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Burn you inside | Kaylann

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Adonis
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MessageSujet: Burn you inside | Kaylann Mar 07 Juin 2016, 13:03


« Tu crois que cela marchera ? » me demanda Exaora la sorcière.

Plongé dans mes dernières vérifications, je ne relevais pas. Nous travaillons sur mon projet de créer une potion qui annihile les pouvoirs magiques. Nous avions déjà réussi à rendre fumigène des potions basiques – ce qui a été long, nous avions essuyé pas mal d’échecs –, et le gros problème restait de faire une potion qui annihile les pouvoirs temporairement. Exaora passa son bras devant mon visage pour attraper une plume et son encrier. La proximité me permit de sentir son odeur, un mélange de fleurs, discret et quelque peu enivrant. Sans que je ne m’en rende compte, j’arrêtais ce que je faisais le temps qu’elle prenne son encrier et qu’elle s’éloigne. Je ne savais pas trop pourquoi j’avais cette réaction d’ailleurs, mais dès qu’elle s’éloigna, j’ignorais bien rapidement mes interrogations – pour ne pas dire que je les ai détruites – et je me remis au travail.
Avec Exaora, on avait tendance à se disputer, s’éloigner, puis on finissait par revenir l’un vers l’autre pour telle ou telle raison. Comme nous étions deux sur le projet de rendre fumigène une potion annihilant les pouvoirs, il était assez important que nous ayons un minimum de civilité entre nous. En général, nous ne parlions pas beaucoup si ce n’est pour dire ce que nous faisons ou ce que nous avons découvert.
Finissant mes vérifications à la hâte, je me levais de ma chaise.


« Il faut bien qu’on essaie, » répondis-je enfin à la question d’Exaora.

Puis, la potion en main, je me tournais vers Saphire. La petite était mon élève, elle avait redoublé. Elle était censée être Ecuyère ou apprentie Sorcière, mais le fait est qu’elle ne s’est pas donné la peine de travailler assez fort pour être parmi l’élite, alors, en ce début de quinquennat en ma compagnie, elle était mon cobaye. Bien évidemment elle n’allait pas être tout le temps mon cobaye, j’allais lui apprendre à maitriser ses pouvoirs et à savoir faire des potions de base ce qui pourrait la sauver dans maintes situations, mais, pour le moment, je la punissais, pour bien lui faire comprendre qu’échouer une seconde fois n’était pas permis sur Irianeth.


« Bois ça, » lui ordonnais-je donc en lui tendant la potion.

Elle n’eut d’autres choix que d’obéir. De toute façon, dans son état actuel, elle n’avait guère le choix. Obéir ou mourir. Elle but donc la potion, et moi et Exaora nous observions attentivement les résultats que cela pourrait donner. Plume en main, Exaora plissait son petit nez, attentive à tout changement qui ne serait pas attendu. Et cela ne se fit pas attendre très longtemps : très vite, Saphire grimaça, prit son ventre à deux mains avant de se pencher en avant pour vomir ses tripes. Je poussais un soupire, déçu, alors que je lui tendais un sceau et tandis qu’Exaora, les lèvres pincées, écrivaient rageusement sur son parchemin.


« Adonis... » commença-t-elle sur le ton du reproche.
« Je n’ai pas besoin de tes reproches. »
« Et moi je n’ai pas besoin de ta permission. »
« Ha ! » dis-je en cherchant l’antidote pour la petite, lui tournant le dos délibérément.
« Tu étais censé vérifier que tout était en ordre, que la potion était parfaite, et à la place, ton étude « approfondie » nous a permit de voir qu’on a créé un super-vomitif ! »
« Tout le monde fait des erreurs Exaora, je n’échappe pas à la règle. »
« Tu es décevant ! Où avais-tu la tête ? Est-ce que je te distrais trop ? »
« Ne prends pas tes rêves pour des réalités, humaine, » répondis-je après avoir ri à gorge déployée, couvrant même les bruitages des rejets de Saphire.
« Oh alors c’est cette Kaylann ? Je t’observe tu sais, je sais qu’elle t’évite. C’est elle qui te trotte dans la tête ? »
« J’en ai assez entendu, » dis-je d’une voix ferme, mettant fin à notre dispute.

Je donnais l’antidote à Saphire qui profita d’une accalmie pour le boire goulûment en espérant certainement qu’elle n’allait pas le recracher avant qu’il ne fasse effet. Puis je partis sans demander mon reste, laissant la petite – et le nettoyage – au bon soin d’Exaora. Légèrement hypocrite de ma part ? Je m’en fichais pas mal. J’étais énervé, alors il fallait que je marche un peu, seul.
Mais elle n’avait pas tord – sur les deux points, elle m’avait en effet perturbé mais je ne l’avouerai jamais, ni à moi ni à quiconque. Kaylann m’évitait. Cela faisait quelques mois que je ne l’avais pas touché, et qu’elle ne se laissait pas toucher, m’éviter royalement dès qu’il y a une possibilité pour qu’on se retrouve seul. Et cela m’énervait. Cet évitement prolongé et méticuleux caché quelque chose, et je détestais ne pas savoir. Car je doutais d’avoir fait quelque chose de mal à son encontre, alors les raisons sont très obscures. J’étais un peu comme Exaora : toujours à la recherche de la vérité, et cette comparaison avec cette humaine me répugnait terriblement.
Alors que je me dirigeais vers le quartier des sorciers, nouvelle aile de la Forteresse consacrée aux Sorciers et apprenti Sorciers, le hasard a voulu que je tombe sur... Kaylann. Bon, je ne tombais pas sur elle, mais je l’ai vu se diriger vers moi – ou plutôt allant en contresens du mien – et je détournais les yeux, bien décidé à l’ignorer comme elle m’ignorait. Mais à vrai dire, je n’y suis pas arrivé. Au moment où elle passa à côté de moi, au moment où je posais ma main sur la poignée de l’aile des sorciers, je ne pus plus ignorer. Alors j’agrippais le bras de Kaylann, et je la tirais si fort qu’elle ne put résister. Je l’entrainais dans le quartier des Sorciers, et puis je pris la première chambre venue, où je nous enfermais, bien décidé à l’obliger à parler.


« Bonjour Kaylann, ravi de te voir ! Tu vas bien ? » commençais-je.

Bien que mes paroles soient normalement cordiales, le ton que j’employais l’était beaucoup moins. J’étais énervé par Exaora, par mon énième échec dans ma potion, et par son évitement constant. Alors il était clair qu’en cet instant, si elle essayait de partir, il était fort possible que nous nous combattions – et ce sera bien loin de nos combats sexuels.


« J’aimerais que tu m’expliques, pourquoi tu m’évites. Aux dernières nouvelles je ne t’ai pas menacé, je n’ai pas tenté de te tuer, Dione est quelque peu énervante mais je doute qu’elle ose s’attaquer à toi. »

La mention de Dione me calma quelque peu. Cette démone, nouvelle arrivante sur Irianeth, se donnait beaucoup de mal pour me mettre dans son lit. Pour qu’elle soit la femme de l’Alpha. Cependant je n’étais pas si facile à prendre, et puis elle ne m’attirait pas trop. Je ne saurais dire pourquoi, mais j’étais plus attiré par les femmes fortes, avec du caractère. C’est bien pour cela que je doutais fortement que Dione ait fait des menaces à Kaylann. Elle était bien plus vicieuse que cela. Mais pour occasionner un changement aussi radicale, ce n’était certainement pas à cause de la Démone.

« Alors je suis vraiment curieux de savoir... »

Je ne terminais pas ma phrase. Mon regard se posa sur le ventre de Kaylann, par simple hasard au départ, je finis par fixer intensément ce ventre qui avait légèrement grossi depuis la dernière fois que je l’avais vraiment regardé, mais c’était encore léger. Et c’est là que je le sentis. Cette forme de vie primitive, dégageant une chaleur bien au-delà d’un être normal. Il y avait quelque chose dans le ventre de Kaylann, et j’avais peur de savoir ce que c’était. Me rapprochant doucement, mon visage se radoucit alors que je relevais les yeux vers la demi pardusse.

« Tu... es enceinte. »

C’était encore plus bizarre de le dire que de le constater. Elle était enceinte. Il y avait un petit être dégageant une forme de chaleur bien plus vive que la chaleur que dégageait Kaylann naturellement, et il se trouvait actuellement dans son ventre, en train de se développer.

« Tu as couché avec d’autres hommes ? »

J’avais le vain espoir que cet enfant ne soit pas le mien. Après tout c’est possible non ? Malheureusement, avec une chaleur comme celle que dégager l’enfant, il y avait fort à parier que c’était l’engeance d’un démon. Calum ne la toucherait certainement pas sachant que je la touche moi-même, il y a peut-être Ekaitz qui aurait put puisqu’il essaie d’obtenir tout ce que j’ai construit. Cependant, quelque chose me disait – mon instinct paternel sûrement – que c’était mon enfant. Et je ne savais guère comment réagir, si elle confirmait mes doutes.[/i][/i]
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MessageSujet: Re: Burn you inside | Kaylann Dim 03 Juil 2016, 16:48

- Détendez-vous, cessez de gigoter...

Kaylann adressa un regard glacial à l'homme. Les tempes grisonnantes, un âge incertain, le sorcier Gailor avait la réputation d'être un sorcier guérisseur d'une certaine qualité, du moins, Maydhïn le clamait elle lorsque Kaylann consentait à l'écouter. Gailor avait accepté de l’ausculter dans ses appartements, en toute discrétion. La pardusse avait insisté sur le fait qu'elle n'apprécierait pas que toute la forteresse soit mise au fait de sa visite. Elle avait pris son "Entendu." pour le moins indifférent comme un acquiescement. Ce n'était pas que Kaylann ne voulait pas que ça se sache. Elle préférait seulement décider elle-même du bon moment pour l'annoncer à qui de droit. D'ailleurs, elle n'appréciait pas outre mesure que sa vie privée soit déballée sur la place publique d'Irianeth, elle n'avait jamais aimé ça.
Gailor avait les deux mains posées sur son abdomen, ce que Kaylann ne se privait pas de trouver ouvertement désagréable. Cela faisait une semaine que son ventre était en ébullition, des mois que ces conneries d'hormones jouaient avec ses nerf... Sa patience avait depuis longtemps atteint ses limites.


- Et vous dites que le père est un...
- Oui, le coupa t-elle avec un agacement grandissant.
- Dans ce cas, je ne peux pas vraiment dire que vos symptômes me surprennent. C'est un cas fréquent dans ce genre de grossesse. Pas automatique, mais fréquent.

Kaylann ne jugea pas bon de demander où Gailor avait acquis de telles connaissances. A vrai dire, elle s'en moquait. Purement et simplement.

- En théorie, reprit-il, ce n'est que temporaire. Mais ça n'ira pas en s'améliorant.

La jeune femme garda le silence, le visage de marbre. Qu'est-ce qu'elle aurait pu dire ? Il n'y avait qu'une chose qui l'intéressait, elle l'avait bien spécifié à Gailor. Il soupira avant de déclarer d'un ton las qui eu le don de l'irriter.

- Votre organisme tiendra le choc. A fortiori si vous êtes à moitié pardusse.

Kaylann délogea les mains du sorcier de leur emplacement. C'était là tout ce qu'elle avait besoin d'entendre. Elle pouvait décider de laisser les choses suivre leur cours, elle pouvait aussi bien tout arrêter. Tout dépendait d'elle et pour être honnête, la jeune femme ne savait pas encore quoi faire.
La façon dont les choses avaient tourné ne lui semblait, paradoxalement, pas très naturelle. Bien sûr, et malgré toutes ses précautions, Kaylann avait toujours su que le risque était présent. C'était déjà arrivé par le passé. A l'époque, c'était même pire. Plus... difficile à gérer. Les complications étaient à présent d'une nature très différente.
La pardusse bondit sur ses pieds, adressa un vague remerciement à Gainor avant de prendre la porte. L'homme n'en sembla pas plus étonné que ça.

- C'est un garçon ! s'écria t-il alors que la jeune femme franchissait l'entrée.

Kaylann lâcha un grognement. Voilà qui l'avançait énormément...
Elle traversa le corridor au pas de course, silencieuse mais l'esprit bourdonnant de questions à résoudre. Sa grossesse était encore récente, trois mois tout au plus, mais cela lui semblait déjà une éternité. La pardusse avait pris du poids, son ventre avait déjà commencé à enfler et n'était que trop consciente de la présence du petit être en son sein. Et le pire restait à venir, c'était ce que le sorcier avait clairement expliqué. Si Kaylann avait toujours jugé comme normal et nécessaire d'assurer la descendance de sa famille, son point de vue sur la question était chamboulé depuis quelques années déjà et plus encore depuis ces derniers mois. Elle n'était pas Faelina, elle n'avait pas de l'amour à revendre pour ses rejetons, et encore moins lorsque ses derniers devaient lui brûler les entrailles neuf mois durant. Quelle idée aussi de tomber enceinte de... Adonis.
Alors que Kaylann allait quitter l'aile des sorciers, le démon apparut dans son champs de vision, ne semblant pas lui prêter réellement attention. En temps normal, elle l'aurait laissé lui faire l'amour encore et encore, simplement pour se détendre et y voir un peu plus clair. Si leurs ébats ressemblaient souvent plus à un combat qu'autre chose, cette fois-ci, Kaylann lui aurait volontiers laissé les rênes. Seulement, la situation n'avait rien de normal. Pour des raisons évidentes, Adonis ne l'avait pas touchée depuis des mois. La jeune femme ne lui adressait même plus la parole, elle l'évitait simplement. Le risque était trop grand qu'il découvre la vérité, ce qui ne l'aiderait vraiment pas à remettre ses idées en ordre. Après tout, elle en était là par sa faute.
Kaylann ne songea même pas à se débattre lorsque son démon d'amant l’attrapa subitement. Elle le laissa la projeter dans la pièce la plus proche, à savoir, une chambre vide. Bien entendu, Adonis aurait pu passer son chemin le plus naturellement du monde, imitant l'indifférence qu'elle lui témoignait désormais. C'était sans compter sur son ego. Un ego qui le poussa même à verrouiller la porte. Kaylann roula des yeux. Comme si elle allait chercher à fuir... Elle n'en était pas encore là. Adonis éveilla son intérêt en évoquant Dione. Qu'est-ce que cette démone venait faire là ? Il ne pouvait quand même pas sérieusement croire qu'elle le craignait lui ou n'importe lequel des membres de sa meute. La pardusse se foutait éperdument de Dione. Quant à Adonis, il pouvait bien s'embraser comme une torche et sortir ses muscles, il ne lui faisait pas peur. Pourquoi l'éviter, alors ? AH !
Ne finissant pas sa phrase, le regard du démon se braqua bientôt sur son ventre. La stupéfaction se peignit sur son visage. Sa réflexion hébétée ne fît que confirmer son pressentiment. Parfait, Adonis savait... Il ne pouvait que détecter l'engeance démoniaque de cet enfant, c'était couru d'avance.
Sa dernière question eut le don de l'énerver - plus qu'elle ne l'était déjà. Kaylann leva les yeux au ciel, laissant échapper un grognement excédé - foutus hormones de grossesse... Adonis savait bien qu'Ekaitz ne l'avait jamais touchée. Calum ne l'aurait même pas envisagé.


- Pas depuis que tu m'as mise enceinte, non ! cracha t-elle, venimeuse.

Elle se laissa tomber sur le lit. Voilà, elle avait faim.


- Mais tu voudrais peut-être une liste détaillée de tous mes amants ?

Kaylann savait sa question injustifiée, Adonis ne s'était jamais montré possessif. Jamais en dehors de leurs ébats, tout du moins. Mais elle s'en foutait. Il l'avait engrossée, elle avait tous les droits d'être désagréable.


- Je ne sais pas si je vais le garder, annonça t-elle sans détours.

Et c'était la vérité. Kaylann se méfiait du désir de descendance du démon. Autant jouer cartes sur table. Peut-être élèverait-elle cet enfant. Peut-être... Sa main se posa sur son ventre.

- C'est un garçon, ajouta t-elle à contre cœur.
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Adonis
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MessageSujet: Re: Burn you inside | Kaylann Mer 31 Aoû 2016, 11:52

Kaylann semblait, de toute évidence, agacée et énervée avant même que je ne lui adresse la parole. Certainement que l'apparition de cette embryon dans son ventre ne la réjouissait pas des masses ; à ceci je ne pouvais pas spécialement la comprendre, n'étant pas un hippocampe je pouvais difficilement porter un enfant. De plus, je n'étais pas spécialement contre un héritier bien que dans ces conditions il ne sera pas de sang pur. Que ce soit un pur démon n'y changera rien : même si mon sang à primer sur sa race, il reste l'enfant d'une demi pardusse, et non d'une démone. Dans tous les cas donc, je le voyais mal reprendre la tête de ma meute, à moins qu'il ne réussisse à se faire respecter par mes membres.
« Il » ? Oui, dans ma tête ce ne pouvait être qu'un garçon, certainement mon côté vieux jeu qui ressort. J'avais été élevé dans cet esprit là, et aspirant à retourner sur Jérianeth pour devenir le nouvel Alpha, il était clair que j'avais encore dans l'esprit le fait que la femme soit inférieure à l'homme. Caractère non partagé par la majorité des humains d'Irianeth et d'Enkidiev au vu des chefs à la tête des Ordres. Cela me plaisait ? Pas spécialement, mais bon.
A ma question, Kaylann sembla encore plus exaspérée. Sa réponse confirma que je n'aurais certainement pas dut poser ma question, mais c'était normal non de s'interroger sur la provenance ? Nous n'étions pas en couple bien que notre relation ne soit pas un secret. Ekaitz aurait très bien pu la toucher pour me mettre en colère, vu qu'il essaie continuellement de me défier pour prendre la tête de la meute, me prendre mes femmes étaient une sorte de démonstration qu'il n'était pas d'accord à ce que je sois son supérieur ; de toutes les manières, j'étais bien plus puissant que lui et s'il avait touché Kaylann je ne sais pas spécialement si je l'aurais laissé en vie. Je n'étais pas amoureux d'elle, mais je n'aurais pas apprécié qu'Ekaitz se permette de marcher sur mes plantes bandes – question de fierté masculine, certainement. Quant à Calum, j'étais certain qu'il ne l'aurait pas touché même s'il avait eut une attirance envers elle, il a bien trop de respect envers moi.
Kaylann s'assit sur le lit. Tiens, je l'aurais plus vu rester debout pour mieux pouvoir foncer sur moi toutes griffes dehors – mon dos avait quelques souvenirs d'ébats un peu trop violents. Elle me demanda par la suite si je souhaitais une liste de ces amants, ce qui me fit arquer un sourcil. C'était un peu comme si elle me prenait pour quelqu'un de possessif, quelqu'un qui n'apprécierait pas qu'elle aille voir ailleurs. Dans ces conditions, je lui aurais certainement demandé à ce que notre relation soit sérieuse, et pas seulement sexuelle. De toute façon, je ne suis pas quelqu'un de spécialement possessif ; sauf peut-être avec la femme dont je tomberai amoureux, et j'espérais secrètement ne jamais tomber amoureux.
Elle poursuivit sans que je n'eus le temps de lui répondre. Elle ne sait pas encore si elle va le garder ? Hm. Je ne fis pas de remarque tout de suite, c'était un comportement totalement décalé aux comportements des démones de Jérianeth. En effet, n'importe quelle démone serait honorée de porter l'enfant de l'Alpha – c’était d'ailleurs une potentielle condition au statut de femme de l'alpha. Mais ici, sur les terres des humains et autres créatures farfelues, les choses étaient différentes. Je le savais, mais cela me faisait quand même un drôle d'effet. Elle ajouta quelque chose qui me surprit d'autant plus. Un garçon ? Bon, c'était une bonne nouvelle, mais si elle hésitait à le garder, le fait de me dire la nature de l'embryon était assez contradictoire.
Je poussais un soupire, l'observant avec une neutralité parfaite, les mains dans les poches. Je ne savais pas spécialement quoi penser, quoi dire. Elle n'attendait clairement pas à ce qu'on la rassure – étrangement j'avais l'impression qu'elle s'était déjà retrouvée dans la situation d'un gosse qui germe dans son ventre – et je n'étais pas de ceux qui rassurait les personnes comme ça. Il me fallait une raison, une proximité avec la personne. J'étais proche de Kaylann, mais son caractère limitait de beaucoup les interactions câlines, ce qui ne me dérangeait pas spécialement.


« Il est vrai que l'idée d'avoir un fils ne me déplait pas – cela me fait même plaisir, » commençais-je d'une voix calme, tranchant avec le ton venimeux de la demi pardusse. « Mais si tu ne souhaites pas le garder... Je suppose que je n'y ai pas mon mot à dire alors j'accepterai. »

Je n'étais pas spécialement contre l'avortement. Dans certains cas, je trouvais même cela utile (#Roxanne). Si Kaylann ne se sentait pas d'abriter un Démon dans son ventre, alors soit, elle pouvait avorter. Si elle ne se sentait tout simplement pas de l'élever, ce n'était pas un problème : je m'en chargerai avec plaisir. Calum de même, d'ailleurs – bien que cela fasse un couple gay des plus étranges. Bien évidemment, dans le fond, j'espérais qu'elle le garde, mais je ne la forcerai pas. Forcer les autres n’était pas spécialement dans mes habitudes.

« Si tu décides de le garder, je t'aiderai à supporter la grossesse. De ce que je constate, l'enfant dégage beaucoup de chaleur, ce qui ne doit pas être très agréable dépassé une certaine température. Je peux aspirer sa chaleur – juste assez pour ne pas le tuer tout en te ramenant à une température normale. Si tu décides de ne pas le garder, je peux aspirer sa chaleur jusqu'à ce qu'il meurt. »

Et il sortira naturellement. Cela ne me plaisait pas spécialement, de tuer mon propre enfant, mais sachant que pour le moment je ne ressentais rien à son égard – bien trop tôt et soudain, les sentiments n'avaient pas encore germé dans mon cœur – mais si elle le souhaitait, je supposais que je me devais de l'appliquer. Même si un enfant se faisait à deux, j'étais en grande partie responsable de la venue de l'être, donc je suppose que je suis aussi responsable de sa mort.
Dans tous les cas, si elle le gardait, l'enfant risquerait en tout temps de crever s'il nous décevait, nous, ces parents.


« A toi de voir... » finis-je en sortant mes mains de mes poches, prêt à mettre à exécution l'une des deux solutions.
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