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Sous la poussière, les grands trésors [Libre]

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Zed
Animateur - Ecuyer
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Nombre de messages : 37
Rôle : Écuyer d'Irianeth
Date d'inscription : 01/11/2016

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Âge: 15-20 ans [G19]
Rôle: Écuyer d'Irianeth
MessageSujet: Sous la poussière, les grands trésors [Libre] Jeu 10 Nov 2016, 23:56


Ce RP se déroule 3 mois avant le début de la G18.


La pénombre régnait en maître. Noirceur suprême, puissante ennemie infiltrée parmi les rangs, glissant silencieusement sur les corps immobiles, presque froids, qui habitaient le dortoir. Durant encore quelques sabliers, elle serait toute puissante en tout lieu, en tout terrain, mais bientôt on l’en y délogerait et elle fuirait se cacher jusqu’à la mort lente de son meurtrier. À ce moment, toute sa puissance éclaterait de nouveau et la nuit s’étirerait encore jusqu’aux aurores. Dans le dortoir de la forteresse, elle faisait régner un silence lourd et inquiétant. On ne distinguait rien, pas un son, pas un murmure, pas une respiration. C’était le calme complet, comme s’il n’y avait eu personne, comme si une mort prématurée s’était présentée aux portes.

Ouvrant lentement les yeux, Zed prit le temps d’observer celle qui semblait tant terrifier. Il n’y avait bien sûr rien à observer, qu’une absence de lumière, un rien intouchable, qu’imaginable et intangible. Le silence fut momentanément brisé par la longue et profonde inspiration que le jeune garçon prit, les yeux toujours rivés sur un néant total. L’air qu’il aspirait lui laissait une profonde sensation de confort et de satisfaction, celle de satisfaire cette soudaine envie qu’était de respirer. Un doux murmure provenait de ses lèvres alors qu’il libérait son emprise sur l’air capturé dans son thorax. Il avait tué le silence.

Encore une fois.

Glissant lentement sa main restée sous la couverture, sa pâle main droite, vers sa tête, Zed pencha celle-ci vers l’arrière jusqu’à pouvoir voir de l’autre côté de la fenêtre qui était contre sa tête de lit puis déposa sa main contre sa joue droite. Il la glissa sur celle de gauche puis sur son front, son nez et finalement son cou. Il baissa les yeux au moment où il relevait sa main et fixa un moment sa paume. Rien.

Bon, déjà quelque chose de positif, c’était bien. Pas de blessure, pas de sang sur le visage au réveil, donc pas reçu d’attaque au beau milieu de la nuit.

Il fallait quand même dire que l’idée de se faire poignarder la nuit par des élèves plus âgés et mal intentionnés inquiétait vaguement Zed. Ces histoires étranges de violences cachées racontées par des futurs élèves, à son arrivée trois semaines auparavant, lui étaient passées au-dessus de la tête, au tout début, mais plus il y réfléchissait, plus il réalisait qu’il était un peu plus en danger que les autres. Pas qu’il était plus intéressant à poignarder que les autres, mais il ne le remarquerait tout simplement pas avant le matin et c’était plutôt ça qui était vaguement dangereux. Mourir au bout de son sang à cause d’une mauvaise blague d’un élève écervelé n’était pas une mort acceptable pour quelqu’un de son sang. Si on le retrouvait sur les plaines de lumière, comme ça, tué d’une façon tout à fait idiote, il serait assassiné une seconde fois par ses propres ancêtres, c’était certain.

Il y avait trop de responsabilités sur ses épaules pour qu’il se permette d’être négligeant à ce niveau. Il lui faudrait s’assurer de sa propre protection durant la nuit, c’était inévitable.

Zed se releva doucement dans son lit, s’asseyant le plus silencieusement possible. Son regard balaya lentement la pièce, à la recherche d’un moindre changement comparativement à la veille. Bon, c’était peine perdue, il ne se souvenait plus très exactement si ce chandail était bien placé de cette façon ou si encore l’encre sur sa table avait déjà taché le bois avant cette nuit. Il lui faudrait peut-être prendre des notes le soir avant de se coucher pour s’assurer que personne ne s’infiltrait dans la chambre durant les heures où son esprit s’apaisait dans le sommeil.

Zed soupira longuement avant de passer une main rapidement dans sa chevelure argentée.

Il était stupide.

S’il se faisait tuer durant la nuit. Ça ne lui servirait à rien de savoir que sa chaise avait malencontreusement été renversée durant l’action. Il serait mort. Il lui fallait prévenir ces mauvaises actions, voilà tout!

Ou peut-être pourrait-il simplement vérifier la véracité de ces rumeurs.

Le pré-adolescent hocha silencieusement la tête pour lui-même. Il vaudrait mieux y penser et en discuter en plein jour. Peut-être pourrait-il se trouver quelqu’un qui connaisse assez bien la forteresse du même coup et qui pourrait la lui faire visiter correctement! C’en était assez de se perdre tous les jours depuis les trois dernières semaines. Ça ne pouvait pas être si complexe, une forteresse! Sa maison était assez grande, non? Le domaine était assez vaste, ça ne pouvait pas être si pire de se retrouver dans cet endroit.

Il se ferait une carte!

Les premières lueurs du jour firent leur entrée à cet instant précis, perçant la calme pénombre pour tranquillement illuminer les dortoirs. Zed tourna la tête un quart de tour de façon à pouvoir voir un petit coin du ciel rosé qui s’illuminerait de plus en plus au courant des prochaines minutes. Bientôt la forteresse entière serait noyée dans cette lumière vive et les âmes commenceraient à s’activer un peu partout. On pourrait entendre à travers le dortoir les chuchotements des futurs élèves et des élèves ensembles, les rires, les grognements des endormis. Ailleurs, les domestiques s’affaireraient à diverses tâches plus futiles les unes que les autres, cherchant quelque chose à faire de leur journée et les adultes feraient ce que les adultes font : des choses complexes.

Zed s’étira longuement dans son lit, se laissant retomber sur sa paillasse, accrochant ses minces doigts blancs à la tête de lit en bois et étirant ses jambes jusqu’à entendre craquer quelque chose. C’était le signe que ça avait fonctionné; il avait éveillé ses muscles. Le jeune garçon pu s’extirper de son lit, laissant ses pieds nus glisser sur le sol glacé sans la moindre hésitation ni la moindre réaction. Les temps froids tiraient sur leur fin, bientôt le printemps réchaufferaient les salles de sa chaleur naturelle, mais pour l’instant, les vents frisquets s’immisçaient encore dans les ouvertures des fenêtres et dans les craques des murs, glaçant l’air à l’intérieur des bâtiments. Bien sûr, pour Zed ça ne changeait rien à sa vie, il lui fallait seulement faire un peu plus attention que durant l’été, mais rien de bien grave.

Ainsi, Zed sortit du lit et enfila rapidement ses vêtements habituels, puisqu’il n’avait pas encore entendu parler de s’il y avait un code vestimentaire à suivre ou non, dans la forteresse de Pikay. Attrapant au passage un petit cahier ainsi qu’une plume, Zed s’élança à l’extérieur de sa petite chambre individuelle pour s’aventurer ailleurs dans l’aile des élèves.

Non. Il n’irait pas au-delà, c’était quelque chose pour qu’il se perde de nouveau dans la forteresse et ça, c’était hors de question. Il commencerait plutôt par explorer les salles de classe. Elles ne semblaient pas être utilisées à ce temps-ci de l’année, probablement à cause des examens de passage pour les élèves actuels. Zed en profiterait donc un peu pour jeter un coup d’œil aux livres qui s’y trouvaient et aux autres objets qu’il avait déjà découverts dans ces pièces dans la dernière journée.

Oui. Ça semblait un bon plan pour la journée.

~

« Eh… »

Non. Définitivement, ça n’était pas là où il voulait se retrouver.

Zed tourna les talons et tenta de faire comme s’il n’avait rien vu, rien entendu.

~

Zed poussa la grande porte de bois des deux mains, laissant un grincement s’échapper des gonds. Il se glissa dans l’embrasure et laissa la porte se refermer derrière lui alors qu’il observait curieusement ce qui se trouvait devant lui. C’était la première fois qu’il entrait ici, il n’avait jamais tourné à gauche dans ce corridor-là, il n’avait donc jamais remarqué la porte encore.

Tout dans cette pièce respirait le calme, l’âge et le renfermé. La porte n’avait probablement pas été ouverte depuis plusieurs générations d’élèves, probablement par manque de participants ou parce qu’ils avaient trouvé de meilleures salles que celle-ci. Il y avait encore quelques tables de bois ainsi que quelques tabourets imbriqués les uns dans les autres. Deux minces fenêtres permettaient à la lumière d’entrer, mais Zed se doutait bien que lors des cours, il y avait probablement de nombreux chandeliers d’allumés. Peut-être était-ce la raison pour laquelle cette salle était à l’abandon.

Le jeune garçon parcouru tranquillement la pièce, passant sa main sur les tables poussiéreuses, observant les quelques livres abandonnés dans l’unique bibliothèque et songeant à faire de cet endroit son jardin secret…

Enfin, jusqu’à ce que le bruit agressant des gonds se fasse de nouveau entendre et que Zed sente littéralement son sang se glacer dans ses veines. Dans sa tête, son sang se glaçait dans veine, dans tous les cas.

Il était en mauvaise posture.

Rares étaient les endroits abandonnés ouverts au public, en général.

Ça sentait mauvais et ça sentait le roussi... Symboliquement, on s'entend!
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Parandar
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MessageSujet: Re: Sous la poussière, les grands trésors [Libre] Lun 04 Sep 2017, 18:26

Bonjour !

Le RP est-il toujours d'actualité ? Sans réponse elle sera déplacée le 18 Septembre dans les Archives.
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Sous la poussière, les grands trésors [Libre]

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