussitôt à son utopie et sa blessure. Et si elle n’avait pas réussis? Et s’il avait saigné encore, énormément? Ces dernières secondes étaient trop floues. Elle savait qu’elle avait vue, puis que ses yeux c’étaient fermé malgré elle, mais elle n’arrivait pas à ce souvenir, à ce rassuré sur son état. D’ailleurs, depuis combien de temps était-elle ainsi? Elle n’en avait aucune idée.

Elle laissa alors son corps se pencher vers l’avant, se plaçant donc à quatre pattes. Le poids de son corps contre sa main la fit grimacer. C’était encore sensible, mais ça irait. Elle s’avança donc prudemment, non sans agripper la couverture dans son autre main et la déposer sur ses épaules. Elle avait froid.

-Caliel?....

Risqua-t-elle de sa petite voix. Elle craignait surtout de le voir là, effondrer, mort, au bout de son sang, ou quelque chose comme ça. Elle ne se le pardonnerait jamais et rien qu’à cette idée son cœur se serra et les sanglots menaçaient déjà le bout de ses lèvres. Et s’il était parti? Et s’il avait changer d’idée et… Mais heureusement, elle repéra sa silhouette, prêt du feu qui c’étais empressé de venir la rejoindre à l’entrée de la tente. Elle ne put s’empêcher de le serrer dans ses bras, soulagée. Désolée.

-Désolée… Je ne voulais pas te faire peur.

Elle voyait bien ses traits tiré par l’inquiétude. Elle enfouit son visage contre lui alors que son cœur battais la chamade, heureux malgré tout ce qui c’étais produit. Elle poussa un long soupir de bien-être. Elle retrouvait ses bras, elle en avait de la chance, elle le savait. Le jeune Chevalier lui indiqua de la nourriture qui l’attendait sur la braise, visiblement depuis un moment, elle ne put alors s’empêcher d’y jeter un coup d’œil un peu intrigué. Elle n’avait pas trop faim, en fait, mais il avait raison du fait que cela lui redonnerais des forces. Elle se sentait encore un peu chancelante, mais rien de bien alarmant, comparé à ce qu’elle avait déjà ressenti comme faiblesse et rien que le fait que d’être avec lui, la gonflait d’une force impromptue, qu’elle ne connaissait pas.

Elle profita de cette proximité pour glisser doucement l’une de ses mains contre celle qu’elle se souvenait qu’il avait amputé, prudemment, sans risquer de le blessé. Évidemment, il avait son gant et elle ne pouvait rien y voir. Il semblait nerveux. Elle releva ses prunelles vers lui, inquiète.

-Sa te fais encore mal? Je peux peut-être…

Évidemment qu’il ne lui laissa pas terminer sa phrase. Elle fit légèrement la moue. Elle comprit qu’elle avait eu sa chance plus tôt et qu’il ne la laisserait pas continuer une seconde fois. Elle aurait cependant tant aimé qu’il la laisse faire. Elle n’aimait pas le savoir souffrant et visiblement, Caliel préférait passer à autre chose, lui mentionnant ce qui l’attendait. Des racines et quelques pommes de terre? Un léger sourire s’afficha sur ses lèvres. Même si elle n’avait pas faim, elle trouvait que c’était vraiment une douce attention de sa part, notamment car il semblait ce souvenir qu’elle ne mangeait pas de viande…

-C’est vraiment gentil de ta part Caliel… Et toi?

Évidemment qu’elle voulait savoir s’il avait au moins mangé un truc, lui. Il semblait qu’ils étaient tous les deux le genre à tout sacrifié le reste pour l’autre. Elle fut donc soulagée de savoir qu’il avait au moins remplis un peu son ventre de son côté. Elle se sentait un peu mal de puiser ainsi dans ses provisions, alors que pas siiiii loin, il y avait un garde-manger remplis de victuailles à la ferme. L’idée d’y aller ne lui effleura pas l’esprit. Même si ce n’étais pas si loin, là, ça lui semblait plutôt loin. Elle ne voulait pas quitter Caliel et encore moins risquer de tomber sur ses parents qui étaient peut-être déjà rentré?

-J’ai dormi longtemps?

Questionna-t-elle alors qu’ils s’installaient prêt du feu. Elle étira ses mains vers les braises pour les réchauffée un peu, affichant à la fois sa main où jadis il y avait un auriculaire. Caliel sembla le fixer un moment, freinant son mouvement alors qu’il lui tendait de quoi se mettre sous la dent. Elle se senti un peu… Elle ne savait pas trop, mais elle quitta sa position et apporta son autre main vers la mâchoire serré de celui-ci, le forçant d’un mouvement délicat à relever ses prunelles troublés vers elle.

-Ce n’est pas ta faute… Et puis… J’ai toujours oublié de lever le petit doigt en prenant le thé, c’est un peu me rendre service, là, j’aurais une bonne excuse de ne plus le faire.

Elle eut un bref rire. Léger, qui se voulait seulement pour détendre un peu l’atmosphère. Elle était tout de même un peu sérieuse et puis, elle ne voulait pas qu’il passe la soirée à culpabilisé. Ce qui était fait était fait… Ils ne pouvaient pas retourner en arrière. Et puis demain sans doute aurait-elle suffisamment de force pour se soigné entièrement, elle n’en était pas vraiment inquiète, mais elle n’arrivait tout de même pas à se sortir de la tête le doigt de son ange. Elle s’en voulait un peu de ne pas avoir été en mesure de faire mieux. Sa la dérangeait, l’obsédait presque. Bon sang, elle pouvait bien comprendre sa mère lorsqu’elle revenait si démontée lorsqu’elle ne faisait pas comme elle aurait souhaité. Enfin, elle comprenait, mais ce sentiment, elle ne l’avait jamais vécue jusqu’à aujourd’hui. Une forme de remord amer et d’impuissance. C’était tout de même désagréable.

Elle finit par croquer dans une pomme de terre fumante, la forçant à grimacer un peu sous la chaleur sur sa langue. Réflexe stupide de se dépêcher à l’avaler, elle sentie la nourriture descendre bien creux dans son estomac. Dans tous les cas, son corps sembla lui rappeler qu’au fond, elle n’avait rien mangé de toute la soirée, trop occuper à danser et à rêver pour ensuite venir le rejoindre. Elle agrippa une pomme de terre et la tendit vers Caliel.

-Je ne vais vraiment pas tout manger ça, aller aide-moi… Vite c’est chaud!

Évidemment, Caliel sembla s’activer et s’empresser de l’attraper, ce qui la fit rire, parce-qu’évidemment, elle venait tout de même de l’avoir un peu. Bon, oui, c’était chaud, mais pas de là à se brûler, par contre, l’intérieur l’étais, alors elle lui précisa non sans glousser, de ne pas faire comme elle venait de faire en croquant à pleine dent à l’intérieur. Prenant alors une autre bouchée, non sans préalablement soufflé suffisamment sur la pomme de terre, cette fois, elle s’approcha un peu plus de Caliel, non sans replacer un peu la couverture de nouveau sur ses épaules, puis se colla contre lui, voulant appuyer sa tête contre son épaule, mais termina plutôt son trajet contre son torse alors qu’il l’enveloppa de son bras. Elle se lova donc un peu plus contre lui, profitant de sa chaleur.

-Je suis heureuse d’être là avec toi… Malgré toute cette… Folie, je n’échangerais ça pour rien au monde. Je n’ai pas envie d’être ailleurs, ni d’effacer quoi que ce soit. Le résultat reste qu’on est là, ensemble et... On est… Quand même bien, non? C’est tout ce qui m’importe...

Elle releva la tête pour observer ses traits en espérant que ce soit le cas pour lui aussi. Bien sûr qu’elle n’oubliait pas toutes ces histoires de fratrie, ni cette Alexianne qui venait s’ajouté dans ce calcul déjà bien pénible il fallait l’avouer, mais ils étaient bien ensemble…

-Sa n’a jamais été écrit nulle part que la vie devait être aisé de toute façon… Elle lui fit un bref sourire, un peu peiné malgré tout, puis baissa le regard vers les braises. Et puis ont à danser un peu, on a été à deux endroit à la fois et là, on mange des pommes de terres prêt du feu. Je n’ai pas envie que la nuit se termine et je n’ai pas envie de rentré. Je peux rester avec toi cette nuit?

Elle avait envie de profiter de sa présence. Ils en avaient que si rarement la chance. La tempête était passée et ils étaient encore là… Presque entier.
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Caliel N.
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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Mar 09 Mai 2017, 22:49


He looks at her like he just realized what love is.

- Caliel…

Le blond fronça les sourcils quelques instants, se demandant s’il ne commençait pas à s’imaginer des choses… Après tout, l’espace d’une soirée seulement, l’intégralité de ses fondements avaient été remit en question. Alyss et son ascendance divine… Cette Alexianne… Ce que l’avenir allait leur réserver, tout simplement. Il en perdait le nord, alors pourquoi ne pas venir à en imaginer la voix de sa douce ? Caliel resta ainsi dubitatif tandis que son regard restait fixé sur les crépitements des braises. Il commençait tout de même à se demander s’il ne devait pas aller la voir afin de s’assurer que tout va bien.

- Caliel ?…

Son sang ne fit qu’un tour dans son corps tandis qu’il se tournait vers la tente où il l’avait précédemment laissé, quelques instants avant. Lorsqu’il vit le bout de sa tête sortir de l’entrée, il se redressa derechef et se dirigea jusqu’à elle. A peine eut-il le temps de s’agenouiller devant elle, qu’elle se jeta dans ses bras, l’encerclant avec force. Caliel l’entoura des siens à son tour, profitant des bénéfices de cette étreinte. La sentir tout contre lui, sa chaleur… Il n’avait jusque là pas connu de meilleure sensation.

- Me refais plus jamais des coups comme ça…

Sa voix avait enfin prit un ton plus léger, qui se faisait boudeur. Prendre l’air un instant et s’occuper l’esprit à d’autres choses lui avait permit de retrouver l’oxygène qui lui avait manqué durant ces instants de panique. Lorsqu’elle enfoui sa tête de nouveau contre lui, il vint passer l’une de ses mains dans ses cheveux, suivant les courbes de sons dos parmi les nombreuses mèches rosées. Il sentit d’ailleurs sur celle qui était libre, des petits doigts s’y glisser. Son regard vint chercher le sien tandis qu’elle le questionnait à propos de la douleur. Le Chevalier ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase et sa proposition, puisqu’il claqua de la langue en signe de négation. Aucune négociation ne serait possible cette fois.

- Tout est correcte, crois-moi. Je veux pouvoir profiter de ta présence, s’il te plait, ménage toi…

Il se détacha légèrement d’elle tandis qu’il entamait un mouvement pour se redresser.

- Viens avec moi près du feu, il y a de quoi manger pour reprendre un peu des forces.

Ils se rendirent donc à l’endroit que le blond venait tout juste de quitter et pendant qu’Alyss s’installait, il se pencha sur les braise pour les raviver en soufflant dessus.  Lorsqu’il s’installa à ses côtés, il la vit tendre ses mains jusqu’au feu et son regard ne pu s’empêcher de constater ce bout de doigt manquant, lui tordant les entrailles de culpabilité. Elle lui demanda alors si elle avait dormi longtemps, le sortant de ses pensées. Il répondit alors, tandis que son regard se portait vers la lune et les étoiles, que cette dernière avait à peine bougé de quelques pouces. Ce qui devait donner quelque chose comme une bonne heure. Se sentant gêné de la situation, Caliel chercha dans la panique quelque chose à dire ou à faire, afin de ne plus laisser place à ses pensées. Il se souvint du repas et en attrapa un morceau tandis qu’il tendait une patate dorée à Alyss. Cette dernière ne réceptionna pas son présent mais vint relever son regard qu’il n’osait relever en sa présence, plongeant son regard dans le sien.

Elle avait beau dire que ce n’était pas sa faute, il savait pertinemment que oui. Et qu’importait combien elle pouvait le dénier, il ne changerait pas d’avis. Il se trouva néanmoins surprit lorsqu’elle continua en affirmant que de toute manière, elle n’en avait pas réellement besoin puisqu’elle l’oubliait toujours dans le service à thé. Caliel haussa les sourcils de surprise, puis se cacha légèrement derrière sa main, réfrénant un rire. Décidément… Il n’y avait qu’elle pour être aussi lumineuse et ce, qu’importaient les orages par lesquels elle passait. Elle était sa lumière dans son océan d’obscurité…

- T’es vraiment  quelque chose, Alyss d’Emeraude.

Il abaissa sa main tandis qu’il lui offrait un regard fatigué mais amusé. Vraiment, il n’y avait qu’elle qui réussissait à le faire passer des larmes aux rires, le tout en moins d’une soirée. Lorsqu’elle lui tendit la pomme de terre fumante, Caliel s’empressa surprit de la récupérer sur ses mains gantées… Malgré la couche qui le séparait de l’aliment, il ne sentit pas de chaleur intense… Il fronça un sourcil en regardant Alyss qui elle-même l’observait, amusée, une nouvelle pomme de terre en main. Elle fit mine de rien en soufflant sur cette nouvelle proie et Caliel comprit qu’il était temps pour lui aussi de manger. Il roula des yeux en lui souriant, lui accordant un maigre Très bien…, vaincu. Le Chevalier faillit mordre à pleines dents dedans mais heureusement Alyss l’averti à temps de la chaleur interne de l’aliment… Bien, il allait souffler dessus lui aussi, il semblerait.
Lorsqu’elle vint se placer plus proche de lui, Caliel attrapa entre ses dents la pomme de terre et se décala légèrement pour adopter une meilleure position avec elle à ses côtés. Il finit par l’entourer de ses bras, décidant finalement que la patate était bien calée entre ses dents et profitant de l’étreinte du moment. Il soupira légèrement, à l’aise pour la première fois de la soirée. Le calme étant enfin revenu, il ferma les yeux quelques instants, l’écoutant parler.

- Mofpoui !, fit-il en ayant totalement oublié l’existence de la patate.

Il se rattrapa rapidement en terminant la bouchée qu’il avait entamée et avala tout rond, manquant de s’étouffer. Il dû tousser plusieurs fois, allant jusqu’à se taper le torse à l’aide de son poing, afin de faire passer cette bouchée.

-Pardon…, ajouta-t-il en s’éclaircissant une dernière fois la gorge. C’est mal passé ahah…

Après quelques secondes, il ajouta :

- Moi non plus, je n’échangerai ça contre rien au monde… A vrai dire je ne t’échangerai toi contre rien au monde. C’est peut-être stupide et complètement niais ce que je vais dire mais… J’sais pas… J’ai l’impression que quand t’es là, tout est possible. Que n’importe quoi peut arriver, si t’es là, je sais que ça ira., il s’arrêta un instant, lâchant un léger rire. Ca me rappelle un poème que j’avais lu, il y a longtemps qui disait « Vous pouvez détruire tout ce qu’il vous plaira, elle n’aura qu’à ouvrir l’espace de ses bras, pour tout reconstruire ». Le titre était « Je l’aime à mourir », si je me souviens bien…

Il la regarda droit dans les yeux, lui souriant.

- C’est de circonstance. Maintenant que je comprends le sens de ces paroles..

Lorsqu’elle lui demanda si elle pouvait rester ici, avec lui pour cette nuit, le regard du Chevalier s’assombrit légèrement. Il était dubitatif… Non pas que l’envie lui en manquait, après tout.

- … Et ta famille ? Ne vont-ils pas s’inquiéter de ne pas te trouver où tu devrais l’être, au petit matin… ?

Tout au fond de lui, il espérait qu’elle ait la solution à ce problème. Qu’elle le décharge de cette culpabilité et qu’ils n’aient plus qu’à profiter de rester ainsi lové l’un contre l’autre le restant des heures jusqu’au levé du jour.

- Je ne veux pas te chasser, ne te méprends pas ! Je voudrai juste leur éviter la frayeur de te savoir disparue… J’aimerai que tu puisses rester ici encore, un peu plus…

Il l’encercla de nouveau, posant sa joue sur son front. Il soupira de nouveau d’aise tandis que ses bras la pressèrent un peu plus contre lui. Il laissa guider sa main jusqu’à sa joue, laissant son regard parcourir les traits fins et enfantins de son visage. Il aimait toute la candeur qu’elle transpirait, ses joues rondes et ses grands yeux pétillants de vie. Lorsque leurs regards se croisèrent, il lui sourit, venant poser le bout de son nez contre le sien.

- Alyss…

Il s’arrêta, plongeant dans l’océan de son regard.

- Je t’aime.

Et pour la première fois, il lui dit.

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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Sam 13 Mai 2017, 01:11

Un court silence plana alors qu’ils pouvaient entendre le son du bois qui craquait sous la chaleur ardente des flammes ainsi que les grillons qui chantaient tout autour. Son regard se posa sur quelques lucioles plus loin, telles des petites nymphes qui flottaient sur la surface de l’herbe, silencieuses. C’était magique.

-Mofpoui !

Elle arqua un sourcil et se détacha quelque peu de Caliel en le sentent ce raidir. À lui voir l’expression, elle comprit rapidement qu’il était sans aucun doute en train de s’étouffer. PAS DE PANIQUE! Elle savait comment sauver les gens comme ça, mais Caliel? C’était soudainement bien plus inquiétant qu’elle ne l’aurait cru. Heureusement, celui-ci reprit vite contenance non sans s’être violemment frapper le torse, pour finalement tousser un peu encore afin de visiblement s’éclaircir un peu la gorge. Le pauvre! Une mine tout de même inquiète, elle l’observait comme pour s’assurer qu’il ne feignait pas de bien aller. Il s’excusa et aussitôt, la jeune maître-magicienne secoua la tête.

-Cesse de vouloir me faire peur, veux-tu bien!

Elle gloussa malgré tout. Certes elle avait eu peur, mais son visage affichait soudainement une moue un peu amusé, maintenant que le danger étais passé. Après tout, elle ne voulait pas le perdre aussi bêtement, bien qu’elle fût persuadé, maintenant, qu’elle l’aurait sauvé coûte que coûte! Elle ne l’aurait pas laissé mourir comme ça à ses côtés, étouffer par une pomme de terre de surcroit! Elle venait de chassé une entité Céleste de son corps, rien ne l’arrêterais pour Caliel.

Le jeune Chevalier pris finalement la parole, revenant sur les mots qu’elle avait prononcé plus tôt. Elle ne put s’empêcher de sentir ses pommettes prendre sans aucun doute une teinte légèrement rosés. Cette façon qu’il avait de lui dévoiler aussi sincèrement le fond de ses pensées lui faisait chaud au cœur, parce-qu’elle partageait ce même sentiment. Elle ne put s’empêcher malgré elle de détacher quelques secondes ses prunelles de lui, soudainement trop gênée par sa propre timidité et ses satanés joues traitresses! Avec un peu de chance il n’y verrait… Que du feu.

Il enchaîna avec la citation d’un poème qu’elle trouva vraiment touchant. Comme elle aimerait être celle dans ce poème. N’avait-il pas remarqué que bien qu’elle ne le souhaitait pas, elle faisait du mal autour d’elle? Le titre du dit poème fit bondir son cœur et en même temps le serra. C’était beau et pourtant tragique à la fois, remplis de sens. Alors qu’elle risqua un regard en sa direction, Caliel ajouta tout simplement qu’il en comprenait maintenant vraiment le sens. Elle ne put s’empêcher de répondre à son sourire. Cependant, le regard de son utopie s’assombri un peu, alors sans réellement s’en rendre compte, son sourire s’envola. Qui avait-il?

Il lui demanda alors si sa famille n’allait pas s’inquiéter de remarquer son absence demain matin. Elle se mordit un peu la lèvre inférieure, embêté. Elle n’y avait pas vraiment pensé, mais dans tous les cas, Cameron pourrait bien croire qu’elle aurait choisi de dormir chez ses parents, tout comme ses parents le contraire. Vue la soirée festive et toute la surveillance à Émeraude… Il continua en précisant qu’il voulait simplement leur éviter cette frayeur de la savoir disparues… -Encore-. Elle failli malgré elle s’engouffrer dans un tourbillon de pensée plus angoissantes les unes des autres, mais Caliel continua sur sa lancer, l’enlaçant de nouveau dans ses bras ce qui lui fit perdre le fil. Ses muscles se détendirent et elle ferma les yeux en sentent la joue du jeune Chevalier se poser sur son front. Comme elle aimerait que le temps s’arrête, en ce moment précis! Soupirant d’aise et appréciant sa chaleur, elle laissa ses mains rejoindre le dos de Caliel alors qu’elle soulevait doucement les doigts d’une main, caressant de ceux-ci les douces plumes immaculée de son prince charmant.

Elle sentie la main de celui-ci glisser sur sa joue, la forçant à relever son regard azurée vers lui, un peu curieuse, heureuse aussi. Il murmura son nom et elle ne put s’empêcher de sentir son cœur s’emballer en croisant son regard. Il n’avait jamais été aussi profond, assumé. Elle se sentie de nouveau rougir avant même que ces mots ne traverses ses lèvres. Elle le sentait, de tout son être. Alors qu’il avait déposé son nez contre le siens et que son regard marin transperçais chaleureusement son être tout entier, les mots qu’il souffla l’emballèrent et ses lèvres se scellèrent au siennes un moment. Surprise alors par sa propre initiative qu’elle n’avait elle-même pas vue venir, elle se laissa tout de même entraîner par cet échange totalement nouveau et plus passionné que les fois précédente.

Les mains de Caliel qui c’étais joint à ses joues descendirent lentement et délicatement le long de son cou pour se séparer. L’une d’elle continua son chemin, frôlant timidement sa poitrine –part accident?- et terminant sa route sur son ventre visiblement égarée. Ce fut son retour à la réalité. Elle déposa doucement une main contre celle de Caliel afin de le freiner, gentiment. Elle craignait soudainement qu’il sente ses stigmates malgré le tissu de ses gants, de sa robe. Elle n’avait ni la force ni l’envie de briser ce moment en lui en parlant. Que pourrait-elle dire? Comment pourrait-elle le dire? Elle n’avait pas envie de pensé à lui alors qu’elle le faisait un peu malgré elle. Leurs lèvres se détachèrent finalement, presque contre leurs grés. Elle réalisa alors qu’ils avaient basculé à leur insu. Elle n’avait pu être saisi ne serait-ce qu’un peu par l’herbe fraiche puisqu’elle portait toujours une couverture sur ses frêles épaules.

Le visage de son utopie pencher ainsi au-dessus d’elle lui permettait de voir et de profiter de ce regard amoureux qu’il lui offrait et de chassé cette crainte qui avait pris forme malgré elle au creux de ses entrailles.

-Je t’aime aussi Caliel… De tout mon cœur.

Dit-elle, apportant l’un de ses bras vers son âme soeur afin de le tirer à elle, réduisant à rien le peu d’espaces qui les séparaient. Elle agrippa sa couverture qui avait glissé dans son mouvement et la ramena le plus loin possible sur Caliel, les emprisonnant tous deux dans ce cocon improviser sans pouvoir s’empêcher de glousser, amusée. Elle se sentait comme si ici, là, rien de mal ne pourrait leur arrivé. Elle appréciait sentir la chaleur de son utopie réchauffé sa peau à travers leurs vêtements et elle se sentait comme si soudainement cette proximité étais la seule chose qui lui permettais encore de respirer. Son nez fin trouva un chemin vers son cou et huma ce parfum qui le caractérisait tant. Il sentait si bon et son odeur était si rassurante, apaisante. Il y avait aussi autre chose. Il y avait cette sensation électrisante en elle, troublante, mais à la fois agréable qui l’envahissait. Elle finit par fermer les yeux d’appréciation.

-Tu sais, la première fois qu’on s’est vue, je savais déjà que tu étais celui qui m’était destiné, mais je n’aurais jamais sue imaginer que tu aurais fait battre mon cœur aussi fort, pas même que c’était possible. Je sais aussi avec certitude aujourd’hui que tu es et sera pour toujours le Prince qui y régnera.

Elle eut un bref petit rire, un peu gêner. Elle n’espérait rien en retour, elle n’y songeait même pas. Elle était simplement heureuse d’être là avec lui et voulais lui partager un peu de tout ce qu'elle ressentait. Heureuse, de l’avoir rencontrer dans ce monde secret et d’avoir d’avantage la chance de le serrer en cet instant contre elle, réel.
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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Dim 25 Juin 2017, 14:22




Lorsqu’il entendit le faible écho de son rire résonner dans le calme olympien de la soirée, le Chevalier se mit à sourire à son tour. Elle pouvait bien lui demander une telle chose… Car après tout, elle n’avait pas fait mieux que lui. Il devait bien s’y résigner, il ne pourrait jamais cesser de s’inquiéter pour elle tout comme elle semblait ne pas réussir à le faire pour lui.

- Jamais., répliqua-t-il tandis que son sourire devint provocateur.

S’en suivit d’un bon nombre d’autres sujets. Thématiques auxquelles il ne désirait pas s’échapper, comme le fait que ses parents allaient certainement s’inquiéter de son absence. Après tout, c’était différent… Ils n’étaient pas allongés dans leurs chambres respectives et ensemble dans une réalité toute autre. C’était… réel ?

T’es long à la détente, imbécile.

Cette réflexion aurait pu le faire sourire, mais il préféra l’ignorer. Ce qui valu quelques protestations supplémentaires qu’il eut vite fait d’ignorer. Etrangement, il n’aimait pas quand les choses allaient trop vite. Il préférait profiter de chaque instant, de vibrer de chaque minute que pouvait lui offrir le présent. Même si bien souvent, il avait crainte de courir après ces minutes échappées dont il n’avait pas saisit l’importance. Alors il empoigna sa chance, profitant du calme de l’instant et de la musique de leurs cœurs. Leurs visages rapprochés et le sourire lui fendant le visage, il lui avait finalement dit. Ce murmure dont il ne se lasserait jamais. Cet écho qu’il n’avait jamais osé. L’instant était scellé et il avait décidé de ne plus faire marche arrière. Comment le pourrait-il, de toute manière ? Il n’y avait qu’elle. Qu’elle pour le mettre dans tous ses états. Le foutre en rogne tout comme le rendre guimauve l’instant qui suit. Lui faire vivre des montagnes russes d’émotions l’espace d’un temps où ils n’existaient qu’eux. Qu’elle. Qu’elle et fichtrement qu’elle. Il avait beau se mentir, regarder ailleurs, quémander la compagnie des courtisanes… Rien n’y faisait car tout le ramenant indéniablement jusqu’à elle.

Alors, lorsqu’elle répondit à ses sentiments en venant sceller cette nouvelle promesse de ses lèvres rosées, le cœur de Caliel bondit dans sa poitrine. Il s’abandonna dans l’instant, oubliant le reste du monde. Irianeth, Emeraude… Non, rien de tout ça. Ses lèvres caressèrent les siennes dans une passion nouvelle. Quelque chose de plus fort, bien plus profond, naissait de cet échange d’une apparence si banale. La chaleur de son corps monta d’un niveau tandis que ses mains pouvaient la parcourir un peu plus librement. Ses doigts, jusque là apposés sur ses joues, finirent par caresser lentement sa nuque, descendant jusqu’à son buste. Ses désirs lui criaient de renforcer le contact, la découverte. De la parcourir toute entière. D’appuyer sa prise pour faire crier toute sa passion… Mais il n’en fit rien. Car face à lui se trouvait Alyss et qu’il ne lui cracherait pas toute la hargne de ses envies. Parce qu’il savait qu’il devait prendre le temps. De l’apprivoiser. De se connaître et de se comprendre. Ils avaient encore tant de chemin à parcourir… Pourtant, ces baisers en disaient long. Il n’avait pas réalisé que soudainement, il se trouvait à demi au dessus d’elle, leurs corps allongés et collés. Ses sens décidèrent de se réveiller en cet instant, ressentant une vague de chaleur intense tandis que ses courbes épousaient la forme de son corps.
Lorsque leurs lèvres se donnèrent un répit, Caliel s’en retrouva le souffle saccadé. Il prit appui sur ses avants bras, le surélevant légèrement au dessus d’elle. Sa main remonta par la même occasion, prenant la chance de pouvoir frôler ses joues. Son pouce s’arrêta sur sa nuque, remontant légèrement jusqu’à son visage, qu’il caressa lentement tandis qu’il la dévorait du regard.

- Je t’aime aussi Caliel… De tout mon cœur.

S’il savait qu’elle était capable de faire fondre son cœur de milles façons, jamais il n’eut imaginé la puissance de celle-ci, lorsqu’elle prononça ces quelques mots. Il n’eut temps de répliquer car très vite ses bras l’attirèrent jusqu’à elle, faisant disparaître les derniers millimètres d’espace qui les séparaient jusque là créant un espace intime, n’appartenant qu’à eux. Son regard se posa sur elle, ses joues rosées et ses yeux creusés par la fatigue. Et ce fichu sourire pour lequel il aurait clairement décroché les astres. En cet instant, il se trouva chanceux. Qu’importait les situations, les allégeances ou le destin… Qu’importait qu’elle soit la fille de Chevaliers d’Emeraude et lui le fils de ceux d’Irianeth. En cet instant où il la tenait dans ses bras, l’entendant prononcer ces mots dont il avait si souvent rêvé… Il se sentit chanceux. Chanceux qu’une telle fille partage ses sentiments. Tout aurait été parfait à avoir été sur le même continent, de la même faction. Mais qu’importait. Il dévorait son regard amoureux, sans jamais s’en lasser.
Lorsque son petit souffle vint s’écraser contre sa nuque, il frissonna avec violence, faisant face à l’énergie l’électrisant le long de sa colonne vertébrale. Lorsqu’elle l’avait attiré à elle, son visage s’était retrouvé enfoui parmi une cascade de chevelure rosée bien décoiffée par toutes ces péripéties. Son parfum se mélangeait étrangement bien à celui des quelques fleurs ramollies par la pression entre sa tête et le sol. L’odeur était plus forte, lui piquant légèrement le nez. Mais très vite, la sensation s’atténua pour laisser place au parfum qui la caractérisait tant. Avec grande douceur, il tendit son cou pour venir déposer ses lèvres sur sa nuque, d’un baiser chaste. Sans bouger d’une once, il l’écouta prononcer sa déclaration, lui arrachant un sourire incontrôlé.

- C’est le titre de Prince dont je suis le plus fier.

Enfouissant son visage encore un peu plus, il profita quelques instants de ce moment. De la chaleur qu’elle dégageait et de la délicieuse façon qu’elle avait de faire tambouriner son cœur dans sa poitrine.

- Je pense que je t’ai aimé dès la première fois. Ce moment où je t’ai vue danser, en murmurant quelques mélodies qui te passait par la tête. Puis par la suite, tout était naturel. Comme l’évidence même qu’il n’y ait que toi. Qu’il n’y ait qu’Alyss d’Emeraude pour me convenir et ravir mon cœur.

Caliel se redressa légèrement, désormais tenu sur ses coudes et ses genoux, tout en gardant son corps contre le sien. Totalement hypnotisé par son regard, il lui sourit avant de ne descendre de nouveau sa tête au creux de sa nuque, déposant cette fois-ci une série de baisers, traduisant son désir montant. Lorsque ses lèvres atteignirent sa mâchoire, il se détacha et vint se saisir de ses lèvres avec passion tandis qu’une de ses mains semblait jouer dans ses cheveux et le dessus de sa tête. Entre deux baisers, il ne put s’empêcher de lui murmurer plusieurs fois qu’il l’aimait. Comme si soudainement, les mots étaient libérateurs. Comme si soudainement, il se rendait compte à quel point il n’avait jamais réellement respiré. Sous ce drapé, la chaleur de leurs corps commençait à se faire sentir, lançant quelques bouffées de chaleur succinctes au Chevalier qui décida de les ignorer. Pour toutes les fois où il l’avait désirée en silence, pour toutes les fois où il s’était imaginé l’enlacer… Il se rendit compte à quel point la réalité pouvait dépasser la fiction. A quel point cette sensation était encore plus délectable que ses anticipations… A quel point il pouvait la désirer, sans même qu’elle ne prononce un mot.
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MessageSujet: Re: [Bal] Those nights. [PV Alyss] Ven 30 Juin 2017, 15:40

Et son regard qui la faisait vaciller allègrement à chaque fois. Elle se sentait fondre, disparaître, engloutir à travers cette chaleur qui s’étendais telle la plus belle vague d’apaisement qui soit dans tout son corps. Ce regard, que lui seul pouvait lui offrir et que lui seul était en mesure de chamboulé agréablement tant de choses en elle. Et elle souriait, sans doute un peu bêtement. Ses yeux piquaient de fatigue, mais elle n’en avait cure. Caliel était là, ce soir, le soir du Bal. Il était venu pour elle et il l’aimait, autant qu’elle pouvait l’aimer et cela ne la rendait que plus heureuse encore. Tout ce qu’il aurait été en mesure de lui offrir, elle l’aurait pris, accepté. Tout, si c’était pour pouvoir profiter de sa présence réconfortante à ses côtés. Contre elle si… Rapprocher, tous les deux.

Il s’approcha encore et elle se demandait comment cela pouvait être possible. Elle laissa échapper malgré elle un gloussement en sentant les lèvres de celui-ci frôler sa peau afin de lui déposer un baiser tendre sur la nuque. Un frisson la parcourus et elle ne put s’empêcher de faire un peu aller ses pieds en se tortillant pour tourner son visage qui alla s’écraser contre la joue du Chevalier afin d’étouffer un timide éclat de rire. Caliel lui avoua qu’il l’aimait depuis la première fois où ils c’étaient rencontrer. Un peu comme elle le réalisait elle-même en cet instant précis, lover contre lui. Elle n’oublierait jamais cet instant où il était apparu et qu’elle avait été convaincue qu’il s’agissait d’un ange, le plus bel ange qui existe, c’était certain. Ils avaient eu ce je-ne-sais-quoi et la magie de l’amour avait opéré alors que même l’éclat autour de sa personne paraissait bien terne à côté de cette impression qu’elle exploserait en milles et unes paillettes tant elle perdait pied, tandis que les papillons créaient des tourbillons dans son estomac. Elle n’aurait jamais su trouver les mots d’un conte aussi beau que celui de réalisé qu’elle avait rien que pour elle ce Prince charmant et que leur histoire s’écrivait pour eux lentement. Il avait ravis son cœur dès le premier regard et elle savait qu’il le posséderait pour toujours… Toujours.

Après ses mots, Caliel se redressa légèrement sur ses coudes. Son visage était prêt du siens et elle pouvait sentir son corps au-dessus d’elle qui la réchauffais. Elle croisa ses prunelles si hypnotisantes et elle ne pouvait décrocher ce sourire qui lui donnait un peu mal au joue. Elle savait qu’il était heureux lui aussi en cet instant précis. Que rien d’autre n’importait. De toute façon, ils ne pensaient plus à rien, qu’à eux. Ensemble. Égoïstes. Il revint vers sa nuque de nouveau, y déposant plusieurs doux baisers qui ne faisaient que faire augmenter encore et encore la vague de frisson qui s’emparait d’elle, la forçant à se tortiller un peu en tentent en vain d’étouffer ses rires. Qu’elle sensation étrange que de vouloir le fuir, mais à la fois rester tout simplement là, rien que parce-qu’elle désirait cette proximité et refusait de se séparer de lui. Car dans ses bras et avec lui, tout lui semblait possible, encore plus beau.

-Cal… Caliel, tu me chatouille!

Articula-t-elle entre deux gloussements alors qu’il lui murmurait à plusieurs reprise qu’il l’aimait. Sous ses baisers plus assumés pour se rendre jusqu’à sa mâchoire, puis se détacher et rejoindre ses lèvres tandis que sa main venait caresser doucement ses cheveux. Une sensation agréable s’emparait d’elle et rapidement la chaleur sous le drap ne semblait vouloir cesser d’augmenter, encore et encore et ce, même à travers les frissons que le simple contacte de ses lèvres ainsi que de sa main ganté qui effleurait l’une de ses épaules pour tracer tranquillement un chemin le long de sa taille fine lui procurait. Toutes ces sensations nouvelles avec lui, lui faisaient un peu tourner la tête, agréablement. L’une de ses mains alla rejoindre la nuque de son Prince alors que de ses doigts fins elle y caressait la peau frissonnante sous le passage de ceux-ci et elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire entre deux baiser. Son autre main, entre temps glissa le long du dos du Chevalier où elle se surprit à y dessiner des zig-zag, ce surprenant à apprécier la forme de ses muscles sous ses doigts.

Après un moment à s’embrasser tandis qu’ils partageaient quelques mots doux murmurés ponctué de gloussements, Alyss sentie l’une des mains de Caliel quitter sa hanche qu’il caressait depuis un moment pour glisser le long de sa cuisse et remonter doucement avec les pans de sa robe de Bal. Son cœur battait la chamade par amour pour lui, mais bien au fond, peut-être ressentait-elle une sorte de crainte et qu’elle se raidit, un peu. Pourquoi? Elle le savait bien. Ces souvenirs revenant la hanté et son rire, son souffle voulant s’imposer à travers celui de Caliel, mais elle refusait. Elle était si bien, avec lui… Sous les étoiles près d’un feu crépitant.

-Caliel…

Avait-elle murmuré, enfouissant son nez dans le creux de son cou, inspirant son odeur si réconfortante, rassurante et ses bras, ses bras alors que ses doigts se refermaient sur le tissus de sa tunique. Elle ne voulait pas qu’ils se séparent. Elle avait besoin de lui, qu’il soit là et brille de sa présence, comme il savait si bien le faire. Elle ne voulait penser à rien d’autre. Juste elle, lui et leur corps enlacer en une ultime promesse, comme s’ils craignaient de se perdre, comme s’il aurait pu comprendre. Se raccrochant l’un à l’autre. Peut-être un peu plus désespérément, en ce qui la concernait. Il l’aidait à retrouver tout ce qu’elle croyait qu’on lui avait volé, arraché sans vergogne. Il avait toujours été son ange gardien et de cet amour unique il pansait ses blessures et elle désirait plus que tout qu’il chasse comme il savait si bien le faire ses démons. Aujourd’hui, elle pouvait choisir et elle l’avait choisi depuis longtemps. C’était lui. Toujours lui.

-Caliel… Je t’aime… Toute entière.

Peut-être que ses paroles l’enflammèrent. Oui… Tous les deux. Au diable les craintes, elle n’avait plus envie des regrets et ce soir était de ces soir magique où l’ont désirait ce laissé porter par la vague, où rien ne saurait les atteindre tant leurs cœurs étaient unis. Elle laissa doucement ses doigts glisser le long de son thorax afin de l’aider à retirer sa tunique. Le voir ainsi torse nue pour la première fois la fin rougir et elle gloussa, le parcourant de ses mains timide et curieuses pour le ramener contre elle et sentir d’avantage sa chaleur contre le tissus de sa robe. Il était si beau et elle avait envie de le découvrir. Ils échangèrent un regard complice, amoureux et Alyss approcha de nouveau ses lèvres de celles de Caliel alors que celui-ci, d’une main habille dégagea les tissus encombrant restant afin de sceller leur union secrète, d’une danse douce et langoureuse ponctué de soupirs et de rires. L’amour, pur et entier.

******


Eh l’endormie. Ta pris ton pied? Mais je suis sûr qu’il est pas au… Elle sursauta et secoua la tête vivement, bloquant son esprit et ouvrant les yeux. C’était de toute façon devenu une habitude depuis le temps. Elle dû bien se rendre à l’évidence que la luminosité était plus vive dans ses prunelles que prévus et ses yeux papillotèrent, les sourcils froncés tandis que l’image prenait lentement forme sur un Caliel endormi devant elle. Doucement, les sensations revenaient. Elle pouvait sentir son bras l’enlacer sous la couverture et entendre les oiseaux chantés sur les arbres non loin. Elle afficha un sourire en repensant à ses derniers souvenirs partagé avec son utopie avant de sombrer dans un sommeil profond. Elle se mordit un peu la lèvre, se sentent rougir.

«Alyss où es-tu? Tu n’es pas avec Cameron? Répond moi…»

Venait-elle de recevoir de sa mère à la voix mentale visiblement inquiète. Oups. Elle réalisa un peu l’heure qu’il devait être, tout en redescendant un peu de ce nuage dans lequel ils c’étaient réfugier.

-Oh merde!

Fit-elle en se redressant. Aussitôt dit, elle posa vivement ses mains devant sa bouche en jetant un coup d’œil à son copain qui c’étais contenter de grommeler quelque chose et tâter devant lui mollement, pour sembler subir sensiblement le même processus qu’elle et ouvrir les yeux en se redressant, les cheveux en bataille. Elle laissa échapper un bref rire et tendit les mains vers la tête du jeune Chevalier pour l’attirer à lui et lui voler un baiser.

-Bon matin!

Fit-elle non sans glousser pour se relever tout en jouant un peu dans sa tignasse rosée pour la replacer, puis, tapoter sa robe un peu tâcher par le vert de l’herbe afin d’y retirer des brindilles et peut-être quelques plis. C’était la première fois qu’ils se réveillaient côtes à côtes et elle adorait cette sensation. Celle de le savoir là. Elle ne voulait pas encore pensé qu’ils devraient se saluer, sans doute bientôt. Elle n’avait pas envie.

**Euh oui 'ma! Désolée je me suis endormie au pied d’un arbre à la lisière de la forêt… Je me dégourdis et j’arrive!**

Elle posa son regard azurée dans celui de Caliel, alors qu’elle lui avait permis de capter le message qu’elle venait d’envoyer en réponse à Miyäck, lui indiquant par se fait la raison –pas totalement- de son réveil un peu brutal, mais dans tous les cas…

-T’en fais pas, elle sait que j’ai l’habitude de traîner un peu.

Elle se rapprocha de celui qui faisait battre son coeur avec un petit sourire et goûta de nouveau ses lèvres afin de garder en mémoire cette douce sensation le plus clairement possible, le plus longtemps possible. Ils en avaient encore pour combien de temps à pouvoir profiter? Un jour pourrait-ils ne plus craindre le temps, de se cacher? Elle se lova contre lui et poussa un soupir d'aise, malgré toutes ces incertitude auquel aucun d'eux ne pouvait répondre. Alors pourquoi s'en faire? Profiter du moment présent...
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[Bal] Those nights. [PV Alyss]

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