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Terres en reconstruction [RP Timéo]

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Azarel
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MessageSujet: Terres en reconstruction [RP Timéo] Lun 13 Juin 2016, 13:17

- Milieu G17 -


Cela faisait bientôt deux semaines entières qu'Azarel vivait sur ses économies. Fait très surprenant de la part du jeune homme, aucuns chantiers n'avaient trouvés grâce à ses yeux ces derniers temps. Il avait donc mit à profit ses journées pour visiter tout le port de Cristal. Puis, lorsqu'il en avait eu assez des mouettes et des vagues, il avait dirigé ses pas vers l'intérieur des terres. Se faisant, il demandait auprès des villageois des lieux ainsi traversés si l'on savait où se pouvait trouver dans la région de l'ouvrage pour un charpentier. Ainsi, de hameaux en cités, vint aux oreilles d'Azarel la nouvelle d'une tempête qui aurait sévèrement touchée un village d’Émeraude, au cœur même d'Enkidiev. Le jeune homme s'inquiéta pour ses parents et le reste de sa fratrie, tenant toujours commerce dans le royaume des chevaliers. Mais ces derniers habitaient tous une solide demeure de pierre au cœur même de la ville autour du château d’Émeraude. Si la météo avait durement frappé selon les ragots qui parvinrent à la connaissance d'Azarel, la rumeur n'était pas assez retentissante pour que les caprices du ciel se soient abattu sur le cœur névralgique du continent.
À demi rassuré donc, le charpentier avait dirigé ses pas vers ce village en ruine que l'on lui décrivait déjà comme un tas de décombres fumants, sans plus âmes qui vivent. Nombreux donc étaient ceux qui s’apitoyaient si volontiers sur le triste de sort ces villageois, sans pourtant chercher à leur porter secours. Sans doute chacun avait il son content de soucis sans chercher à se charger de ceux des autres. Azarel pour sa part s'imaginait surtout des gens sans plus de toit sur la tête, et un endroit où ses aptitudes de charpentier seraient utiles au plus grand nombre.
Aazven n'ayant pas souhaité accompagner son frère, il était resté sur le littoral où il semblait avoir des idées en tête. Ou du moins encore plus que d'ordinaire.

Un matin, c'est avec l'aube qu'Azarel arriva en vue des premières habitations. Il n'en restaient à la vérité plus beaucoup, les murs de maison étant plus souvent à terre que debout. Les premiers habitants le virent arriver d'abord avec méfiance, puis plus chaleureusement à mesure que l'on avisaient les outils qui dépassaient du paquetage du jeune homme, le désignant immanquablement comme charpentier. De son côté, observateur, Azarel remarqua que si les lieux étaient en effet en triste état, la reconstruction était déjà entamée. Il était encore tôt, mais nombreux étaient ceux avoir commencé leur labeur. Des reste de brume encombraient encore les hauteurs avoisinantes, mais, et plus le jeune homme s'avançait vers le cœur du village plus il s'en apercevait, bien des habitants étaient déjà à l'ouvrage. Ce qui était après tout bien normal lorsque leur village était dans pareil état.
Une fois arrivé sur la place principale, Azarel rencontra un vieillard installé sur le rebord d'un puits. Le jeune homme se renseigna auprès de lui. Ce dernier lui appris qu'un charpentier habile de ses mains était bien sûr le bienvenu. Le vieil homme lui indiqua également à qui s'adresser pour savoir où se faire employer. Un certain noble des environs était venu prêter main forte aux villageois pour rebâtir les lieux, un certain Timéo. Azarel n'en avait jamais entendu parlé, mais il trouva l'idée d'un personnage de noble rang venant aider de ses mains ses gens à refaire leur vie après la catastrophe au lieu de dépêcher un baillis ou un homme de main quelconque, très plaisante, et eu de la sympathie pour ce curieux personnage avant même de l'avoir vu.
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Timéo
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Lun 27 Juin 2016, 13:59


J’étouffais. Ambiance sombre, Arika était en dépression depuis un bon moment maintenant. Elle ne pouvait plus supporter les pertes, et je ne pouvais que la comprendre. Elle avait perdu une grande partie de sa famille adoptive, et nous avions perdus deux de nos enfants. Anaëlya était Chevalière et donc peu souvent à la maison, Andrew était retourné vivre à la ferme suite à son échec en tant que Chevalier, mais il sortait souvent. Quant à Meverik, il aimait s’instruire par tous les moyens, et partait lui aussi souvent au château. Arika restait donc souvent seule à la maison, dans notre chambre plus particulièrement. Elle ne sortait quasiment plus, elle ne mangeait quasiment plus. J’essayais, j’essayais très fortement de la faire aller mieux, mais c’était compliqué. Il ne fallait pas perdre espoir, non ?
Il y eut une tempête récemment, et j’entendis dire que le village voisin a été gravement touché. Fort heureusement, le village avec notre ferme familiale ne fut que peu touché, pour ne pas dire que nous n’avions que des répliques peu invasives. Je décidais d’aller aider à la reconstruction. Avec mon pouvoir de contrôle des plantes, je pouvais certainement aider à porter des trucs lourds en hauteur pour reconstruire des toits par exemple, grâce à de fortes lianes. Cela ne sera pas de tout repos, et je sentais que j’allais bien m’épuiser, alors le tout était d’optimiser un maximum mes réserves d’énergies magiques.

« Je vais au village voisin pour la reconstruction de maisons, » dis-je à Arika, la veille au soir. « Andrew et Meverik resteront. Je ne sais pas quand je vais rentrer, si tu as le moindre problème, contactes-moi par télépathie. »

Le lendemain matin, je me levais aux aurores. Déposant un baiser sur le front de mon aimée endormie, je descendis charger  une charrette avec des outils et du matériel, en plus de quelques vivres et de l’eau pour ne pas me retrouver sans rien, ainsi que des herbes médicinales pour ceux qui se blesseraient en travaillant. Et oui, je suis multitâche. Y attelant un cheval, je commençais à partir. Je fus cependant arrêter par mon voisin, me demandant ce que je faisais de si bon matin. Et c’est comme ça que très vite, j’embarquais avec moi deux personnes de plus avec leur matériel pour aller aider aux travaux du village voisin.
Arrivés à bon port, nous fûmes quelque peu choqués de l’ampleur des dégâts : il n’y avait quasiment aucunes maisons intactes. Des travailleurs étaient déjà sur le terrain à déblayer et à couper du bois activement, les blessés de la tempête ont dut être pris en charge la veille. Je saluais les travailleurs déjà présents, je connaissais à peu près tout le monde étant donné que j’aidais souvent aux reconstructions. Il y avait même quelques femmes ici et là, s’occupant des travaux qui ne demandaient pas d’avoir beaucoup de muscles.

« Tim ! » m’interpella un travailleur.
« Max ! » m’exclamais-je en reconnaissant le temps basané de l’homme. « Ca fait un bail ! »
« Eh ouais, je ne suis pas souvent passé par Emeraude ces temps-ci. »
« Ouais j’ai remarqué. Faudra que tu passes un jour à la maison ! »
« Ouais t’inquiètes. En tout cas j’étais sûr que tu viendrais. Y’a du boulot ici ! »

Descendant de mon cheval, je donnais des directives aux hommes m’accompagnant avant de prendre pelle et hache. Suivant Max, je le laissais me faire un tour du village pour voir un peu l’ampleur des dégâts, et me présenter à certaines personnes nouvelles au bataillon. Je rencontrais alors Jule, un Jadois en voyage à Emeraude, Chuck, un serviteur du château venu exprès pour aider, et enfin Max s’approcha d’un jeune brun bien battu qui nous faisait dos. Le prenant par l’épaule pour attirer son attention et le faire se retourner, c’est avec un grand sourire que Max nous présenta.

« Eeeeet je te présente enfin Azarel ! Azarel, voici Timéo ! »
« Enchanté de te connaître, » dis-je en lui serrant la main avec un sourire.

Il semblait avoir une forte poigne, et ses muscles saillants en disant long sur le travail manuel qu’il a dut pratiquer. C’était une bonne chose, la plupart des gens venus nous aider n’étaient pas des personnes dont les travaux manuels demandaient beaucoup de forces. Il y avait certes beaucoup de mains d’œuvre, mais peu avant les qualifications requises. Il y avait des guérisseurs, des cuisiniers pour nous faire à tous un bon repas, certains apportés de quoi dormir le soir car je doutais que les réparations se terminent en 1 jour. D’autres encore faisaient totalement autre chose dans leur vie de tous les jours et jouaient au bon samaritain.

« Bon, je vais te laisser entre ces mains ! Tim, au plaisir de te revoir ! »

Je lui adressais un large sourire alors que l’on se frappa les poings en signe d’au revoir. Il était fort possible que l’on se recroise à un moment donné de toute manière. Max avait cet aura incroyable qui mettait tout le monde à l’aise. Toujours à sourire, toujours à parler. Il pourrait parler à son pire ennemi avec autant d’aise et de civilité qu’il parlerait à son ami de toujours. Cet homme était presque impressionnant.
Puis, me tournant vers Azarel, je lui fis un large sourire avant de reprendre.

« Eh bien, te voilà coincer avec moi ! Il va falloir beaucoup de bois, je pense qu’il serait bien de commencer par aider les bucherons. Tu as une hache ? Si non j’en ai une en plus. »

Prenant la direction des bucherons, ma hache et ma pelle sur mon épaule, je sentais qu’on allait avoir pas mal de cloques sur les mains. Heureusement que j’avais mes plantes médicinales, cela ne serait pas de refus après tout ça. Heureux de pouvoir faire quelque chose qui ne me ferait pas penser à mes tracas familiaux, je poursuivis.

« Alors, parles-moi de toi. Tu fais quoi dans la vie ? Tu viens d’où ? J’aime bien connaître un peu les personnes qui travaillent avec moi. Cela me donne plus envie de faire du bon travail, et j’aime à penser que c’est pareil pour les autres. »

Bien évidemment, j’allais parler de moi aussi. En évitant certains sujets certainement, comme par exemple la malédiction qui me maintint dans le corps d’un enfant de 12 ans pendant plusieurs années, ou encore la disparition de mes enfants qui laisseraient suggérer que je suis un mauvais père. S’il me pose des questions sur ma famille, il est fort possible que j’y réponde, en y mettant les formes cependant.
Arrivés près des bucherons, j’interpellais l’un d’entre eux.

« HEYYY Conrad ! » hurlais-je presque à l’intention de l’interpellé avec un peu trop de joie dans ma voix.
« Aaaah Tim ! J’étais sûr de te voir par ici ! » me répondit-il en me frappant la main comme à notre habitude.
« Toujours. Au fait je te présente Azarel, » dis-je en montrant mon acolyte.
« Ravi de te rencontrer ! » fit Conrad en lui serrant la main. « T’es nouveau ici ? » Puis, ne le laissant même pas répondre : « T’en fais pas, on va juste te manger au souper. »

Je levais les yeux au ciel. Il était presque chiant à faire tout le temps des blagues, parfois vraiment pas drôle. Mais on l’aimait pour ça.

« Tu nous trouves une petite place ? On va vous aider. »
« Pas de problèmes mon p’tit elfe. Andy et Pluton viennent de finir de couper un arbre là-bas. Il faut faire des planches pour le toit. »
« Ok, merci Conrad ! »

Je le saluais avant de nous diriger vers l’arbre en question, suivit de près par Azarel.

« Il se croit drôle mais il n’est pas bien méchant, » ajoutais-je pour éviter de faire fuir le jeune homme. « Donc, où on en était ? » repris-je une fois que nous avions l’arbre à nos pieds.
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Azarel
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Sam 09 Juil 2016, 12:33

Azarel n’eut pas longtemps à attendre avant de se faire employer : toutes les paires de bras solides qui venaient se proposer étaient les bienvenues. Un souriant personnage dénommé Max était visiblement chargée de rassembler toute la main d’œuvre disponible au centre du village en reconstruction. C'est à ce dernier qu'on conduisit Azarel. Ainsi le charpentier put il rejoindre deux autres volontaires pour les travaux, Jule et Chuck, avec qui il engagea la conversation en attendant que la véritable besogne ne commence.
L'agitation régnait au village, mais c'était une agitation productive : pas un seul habitant n'avait trouvé de quoi s'occuper. Il ne restait personne pour se morfondre dans son coin. Alors que dans le brouhaha ambiant Azarel lorgnait déjà sur les bâtiments les plus endommagés, songeant toujours à la reconstruction, une main ferme se posa sur l'épaule du jeune homme distrait pour quérir son attention. En se retournant, le charpentier découvrit que Max était accompagné d'un nouvel arrivant, venu sans doute lui aussi aider. Azarel n’eut guère le temps de s'interroger sur l'identité de ce nouveau venu, que déjà le jovial maître d’œuvre s'occupait des présentations de rigueur :

- « Eeeeet je te présente enfin Azarel ! Azarel, voici Timéo ! » claironna ce dernier. Lui arrivait-il seulement de ne afficher aussi joyeux tempérament ? En présence de pareil individu, impossible de ne pas être atteint par sa belle humeur. En tout cas, le charpentier fit ainsi la connaissance du dénommé Timéo, dont il avait déjà entendu parler. Celui ci justement ajoutait à l'attention du charpentier :

- « Enchanté de te connaître. » la formule de salutation fut accompagnée d'une solide poignée de main, qui acheva d'éveiller la sympathie d'Azarel pour cet homme à la mine sincère. Max coupa cependant court aux dites présentations, étant assurément attendu ailleurs :

- « Bon, je vais te laisser entre ses mains ! Tim, au plaisir de te revoir ! » Adressa Max en manière d'au revoir à Azarel, tout en donnant l'accolade à Timéo, avant de tourner les talons pour s'élancer d'un pas rapide à la rencontre de nouvelles tâches réclamant son attention.

Calculant donc que dorénavant, Timéo prenait la suite des événements en mains, Azarel se tourna vers ce dernier, le découvrant tout sourire :

- « Eh bien, te voilà coincé avec moi ! Il va falloir beaucoup de bois, je pense qu’il serait bien de commencer par aider les bûcherons. Tu as une hache ? Si non j’en ai une en plus. »

L’accueil simple et chaleureux de ces gens pourtant malmenés par les caprices du ciel avait convaincu – s'il en était besoin – Azarel de rester les aider. En posant sa question, Timéo s'était déjà élancé en direction des-dits bûcherons. Lui emboîtant prestement le pas, le charpentier lui apprit que s'il avait dans ses bagages ses propres outils, il n'y figurait aucune hache. Remerciant donc la prévenance de son nouveau compère, Azarel accepta de bon cœur la matériel proposé. Toujours en marchant d'un pas vif, Timéo poursuivit la conversation précédemment entamée :

- « Alors, parles-moi de toi. Tu fais quoi dans la vie ? Tu viens d’où ? J’aime bien connaître un peu les personnes qui travaillent avec moi. Cela me donne plus envie de faire du bon travail, et j’aime à penser que c’est pareil pour les autres. »

Azarel se réjouit de constater que son comparse était un véritable bavard : le temps passerait ainsi plus vite, et les travaux n'en paraîtraient que moins rudes.

- « Je suis tout à fait de ton avis ! Sympathiser fait faire du meilleur ouvrage ! Comme l'a dit Max tout à l'heure, j'ai nom Azarel, et je suis charpentier de mon état. Ce qui tombe plutôt bien j'ai l'impression. C'est un sacré coup de vent qui à frappé par ici ! J'espère qu'il n'y a pas eu de dégâts trop similaires à la cité d’Émeraude : la grande majorité de ma famille y réside et y tient commerce. »

Tout en discutant, ils arrivèrent tout deux à hauteur des bûcherons. L'un d'eux justement se jetait déjà sur Timéo : ce dernier était apparemment vraiment connu comme le loup blanc dans la région.

- « HEYYY Conrad ! » hurla justement l'intéressé avec force bonne humeur à l'intention de l'homme qui venait à sa rencontre.

- « Aaaah Tim ! J’étais sûr de te voir par ici ! » lui répondit l'autre, en lui donnant l'accolade. Timéo semblait décidément vouloir saluer de la sorte tout les villageois qui croiseraient sa route.

- « Toujours. Au fait, je te présente Azarel. » Avec un geste ample, Timéo désigna le charpentier. Immédiatement, et avec la même courtoisie que tout les gens qu'il avait croisé jusqu'ici, le dénommé Conrad (de Monferrat haha, pardon ^^) lui serra vigoureusement la main.

- « Ravi de te rencontrer ! T’es nouveau ici ? T’en fais pas, on va juste te manger au souper. » Conrad ne laissa guère à Azarel le loisir de lui répondre, mais ce dernier ne lui en tint pas rigueur : pareille bonhomie ne se voyait pas souvent. Mais décidément, toutes les personnes rassemblées autour de ce village en ruine pour le faire renaître de ses cendres étaient des plus sympathiques.

- « Tu nous trouves une petite place ? On va vous aider. » Demanda Timéo, toujours souriant lui aussi. Décidément très volubile, Conrad répondit derechef :

- « Pas de problème mon p’tit elfe. Andy et Pluton viennent de finir de couper un arbre là-bas. Il faut en faire des planches pour le toit. »

Tous ici semblaient se connaître de longue date, et l'ambiance était bonne enfant. Le surnom utilisé par Conrad pour désigner Timéo fit hausser un sourcil étonné à Azarel.

- « Ok, merci Conrad ! ». Le charpentier n'eut une fois encore pas le temps de se poser d'autres questions, car déjà, une fois salué le bûcherons d'un vague geste du bras, on se dirigeaient prestement vers l'arbre abattu qu'il fallait débiter en planches. Il n'y avait pas de temps à perdre, mais cela n'interdisait pas la discussion, alors même que les deux acolytes commençaient à donner de solides coups de haches pour entamer le bois.

- « Il se croit drôle mais il n’est pas bien méchant. » déclarait déjà Timéo, sans même laisser le temps au silence de pointer le bout de son nez. « Donc, où on en était ? » Reprenant sans mal la conversation lancée plus tôt par son compère, Azarel reprit :

- « Pour ma part, j'en étais à songer que faire des planches était une tâche tout à fait dans mes cordes ! » le charpentier accompagna sa déclaration d'un franc éclat rire « Mais pour en revenir aux présentations, je n'ai pas encore eu l'occasion de te retourner tes questions : je suis donc né à Émeraude, même si mes parents n'en sont pas originaires. Et toi ? J'ai entendu dire en arrivant ce matin que tu étais un noble des environs, mais à te voir aussi familier avec tout le monde, on jurerait que tu es simple villageois. N'y vois pas là un reproche, bien au contraire ! En tout les cas, tu as l'air sacrément apprécié dans le coin ! »

Tout en parlant, Azarel s'activait, et abattait sa hache avec une application consommée. Travailler le bois avait après tout toujours été le souhait du jeune homme. Si pratiquer son art pouvait en prime s'avérer utile à d'autres, le charpentier ne pouvait espérer meilleure occupation, surtout s'il pouvait accomplir son travail en se liant d'amitié.
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Mer 31 Aoû 2016, 14:50

Le dénommé Azarel m’apprit qu’il n’avait pas de hache, alors c’était avec bon cœur que je lui prêtais la mienne. Elle s’appelait Revient cependant, en effet elle pouvait toujours me servir si ma première hache le lâchait – puisque c’était ma hache de secours – ou encore si jamais à un autre village, pour des réparations, des personnes n’en avaient pas. Tout ça pour dire que, Azarel devra me la rendre à fin d’usage, mais il devait certainement déjà le savoir.
Par la suite, Azarel me parla de lui, comme je le lui avais demandé tantôt. Je fus rassuré quelque peu lorsqu’il sembla d’accord avec mon point de vu sur les relations et le travail : il semblait quelqu’un de sympathique, et il était clair que travailler avec lui ne sera pas une tâche bien difficile. Il poursuivit donc sa présentation, m’enseignant qu’il était donc Charpentier d’Emeraude. Cela expliquait sa carrure. On pouvait difficilement dire qu’il était un gringalet, et j’étais bien heureux d’entendre qu’il semblait avoir de l’expérience. Malgré le monde qui nous aidait, peu savait véritablement comment construire une maison ou autre ; avant la fin de la journée il y avait un nombre de blessé assez important.
Nous fûmes cependant interrompus par Conrad, le chef des bûcherons. Nous échangeâmes quelques courtoisies et familiarités avant qu’il ne nous montre l’endroit où un arbre attendait patiemment d’être coupé. J’avais un peu peur qu’Azarel se sente mis à l’écart : je connaissais pas mal de gens travaillant pour la reconstruction de ce village, alors avec toutes ces familiarités, Azarel ne devait pas se sentir à sa place. Tel un étranger dans une ville. J’espérais simplement qu’il ne fuie pas, nous avions besoin de main d’œuvre. Fort heureusement il ne semblait pas être de ceux qui fuyaient dès qu’ils ne se sentaient pas à leur aise, surtout qu’en tant que Charpentier, le travail ne devait pas lui faire peur.
Commençant à travailler le bois côte-à-côte – avec bien évidemment un périmètre de sécurité pour ne pas gêner l’autre – Azarel reprit la parole avec humour. Son éclat de voix fut écho au mien. En effet, il n’était pas bien compliqué de travailler du bois : couper en tranche puis couper plus précisément pour que cela fasse des planches équilibrées et identiques – à peu de choses près. Bon, cela demandait un peu de patience, du muscle et du perfectionnisme, mais ce n’était pas non plus le plus compliqué du travail. Travaillant donc ma hache, je l’écoutais poursuivre. Il était donc né à Emeraude, là où vit une grande partie de sa famille d’ailleurs. Puis il fit part de sa curiosité envers moi, ce qui m’arracha un sourire amusé. Un noble ? J’avais un peu de mal à me considérer comme tel, un peu comme quand on me dit Prince d’Esprits. C’était une chose qui m’était presque totalement étrangère malgré la formation que je reçus : j’avais tellement vécu comme un simple homme que j’avais du mal à m’y habituer.

« Je n’ai pas toujours été noble. D’ailleurs, pour être précis, je suis Prince d’Espérita par alliance. Mais avant cela j’étais un simple homme ne demandant qu’à aider son monde ! Et c’est rester. J’ai d’ailleurs du mal à me considérer comme de haut rang, » ajoutais-je en riant.

J’espérais qu’Azarel n’allait pas se sentir intimidé en ma présence. En effet, peu de monde avant la possibilité de croiser un prince, bien que je ne me comporte pas comme tel. De plus, j’avais tendance à plus me présenter comme un noble que comme un prince : habitant à Emeraude, je cultivais et approvisionnais plusieurs villages grâce à ma magie.

« Ma femme est Chevalière et certains de mes enfants sont dans l’ordre aussi, » repris-je alors. « Elle était la princesse d’Esperita, mais a renoncé à son titre en entrant dans l’Ordre. C’est sa mère – ma belle mère – qui m’a anobli suite à quelques évènements. »

Je restais un peu vague. Je n’étais pas du genre à pleurer sur l’épaule de quelqu’un. D’ailleurs, je ne lui dis pas non plus que j’avais perdu des enfants. Je n’avais pas envie qu’il me prenne en pitié ou quoique ce soit. Cependant, je me sentais bien de l’inviter à diner chez moi, quand les réparations allaient se finir. Au vu du travail à faire, nous allions en avoir pour plusieurs jours, et nous serons obligés de dormir dans le village.

« Je suis producteur aussi. Etant à demi-elfique, » poursuivis-je, m’arrêtant quelques instants pour passer une main dans mes cheveux, mettant en évidence mes oreilles en pointe. « J’ai le pouvoir de contrôler la pousse des plantes. C’est donc assez pratique dans mon « métier », et j’approvisionne plusieurs villages. C’est pour ceci que je suis assez connu. J’aide aussi beaucoup aux reconstructions, les tempêtes sont fréquentes à certaines périodes de l’année. »

Reprenant le boulot comme si de rien n’était, j’estimais avoir fini ma présentation. Complète, un peu longue – plus longue que la sienne du fait de la complexité de mon existence – je frappais dans le bois avec force.

« Je ne suis pas vexé de ta remarque, ne t’en fais pas ! Tu m’as l’air aussi fort sympathique, ce serait plaisant de t’inviter à manger quelques fois à la maison ! Bon, pas tout de suite, on a fort à faire ! »

Ma dernière phrase fut accompagnée d’un petit rire. Ce n’était pas spécialement réjouissant au vu des dégâts et des blessés, mais étant donné l’amabilité des personnes venues aider, l’évènement passé mieux dans l’esprit des gens, pour ne pas dire que c’était le meilleur moyen pour tisser des liens avec autrui.

« Tu pourras venir avec ta compagne – si tu en as une ! Nous sommes très ouverts. »

Tout ce dont j’espérais était qu’Arika montre un visage moins dépressif qu’à l’heure d’aujourd’hui. Bon, elle devrait réussir à s’en remettre. J’étais moi-même beaucoup touché par les malheurs de notre famille, mais j’avais le don de toujours positiver. Je n’aimais pas broyé du noir, et surtout, je n’aimais pas rester inactif.

« Au fait, c’est tout de même étrange pour un Charpentier de ne pas avoir de hache ! » ajoutais-je sur le ton de la taquinerie.

Je m’étais souvenu tout d’un coup qu’Azarel m’avait emprunté ma hache, et il est vrai que pour un Charpentier confirmé – du moins l’était-il censé – ne pas avoir ce matériel essentiel pour pas mal de travaux, c’était étrange. Bon, peut-être l’avait-il oublié, ou n’avait-il pas l’argent nécessaire pour pouvoir s’offrir une hache digne de ce nom. Après tout, on trouvait de tout sur le marché, et souvent c’était du matériel bon marché qui ne durait qu’une utilisation – et encore !

« Tu as pu rencontré d’autres personnes ici ? » repris-je, curieux. « Maximilien, dit Max, est un peu l’homme à tout faire ici, » poursuivis-je, faisant les présentations à la place des autres. « On le voit toujours bouger et faire tout et n’importe quoi. Accueillir du monde, soigner des gens, faire à manger, diriger les troupes... C’est un peu comme le grand chef des opérations, en plus jovial. Conrad, c’est le chef des bûcherons. Il boit beaucoup en dehors du boulot, et adore faire des duels de lance de hache. Ne le défi jamais à un duel de lance de hache, » ajoutais-je d’un ton sérieux, avant d’avoir un large sourire amusé. « Il a un humour bien à lui, mais on ne lui en veut pas ! »

Je fis un clin d’œil à Azarel, référence à son entrevu avec Conrad il y a quelques minutes. D’ailleurs, d’ici quelques temps, nous ferons une pause pour boire un coup, manger et se reposer. Et éventuellement se soigner les mains si jamais des cloques faisaient leur apparition.
Heureusement avais-je mon kit de survie spécial reconstruction de village !

« On fait une pause quand tu veux, au fait ! » finis-je d’un ton enjoué, semblant pas fatigué pour un sous.
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Sam 26 Nov 2016, 05:39

Le travail avançait bien, et Azarel voyait avec satisfaction le métal de sa hache mordre le bois tendre de l'arbre. Le temps passait d'autant plus vite que Timéo entretenait la discussion commencée.


- « Je n’ai pas toujours été noble. D’ailleurs, pour être précis, je suis Prince d’Espérita par alliance. Mais avant cela j’étais un simple homme ne demandant qu’à aider son monde ! Et c’est rester. J’ai d’ailleurs du mal à me considérer comme de haut rang. »


Au moins Azarel constata avec satisfaction qu'il n'avait pas prit la mouche devant cette question qui aurait pu sembler indiscrète à d'autres. Les humbles origines de Timéo expliquaient assez sa familiarité avec les villageois et l'aise avec lequel il intéressait avec son entourage. Le peu de nobles qu'Azarel avait eu l'occasion de côtier était assurément plus pédant, quand bien même le charpentier ne se considérais pas comme moins que leur égal. Sans doute le jeune homme avait il du mal lorsque l'on prétendait lui imposer une autorité qu'il ne reconnaissait pas. Un brin anarchiste ? Peu être pas à se point, mais rebelle dans l'âme, certainement.
Peut être Timéo craignait il d'être taxé de parvenu s'il se présentait en tant que prince à qui voulait l'entendre, mais du point de vue d'Azarel, cela ne le rendait que plus juste dans sa manière de voir les choses, et il était bon que des nobles issus de rangs plus modeste parsèment la royauté.
Son compère enchaîna d'ailleurs avec la suite de son histoire :

- « Ma femme est Chevalière, et certains de mes enfants sont dans l’Ordre aussi. Elle était la princesse d’Esperita, mais a renoncé à son titre en entrant dans l’Ordre. C’est sa mère – ma belle mère – qui m’a anobli suite à quelques événements. »


Ah les chevaliers ! Comme tout les habitants d'Enkidiev à la mention de l'Ordre vert, Azarel était partagé entre une admiration sincère pour ces hommes et ces femmes vouant leurs personnes et leur vie entière au service de la protection du continent, et un sentiment plus mesquin, les jalousant sans doute un peu inconsciemment. Savoir qu'une partie de sa famille comptait parmi les rang de l'Ordre devait inquiéter Timéo sans doute autant que le rendre fier. Enfin, à sa place, Azarel ne savais pas vraiment comment il réagirait... lui même n'avait aucun potentiel magique, il était donc peu probable que sa future progéniture en soit pourvue. De là à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose, il y avait sans doute réflexion à avoir. Mais comme devenir père n'était pas dans les projets immédiat du jeune homme, sans doute avait il encore largement le temps de se poser la question.
Timéo poursuivit la discussion, permettant à Azarel de ne pas trop se perdre en conjectures incertaines.

- « Je suis producteur aussi. Étant à demi-elfique. J’ai le pouvoir de contrôler la pousse des plantes. C’est donc assez pratique dans mon « métier », et j’approvisionne plusieurs villages. C’est pour ceci que je suis assez connu. J’aide aussi beaucoup aux reconstructions, les tempêtes sont fréquentes à certaines périodes de l’année. »

Azarel leva les yeux de son ouvrage pour voir qu'en effet, les oreilles de son compère étaient anormalement épointées. Cela n'avait pourtant rien de très visible s'il on y prenait pas garde, le charpentier ne l'ayant même pas remarqué plus tôt. En même temps, lorsqu'il parlait à quelqu'un, en général, il ne s'adressait pas aux oreilles de son interlocuteur. Cette réflexion fit sourire le jeune homme alors qu'il se redressait de toute sa hauteur, s'étirant à la manière d'un chat. Il fit rouler ses épaules avant de reprendre son travail.
Timéo mettait donc ses dons au service des villages alentours. Cet homme était vraiment quelqu'un de bon décidément. Contrôler la pousse des plantes devait être un exercice étrange : restait il planter au milieu d'un champs, tel un épouvantail pour exhorter ses champs à être plus généreux ? Une fois encore, l'image était assez amusante.
Se faire rappeler que de nombreuses tempêtes balayaient la région à cette période de l'année ôta pourtant son sourire à Azarel. Il devait vraiment rendre visite à ses parents et à ses frères aînés, en espérant qu'aucuns d'entre eux n'ai eu à pâtir de la météo capricieuse. Le jeune homme se demanda aussi où pouvait bien traîner Aazven, mais pour ce dernier, Azarel s'inquiétait moins : personne n'était plus débrouillard que son turbulent cadet.

- « Tu n'en ai donc pas à ton coup d'essai en matière de reconstruction de village ! Cela explique l'organisation je suppose. » Azarel laissa de côté ses préoccupations personnelles pour se concentrer sur l'instant présent. Il ne s'était que rarement blesser en travaillant, car généralement, il était adsorber par ce qu'il faisait, mais il ne faut jamais dire jamais.

- « Je ne suis pas vexé de ta remarque, ne t’en fais pas ! Tu m’as l’air aussi fort sympathique, ce serait plaisant de t’inviter à manger quelques fois à la maison ! Bon, pas tout de suite, on a fort à faire ! »

Rassuré de n'avoir pas vexé son camarade de labeur, Azarel le remercia pour son invitation.

- « Oui, nous avons encore du pain sur la planche pour remettre ce village debout ! » dit-il en abattant avec précision son outils.

- « Tu pourras venir avec ta compagne – si tu en as une ! Nous sommes très ouverts. »

L'invitation fut ainsi étendue. Azarel pouvait il considérer Cyanera comme sa compagne ? Le qualificatif sonnait étrangement aux oreilles du charpentier, sans qu'il sache bien pourquoi. Cela étant, si toute sa maisonnée était de caractère aussi aimable que Timéo, il devait faire bon vivre chez lui ! Enfin, on ne peux jamais vraiment connaître l'entièreté de la vie des gens, et avec autant de membre de son entourage dans l'Ordre, Azarel devinait aisément que la vie de son compère n'avait pas due être exempte de perte.  
Visiblement, le sujet devait être inconfortable pour Timéo, car il changea de sujet.

- « Au fait, c’est tout de même étrange pour un Charpentier de ne pas avoir de hache ! »

La taquinerie était bonne enfant, et elle fit rire Azarel.

- « Comme je te l'ai dit, je suis charpentier, non bûcheron ! Et puis je voyage léger la plupart du temps. Pense bien qu'il me faudrait un attelage complet si je devais me déplacer partout avec tout les outils nécessaires à mon métier ! Comme je vais de chantier en chantier, généralement, j'emploie les outils qui sont sur place, ça m'évite l'encombrement, et la ruine ! » il ponctua son discours d'un nouvel éclat de rire. « Je n'ai donc en permanence avec moi que le strict nécessaire, et les outils qui me tiennent à cœur. »

La discussion se poursuivait, au même rythme que l'entaille dans le corps de l'arbre sur lequel ils œuvraient s’agrandissait.

- « Tu as pu rencontré d’autres personnes ici ? Maximilien, dit Max, est un peu l’homme à tout faire ici. On le voit toujours bouger et faire tout et n’importe quoi. Accueillir du monde, soigner des gens, faire à manger, diriger les troupes... C’est un peu comme le grand chef des opérations, en plus jovial. Conrad, c’est le chef des bûcherons. Il boit beaucoup en dehors du boulot, et adore faire des duels de lancer de hache. Ne le défi jamais à un duel de lancer de hache. Il a un humour bien à lui, mais on ne lui en veut pas ! »


Alors que Timéo présentait plus en détail toute la troupe dont Azarel avait croisée la route en arrivant, le charpentier ne pu s’empêcher de rire aux petits commentaires dont son compères émaillait son discourt. Le charpentier prit cependant bonne note de ne pas défier ce Conrad au lancer de hache, car l'air sérieux prit soudainement par Timéo indiquait que la mise en garde était (presque) sérieuse.  

- « On fait une pause quand tu veux, au fait ! » proposa Timéo, quand bien même la fatigue semblait l'épargner.

- « Poursuivons encore un peu, l'arbre et presque abattu ! »
répliqua le charpentier.

Ils s'activèrent encore un bon moment, et quand l'arbre fut prêt à céder, Azarel fit signe à son compère de s'éloigner. Récupérant un copeau tombé à terre ayant une forme adéquat, le charpentier inséra le coin de fortune dans l'entaille pratiqué dans le tronc. Utilisant l'envers de la hache prêtée par Timéo, le jeune homme enfonça la pièce de bois de plusieurs centimètres à grand coup de masse improvisée.
Lorsque le craquement décisif se fit entendre, Azarel releva le nez, s'assurant prestement que personne ne traînait dans les environs.  

- « Attention, ce sera le dernier ! » tonna le charpentier, avant d'abattre une dernière fois la hache.

Un nouveau craquement retentit, semblant parcourir le tronc des racines jusqu'aux branches. Et finalement, l'arbre se mit à pencher de plus en plus, jusqu'à s'écraser au sol avec fracas. Tout s'était bien passé, le végétal n'avait rien emporté dans sa chute. Azarel planta son outil dans la souche fraîchement créée, et s'étira à nouveau.

- « Maintenant, je suppose qu'on peut s'octroyer une pause ! »
déclara-t-il, le sourire de la satisfaction du travail, sinon achevé, au moins en bonne voie de l'être
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Jeu 24 Aoû 2017, 09:02


Je venais de faire un descriptif assez détaillé de ma vie, bien qu’il y avait tout de même quelque zone d’ombre que je n’avais pas décrit. Après tout je venais à peine de le rencontrer et bien qu’il me semble sympathique et digne de confiance, je préférais tout de même garder certaine chose pour moi. Qui sait, après tout, il restait un inconnu, pouvant possiblement être venu avec des intentions mauvaises sous couvert d’un physique agréable et d’une allure sympathique. Oui, il fallait tout de même que je reste sur mes gardes, bien que je n’en montre rien. J’avais beaucoup parlé de moi alors c’est sûrement suffisant pour avoir sa confiance.

« Tu n'en ai donc pas à ton coup d'essai en matière de reconstruction de village ! Cela explique l'organisation je suppose. »
« Je suis quelqu’un de très organisé habituellement, donc cela se ressent dans mon travail en effet. Mais je ne suis pas le seul, c’est une organisation en coopération. J’aime bien le fait que tout le monde donne du sien pour que tout soit bien organisé. »

On en vint rapidement au fait qu’il n’avait pas de hache, et je ne pus m’empêcher de lui envoyer une petite pique à ce propos. En effet il était plutôt étrange pour un charpentier censé construire des maisons ou autre de ne pas avoir son nécessaire à toute situation musclée. Cependant il sut se défendre, bien que je trouve tout de même cela amusant, je pouvais aisément comprendre pourquoi il ne souhaitait pas s’encombrer d’attirails. Surtout si l’on n’était nomade. Quand on vivait dans une maison avec un débarras et une charrette pour transporter les outils, c’était bien plus simple d’avoir une petite réserve. Néanmoins, cela devait lui porter préjudice pour sa paye, puisque, je l’imagine, il devait se faire payer.

« Vous n’avez jamais songé à vous installer plus particulièrement quelque part ? Après tout c’est le déroulement logique une fois que l’on prend femme. »

Je disais cela notamment car il n’avait pas démenti le fait d’être avec une compagne ou non. Il me semblait être un homme sérieux, je ne le voyais pas comme un coureur de jupon, donc si compagne il a, ce doit sûrement être pour la vie. Aussi ma phrase avait aussi pour but de tenter d’en savoir plus sur le côté affectif et personnel du personnage. Après tout, dans les faits, j’en avais plus dis sur moi que lui sur lui.
Et puis nous terminâmes notre besogne, alors qu’Azarel donnait le dernier coup de hache avec une satisfaction évidente. En sueur, avec un peu de poussière de bois collant à la peau, j’eus moi-même un large sourire satisfait alors que j’abandonnais ma hache dans la souche. Voilà une bonne chose de faite, et après un tour d’horizon, à ce train-là, ils auraient bientôt fini.

« Suis-moi donc, je vais t’offrir un verre ! »

De la drague ? Absolument pas voyons ! Simplement une forte générosité. Et puis, j’avais pour coutume d’offrir un verre à chaque personne que je rencontrais, homme ou femme, et sans arrière-pensée. Disons que c’était pour trinquer à la rencontre, voir même à l’amitié naissante. Je le conduisis donc à une taverne, et nous fûmes chaleureusement accueilli par le tenancier : Yohën.

« Aaah voilà les hommes de la situation ! » s’écria-t-il d’une voix forte et puissante. « Approchez donc que je vous offre la boisson ! »

J’arborais un large sourire tout en m’approchant du tavernier, et je commandais alors une pinte. Au moins l’avantage à se faire inviter directement par le gérant était que je n’aurais pas à payer le fameux verre à Azarel. Puis me tournant vers celui-ci, je poursuivais alors mon interrogatoire.

« Tu voyages beaucoup donc de ce que je comprends. Tu comptes rester dans les environs longtemps ? Si besoin est je peux t’héberger, ma maison est plutôt grande, nous avons plusieurs chambres d’invité. Ma femme ne dira pas non à un peu de compagnie et à faire de nouvelles rencontres. Enfin du moment que cela reste amical ! »

Petite pique là encore, rien de bien méchant cependant. Je doutais fortement qu’Azarel ne tente de draguer ma femme, surtout sous mon nez, et je doutais aussi que ma femme me trompe avec quelqu’un d’autre. Bien que nous ayons traversé de mauvaises passes, je la savais fidèle et loyale.
Mais alors que nous étions en train de discuter, des cris se firent entendre à l’extérieur de la bâtisse, et, intrigué, je fixais mon regard en direction de la porte jusqu’à ce que quelqu’un entre en trombe.

« un… Un incendie ! »
« Oh ! » fut mon seul commentaire alors que j’engloutissais ma bière d’une traite avant de sortir en vitesse de la bâtisse.

Une bâtisse était effectivement en flamme, et le feu s’était propagé à la forêt non loin, ce qui allait vite se changer en une terrible catastrophe. Les femmes et les enfants se faisaient évacuer au fur et à mesure, mais il y aurait, semble-t-il, des personnes coincées dans la maison.

« Il faut faire une chaîne, voir même plusieurs, entre la rivière la plus proche et l’incendie pour l’éteindre ! » criais-je alors à Max non loin, qui hocha vivement la tête en comprenant.

Me tournant vers Azarel, je repris alors.

« Il y a des gens encore coincés dans la bâtisse, je vais tenter d’aller apporter mon aide. Tu me suis ? »
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MessageSujet: Re: Terres en reconstruction [RP Timéo] Mar 26 Sep 2017, 05:26

- « Vous n’avez jamais songé à vous installer plus particulièrement quelque part ? Après tout c’est le déroulement logique une fois que l’on prend femme. »

Sa conversation avec Timéo se poursuivait. Le noble avait raillé Azarel et son paquetage léger : quel genre de travailleur du bois ne portait pas une hache avec lui ? Un charpentier itinérant rendant visite aux siens par dit ! Enfin, le jeune homme ne tenait pas en place après tout.

- « Je me sens vite à l'étroit dans une échoppe. Et puis j'aime trop changer de chantier comme l'envie m'en prend ! Quand à prendre femme... je craint de n'être amoureux d'une dame encore plus adepte du voyage que moi ! » il rit en énonçant cette vérité tout haut.

Oui, si lui même avait toutes les peines du monde à rester en place, qu'en était il de Cyan ? Enfin, ce n'était pas exactement la même chose pour la jeune femme, puisqu'elle ne « pouvait » vraisemblablement rester au même endroit trop longtemps. Le charpentier ne s'était jamais questionné sur la légalité des activités de la pirate, et à dire le vrai, il s'en gardait bien.

L'arbre s'abattit lourdement au sol, mais il y avait quelque de très gratifiant à voir se géant tomber après s'être échiné pour se faire. Il était rare les végétaux de cette envergure aussi proche des villages. Enfin, c'était assurément sa taille qui l'avait protégé du vent de la tempête qui en avait déraciné bien d'autre. Le père d'Azarel avait toujours désigné les arbres comme les « piliers de la terre », et cette métaphore avait toujours beaucoup amusé le charpentier.

Voilà plusieurs heures qu'ils avaient débuté leur besogne, aussi Azarel proposa une pause avec un sourire ravi. Timéo avait comme lui le front voilé de sueur, ils avaient tout deux bien mérité une halte dans cette journée de travail.

- « Suis-moi donc, je vais t’offrir un verre ! »

- « Pareille invite ne saurait être refusée ! » approuva le charpentier en suivant le noble. Il n'avait pas avisé de taverne en arrivant, mais après tout, une enseigne faisait pâle figure dans une tempête.

Délaissant nos outils à l’abri d'un porche construit plus tôt dans la journée, nous prîmes la direction du centre du village. Alors qu'ils avançaient, Azarel se fit à nouveau la réflexion que le malheur semblait souder tout ses gens. Pas un ne rechignait à l'ouvrage, et le tout avait des allures de tableaux utopiques. Nombreux étaient ceux qui levaient le nez de leur ouvrage pour saluer de la tête Timéo sur son passage. Oui, il devait être vraiment connu dans le coin.

Les deux pénétrèrent dans l'un des rares bâtiment tout en pierre du village, ce qui expliquait qu'il eut résister aux intempéries. La pièce était vaste et sombre, comme souvent les troquet du genre. Il n'y avait pas foule, hormis ceux qui, comme Timéo et Azarel, s'octroyaient une pause bien méritée. Le noble justement fila droit vers le comptoir derrière lequel un grand gaillard faisait du rangement. Activité qu'il cessa à l'entrée dans compères. Timéo le désigna par le nom de Yohën, et il était visiblement le tenancier de l'établissement.

- « Aaah voilà les hommes de la situation ! Approchez donc que je vous offre la boisson ! »

Ne se faisant pas prier, Azarel s'appuya au comptoir, commandant la même chose que Timéo, commande que leur servit Yohën avec un air affable. Comme le noble reprenait la parole, le charpentier avala une large rasade de son breuvage, ce qui lui fit le plus grand bien. Il ne se rendit compte que la soif le tenaillait que lorsqu'il l'eut étanchée.

- « Tu voyages beaucoup donc de ce que je comprends. Tu comptes rester dans les environs longtemps ? Si besoin est je peux t’héberger, ma maison est plutôt grande, nous avons plusieurs chambres d’invité. Ma femme ne dira pas non à un peu de compagnie et à faire de nouvelles rencontres. Enfin du moment que cela reste amical ! »


Azarel eut un grand rire devant le sourcil haussé et le sourire de Timéo. Le charpentier appréciait la bonne humeur et l'humour de son compère.

- « Je voyage beaucoup comme l'a deviné. Je me rendais à Émeraude où les miens m'attendent, mais vu l'état du village, je resterais sans doute quelques temps, pas de doute que mes frères sauront commencer les travaux sans moi à la boutique ! » Azarel était après tout dans la région car la tempête avait également fait des dégâts chez ses parents, quoique sans doute moindre que dans ce village. « Ta générosité est toute à ton honneur, je ne saurais la railler en faisant la cour à ta dame sous ton nez ! »

Les deux discutèrent ainsi durant un moment, Yohën ponctuant parfois la conversation de quelques interventions. Les autres clients entraient et sortaient, le tout créait une atmosphère chaleureuse.
Mais comme une ombre à ce tableau charmant, des cris se firent entendre. Tenus d'abord, on aurait pu croire à des enfants en train de jouer, mais lorsqu'un homme du village entra en trombe dans la taverne, il fut évident que le problème était tout autre

- « Un… Un incendie ! »
cria-t-il. Il avait en effet la mine noircie, sans doute par la fumée de l'incident qu'il décrivait.

Du coin de l’œil, Azarel pu voir Timéo achever sa chope en une gorgé avant de se lancer vers la sortie avec une exclamation. Par la porte grande ouverte, le charpentier pouvait apercevoir une bâtisse fraîchement construite en proie aux flammes. Le bois encore vers dégageait des panaches de fumée particulièrement épaisse, si bien qu'Azarel faillit manquer de voir les flammes qui commençaient à s'étendre à la forêt toute proche. Se retournant vers Yohën :

- « Si tu as des réserves d'eau, c'est le moment de les utiliser ! » Azarel gagna l'entrée de la taverne par où Timéo avait déjà disparu avant de se retourner pour compléter : « Il faut aussi envoyer du monde chercher de l'eau à la rivière la plus proche ! C'est une tâche parfaite pour les femmes et les enfants, ça les tiendra éloigné des flammes ! »

Azarel avait parlé en direction du tavernier, mais les autres hommes présent dans la salle hochèrent la tête, et le charpentier fut certain que l'idée leur parut bonne, et qu'elle serait exécutée rapidement.
Dehors, Timéo avait commencé a organiser tout le monde. Comme Azarel le rejoignait, il se tourna vers ce dernier :

- « Il y a des gens encore coincés dans la bâtisse, je vais tenter d’aller apporter mon aide. Tu me suis ? »

Un rapide coup d’œil au bâtiment apprit à Azarel que les flammes avaient du partir du rez de chaussée pour s'étendre ensuite à l'étage supérieur. Il était en effet fort probable que des gens se trouve à l'intérieur.
À sa ceinture pendait une étoffe hors d'âge avec laquelle il s'épongeait le front en travaillant. Il s'en couvrit prestement le nez et le bouche. Voyant cela, une femme à l'air inquiet tendit un chiffon similaire à Timéo.

- « Ma sœur et son fils sont la dedans ! » elle n'avait pas criée, mais la peur la tenaillait visiblement.

Azarel se tourna sur lui même pour voir Yohën émerger de sa taverne en faisant rouler un tonneau devant lui. Bien. Également, deux gamins arrivèrent chargés de deux seaux d'eau, dont le charpentier les délesta rapidement. Il en versa un sur lui même avant de rendre le seau au gamin avec consigne de retourner le remplir.

Cela fait, il se dirigea droit vers la maison.
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Terres en reconstruction [RP Timéo]

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