___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Jamère
Armée - Soldat
avatar
Nombre de messages : 76
Rôle : Soldat et justicier à ses heures perdues
Date d'inscription : 21/03/2016

Plus sur le personnage
Âge: entre 28 et 33 ans en G19
Rôle: Soldat et justicier à ses heures perdues
MessageSujet: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Dim 18 Sep 2016, 14:04

Jamère ce matin là vit se lever un jour comme beaucoup d'autre. Meïlhor dormait encore à poing fermé, aussi la laissa-t-il finir sa nuit en paix. Son amante était à nouveau enceinte, elle avait donc d'autant plus besoin de se reposer. Suivant l'habitude qu'il avait prise depuis la naissance de Jenna, Jamère eu pour première occupation de la journée de se pencher au dessus du berceau de sa fille. Le nourrisson n'avait pas encore un an, elle avait la bouille ronde et joufflue d'un bébé en bonne santé, et seul un fin duvet clair couvrait son crâne, si bien que l'on ne pouvait encore deviner de quelle couleur seraient ses cheveux. L'enfant dormait aussi profondément que sa mère, aussi Jamère se contenta-t-il de remonter les couvertures du berceau dans un geste qui tenait davantage du réflexe.
Sortit de la chambre, le mercenaire occupa son début de matinée à préparer le petit déjeuner de Meïlhor. Des œufs, du gruau, des pommes et du thé. Il prévoyait toujours trop de nourriture pour la jeune femme, mais sans doute était ce la aussi un réflexe chez lui.
Depuis qu'il s'était établi avec Meïlhor, la vie du mercenaire avait changée du tout au tout. Là où il courrait habituellement les routes en quête de malfrats et de contrats à remplir, Jamère passait maintenant ses journées à rénover l'ancienne maison de Jubey, et à élever sa fille... Il menait une vraie vie de ménagère, mais jamais il n'avait été plus heureux, et pour rien au monde il n'aurait changé quoique ce soit à son présent quotidien.
Il n'y eu rien de notable par la suite : Meïlhor se leva à son tour, protesta après son ventre encombrant, feula sur Jamère, l'accusant d'être le seul responsable de son état, tout en gardant Jenna avec elle, ne la quittant jamais des yeux. Mère plus attentive que la blonde ne c'était assurément jamais vu. La mauvaise humeur apparente de son amante amusa comme toujours beaucoup Jamère. Ce dernier, laissant sa petite famille, s'occupa ce matin là à constituer des réserve de bois. À l'arrière de la maison, ayant retrouvée sa vieille hache, il débitait consciencieusement les lourds branchages qu'il avait rassemblés en vue de l'hiver approchant.
La température de ce début d'automne était encore très estivale, si bien que Jamère fut rapidement incommodé par la chaleur. Le front voilé de sueur, il finit pas envoyer valser sa tunique. De toute manière, la maison étant relativement isolée du reste du village, le risque que quelqu'un vienne constater que le jeune homme travaillait torse nu était assez mince. Concentré sur sa tâche, Jamère ne voyait pas le temps passer.
C'est alors que le mercenaire reçu une visite des plus incongrues : alors qu'il s'octroyait une courte pause, il se sentit soudainement observé. Se tournant d'un bloc, il avisa qu'en effet, il n'était plus seul dans le jardin. À distance respectueuse, se tenait une fillette. Elle ne devait pas excéder les cinq ans, était frêle et haute comme trois pommes. Le mercenaire ne se souvenait pas d'avoir déjà croiser la route de cette petite. Elle affichait un air très curieux, et son visage était en partie ombragé par sa masse de cheveux noir.

- « Et bien bonjour demoiselle. Que fais tu ici ? Peut-être t'es tu perdu ? »


Jamère avait posé sa hache et même avait mit genoux en terre devant la fillette. Il affichait un sourire qui se voulait aussi rassurant que possible. Il était en effet très étonnant qu'une enfant aussi jeune vienne s'égarer ici, à l'orée même de la forêt. La petite n'avait pourtant pas l'air anxieuse, et ses vêtements soignés interdisaient de penser qu'elle était une gamine des rues. Alors qu'il attendait une réponse de la part de sa jeune interlocutrice, Jamère remarqua le collier de cette dernière.
Un pendentif rond, semblable à un bouclier miniature, en acier gris, orné de cinq fleurs de lys disposées en couronne couvertes d'une dorure délavée. Entre les fleurs, le fond du médaillon était finement martelé. Pas de fioriture, en somme un objet assez simple, qui pourrait presque paraître commun. Ce bijoux pourtant, Jamère le connaissait très bien, pour l'avoir porter lui même à son cou depuis aussi loin qu'il s'en souvienne, avant de finalement l'offrir à Meïlhor. C'était un présent que Jamère tenait directement de sa mère, et le jeune homme y attachait naturellement grande importance.
Comment donc expliquer qu'une fillette puisse elle aussi en posséder un en tout point semblable ? Ce n'était pas impossible pourtant, mais dans l'esprit de Jamère, c'était hautement improbable. Alors que l'incompréhension montait en lui, le mercenaire fit la chose la plus censé à ses yeux : il attrapa la petite à bras le corps, et courut en direction de la maison. Meïlhor saurait, comme toujours, forcément quoi faire.
En trois enjambées, Jamère fut à sa porte, et sur le seuil de sa demeure, il découvrit un couple. Meïlhor pour sa part était à moitié cachée derrière la porte d'entrée, Jenna dans ses bras. Dans ceux du mercenaire justement, la fillette au médaillon commençait à se débattre (ou alors Jamère ne s'en rendait il compte qu'à ce moment là). Il la reposa au sol, et cette dernière courut se réfugier dans les jupes de celle qui devait sans doute être sa mère. Cette femme justement, le mercenaire la connaissait.

- « Ah, Jamère te voilà ! Nous nous présentions justement à ton épouse ! Et je vois que tu es papa ! Tu vas avoir beaucoup à nous raconter, et nous aussi par la même occasion... » en disant cela, elle coula un regard doux sur la tête aile de corbeau de sa fille.

Naturellement, le mercenaire avait à présent reconnu sa tante Oxine. Il n'avait pas côtoyer la sœur cadette d'Ira depuis le décès de ses parents, mais elle ressemblait à présent tellement à la mère de Jamère que le doute n'était pas permit.
Quand il se fut rhabillé, Jamère, en bon maître de maison qu'il était, invita tout le monde à s'installer à l'intérieur. L'idée plut certes beaucoup aux invités, bien moins à Meïlhor. Mais il n'y avait là rien de bien surprenant : après tout, la blonde n'était elle pas la méfiance ayant prit forme humaine ?
Le début de la discussion fut tout à fait banal : Oxine et Glenn expliquèrent comment il avaient entendu parler de l'arrivée d'un jeune couple dans la région, et la manière dont ils avaient immédiatement penser à Jamère en entendant la description qu'en faisaient les commères du village. Sa tante n'avait d'ailleurs de cesse de s'extasier devant Jenna ( sans pourtant pouvoir l'approcher, Meïlhor gardant l'enfant dans ses bras avec l'inflexibilité qui la caractérisait ). Elle évoqua de nombreux souvenirs de l'enfance de Jamère, parla de la vie qu'elle menait, du métier de tisserand de Glenn... en somme, de tout comme de rien.
Finalement, la conversation dévia sur leur fillette ( la cousine de Jamère donc ! ). Elle s'appelait Eyreen, et l'histoire de son médaillon méritait selon Oxine d'être contée... La jadoise avait déclaré cela sur un ton étrange, et avait prit sa fille dans ses bras en parlant. Elle paraissait soudain anxieuse, et Jamère se fit la réflexion qu'elle semblait avoir une nouvelle d'importance à transmettre, sans toute fois oser se lancer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11213-jamere
Meïlhor
Mercenaire / Assassin
avatar
Nombre de messages : 91
Rôle : Mercenaire
Date d'inscription : 14/03/2016

Plus sur le personnage
Âge: 26 à 31 ans en G 19
Rôle: Mercenaire
MessageSujet: Re: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Sam 01 Oct 2016, 13:33

Meïlhor s'éveillait difficilement, refusant obstinément de quitter le lit conjugal, maugréant contre la terre entière. La nuit passée avait été des plus agitées pour la jeune femme. Depuis quelques temps, Jenna semblait ne plus distinguer le jour de l'obscurité. Ainsi, elle dormait à point fermé lorsque le soleil était au plus haut et au crépuscule elle s'appliquait à ne pas fermer ses prunelles claires.  Ainsi, les nuits de la jeune maman se déroulaient toujours de la même manière, elle s'évertuait à calmer la petite qui pleurait et hurlait à plein poumon, feulant sur Jamère qui, lui, dormait profondément du sommeil du juste. Toutefois, Meïlhor soupçonnait fortement son compagnon de feindre l'endormissement pour ne pas avoir à se lever de leur lit ô combien confortable.

Ainsi ce matin là, l'humeur de la mercenaire n'était pas au beau fixe, les nausées matinales lui interdisaient de courir les bois comme à son habitude et la nuit passée l'avait laissé éreintée. Jenna était enfin endormi et sa mère profitait donc de ce court moment de calme, se prélassant bien au chaud sous les couvertures.

Bientôt, il y aurait un bambin de plus dans la petite maisonnée. A cette pensée, elle ne put retenir un sourire. Elle n'avait jamais était aussi fatiguée de toute son existence, mais la maternité lui allait étonnamment bien. Elle adorait littéralement sa fille et savait qu'il en serait de même avec l'enfant à venir. Même après des heures de pleurs incessants, la jeune femme ne perdait jamais patience. Elle qui avait craint un temps de ne pas savoir aimer son enfant, mais trouvait désormais cela des plus naturel. Cette réflexion c'était imposée à elle le lendemain de la naissance de Jenna. Ils étaient tout trois, les jeunes parents et l'enfant, dans la chambre du couple lorsqu'une chose avait frappé la mercenaire : elle se sentait en paix et en sécurité et n'avait besoin pour vivre que de ces deux êtres, de nourriture et d'eau fraîche, rien de plus. C'était donc cela, l'amour.

Ce matin là donc, après de longues minutes, Meïlhor finit, non sans mal, par se traîner littéralement hors de son nid pour rejoindre son amant. Celui-ci lui avait déjà, comme souvent, préparé un copieux petit déjeuner. Depuis qu'elle avait découvert sa grossesse, la nourriture lui paraissait une ennemie des plus redoutable, tant elle provoquait chez elle de violentes nausées. Le-dit petit déjeuner finirait donc en réalité davantage dans l'assiette de Jamère que dans la sienne.

Toutefois - sans doute pour soulager son estomac - elle ne se privait en rien de faire partager ses sautes d'humeur à Jamère, le fustigeant de son état, comme s'il en était seul responsable, car bien évidemment elle même n'y était pour rien.

Le reste de la matinée se déroula sans encombre : la mercenaire s'occupa paisiblement de sa fille, et lorsque celle-ci ce fut rendormie, Meïlhor s'adonna à la concoction de différents remèdes et poisons. Pendant ce temps, Jamère pour sa part débitait des morceaux de bois, sa hache sans doute lui manquait-elle.

La tranquillité de la petite famille se vit toutefois troublée par l'arrivé d'un groupe étrange qui frappa à la porte de la maisonnée. La femme se présenta comme étant la tante de Jamère, et en effet Meïlhor remarqua une ressemblance notable entre cette dernière et son amant, mais plus particulièrement encore avec l'enfant qui les accompagnait. En effet, des similitudes dans les traits et la tignasse aile de corbeau de la fillette lui rappelait son compagnon, sans toutefois qu'elle puisse identifier clairement l'origine de ce sentiment. Les deux individus qui semblaient être les parents de la petite ne paraissaient à la vérité guère à leur aise : alors que la femme déblatérait son histoire, la mercenaire percevait des hésitations inhabituelles dans une conversation qui aurait due être anodine...

Au beau milieu des présentations, la fillette échappa à la surveillance de ses parents : le couple protesta alors qu'elle se dérobait ainsi à leur vue, mais Meïlhor les rassura vaguement en leur expliquant qu'elle n'irait pas bien loin. Quelques politesses plus tard, l'enfant revient d'ailleurs en compagnie de Jamère. Il portait dans ses bras la petite qui se débattait. Meïlhor se recula de quelques pas serrant davantage sa fille dans ses bras : cette scène était étrange, l'air tournoyait d'une manière des plus anormale autour de la petite inconnue... elle devait sans nul doute être pourvue de magie. Même si elle provenait d'une enfant, la magie laissait la mercenaire méfiante. Ainsi, lorsque les nouveaux venus s'installèrent dans son salon contre son grès, elle ne les laissa en aucune façon approcher de Jenna. Qu'il soit de la famille de Jamère ne changeait rien, ils étaient du monde extérieur et pouvait donc être un danger potentiel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11197-meilhor
Eyreen
Apprenti
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Apprentie mage
Date d'inscription : 13/08/2016

Plus sur le personnage
Âge: 12-17 ans en G19
Rôle: apprentie de la tour des mages
MessageSujet: Re: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Jeu 20 Oct 2016, 12:53

Oxine avait ouïe quelques histoires sur l'arrivée d'un jeune homme à la mine mauvaise et de sa famille, les inconnus ayant élu domicile dans une demeure éloigné de la ville, à la lisière de la forêt. Celle ci était d'ailleurs entouré de divers récit plus ou moins fantasque, laissant à penser que les nouveaux habitants n'avait guère eut vent des croyances qui entourait l'étrange maisonnée, sinon pour sure ils auraient sans nul doute cherché habitation plus accueillante. Les rumeurs relataient divers fait ; des promeneurs avaient entendus des bruits faisant penser à des cries provenant de la bâtisse, d'autres avaient jurés que certain courageux s'étant rendu dans cet endroit mystérieux, n'avaient jamais refait surface. Néanmoins, la jadoise n'avait guère pour habitude de porter fois au racontar. Toutefois, une fois n'était pas coutume, elle était troublée par la description du nouveau propriétaire des lieux. Un jeune homme d'une stature impressionnante pourvu d'un visage angulaire, d'un teint halé et d'une mine des plus patibulaire qui décourageait quiconque de s'approcher des nouveaux arrivants. Elle reconnaissait là en tout point son neveux Jamère. Se pouvait- il que cela soit bien lui ? Si tel était le cas, cela ne pouvait être que le signe de Parandar de lui même, qu'il était temps pour elle de révéler à sa fille le secret entourant ses origines.
La venue du jeune homme était une aubaine et sa présence adoucirait probablement le choc qu'éprouverait Eyreen à pareille nouvelle. En songeant à Jamère, Oxine se souvenait d'un jeune garçon à l'air mauvais, qui dénotait cruellement avec son cœur honnête et pur. Il serait un frère attentif et aimant pour sa fille, de cela elle en était certaine, ce qui la rassurait grandement. Quoi que fut la réaction de l'enfant, elle ne se retrouverait pas seule à combattre l'adversité. Si elle ne voulait plus avoir de contact avec ses parents adoptives, le jeune homme était une épaule sur laquelle elle pouvait se reposer. A dire vrai, c'était bien mal connaître Eyreen que penser qu'elle serait capable de tenir pareille rigueur à des êtres qui lui étaient chers. Toutefois, la peur rend parfois probable les idées les plus incongrues.
Ainsi, un matin Oxine décida le moment venu et partis avec Glenn et leur fille présenter leurs civilités à Jamère. Arrivés à la demeure voulu, la petite famille avaient été accueillis non par le mercenaire, mais par Meïlhor qui leur réserva, comme à son habitude, un accueil des plus froids. La jeune femme n'était pas d'un abord facile (doux euphémisme) et il fallu de la patience et de l'obstination à Oxine pour obtenir des réponses tangible à ses questions. La jeune maman ne se résolvant qu'a contre cœur à livrer les précieuse informations qu'elle détenait, qui aurait parut pourtant bien anodine à quiconque autre.
La discussion s'éternisant, elle parut bien inintéressante à Eyreen qui préférait et de loin explorer les alentours. Profitant d'un instant d’inattention de ses parents, elle déambula jusqu'au jardin situé à l'arrière de la petite maisonnée. L'enfant était trop prudente pour s'aventurer seule dans les bois même si l'envie ne lui manquait pas. Elle découvrit dans le verger, un homme d'une stature impressionnante affairé à tailler du bois. Comme à l’accoutumé une multitude de question s'imposa alors à Eyreen. L'homme qu'elle devinait être Jamère était il bûcheron ? Le choix de l'arbre importait il pour l'usage que l'on aurait de lui ? Y avait-il une technique particulière pour abattre l'arbre pour ainsi le faire choir à l'endroit voulu et de ce fait éviter les accidents ? Détailler les branchages paraissait aisé pour l'homme, était-ce en lien avec sa force ou avec une quelconque manière de procéder ? Le bois semblait être destiné à chauffer leur demeure, qu'elle végétaux choisir pour ce faire ? Combien son cousin connaissait-il d'espèces d'arbres différentes ?
Les questions fusait dans l'esprit de la petite fille et elle n'eut guère le temps d'en poser ne serais ce qu'une seule, car en l'espace d’à peine un battement de cœur, sans aucun avertissement, le jeune homme s'empara d'elle, la portant à bras le corps, l'amenant avec précipitation à l'entrée de la demeure où Glenn et Oxine discutaient encore avec leur interlocutrice. Prise de panique devant la soudaineté du geste, Eyreen eut recours à son don sur l'air d'une manière qui tenait d'avantage du réflexe que d'un quelconque niveau de maîtrise. Les feuilles commençait à onduler autours d'elle, ce qui ne parut en rien interloquer Jamère. L'enfant, elle n'aspirait qu'a retrouver les bras rassurant de ses parents. Souhait bien vite exaucé lorsque le maître des lieux consentit enfin à lui faire regagner la terre ferme. Ainsi, à peine sur ses pieds l'enfant se précipita tout droit dans le giron de sa mère. La sécurité qu'offrait le cocon maternel, apaisa bien vite la petite fille qui se remit avec une rapidité fulgurante de sa mésaventure. Après quelques convenances échangées, Jamère invita Eyreen et ses parents à l’intérieur de la maisonnée. La petite fille se désintéressa bien vite des propos échangés entre sa mère et son cousin et rapporta son attention sur tout les objets merveilleux qui l'entourait. Sa curiosité était notamment captée par les différents éléments que Meïlhor avait abandonné sur la table lorsqu'elle concoctait ses différent remèdes et poisons. La jeune femme était en pleine élaboration de concoction lorsqu'elle avait été interrompu par les trois intrus. Ressentiment qu'elle faisait aisément partager à ses convives en étant d'une froideur glaciale, particulièrement lorsqu' Oxine s’intéressait à la charmante enfant qu'était Jenna. La jadoise n'en tenait pourtant guère rigueur à la jeune mère ayant pour habitude de ne jamais juger autrui.
Oxine et son neveu discutait des détails qui peuplaient désormais leurs vies respectives, parlant de tout mais ne s’arrêtant véritablement sur rien. La brune tergiversait sur la meilleur manière d'aborder le sujet qui avait précipité sa venue. Elle en vint rapidement à la conclusion qu'il était malaisé de parler simultanément à Eyreen et Jamère de leur mère. Le jeune homme méritait des explications claires et honnêtes sur la situation, ce qu'elle ne pouvait sans doutes guère lui donner si son attention pleine et entière était axée sur sa fille. Elle coula donc un regard plein de sous entendu vers son mari qui en compris rapidement le sens et le bien fondé de la décision de son épouse. Il devait donc occuper Eyreen le temps pour Oxine d'expliquer à son neveu l'origine la naissance de sa sœur. Nulle tâche ne fût plus aisée. Glenn connaissait parfaitement sa fille et n'ignorait pas son goût prononcé pour l'apprentissage de nouveau savoir. Ainsi il lui proposa d'explorer la lisière de la forêt et lui promis de lui apprendre à reconnaître les champignons qu'il connaissait. L'enfant aux anges, se précipita dehors, non sans toutefois embrasser sa mère avant de partir. Jamais diversion ne fût plus efficace.
En outre, Meïlhor c'était éclipsée pour nourrir sa fille, Jamère et Oxine était donc désormais seuls. La jadoise songeait qu'avec son neveu prendre des précautions disproportionnées dans le choix de ses mots était inutile. Il était désormais adulte, avait une famille, si la révélation qu'elle s’apprêtait à lui faire pouvait l'ébranler, elle ne pensait pas que celle ci pouvait le blesser. Ce n'était plus un enfant et elle n'était pas de ceux qui infantilise inutilement. Toutefois, par nature elle ne se montrait jamais cruelle au contraire elle se voulait profondément juste. En outre, elle songeait que plus vite elle donnait les différentes informations mieux se serait pour son neveux. Un peu à la manière dont on se hâte d'avaler une concoction dont le goût est infâme, mais l'effet salutaire. Ainsi elle prit une inspiration profonde et commença lentement son récit d'un ton doux.
«  Mon cher neveu, je pense que tu n'ignore pas la tendresse que j'ai pour toi et le respect également. Je ne suis pas venue simplement pour te souhaiter la bienvenue à Rubis, mais pour te raconter une vérité que tu ignore »
Oxine s’arrêta un instant pour laisser le temps à son neveu de mesurer tout l'impact des mots qu'elle avait prononcés. Puis, elle reprit son récit du même ton calme
«  J'adorais ta mère et je songe souvent avec plaisir à l'enfance que nous avons passé ensemble. Encore aujourd'hui, sa présence me manque. Je pense que tu te souvient de certaines anecdotes que nous avons put évoquer en ta présence, de cette époque bénie par Parandar. Peut être même, que tu n'a pas oublié celle qui faisait référence à Aslander, notre ami d'enfance jeune fée mage ? Je pense qu'Ira aurait aimé t'expliquer tout cela elle même, mais malheureusement elle n'en a eut aucunement la chance, alors je vais me faire sa messagère, j’espère qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur.
Tes parents t'aimaient d'un amour inconditionnel, tu étais leur fierté, comme Reen est la notre. Tu es père à présent, je suis certaine que tu peux aisément comprendre ce sentiment. »

Oxine s'arrêta à nouveau, parler à son neveu était plus délicat qu'elle ne l'avait songer. Elle ne voulait en rien salir l'image qu'avait Jamère de ses parents. Toutefois, elle n'ignorait pas qu'un enfant avait naturellement tendance à idolâtrer ceux qui l'élevait. Elle ne voulait pas blesser Jamère et tergiversait donc sur la manière dont elle devait s'y prendre. Elle avait d'abord pensé tout expliquer d'une traite, mais à présent qu'elle était devant le brun, cette idée avait semblait perdre de sa qualité. La peine se lisait sur les traits du jeune homme lorsqu 'Oxine avait mentionné ses parents. Elle devait toutefois aller jusqu'au bout de son entreprise et continua donc le fil de son récit.
«  Tu es père mais tu es également humain. Nous ne sommes pas des Dieux, ils nous arrives donc de commettre des actes qui peuvent être considérer, par ceux qui nous jugent sans savoir, comme des erreurs. Tâche s'il te plaît de garder cela en mémoire. Aslander, était le premier amour de ta mère, ils s'adoraient. Toutefois, la vie étant ce qu'elle est, Aslander a dût partir et ils ne se sont guère plus vus pendant de nombreuses années. Quelques temps après le départ d'Aslander, Ira a rencontré Paesyn et a aimé à nouveau. Puis elle t'a eut toi et je n'ai jamais connue ma sœur plus comblée. Elle était heureuse avec ton père et toi ,mais le destin parfois nous rattrapes sans raison. »
Elle marqua une pause, la partie délicate de son récit commençait et elle prenait le temps de choisir ses mots avec soins. Après plusieurs battements de cœurs elle reprit non sans une certaine émotion dans la voix
«  Il y a six ans elle a rencontré par hasard Aslander et …. »
Les mots se coinçaient littéralement dans la gorge d'Oxine mais le regard suppliant de son neveu la força à continuer.
«  Et …. arriva ce qui devait arriver, je suppose. C'était selon les dires de ta mère une impulsion d'adolescente, elle ne pensait pas que cela prêterait à conséquence, elle n'a jamais pensé à mal. Lorsqu'elle est rentré de sa nuit avec Aslander, elle en a parlé immédiatement à ton père, lui demandant de la pardonner pour son écart. Après quelques temps, il accepta sa requête et oublia l'incident. »
Oxine inspira profondément. La première difficulté de son récit était passé, restait à expliquer la naissance d'Eyreen, ce qui n'était pour le moins pas le plus aisé. D'une part, par ce qu'elle était une partie du mensonge, d'autres part car pour Oxine la mère de la petite fille c'était elle même. Elle était infiniment reconnaissante à sa sœur pour lui avoir confié sa fille illégitime, mais dès lors que les yeux d'Oxine c'étaient posés sur le nourrisson qu'était alors Eyreen, elle sut qu'elle serait à jamais sa fille même si elle ne l'avait pas portée. Elle inspira à nouveau bruyamment et repris une nouvelle fois son discours
«  Toutefois, jusqu'à ce qu'Ira comprennent que son acte avait engendré … une conséquence inattendue. Elle expliqua tout de suite à Paesyn qu'elle était enceinte d'Aslander. J'ignore tout le contenue de leur discussion, mais ils en sont venus à la conclusion qu'il valait mieux pour chacun que l'enfant que portait ta mère, soit élevé par une autre famille qui prendrait soit du petit être à venir. J'ignore si tu te souviens des mois qu'a passé Ira loin de vous, peu avant sa disparition. Elle était en ma demeure où elle menait sa grossesse à bien. Lorsqu' Eyreen est née, Ira est partie vous rejoindre. Je lui serait toujours profondément reconnaissante de m'avoir confier Reen. Ira tenait toutefois à offrir un gage de son amour à l'enfant, gage que tu détient toi aussi : un médaillon rond en fer forgé gravé de cinq fleur de lys »
Oxine avait désormais terminé son récit, elle se sentait éreintée. Il lui avait été difficile de raconter à son neveu une telle histoire, qui de fait ne lui appartenait pas. Elle n'osait songer à la difficulté à venir, d'expliquer la situation à Eyreen
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11497-eyreen-de-rubis-gestion
Jamère
Armée - Soldat
avatar
Nombre de messages : 76
Rôle : Soldat et justicier à ses heures perdues
Date d'inscription : 21/03/2016

Plus sur le personnage
Âge: entre 28 et 33 ans en G19
Rôle: Soldat et justicier à ses heures perdues
MessageSujet: Re: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Dim 06 Nov 2016, 15:45

Autour de la table encore encombrée des diverses possessions de Meïlhor, l'assemblée ressemblait assez à une véritable réunion de famille. Jamère se fit d'ailleurs la réflexion que toutes les personnes auxquelles il était affilié étaient présente dans la pièce. C'est avec une immense fierté qu'il reçu les compliments qu'Oxine adressa à Jenna. Mit de fort bonne humeur par cette visite impromptue, Jamère trouva même charmant la manière dont Meïlhor couvait leur fille, quand bien même cette dernière, faisant déjà montre de curiosité envers son environnement, fixait sur les invités son regard interloqué, leur adressant même quelques babillements joyeux. Le tableau était à vrai dire véritablement charmant.
Meïlhor fut la première à s'éloigner du groupe, les gémissements de Jenna annonçant immanquablement que la petite avait faim. Eyreen aussi semblait ne pas tenir en place, aussi son père lui proposa-t-il de faire le tour des bois environnants à la recherches de champignons. Voyant la complicité que Glenn affichait avec sa fille, Jamère ne put qu'avoir hâte de voir Jenna grandir elle aussi. Il était également ravi de découvrir à cette dernière une cousine proche d'elle en âge, déjà persuadé que les deux fillettes s'entendraient à merveille.
S'étant donc retrouvé en tête à tête avec sa tante, le jeune homme constata que le léger malaise que cette dernière avait affiché en entrant chez lui n'avait pas décru. Il l'avait dans un premier temps attribué à leur longue séparation, ou à la mine méfiante de Meïlhor, mais même une fois cette dernière partie, Oxine semblait toujours en proie à un insoluble dilemme. Après avoir prit l'inspiration de qui s'apprête à accomplir un exercice périlleux, la jadoise prit finalement la parole. Là où précédemment elle avait discuté de la pluie et du beau temps avec désinvolture, elle avait maintenant la voix calme et posée. Ce revirement dans sa manière de parler intima une écoute attentive à Jamère. Tout juste se permit-il de sourire aux souvenirs de sa mère que la ressemblance avec la voix douce de sa tante lui remémorait.

- « Mon cher neveu, je pense que tu n'ignore pas la tendresse que j'ai pour toi et le respect également. Je ne suis pas venue simplement pour te souhaiter la bienvenue à Rubis, mais pour te raconter une vérité que tu ignore. » Devant tant de sérieux, le jeune homme ne pouvait que se taire et prêter une oreille plus attentive encore, le tout accompagné d'un froncement interloqué des sourcils. « J'adorais ta mère et je songe souvent avec plaisir à l'enfance que nous avons passé ensemble. Encore aujourd'hui, sa présence me manque. Je pense que tu te souvient de certaines anecdotes que nous avons put évoquer en ta présence, de cette époque bénie par Parandar. Peut être même que tu n'a pas oublié celle qui faisait référence à Aslander, notre ami d'enfance, un jeune mage fée ? Je pense qu'Ira aurait aimé t'expliquer tout cela elle même, mais malheureusement elle n'en a aucunement eut la chance, alors je vais me faire sa messagère, j’espère qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur. »

Évoquer des souvenirs de sa mère avec Oxine s'avéra un exercice moins douloureux que ne l'avait craint Jamère de prime abord. Non pas que l'absence de sa mère ne lui pèse plus (savoir qu'elle et Paesyn ne verraient jamais Jenna grandir étant l'un des plus grands regrets du jeune homme), mais comme l'avait très justement dit Oxine, Jamère n'était plus un enfant. En revanche, il ne comprenait pas vraiment ce qu'Aslander venait faire dans l'histoire de sa tante. Le nom du mage lui était en effet connu, car souvent lors de ses visites sa tante l'avait évoqué, et l’enthousiasme des deux sœurs face aux souvenirs de cet ami d'enfance qu'elles avaient hélas perdu de vue avait toujours été très amusant pour Jamère, qui à l'époque avait toutes les peines du monde à imaginer sa mère, une femme qui lui paraissait alors si sérieuse et si sage, parcourir la forêt en compagnie de sa cadette et d'un être féérique.

- « Tes parents t'aimaient d'un amour inconditionnel, tu étais leur fierté, comme Reen est la notre. Tu es père à présent, je suis certaine que tu peux aisément comprendre ce sentiment. »

Jamère ne comprenait en effet que trop bien le sentiment décrit par sa tante. Depuis la naissance de sa fille, Jenna était le centre de toutes les pensées du jeune homme, qui n'avait d'yeux que pour elle, lui trouvant chaque jours passants de nouvelles qualités, de nouvelles raisons de s'extasier devant ce petit être qui lui était devenu si immédiatement indispensable. La partie du raisonnement d'Oxine qui échappait cependant à Jamère était le lien qu'elle établissait entre cet Aslander et l'amour filiale qui parlait si bien au brun.
Oxine ponctua son récit d'une nouvelle pause durant laquelle elle ne quitta pas Jamère des yeux. Le jeune homme, qui n'était pourtant pas de nature suspicieuse (Meïlhor l'étant assez pour eux deux) se prit à s'inquiéter : qu'avait donc à conter sa tante de si pesant ? Elle reprit néanmoins, et son ton était toujours calme, se voulant indéniablement rassurant.

- «  Tu es père mais tu es également humain. Nous ne sommes pas des Dieux, ils nous arrivent donc de commettre des actes qui peuvent être considérer, par ceux qui nous jugent sans savoir, comme des erreurs. Tâche s'il te plaît de garder cela en mémoire. » L'inquiétude de Jamère se renforça, quand bien même son imagination ne parvenait pas à créé d'hypothèse expliquant la réticence de sa tante à en venir au fait. Elle tentait très visiblement de protéger Jamère de quelque chose, sans que ce dernier voit où elle voulait en venir. « Aslander, était le premier amour de ta mère, ils s'adoraient. Toutefois, la vie étant ce qu'elle est, Aslander a dût partir et ils ne se sont guère plus vus pendant de nombreuses années. Quelques temps après le départ d'Aslander, Ira a rencontré Paesyn et a aimé à nouveau. Puis elle t'a eut toi et je n'ai jamais connue ma sœur plus comblée. Elle était heureuse avec ton père et toi, mais le destin parfois nous rattrape sans raison. »

Jamère ne savait pas que sa mère avait eu une aventure avec le mage fée. Innocemment sans doute, ayant toujours connu parents mariés, il n'avait jamais songé qu'avant de se rencontrer, Ira et Paesyn avaient eu une jeunesse comme tout à chacun. D'un autre côté, Jamère n'avait jamais eu de raison de chercher à connaître le passé amoureux de ses parents, ce n'est pas la le genre de questions que ce pose un enfant. Après tout, il n'avais guère plus de quinze ans lors de la mort de ces derniers. Aussi, quand bien même savoir que sa mère avait aimé un autre homme avant Paesyn était pénible au fils qu'il était, cette information restait compréhensible à l'adulte qu'il était devenu, mais Jamère ne voyait pas l’intérêt de sa tante à lui faire part de cette donnée. Cette dernière fut d'ailleurs à nouveau en proie à un moment d'hésitation. Comme précédemment, Jamère se garda bien d’interrompre le récit d'Oxine. Après une nouvelle inspiration, elle reprit :

- «  Il y a six ans elle a rencontré par hasard Aslander et …. »

Nouvelle pause. Décidément, elle tenait à faire durer se moment pénible pour eux deux ! Jamère était sans doute un brin crédule sur les bords, mais il n'était pas non plus complètement niais. Il devinait déjà ce que sa tante sous entendait, mais une fois encore, l’intérêt qu'elle pouvait avoir à lui révéler d'éventuelles infidélités d'Ira échappèrent au jeune homme. Il avait toujours idéalisé ses parents de leurs vivants : partit de presque rien, ils s'étaient créé un domaine confortable où s'installer. C'était là un modèle de réussite pour Jamère que de vivre en paix avec les siens, modèle qu'il essayait lui même de suivre aujourd'hui en fondant sa famille. Lors de leur mort tragique, Ira et Paesyn avaient acquit aux yeux de Jamère une aura de héros, qui avait renforcé la vision idéalisée que le jeune homme avait de ses parents. Il en était parfaitement conscient, tout comme du fait que cette façon enfantine de voir les choses était un brin puérile. Pourtant, cela lui convenait, et il n'avait vraiment pas besoin de connaître les petits secrets houleux de ses parents.
Alors qu'il sentait l'agacement poindre en lui, Jamère s'intima le plus grand calme. Sa tante n'était pas femme à faire souffrir qui que ce soit inutilement, et en tant que son neveu, il pensait qu'elle avait pour lui au moins un peu d'affection : elle ne chercherait donc pas à lui causer de peine inutilement. Elle n'était pas non plus idiote : si elle s'était déplacée avec toute sa famille pour venir lui apprendre une nouvelle d'importance, cette information devait revêtir en effet un aspect particulièrement crucial. Respirant un bon coup, Jamère poursuivit l'écoute de ce récit.

- «  Et …. arriva ce qui devait arriver, je suppose. C'était selon les dires de ta mère une impulsion d'adolescente, elle ne pensait pas que cela prêterait à conséquence, elle n'a jamais pensé à mal. Lorsqu'elle est rentré de sa nuit avec Aslander, elle en a parlé immédiatement à ton père, lui demandant de la pardonner pour son écart. Après quelques temps, il accepta sa requête et oublia l'incident. »

Ainsi comme l'avait deviné Jamère, Ira avait était infidèle. Une impulsion d'adolescente ? Il sourit jaune en pensant qu'il était bien du genre de sa mère de venir s'en confier immédiatement à Paesyn, car Ira tenait l'honnêteté en très haute estime, comme elle avait toujours enseigné à Jamère qu'il fallait assumer ses actes, quels qu'ils soient.  Le fait que son père ai pardonné cet « écart » à Ira ne surprit pas non plus le jeune homme. Son père s'était toujours voulu autoritaire mais il cachait mal sa gentillesse, surtout envers les siens.
Jamère déglutit. Oxine ne semblait pas avoir terminé son récit... elle soupira, semblant quêter l'accord de son neveu pour poursuivre, puis reprit :

- « Toutefois, jusqu'à ce qu'Ira comprennent que son acte avait engendré… une conséquence inattendue. » Jamère avait peur de comprendre... « Elle expliqua tout de suite à Paesyn qu'elle était enceinte d'Aslander... »

La nouvelle était un choc. Ainsi, Jamère n'était pas fils unique. Mais jamais on ne lui avait présenté de cadet, même illégitime. Le jeune homme se refusait à envisager que sa mère ai pu abandonner un enfant qu'elle avait porté, tout bâtard qu'il fut.
Faisant appel à tout son contrôle de lui même, Jamère trouva néanmoins ardu l'exercice de continuer à prêter attention aux paroles de sa tante.

- « J'ignore tout le contenu de leur discussion, mais ils en sont venus à la conclusion qu'il valait mieux pour chacun que l'enfant que portait ta mère, soit élevé par une autre famille qui prendrait soit du petit être à venir. »

Ainsi, Jamère avait un frère ou une sœur inconnu de lui, vivant quelque part sur le continent... Il se demanda où sa mère avait pu trouver la force d'abandonner son enfant. Jamais lui même ne pourrait se séparer de Jenna, fusse pour son bien. Un enfant ne pourrait jamais trouver plus sûr soutien que celui de ses parents. Le jeune homme chassa le contre exemple le plus flagrant de cette théorie lorsque le nom de Jubey traversa ses pensées.

- « J'ignore si tu te souviens des mois qu'a passé Ira loin de vous, peu avant sa disparition. Elle était en ma demeure où elle menait sa grossesse à bien. »

Jamère se souvenait en effet de cette période. Paesyn avait alors été particulièrement morose, mais le brun avait alors mit cela sur le compte de l'absence d'Ira. Du reste il en gardait bon souvenir, car il avait pu passer beaucoup de temps en tête à tête avec son père.

- « Lorsqu'Eyreen est née, Ira est partie vous rejoindre. Je lui serais toujours profondément reconnaissante de m'avoir confier Reen. Ira tenait toutefois à offrir un gage de son amour à l'enfant, gage que tu détient toi aussi : un médaillon rond en fer forgé gravé de cinq fleur de lys... »

Le cœur de Jamère manqua un battement lorsque le rapprochement se fit dans son esprit. Sa tante venait de nommer l'enfant illégitime Eyreen, et ce ne pouvait être une coïncidence si la ravissante petite cousine qu'il venait de se découvrit portait le même prénom. À bien y réfléchir, Jamère se souvenait avoir entendu plusieurs fois sa tante louer la chance d'Ira et Paesyn d'avoir un enfant. Il n'y avait pas prêté attention lors de sa jeunesse, mais ces souvenirs prenaient maintenant tout leurs sens alors que Jamère les revoyait avec un œil d'adulte.
La nouvelle était ardue à admettre, mais alors qu'il s’efforçait à l'objectivité, Jamère devait bien admettre que sa mère avait agit au mieux dans des circonstances aussi délicates. Elle avait confié son enfant à quelqu'un en qui elle avait une confiance pleine et entière, de suffisamment aisé pour pourvoir aux besoins matériel d'Eyreen, et surtout de disponible pour l'aimer comme jamais elle n'aurait pu l'être en vivant sous le même toit que Paesyn et lui.
Qu'Ira ai remit le même médaillon à ses deux enfants prouvait assez qu'elle avait tenter d'agir au mieux, assumant comme toujours ses actes jusqu'au bout. Jamère ne put que reconnaître que sa mère avait choisit la moins mauvaise des solutions qui s'offraient à elle.
Le récit de sa tante touchant à sa fin, Jamère se leva lentement de table, et se mit à arpenter la pièce à pas comptés. Il avait le regard dans le vague, et essayait tout à la fois de digérer la nouvelle et d'en peser les conséquences.

- « Eyreen était elle au courant ? Je suppose que non... et Aslander, se sait il père ? Est-il seulement  toujours en vie ? »

C'est ce moment que choisit Meïlhor pour les rejoindre, coupant la possibilité de réponse d'Oxine. Sans doute le silence soudain avait-il alerté la jeune femme, ou encore avait-elle écouté toute l'histoire discrètement (c'était assez probable en fait, et cela ne gênait en rien Jamère). Dans ses bras, Jenna s'était endormie. Dans un geste qui lui était devenu un réflexe plus naturel encore que celui de respirer, Jamère embrassa le front de sa fille.
Dans une coordination parfaite, parvinrent bientôt aux occupants du salon les bruits de pas de Glenn et de Reen. Jamère remarque que la fillette parlait avec une aisance remarquable pour son âge. Lorsqu'ils entrèrent, la perplexité peinte sur le visage du jeune homme dut suffire pour apprendre à Glenn que tout avait été dit. Eyreen pour sa part sauta joyeusement sur les genoux d'Oxine, lui faisant part de ses découvertes du jour. Elle n'avait d'yeux que pour ses « parents » et Jamère ne put qu'approuver silencieusement une nouvelle fois le choix de sa mère. Cependant, il regardait maintenant la fillette brune avec un œil nouveau. Une petite sœur... Jamère avait une petit sœur... Combien de fois, enfant, avait-il réclamé un frère ou une sœur à ses parents ? S'en découvrir une brusquement n'était pas exactement ce qu'il avait imaginé, mais le jeune homme ne put retenir bien longtemps un sourire qui éclaira alors son visage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11213-jamere
Eyreen
Apprenti
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Apprentie mage
Date d'inscription : 13/08/2016

Plus sur le personnage
Âge: 12-17 ans en G19
Rôle: apprentie de la tour des mages
MessageSujet: Re: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Dim 20 Nov 2016, 17:23

- « Eyreen était elle au courant ? Je suppose que non... et Aslander, se sait il père ? Est-il seulement  toujours en vie ? »

 Oxine n'avait aucune idée de ce qu'il était advenue d'Aslander, elle savait seulement qu'il avait disparu depuis longtemps désormais. Elle n'eut toutefois nullement le temps de répondre aux questions de Jamère, Meïlhor étant déjà revenu parmi eux. En l'espace d'à peine plus d'un battement de cœur , Eyreen et Glenn revinrent également dans la petite maisonnée. La petite fille se jeta sur les genoux de sa mère lui contant se qu'elle venait d'apprendre.



«  Regarde maman ! Papa m'a apprit différentes sortes de champignons. Celui là c'est une amanite tue mouche. Il est toxique et est utilisé dans l'élaboration de divers poisons. Il n'est pas létal, mais peut causer des hallucinations. On le reconnaît grâce à sa couleur d'un rouge vif. Papa ne voulait pas qu'on le ramènent, mais je lui ai promit de le jeter après te l'avoir montrer. Regarde celui là, c'est un agaric des bois, c'est une denrée comestible j'en ai donc ramassé plusieurs. Papa m'a dit qu'il ne fallait pas les confondre avec les amanites phalloides. Il est facile de les différencier à l'odeur, les premières sentent l'anis alors que les secondes non. On pourraient les cuisiner pour ce soir? Papa a dit que c'était très bon  »
Oxine sourit à sa fille et hocha la tête. La petite fille c'était exprimée rapidement et avec une aisance singulière.



« une fois rentrée à la maison, tu m'aideras à préparer le repas. »

La jadoise savait que sa fille répétait les explications mots pour mots de son père, en en comprenant toutefois le sens. La mémoire auditive d'Eyreen n'était plus à démontrer et elle était source de nombreuses boutades que la petite fille prenait toujours avec humour.
Eyreen se blottit dans les bras de sa mère. 
Jamère était au courant de l'Origine de Reen, c'était à cette dernière désormais de l'apprendre. Oxine redoutait cet instant, mais il n'était plus temps d'avoir peur. Il fallait qu'elle lui explique l'histoire de sa naissance. Eyreen était une enfant intelligente, elle comprendrait les raisons qui avaient poussé Ira à agir ainsi, pour peu qu'Oxine les lui exposent. Toutefois, la peur de la jadoise était immense et si sa fille la rejetait ? Jamais elle ne pourrait se remettre de cela. 
Captant les craintes de son épouse, Glenn décida de prendre les devants. Il n'ignorait pas la complicité qui l'unissait à sa fille, cela serait suffisant pour qu'elle comprenne, il l’espérait sincèrement. 
Il plaça Eyreen entre lui et Oxine de manière à pouvoir capter l'attention de sa fille et lui parler aisément. Trop heureuse de cette prise d’initiative peu commune chez son compagnon, Oxine le laissa agir à sa guise. Elle même ne sachant guère comment expliciter la situation. 



«- mon trésor, maman et moi avons une histoire à te raconter »


Eyreen était toute ouie, elle adorait que son père lui conte de fabuleux récit. Elle imaginait aisément les merveilleux personnages chevaleresques et vaillants que Glenn inventait pour elle. Ce dernier réfléchit un instant cherchant sous quel angle il serait bon de présenter les choses. Faire sonner cela comme une épopée aiderait probablement Eyreen à digérer la nouvelle qu'il s’apprêtait à lui énoncer.



« - Un soir ou la nuit était déjà reine depuis longtemps, Ira est venue nous trouver ta maman et moi. C'était avant ta naissance et nous ne l'avions pas vue depuis longramps. Ta maman ne pouvait pas avoir d'enfant dans son ventre, Ira si et elle avait une nouvelle fabuleuse à nous annoncer. Elle attendait une petite fille et Ira l'aimait déjà, bien entendue. Toutefois, comme cela arrive parfois, une force inconnue c'était trompée et avait mis dans le ventre d'Ira l'enfant de sa sœur, Oxine. Même si cela lui arracha le cœur, Ira savait que confier cette petite fille à sa sœur était la bonne solution. Cette petite fille mon ange, c'est toi.
Ainsi, c'est Ira qui t'a donnée naissance, mais depuis et même bien avant cela tu es notre fille Eyreen, tu le sera toujours. »


La petite fille ne bronchait pas ne voulant pour rien au monde briser la solennité de l'instant. Son regard était rivé sur son père, elle buvait ses paroles comme à l’accoutumé. Elle comprenait tout les tenants et les aboutissants de ce qu'il venait de lui conter. Elle réfléchit néanmoins un instant. 
Oxine la berçait tout les soirs depuis aussi loin qu'elle se souvenait, jouait avec elle à chaque fois que la petite fille le lui demandait, Glenn lui contait des histoires avant qu'elle ne s'endorme, lui apprenait tout ce qu'elle désirait, tout deux soignaient toujours ses égratignures et lui préparaient des remèdes lorsqu'elle était malade... Bien sur parfois ils la grondaient mais c'était toujours justifié...
C'était eux ses parents et nuls autres. Si elle avait dût choisir par elle même ses parents, elle n'aurait en rien fait un choix différent. Elle les adoraient et ils lui rendaient avec tendresse et affection. Elle n'en demandait pas davantage
Oxine ajouta d'une voix qui se voulait calme



- « nous t'aimons et t'aimeront toujours. Tu es une petite fille merveilleuse et nous pensions que c'était important que tu sache que tu as deux maman et que les deux t'aiment plus que tout. Ton autre papa est un fée et nous sommes sur, que si il le pouvait, il serait auprès de toi, mais malheureusement il a disparu avant ta naissance. »

Eyreen n'était pas certaine de vouloir connaître cet autre papa. Le sien lui suffisait amplement, elle n'en voulait aucunement un autre, pas plus qu'une mère supplémentaire à dire vrai.
 Elle n'avait pas de lien de sang avec Glenn et ceux qu'elle entretenait avec Oxine était différent de ce qu'elle pensait au prime abord. Toutefois, elle n'en avait cure, les liens du cœur les suppléait aisément. 
Comme souvent lorsqu'elle était en pleine réflexion les sourcils d'Eyreen étaient froncés et elle se mordait légèrement la lèvre inférieur, le regard perdu dans le vide. Lorsque ses rêveries furent achevées, elle porta son regard ses parents à tour de rôle. Elle leur offrit un sourire radieux avant de reprendre sa place dans les bras d'oxine



- « Moi aussi je vous aimes. »

Elle vint poser son front sur celui de Glenn, dans un geste qu'elle faisait depuis qu'elle était à peine âgée de plus d'un été. C'était là une marque d'affection qu'elle ne dispensait qu'a son père, sa manière à elle de lui montrer le lien qui les unissaient.
A voir le comportement de sa fille, Oxine lâcha un soupir de soulagement teinté de honte. Elle aurait dut avoir confiance en sa fille. Elle était sa mère et Glenn son père. Tout était dit.
L'enfant releva le menton le sourire aux lèvres et porta toute son attention sur Jamère


- «  ça veux donc dire que tu es mon frère. »



Elle avait toujours rêvé d'avoir un grand frère qui lui conterait des histoires fabuleuse et lui apprendrait tout ce qu'il savait. Elle était donc aux anges de s'en découvrir un de façon si inattendue. 
Se rappelant la présence de sa compagne, Eyreen regarda Meïlhor prête à lui dire qu'elle était ravi de la compter également comme membre de sa famille. Toutefois le regard d'acier de la mercenaire fit s'abstenir de tout commentaire la petite fille. Même du haut de ses cinq printemps, elle savait quand le silence était de rigueur et lorsqu'il valait mieux pour elle qu'elle se taise. 
Elle reporta donc son attention sur l'enfant dans ses bras.


- «  C'est fabuleux ça veut aussi dire que Jenna est ma nièce. Je lui apprendrais plein de chose c'est promis. Maman, on pourra revenir parfois ? »


Oxine sourit à Jamère, elle ne voyait aucune objection à ce que sa famille fasse partit de la vie d'Eyreenn bien au contraire, elle en serait même ravi. 
Elle laissa toutefois la possibilité à Jamère de se dérober sans perdre la face devant sa jeune demie-sœur, elle ne désirait rien lui imposer, lui aussi venait de subir un choc conséquent. 
Oxine s'amusait de la réaction de sa fille. Elle et Glenn venait de lui apprendre une nouvelle d'importance et après y avoir songer sérieusement, elle n'en retirait maintenant que le meilleure. C'était là le caractère doux et facile à vivre d'Eyreen qui était à l’œuvre


- «  Si Jamère et sa famille sont disponible bien sur Eyreen, mais nous ne voulons pas les déranger et bientôt tu seras à la tour ce qui pourrait rendre l'exercice plus délicat.»


A cette pensée le cœur d'Oxine se serra quelque peu elle savait que sa fille avait besoin d'apprendre à contrôler sa magie et elle était fière que Reen ai choisit de mettre ses pouvoirs au service d'autrui. Toutefois, songer que sa fille vivrait bientôt loin d'elle, la peinait.
Eyreen s'approcha de Jamère et de Jenna qu'il avait désormais dans ses bras.


- «  Si vous n'êtes pas trop occupé peut être que parfois vous pourrez me rendre visite ? »



Elle s'exprimait d'un ton joyeux et enjoué, pensant que bientôt Jenna serait en âge de jouer avec elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11497-eyreen-de-rubis-gestion
Jamère
Armée - Soldat
avatar
Nombre de messages : 76
Rôle : Soldat et justicier à ses heures perdues
Date d'inscription : 21/03/2016

Plus sur le personnage
Âge: entre 28 et 33 ans en G19
Rôle: Soldat et justicier à ses heures perdues
MessageSujet: Re: Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen] Lun 28 Nov 2016, 04:07

La fillette s'était précipitée vers sa mère, lui narrant ses aventures de la matiné.

- «  Regarde maman ! Papa m'a apprit différentes sortes de champignons. Celui là c'est une amanite tue mouche. Il est toxique et est utilisé dans l'élaboration de divers poisons. Il n'est pas létal, mais peut causer des hallucinations. On le reconnaît grâce à sa couleur d'un rouge vif. Papa ne voulait pas qu'on le ramènent, mais je lui ai promit de le jeter après te l'avoir montrer. Regarde celui là, c'est un agaric des bois, c'est une denrée comestible j'en ai donc ramassé plusieurs. Papa m'a dit qu'il ne fallait pas les confondre avec les amanites phalloides. Il est facile de les différencier à l'odeur, les premières sentent l'anis alors que les secondes non. On pourraient les cuisiner pour ce soir? Papa a dit que c'était très bon. »


C'était assurément une enfance curieuse et très éveillée. Quel âge avait elle ? Pas encore sept printemps et déjà des envies de courir le monde ! Cela amusa Jamère qui s'imaginait volontiers Jenna devenir aussi attentive et avide de découvrir le monde autour d'elle.

- « Une fois rentrée à la maison, tu m'aideras à préparer le repas. »

La complicité entre Eyreen et ses parents, fussent-ils adoptifs, était belle à voir. La petite ne s'était sans doute jamais fait la réflexion qu'elle n'était pas à sa place chez Oxine et Glenn, et assurément ne se doutait-elle pas un instant qu'elle n'avait avec eux aucuns liens de sang. Cette information n'était en tout cas aucunement visible : Oxine et Ira se ressemblant assez, la petite Reen paraissait vraiment être le fruit de l'union de ses parents.
De son côté, la tante de Jamère n'avait pas l'air d'avoir l'esprit beaucoup plus tranquille. Apprendre la nouvelle à son neveu avait été une épreuve certes, mais la tâche devait s'avérer encore plus ardue lorsqu'il fut question d'apprendre la vérité à Eyreen. Oxine semblait ne pas vraiment savoir comment aborder le sujet, mais Jamère se retint bien de toute intervention malvenue : qu'elle apprenne la nouvelle de la bouche de ses parents était capital pour la fillette.
Glenn vola au secours de son épouse à ce moment, plaçant l'enfant entre eux deux. La petite était suspendue à leurs lèvres. Le tableau qu'ils formaient tout les trois était vraiment charmant, et Jamère se demanda même s'il été si important qu'Eyreen sache cette histoire... Le jeune homme finit par se convaincre qu'à la place de la fillette, il aurait aimé être au courant de ses origines.

- « Mon trésor, maman et moi avons une histoire à te raconter. »

Présenter la nouvelle sous forme de conte était vraiment une bonne idée, et le mercenaire espéra qu'ainsi la nouvelle serait moins difficile à digérer pour sa cadette. Songer à la fillette ainsi l'aurait amusé s'il n'avait pas été si inquiet de sa réaction à venir. Après tout, il ne la connaissait que depuis quelques heures, et peut être sa réaction blesserait elle Oxine. Être pessimiste n'était pas dans les habitudes du jeune homme, mais à voir l'expression de sa tante, il se faisait du soucis pour elle autant que pour Eyreen.
Glenn lui semblait presque à son aise, et il poursuivit la narration de cette nouvelle histoire dédiée à sa fille :

- «  Un soir où la nuit était déjà reine depuis longtemps, Ira est venue nous trouver ta maman et moi. C'était avant ta naissance et nous ne l'avions pas vue depuis longtemps. Ta maman ne pouvait pas avoir d'enfant dans son ventre, Ira si et elle avait une nouvelle fabuleuse à nous annoncer. Elle attendait une petite fille et Ira l'aimait déjà, bien entendue. Toutefois, comme cela arrive parfois, une force inconnue c'était trompée et avait mis dans le ventre d'Ira l'enfant de sa sœur, Oxine. Même si cela lui arracha le cœur, Ira savait que confier cette petite fille à sa sœur était la bonne solution. Cette petite fille mon ange, c'est toi. Ainsi, c'est Ira qui t'a donnée naissance, mais depuis et même bien avant cela tu es notre fille Eyreen, tu le sera toujours. »

La petite n'avait pas bronché lorsque son père lui avait expliqué l'histoire de ses origines. La tournure donné à la nouvelle sembla judicieuse à Jamère : l'idée était ainsi accessible à l'enfant, sans que cela lui cause de peine outre mesure. En théorie tout du moins. Eyreen semblait pour l'heure plongée dans des réflexions nées de ce qu'elle venait d'entendre.
Oxine finit par briser le silence qui s'était installé. Jamère et les siens se faisaient aussi discrets que possible, et à la vérité le jeune homme se sentait presque un peu déplacé dans cette scène.

- « Nous t'aimons et t'aimeront toujours. Tu es une petite fille merveilleuse et nous pensions que c'était important que tu sache que tu as deux maman et que les deux t'aiment plus que tout. Ton autre papa est un fée et nous sommes sûr, que si il le pouvait, il serait auprès de toi, mais malheureusement il a disparu avant ta naissance. »

Autant le fait qu'Ira avait du aimer sa fille au premier regard était indéniable, autant Jamère avait du mal à penser que cet Aslander regrette de ne pas connaître sa fille. Sans doute était une pensée médisante de la part du mercenaire, car le mage ne devait même pas être au courant de sa paternité. Enfin, sans doute Jamère avait il besoin de trouver un responsable à cette situation, et le fée en était un tout désigné.

- « Moi aussi je vous aime. »

Eyreen répondit sans hésitations à sa mère, et cela sembla soulager cette dernière. Peut être craignait elle également une réaction de rejet de la part de sa fille. L'enfant ne semblait pourtant pas attrister de la nouvelle, ou en tout cas ne le montrait elle pas. Enfin, une enfant de cet âge ne pense pas à dissimuler ses émotions. Meïlhor déteignait beaucoup trop sur Jamère à son goût.
La fillette apposa son front contre celui de ses parents dans un geste d'affection adorable. Pas de doute, apprendre la vérité n'avait pas causé de peine à la fillette.
Cette dernière finit par reporter son attention sur Jamère, le sourire aux lèvres :

- « Ça veux donc dire que tu es mon frère. »

Cette enfant était décidément d'une perspicacité à toute épreuve. Après avoir adressé un sourire chérubin à Jamère, la petite tourna son attention vers Meïlhor. Elle prit une inspiration, souhaitant visiblement s'adresser à la rubienne, mais sans doute l'air revêche de cette dernière retint il Eyreen de tout commentaire. Perspicace avait il pensé ? Jamère du se retenir d'éclater de rire : même une enfant devinait le caractère... différent de Meïlhor au premier regard. Voilà qui était franchement hilarant.
L'attention d'Eyreen glissa donc de la blonde au petit paquet dans les bras de la jeune femme :

- «  C'est fabuleux ça veut aussi dire que Jenna est ma nièce. Je lui apprendrais plein de chose c'est promis. Maman, on pourra revenir parfois ? »

Voir la petite emballée de se découvrir une famille plus étendue qu'elle ne le pensais fit chaud au cœur de Jamère. La nouvelle n'avait vraiment pas l'air de la blesser. Voyait elle ainsi toujours le bon côté des choses ? C'était une philosophie charmante. Pour sa part, le mercenaire tachait surtout pour l'instant de ne pas songer à sa propre mère...

- « Tu pourra venir quand tu veux bien sûr, quand Jenna aura grandit, je suis sûr qu'elle se ravie d'avoir une tante si proche d'elle en âge avec qui elle pourra joué ! »

Jamère s'était accroupi à la hauteur de sa jeune sœur pour s'adresser à elle. Pas de doute, elle ressemblait à Ira, mais il y avait quelque chose d'autre... Le mercenaire s’ébroua en se relevant : pour plus tard les pensées désagréables, pour l'heure il devait faire bonne figure.
À côté de lui, Jamère senti Meïlhor tiquer. Mais était ce l'invitation à revenir ou la proposition faite à Eyreen de passer du temps avec Jenna qui la contrariait, mystère. Enfin, le brun l'apprendrait sans doute si tôt les invités reparti.
Jamère capta d'ailleurs le regard d'Oxine, et lui adressa un imperceptible hochement de tête. La jadoise put ainsi répondre à sa fille :

- « Si Jamère et sa famille sont disponible, bien sûr Eyreen, mais nous ne voulons pas les déranger et bientôt tu seras à la tour ce qui pourrait rendre l'exercice plus délicat. »

La tour... Jamère coula un regard vers Jenna : et si sa fille aussi manifestait des dons en matière de magie ? Le jeune homme leva les yeux vers Meïlhor, et un fin sourire naquit sur ses traits. Il ne doutait pas que l'idée horripilerait la jeune mère. Elle avait toujours exécrée la magie sous toute ses formes, mais si sa propre fille s'en montrait pourvue, peut être changerait elle d'avis. Enfin, Jenna n'aurait sans doute jamais de pouvoirs, Eyreen devant tirer les siens de son ascendance féerique. Jamère prit d'ailleurs sa fille dans ses bras, Meïlhor lui cédant la garde de leur précieuse progéniture.
Voyant que le nourrisson avait échappé à l'étreinte du dragon qui lui servait de mère, Eyreen s'approcha de Jamère, qui s'accroupit à nouveau pour placer Jenna à la hauteur de sa jeune tante. Jamère sentit bien Meïlhor se tendre à nouveau, mais elle n'arrêta pas son compagnon, quand bien même l'envie devait la démanger.

- «  Si vous n'êtes pas trop occupé peut être que parfois vous pourrez me rendre visite ? »


La question de la fillette prit Jamère de court : aller rendre visite à sa cadette lui ferait plaisir bien sûr, mais la tour des mages se situait en plein cœur du royaume d’Émeraude, royaume où le mercenaire s'était juré de ne plus remettre les pieds...
Il renvoya le problème à plus tard, peu désireux de faire déjà de la peine à la fillette :

- « Bien sûr ! Quand Jenna sera en âge de faire un tel voyage, c'est avec plaisir que nous viendrons voir comment tu t'en sors dans ta nouvelle vie ! »


Jamère s'exprimait d'un ton allègre, un peu trop peut être, et il ébouriffa même affectueusement la chevelure noire comme l'ébène de sa jeune sœur.
Le jeune homme n'avait pas l'optimisme enfantin d'Eyreen, et il avait presque hâte maintenant de se retrouver seul avec Meïlhor pour recueillir son avis sur la situation.
Enfin, les situations les plus risquées avaient été évitées, et c'était bien là le principal.

Les salutations eurent lieu le plus normalement du monde, et Oxine, Glenn et la petite Eyreen repartirent alors que le soleil déclinait à l'horizon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11213-jamere

Une fillette sortie des brumes [RP Meïlhor & Eyreen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Hors Jeux :: Archives :: Postes RP :: Dix-huitième génération-