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Seems to be the hardest world [PV Aether]

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Caliel N.
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MessageSujet: Seems to be the hardest world [PV Aether] Ven 11 Nov 2016, 15:00



La brise de la nuit s’incrustait dans le voile du tissu qui lui servait de vêtement. Errant, sans but, le regard hagard. Ce n’était pas sa première venue. Tous ces paysages lui étaient pourtant familiers. Mais pourtant, chaque nouvelle fois, ses yeux percevaient les choses différemment. Ce n’était plus au travers du voile de son existence qu’il lui était possible de voir. Ses propres yeux expérimentaient. Cherchaient. Que faire de son existence du moment qu’elle se présentait ? Ses pas étaient lents, peu sûrs. Ce corps n’était pas le sien. Il fallait en être le maître. S’accorder le droit de perdre n’était pas dans ses références. Surtout pas depuis cette victoire. Chaque jour était un nouveau combat à mener, une nouvelle bataille pour le pouvoir. Alors, de vaines et multiples tentatives se succédaient. Depuis quatre ans déjà. Essayant simplement d’exister. De le pousser à disparaître, de lui laisser la place. Pourquoi ne comprenait-il pas la colère ressentie de n’être rien d’autre qu’un parasite ? Être le simple spectateur d’une vie qui n’est même pas la sienne. Tout ça à cause d’une erreur. Une stupide erreur de sa mère qui l’avait condamné. Chaque jour, une nouvelle bataille. Pour sortir de cet état de léthargie.

L’air ce soir était humide. Le vent chantait et dansait au travers des feuillages des grands arbres d’Irianeth. La vie était proche, l'on pouvait entendre le bruit des chaumières. Peu à peu, sa marche devint plus sûre. Ses jambes prenaient l’habitude de marcher. Non pas qu’elles n’étaient pas entraînées, loin de là. Il s’agissait simplement d’apprendre à le maîtriser. D’apprendre à être réel, exister. D’avoir enfin de la consistance autre qu’une voix fugace.

Sa main frôla lentement l’écorce d’un arbre, se délectant des sensations. Rien que l’air s’écoulant dans ses poumons lui procurait un bien fou. La plante de ses pieds s'enfonça à chaque enjambées un peu plus, frôlant la terre froid et les feuilles humides. De si petites choses dont personne ne faisait jamais attention. Car ils ne savaient pas la préciosité de se sentir vivants. Tous enfermés dans leur minable routine, à se plaindre constamment. S’ils avaient simplement la chance de vivre pour la première fois, peut-être changeraient-ils leurs points de vue. Qu’importait. Sa dualité se trouvait en ce point. Perdue entre l’envie d’appartenir à ce monde, de sentir. De goûter à la liberté. Et entre cette amertume que ces autres lui faisaient ressentir. Comment vouloir appartenir à ce monde de misérables humains ? Tous. Tous autant qu’ils étaient.

Tous, sauf peut-être…

- Celle que je n’ai jamais pu atteindre...

Ses pas se stoppèrent, laissant ses pensées vagabonder. Qu’il était bon de le savoir silencieux. Un sourire se peignit sur ses lèvres, tout aussi blanches que sa peau. Sans même se retourner, ses oreilles frémirent à l’entente d’un nouveau son. Le feuillage en arrière d’elle venait de craquer. La personne en arrière d’elle n’était pas difficile à deviner…

- Toi.

Ce n’était que le début. Sa tête se tourna jusqu'à sa présence, ses pupilles sans couleur la fixant.



Dernière édition par Caliel le Dim 19 Mar 2017, 23:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Seems to be the hardest world [PV Aether] Sam 12 Nov 2016, 23:28

Me retournant encore et encore dans mon lit, j’essayais désespérément de trouver le sommeil qui me fuyait ce soir-ci. Soupirant, je finis par me lever, et, changeant ma tunique de nuit contre une de tous les jours, je mis un pantalon que j’attachai lâchement à ma taille avant de prendre mes bottes et une dague, sait-on jamais. J’ouvris la porte de ma chambre et sortit sous la pointe des pieds. J’écrivis sur un parchemin que j’étais partie prendre l’air, n’arrivant pas à dormir. Je n’avais pas envie de me faire sermonner à mon arrivée sur du découchage ou sortie fantaisistes nocturnes que Xerkh pourrait s’imaginer à tords. À cette pensée, un sourire fleurit sur mes lèvres et je descendis silencieusement les escaliers, déposant la feuille sur la table et sortit dehors. Une fois mes pieds posés dans le sol meuble, je les enfonçai, aimant cette douce sensation, avant d’enfiler mes bottes et d’y glisser ma dague, bien cachée. Dans la forêt, je n’avais pas réellement le choix de mettre quelque chose dans mes pieds, au risque de me blesser.

La lune éclairait mon chemin, parsemant le sol d’une douce lueur blafarde argentée, créant un air mystérieux partout alentours. Les étoiles étaient aussi de la partie, moyennement visibles dans le ciel ennuagé duquel ne sortait une légère brise, ni trop glaciale, ni trop chaude en cette délicieuse nuit éclairée par une pleine lune brillante et réconfortante. Mes pas, sur le sol de terre sur lequel se trouvait quelques brindilles d’herbe, ou quelques feuilles abandonnées, crissaient légèrement, parsemés de poussière de sable. Débouchant hors de la forêt, entourée de lucioles qui illuminaient mon chemin depuis la tanière au cœur de la sombre forêt de mon continent d’adoption, je pus sentir l’air devenir de moins en moins humide. En forêt, ça avait été étreignant, ma tunique me collant à la peau alors que je parcourais le chemin sinueux qui menait vers l’eau, qui serait claire et fraiche par ce soir chaud et humide, mais tout de même respectablement correct. Autour de moi, les insectes chantaient un hymne à la soirée, brisant le silence de la nuit.

Arrivée près de l’eau, je remarquai la silhouette de Caliel. Je pourrais le reconnaître juste avec son odeur, dans le noir le plus complet, si l’occasion m’était donnée. Après tout, il était mon meilleur ami. Je fis un pas et une brindille craqua sous mon poids. Caliel se tourna et immédiatement, je fus sur mes gardes. Il y avait ce quelque chose, cette infime petite chose qui m’intriguait, me chicotait. Ses yeux. Ses yeux et le ton de sa voix. Cela ne faisait pas si longtemps que je ne l'avais pas vu et pourtant, il semblait différent. Quelque chose avait changé, entre la semaine qui venait de s'écrouler. Cela n'avait rien à voir avec la pleine lune. Cette fois-ci, c'était différent. Il m’était étranger, tout en m’étant indiscutablement familier. Cela me faisait penser à certaines semaines où il m’avait paru différent, durant les dernières années, mais jamais autant que cela. Pour peu, je pourrais dire que je ne le reconnaissais pas. L’air de rien, affichant un grand sourire, je m’approchai pour le serrer dans mes bras, lui sautant au cou.

- Cal !

Je le serrai contre moi, mon visage s’enfonçant dans sa poitrine, mes narines s’emplissant de son odeur. Je me reculai après un court instant, souriante et juste heureuse, même si je me disais que quelque chose clochait. Reportant mon regard sur l’eau derrière mon meilleur ami, dans laquelle la lune s’abîmait, créant des reflets qui donnait un air féerique à l’endroit, alors que le vent créait une douce mélodie dans les arbustes derrières nous. Le tirant par la main, tout doucement, j’enlevai mes bottes de deux coups de pieds habiles et allai tremper mes pieds dans l’eau qui venait mourir sur la berge. Peu de gens savaient apprécier de sentir le sol sous leurs pieds, ou même l’eau contre eux, un soir silencieux. Peu de gens savaient apprécier la vie, et j’étais de ceux-là.

- Je déteste porter des bottes, sandales ou quoi que ce fut dans mes pieds, maugréais-je dans un sourire.
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MessageSujet: Re: Seems to be the hardest world [PV Aether] Sam 07 Jan 2017, 21:41




La sentir ainsi, contre cette chair qui n’était pas la sienne, lui procura une sensation bien étrange… Pourquoi cette rousse semblait si importante aux yeux de Caliel ?! L’en accoutume, elle détestait tout ce qui pouvait donner une force à Caliel et elle en faisait parti. Et pourtant, une part, tout au fond d’elle, n’arrivait décemment pas à la détester. Etait-elle une enchanteresse ? Avait-elle un quelconque pouvoir qui annihilait toute sa volonté ? Pourtant… Elle agissait avec tant de bonté. Ce n’était pas normal. Lorsqu’elle sentit la main de son hôte se faire attraper et tirer par la suite, elle n’opposa aucune résistance. Se laissant guider, tout simplement.
Son regard ne la quitta pas un instant, l’observant faire. Une fois ses chaussures ôtées, elle se laissa caresser par les vagues mourantes de la berge… Comment faisait-elle pour être aussi libre ? Vive ? Piquée de curiosité, elle finit par la rejoindre, quittant les bottes de Caliel et sautant à plein pieds sur la berge, à son tour.

- Tu as raison. C’est bien mieux ainsi.

La fraîcheur des vagues, le picotement de la terre à la fois rigide et malléable… Ses orteils bougèrent plusieurs fois tandis que ses yeux se fermèrent. Quelle délicieuse sensation… Se sentir bouger, maître de soi-même bien qu’elle ne l’était pas réellement. Au diable Caliel, elle voulait en profiter. Tant d’années… Tant d’années en ne pouvant rien faire. Simplement quelques paroles, pour le rendre fou, lui faire perdre le contrôle. Elle réussissait, de mieux en mieux. Elle pouvait ainsi retrouver sa liberté tant voulue, l’espace de quelques heures. Son corps était toujours le sien et ne lui convenait guère… Peut-être pouvait-elle le changer à sa guise ? Elle en rêvait tant. D’un corps à elle. Sa propriété propre. Qu’elle ne partagerait avec quiconque d’autre que sa propre conscience. Etait-ce trop demander ?

Seulement, le même problème se présentait. Elle était censée être lui. Devenir Caliel le temps de l’emprunt de sa liberté. Elle le connaissait, mieux que quiconque, pourtant. Mais elle se lassait de ce petit jeu. Jouer un rôle était de loin ce qu’elle détestait le plus. Et si elle se montrait sous son vrai jour ? Est-ce que la rousse serait encore aussi gentille ? Ne tenterait-elle pas de l’annihilé, telle la menace qu’elle pouvait représenter ?

- Tu es belle, ce soir.

Son ton était bien plus las, plus profond, que ne pouvait le faire Caliel en temps normal. Aux yeux extérieurs, il ne semblait simplement pas dans son assiette. Sûrement rêveur ou absent. Allait-elle le remarquer ? Allait-elle remarquer que son regard n’était plus le même ? Qu’elle l’observait, intriguée, par cette lueur blanche qui la rendait si candide… Avait-elle deviné ses intentions ? Ces regards qu’elle lui jetait, dans la pénombre de sa chambrée ? Aux nombreuses caresses qu’elle ne cessait de vouloir lui administrer… Cette humaine lui faisait perdre la tête. Elle ne comprenait pas. Et elle ne voulait décemment pas se montrer aussi faible qu’elle l’avait déjà paru autre fois, face à elle. Tant qu’elle pensait que Caliel lui apportait son attention, sa couverture serait gardée non ? Ne pouvait-elle donc pas en profiter… ?



Dernière édition par Caliel le Dim 19 Mar 2017, 23:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seems to be the hardest world [PV Aether] Dim 08 Jan 2017, 19:28

« I think on you whenever i’m alone so please don’t go »


J’avais fini par prendre Caliel par la main et aller sur le bord de l’eau, la chaleur de sa peau me réconfortant, me donnant de l’énergie et j’étais là, simplement heureuse de sa présence. Les deux pieds dans l’eau, j’avais les yeux fermés. Les vagues caressaient mes chevilles, leur fraicheur étant rafraichissante malgré la température agréable de cette nuit. Je n’avais toujours pas lâché sa main. Ce soir, au clair de la lune qui était pleine, je ressentais que quelque chose était différent. Comme si …. Je secouai brièvement la tête. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus, pourtant. Je tournai la tête vers mon meilleur ami et le fixai dans les yeux. Il avait l’air … absent. Son regard avait l’air lointain, comme s’il était constamment perdu dans ses pensées, comme s’il n’était pas réellement avec moi ce soir, comme si une partie de lui, une grande partie de lui n’était pas ici, dans cette réalité-ci pour ainsi dire. Ma main quitta la sienne et je me levai debout dans l’eau au fond glissant.

- Tu es belle, ce soir.

Je me retournai trop vite, mon cœur faisant un bond spectaculaire dans ma poitrine, et tombai à la renverse dans l’eau, qui heureusement jusqu’à l’endroit où je m’étais avancée, était assez profonde sans trop l’être, m’arrivant à la taille. Je tombai et l’eau m’entoura rapidement. Je n’eus que le temps de penser à ne pas respirer avant de remonter à la surface, les cheveux devant les yeux et je les repoussai sur ma tête vers mon dos d’un geste nonchalant. Mes yeux rencontrèrent ceux de Caliel et j’eus l’impression qu’une décharge électrique venait de me passer au travers de tout le corps, me faisant frissonner de la tête aux pieds. Ils m’hypnotisaient. De ce que j’avais compris, Caliel avait une petite-amie ou quelqu’un pour qui il en pinçait, quoiqu’il eut jusqu’à présent refusé de m’en parler, n’ayant même pas abordé le sujet. Alors … Alors pourquoi il y avait mis cette profondeur, cette émotion dans sa voix ? L’amour, la curiosité, beaucoup plus qu’une simple appréciation avait transpercé sa voix, qui s’était trouvé vibrante d’émotion. Mon visage me chauffait, probablement aussi rouge que la tunique couleur rubis de l’Ordre, la tue officielle du moins. Je le sentait me brûler, d’une douce chaleur rougeâtre, d’une gêne que je n’avais, jusqu’à ce jour, jamais connu envers Caliel. Il l’avait toujours dit affectueusement, amicalement, mais ce soir, comme depuis le début de cette soirée, tout était différent.

Puis, il avait cette lumière blanche, que d’habitude je voyais autour de son cœur seulement, cette lumière ce soir était aussi brillante que la lune, et était pleine, comme cette dernière. Je clignai des yeux, alors que le mot s’imposait à moi. Âmes-sœur.

J’avais remarqué, au fils des ans, que lors de certaines phases de lune, presqu’une fois par mois, Caliel était différent pendant une semaine. Comme s’il n’était pas lui-même (#itsnotmeitsmyperiods ahahahahha), comme s’il se trouvait loin de nous, comme si j’étais face à quelqu’un de familier, et étranger à la fois. Comme ce soir. Et à chaque fois, il y avait cette lumière qui l’irradiait, qui l’entourait et faisait vibrer mon cœur, au même type que le timbre profond de sa voix, celle qu’il venait de prendre pour me dire à quel point il me trouvait belle, ce soir. Presque … Amoureusement.

- Je …. M… Merci … dis-je, avant de m’emmurer dans le silence pendant près d’une minute. Tu …. Tu n’es pas … exactement Caliel, n’est-ce pas ? Tu l’es sans l’être, murmurais-je finalement.

Je me remis debout sur mes pieds, avançant vers lui et le tirant vers moi, là où l’eau était un peu plus creuse, plus profonde. J’avais eu le temps, au fur et à mesure que je m’avançais vers lui, son regard dériver d’une façon que je ne lui connaissais pas sur mon corps. Ma tunique, trempée et lourde, moulait mon corps à la perfection, montrant mes muscles et mes formes sans que je ne pus cacher quoique ce soit. Mais, étrangement, je m’en foutais. J’étais assez proche de Caliel pour ne pas m’en soucier, habituellement, mais cette fois-ci, ce n’était pas exactement Caliel. Et j’aimais cette personne, peu importe qui elle fusse. Son regard avait parcouru mon corps, intéressé, intrigué et presque …. Amoureusement, et m’avait donné des frissons jusqu’au bout des doigts. Je me rapprochai de Caliel et le tirai rapidement vers moi, avant de me laisser tomber dans l’eau en riant, l’emportant dans ma chute, tombant tous les deux sous l’eau. Je sorti ma tête de l’eau, en même temps qu’il effectua l’action et, pendant qu’il avait encore les cheveux trempés dégoulinant d’eau dans les yeux, je capturai ses lèvres dans un doux baiser, aussi léger que les ailes d’un papillon, aussi léger qu’une plume, presque comme l’effleurement d’une délicieuse brise contre la peau. Lorsque j’ouvris les yeux à nouveau, ce fut comme si on avait descendu toutes les étoiles sur la terre, comme si la lune brillait encore plus fort et je me sentais plus forte, plus libre et plus heureuse que jamais. Je sus en cet instant que jamais je ne pourrai être avec une autre personne. Mes lèvres se détachèrent des siennes, doucement, à contrecœur.

- Qui es-tu ? Qui es-tu si tu n’es pas lui ? Surtout, qui es-tu pour ainsi faire trembler mon cœur ? murmurais-je d’une voix presque inaudible, mes lèvres effleurant les siennes alors que les mots mourraient dans l’air.

Tout en haut, bien loin au-dessus de nous, les étoiles éclairaient cette nuit, guidant de leur lumière la féerie de leur douce lueur argentée, rendant l’endroit magique, comme s’il n’y avait plus rien que nous deux dans ce monde, que nous deux, dans cette eau, collés l’un à l’autre. Rien que nous. Mes yeux se perdirent dans les siens, qu’il venait de rouvrir et je me trouvai dans l’incapacité de détourner le regard.

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MessageSujet: Re: Seems to be the hardest world [PV Aether] Dim 19 Mar 2017, 23:47


And I'll use you as focal point;
So I don’t lose sight of what I want.

- Amber Run


Ce qu’elle pouvait être perspicace, toute la petite rouquine qu’elle était. Bien que l’apparence soit la même, il était évident qu’il n’était plus là. Combien de temps lui avait-il fallut pour comprendre qu’elle prenait le contrôle durant ces phases lunaires …? Au lieu de lui répondre, elle se contenta de lui sourire mystérieusement, replaçant une mèche rousse pendant devant son visage, à l’arrière de son oreille droite. Ses doigts frôlèrent sa peau, comme indéniablement attirés. Lorsque son bras retomba le long de son corps, elle senti la morsure de sa chaleur vivre encore sur ses phalanges.
Aucun d’eux ne réagit lorsqu’elle entraîna de sa main le corps du Chevalier, jusqu’à l’eau. Son regard prit soin d’observer la rousse avec plus de détails. Comme si enfin, loin de l’obscurité de la chambre qu’ils partageaient souvent sans mot, elle pouvait la regarder vraiment. Ses formes épousaient parfaitement le tissu qui la recouvrait, révélant des douces courbes de ses hanches dont elle savait que ses grandes mains d’homme auraient vite eut raison de saisir. Elle sentit un frisson la parcourir tandis que ses pensées se tournaient toutes envers la découverte de ce corps qui lui faisait envie… Envie… Elle ne savait même pas comment elle pouvait mettre un mot clair sur cela. Certainement par cette sensation dont le Chevalier était souvent parcouru, celui de l’appel de la chair. Comment pouvait-elle s’abaisser au même niveau que lui…? Elle le trouvait hautement répugnant. Pourtant… Pourtant la lune reflétait ses courbes sous le tissu mouillé. Et elle avait terriblement envie d’y faire parcourir ses doigts.

Son corps arracha un hoquet de surprise lorsqu’elle sentit le poids des bras de la rousse autour de sa nuque, l’entraînant dans un rire jusqu’au contact de l’eau.  La chute fut quelque peu brutale et surtout, inattendue. Si bien qu’elle chercha à regagner la surface le plus rapidement possible. Tout se déroula si vite qu’elle n’eut par la suite, pas le temps de remettre son esprit en fonctionnement tandis que la rousse s’était saisie doucement de ses lèvres, son corps désormais collé contre le sien. Fort étrangère de toutes ces réactions physiologiques, elle fut pendant quelque instant submergée par le surplus d’informations qui naissait en elle. Son cœur battait à tout rompre tandis qu’elle sentit ses jambes se ramollir à l’inverse d’une autre partie de son corps. Les humaines avaient-elles autant de pouvoir sur le corps des hommes ? Etait-ce pour ça qu'il était si faible face à Alyss ? Elle y trouva une explication plutôt logique, parmi tout ça.

- Qui suis-je réellement… Est-ce important ? Je suis moi. Tu es toi. N’est-ce pas suffisant ?

En disant cela, elle sentait que sa réponse ne le serait pas. Qu'importait. Qui elle était ? Qui pouvait bien le savoir si elle n'en avait même pas connaissance elle-même. Comment pouvait-elle justifier la raison de son existence ? Sa naissance ? Un immense flou. Un immense flou débutant ce jour d'automne où elle avait ouvert les yeux pour la première fois. Elle avait prit naissance dans ce corps étranger. Comme si soudainement, sortie d'un rêve, elle avait commencé simplement à exister. Alors, que pouvait-elle dire, sur ce qu'elle était ? Une entité ? Quelque chose d'incertain ? Un trouble dans la vie du Chevalier ? N'était-elle pas une autre partie de lui ? Était-elle quelque chose d'à part ? D'unique ? D’insensé ? D'impensé ?

- Et pourquoi... Pourquoi ce ne serait pas toi, qui me dirait qui je suis ?

Après tout, elle était humaine. Elle existait pleinement. Ne pouvait-elle pas répondre mieux qu’elle-même en cet instant ? Son regard fixa intensément le sien, comme si soudainement une porte s’ouvrait à elle. Comme si soudainement, l’on considérait son existence réellement. Le visage neutre mais pendue à ses lèvres, dans l’attente d’une réponse, elle attendit sagement en resserrant l’étreinte qui les liaient.
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