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« Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu !

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Bob
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MessageSujet: « Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu ! Mar 15 Mar 2016, 10:03


Paresse : Je m’ennuie.
Colère : T’as qu’à dormir au lieu de nous les briser.
Paresse : Vilain.
Colère : Gamine.
Charité Maman : Arrêtes Colère, tu es méchant.
Colère : T’es toi la clocharde.
Luxure : Je n’ai même pas la force de faire des blagues salaces.
Chasteté : OUIIII FAISONS LA FETE !
Orgueil : Mon visage est si terne... Oh, ne serait-ce pas une cerne que je vois là ?!
Prodigalité : ENFIN ! FAISONS LA FETE !
Bob : BON CA SUFFIT ! Je vais vous trouver une occupation, laissez-moi réfléchir...

Il y avait de ces jours où mes Hatnos s’ennuyaient fermes. C’était ces jours où je leur laissais la liberté de vagabonder où ils voulaient sur la terre des Mortels, et c’était étrangement ces jours-ci qu’ils décidaient de rester dans mon domaine pour me faire chier, alors que je préparais une soirée romantique avec l’amour de ma vie. Donc ça avait vraiment le don de me faire grincer des dents. Désolé Esyll, notre soirée tranquille devra attendre.

« Ha ! Je sais ! »

Et en un claquement de doigts, nous nous retrouvions à la bordure d’une forêt, encerclant un village où s’élevait un château de nobles.

« Voilààààà ! »

Mes hatnos me regardèrent avec un air passablement passif. Bon je ne pouvais leur en vouloir, avec le peu d’indice que je leur offrais il était assez difficile de deviner ce que je leur réservais. Quelque chose d’extraordinaire me diras-tu, puisqu’après tout je suis AWESOME. J’ai toujours des idées de ouf, et particulièrement bien pensé. J’étais juste, super méga giga génial.

Orgueil : Une forêt... encore ?
Modestie : Tu sembles aimer la nature au point de nous y emmener à chaque fois qu’on descend sur leur terre.
Humilité : Moi cela ne me dérange pas, la nature a ce je-ne-sais-quoi qui m’inspire de nouvelles chans...
Courage, le coupant net : Pitié, ne dit pas chansons. Par pitié. Sinon je te jure que je t’arrache les cordes vocales pour te les faire bouffer.
Humilité : Euh... Beh... En fait... bafouilla-t-il en s’éloignant à petits pas.
Chasteté, s’interposant avant que cela ne dégénère : Sois plus aimable Courage, tu n’es pas censée faire peur, de base !
Luxure : AHAHA, on peut dire que c’est raté de ce côté-là !
Courage : T’AS DIS QUOI LA ?
Luxure, d’une voix peu rassurée : R-rien voyons ! Ah ah, que pourrais-je bien dire hein ?
Orgueil : Vos enfantillages m’ennuient.
Prodigalité : Y a-t-il seulement une chose qui ne t’ennuie pas Orgueil ?
Bob : Bon stop, ça suffit ! Je ne vous ai pas emmené pour que vous vous chamailliez encore, sachant que j’ai annulé un important rendez-vous.
Charité Enfant : Rho ça va, c’pas comme si vous alliez faire un enfant.

Ils se turent un instant, me regardant d’abord avec incrédulité avant de sauter de joie. Tous autant qu’ils sont, ils avaient un large sourire plaqué sur leur face de rat et me félicitaient pour mon dur labeur. Après tout, ce n’est pas comme si je tentais de faire changer d’avis Esyll à propos des bébés depuis plusieurs siècles. Et le jour où je réussirais à la faire céder je n’annulerai certainement pas notre rendez-vous pour faire plaisir à mes imbéciles personnalités.

« Non, vous n’y êtes pas du tout. »

Leur face se décomposa en une seconde, et un « oh » déçu et général s’échappa du groupe de clowns. Je levais les yeux au ciel. Irrécupérables.

« Vous allez faire une chasse au trésor ! »

Je claquais des doigts, et un petit papier joliment calligraphié apparu dans les mains de mes Hatnos.

Orgueil : Sérieusement ? Une chasse au trésor ? On a passé l’âge, Bob.
Avarice : C’est clair, c’est pas une activité pour nous ça !
Bob : Vous allez faire cette chasse au trésor ou sinon je m’énerve.
Modestie : J’adore les chasses au trésor.
Luxure : Grave.
Gourmandise : On va s’éclater.
Bob : Je vais ignorer votre manque d’enthousiasme et poursuivre. Donc ! Chacun d’entre vous avez une chose à rapporter, et ce n’est qu’une fois que vous aurez tous trouvés vos trésors que la véritable récompense apparaîtra !

Les Hatnos commencèrent enfin à avoir un semblant d’intérêt à mon activité une fois que je prononçais le mot récompense. Irrécupérables, ce mot était un euphémisme en ce qui les concerne. Avec empressement, ils regardèrent leur bout de papier et s’éparpillèrent soit dans la forêt soit dans le village. Je poussais un soupire. J’allais enfin pouvoir être tranquille un moment pour faire ce que je faisais de mieux : glander. C’est donc bel et bien torse nu que je me couchais dans l’herbe tendre pour une petite sieste champêtre.
Malheureusement, avec mes Hatnos, on ne pouvait pas dire que je pouvais m’accorder le luxe d’une tranquillité longue durée.
En effet, Envie fut le premier à revenir, un peu trop rapidement à mon gout. De son pas nonchalant et son naturel visage impassible, une trainée de serpent le suivait à la trace, dont un énoooooooooorme serpent qui semblait avoir bien mangé. Un peu trop même.

Envie : V’là mon objet m’sieur.
Bob : Euuuukeyy... Où est-il ?
Envie : Dans mon anaconda.

Envie sortit un couteau de nulle part et ouvrit son serpent pour en extirper... un mortel.

Bob : Qwaaaaa ? Qu’est-ce que...
Envie : Il a été dur à attraper m’sieur. J’ai du l’empoisonner avec une morsure de serpent avant que Skinnie ne le bouffe.
Bob : Mais... C’était un poisson que tu devais attraper ! Pas un Jadois !
Envie : C’pareil, ça se ressemble.
Bob : « Flip-flop, telle une anguille je glisse entre tes doigts, avec silence tu me trouveras » UN POISSON, pas un humain !
Envie : Je suis pas doué aux énigmes.
Bob : Je vois ça... Bon laisses tomber, va me chercher Charité j’vais avoir besoin d’eux pour un antidote.
Envie : Oui m’sieur.

Et il disparut dans la forêt. Envie était pas croyable, ce jeune homme n’avait vraiment rien dans le crâne ! Pfff... Accroupi devant le corps encore inerte du Jadois, je voulus prendre son pouls mais la matière gluante le recouvrant tout entier me dissuada de le toucher outre mesure. Le pauvre. Il n’avait pas de chance d’être tomber sur moi.
Quelques minutes plus tard, Courage, Charité et Envie arrivèrent avec beaucoup de... bruits. Je les entendis avant même de les voir.

Charité M&E : On a trouvé l’objet !
Courage : Ouais ! C’était facile !
Bob : Bien bien, c’est très bien ! On a un petit problème, Envie a fait n’importe quoi.
Charité Enfant : Ouais il nous a raconté que tu n’étais pas content et que tu veux rapporter son objet là où il l’avait trouvé du coup Envie n’est pas content.
Bob : JE N’EN AI RIEN A FAIRE.

Ils se turent, avalant avec difficulté leur salive, soudainement apeurés.

Bob : Courage, nettoie-le, Charité, fabrique un antidote pour le venin, Envie tu restes dans ton coin et tu ne parles pas !
Envie : Comme d’hab quoi.
Bob : QU’EST-CE QUE J’AI DIS !

Ils s’exécutèrent. Courage prit le Jadois et le plongea dans une rivière proche d’ici tandis que Charité cherchait des plantes pour sa petite concoction. Ce qui est certain, c’était que Courage était indéniablement pas douée pour laver le linge. Elle plongea le Jadois dans l’eau, le fit tourner sur lui-même, puis elle le sortit et le ramena comme un trophée. Avec Courage, n’importe quelle activité était un challenge de haut niveau – du moins est-ce l’impression qu’on a quand on la regarde. Faire le ménage ? Challenge accepted ! Faire le pigeon voyageur lors d’une dispute Bob/Esyll ? Challenge accepted ! Faire la sieste la plus longue ? CHALLENGE ACCEPTED !!
Ahem.

Une fois soigné et lavé, il suffisait d’attendre qu’il se réveille. Et il prit son temps, le bougre, pour se réveiller ! Tous mes Hatnos avaient même finis de chercher leur objet et attendaient patiemment leur récompense. Je n’osais leur dire que je n’avais aucune idée de récompense...
Le Jadois finit par gémir, il reprenait ses esprits ! Alors j’interrompis le concours de bras de fer d’un claquement de doigts, et mes hatnos se changèrent en petits animaux adorables. Sauf Luxure qui s’empressa d’aller au chevet du jeune homme.

Luxure : Bonjour belle au bois dormant ! dit-il d’une voix suave.

Je levais les yeux au ciel. Avec n’importe quelle personne, Luxure tentait toujours un coup. Sachant qu’il prenait la forme physique de l’idéal féminin ou masculin (suivant l’orientation sexuelle de la personne), c’était assez facile pour lui de pécho, de toute manière.

« Dégages de là toi, » dis-je en chassant Luxure à coup de pied. « Bonjour ! » repris-je à l’intention du Jadois avec une soudaine joie de vivre. « Je m’appelle Bob, et je te pris de bien vouloir excuser un de mes confrères pour la mésaventure que vous avez eut ensemble. Allez-vous bien ? Vous vous sentez vaseux ? Ca devrait passer avec ça, » finis-je en lui montrant une potion revitalisante du crue de Charité.

Tout ce que j’espérais c’était qu’elle n’avait pas rajouté un de ces éléments rendant euphorique. En gros, une drogue dont elle avait le secret. C’est presque si je pouvais entendre le furet-Charité rire.
Est-ce que ce jeune homme connaissait le Dieu Bob ? Il y avait une chance presque infime. Les générations m’appelaient différemment alors il est fort possible que « Bob » soit tombé dans l’oubli, bien que mes expériences avec certains Mortels m’ont montrés qu’il y avait plus de personnes qui connaissait ma véritable forme que je ne le pensais.

« Que faisiez-vous donc dans ces bois ? »
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Mesarthim
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MessageSujet: Re: « Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu ! Jeu 24 Mar 2016, 15:17




Il était temps pour moi de passer à l'action. Je préparais cette opération depuis quelques jours maintenant et il était temps pour  moi de partir en exploration. J'avait déjà, bien entendu effectuer une reconnaissance des lieux, afin de savoir par où entre et sortir, comment se déroulaient les tours de gardes et toutes autres choses qui auraient pu faire mal tourner mon entreprise. Je me rendis donc tôt dans la matinée, dans la forêt qui se trouvait près du château constituant ma cible. J'avais apporté avec moi tous les outils nécessaires pour me rendre sur les lieux de mon futur crime. Le but en cette belle journée était de m'introduire dans la forteresse pour graver en moi chaque recoin, chaque pièce, qui le constituait. De cette manière, lorsque le Bal aurait lieu, je serai en mesure de me faufiler partout à tout instant.
J'avais accepté cette mission non parce que l'objet du larcin m'intéressait, ou encore parce que la récompense, pourtant conséquente, me faisait envie ou besoin, mais parce qu'elle constituait une sorte de défi pour moi. J'avais en effet l'habitude de dérober des objets en public, à la vue de tous sans que personne ne s'en rendit jamais compte, mais cette fois ce serait différent. Il n'y aurait autour de moi que des personnes importantes et terriblement riches ! Je souris en accrochant mon sac en hauteur. Un bal masqué c'était de loin le meilleur endroit pour voler maintes choses en toute impunité.
Entendant un bruit sur ma gauche je me hissai sur la première branche à ma porté, tentant de voir ce qui ce passait au dessous de moi sans être repéré par d'éventuels ennemis. Je ne dus pas être assez précautionneux car bientôt je vis une masse fondre sur moi. Sans prendre le temps de lui demander le pourquoi du comment de cette triviale agression, je sautais à terre et me mit à courir, espérant que ma vitesse me permettrait de semer l'ennemis. Ce fut peine perdu je l'entendis bientôt derrière moi à une distance bien trop faible pour espérer me dissimuler sans être vu. Je commençai alors à slalomer entre les arbres espérant fatiguer mon ennemis à défaut de m'en débarrasser. Tendant l'oreille pour estimer la distance qui nous séparait, je fut surpris de ne pas entendre de bruit de course, mais quelque chose d'autre... Étais-je poursuivis par un être rampant ? Cela était-il même possible ? C'était tout-à-fait ridicule, seul un serpent aurait pu ramper à cette vitesse, et à ma connaissance il n'y en avait pas dans la région. Du moins pas de l'acabit du monstre que j'avais vu. Celui-ci devait faire au moins deux fois ma taille et bien que je ne fut pas un exemple en matière de grandeur physique, cela n'en demeurait pas moins anormal.
Continuant ma course, je m'aperçu que si je ne changeait pas de direction je me retrouverai bientôt face à un mur infranchissable à main nues. J'aurais pu essayer d'escalader cette falaise, mais si j'était bien chassé par un serpent, il serait en mesure de monter plus vite que moi et ce serait la fin. J'en arrivait à cette conclusion trop tard cependant car déjà l'obstacle se dessinait devant moi, je m'arrêtai juste à temps pour ne pas le heurter de plein fouet, mais avant d'avoir pu faire demi tour, ce fut le noir le plus complet.
Lorsque je reprit mes esprits il me sembla apercevoir une silhouette penchée au dessus de lui, mais avant d'avoir pu en distinguer les contours, un voix retentis lui intimant de s'éloigner joignant le geste à la parole.
-Bonjour, Je m’appelle Bob, et je te pris de bien vouloir excuser un de mes confrères pour la mésaventure que vous avez eut ensemble. Allez-vous bien ? Vous vous sentez vaseux ? Ca devrait passer avec ça.
L'homme face à moi me tendit une fiole  que je regardais avec méfiance. Cette mésaventure  était donc due à ses camarades. Je n'était pas certain d'avoir très envie de boire le contenu non identifié d'un individu louche entouré d'êtres plus suspect encore si cela était possible.
 -Que faisiez-vous donc dans ces bois ?
La question me fit lever haut un sourcil, j'envisageait un instant de dire la vérité sur le ton de la plaisanterie, mais tel n'était pas mon habitude et ayant récemment passé du temps dans l'estomac d'une créature monstrueuse, car tels étaient tous les serpents et celui-ci en particulier, je n'avais guère envie de plaisanter, ni, ce qui était plus rare, d'être très diplomate.
-Rien qui ne vous concerne excepté peut être le fait que j'ai été poursuivis par ce... enfin peu importe.
M'arrêtant un instant je repensai à ce qu'il avait dit un peu plus tôt :Bob... un nom pour le moins atypique, il me semblait l'avoir entendu quelques fois, et l'avoir lu dans des livres. Je du faire un effort considérable pour me remémorer ce qui y était dit. Si ma mémoire était bonne il s'agissait d'un Dieu.  Je le regardai de haut en bas. Plutôt banal pour un dieu... ne pus-je m'empêcher de penser. Je serrai la mâchoire. De tous mes trait de caractères il en était un que je n'avais jamais renié, bien que tous mes maitres m'aient prévenus les uns après les autres qu'il finirait par me jouer des tours : j'étais d'une curiosité maladive ! Je me fis violence pour me lever, il fallait que je parte maintenant, que je tourne les talons et que je reprenne mes activités pour le moins illégales et que j'oublie toute cette péripétie. Un dieu... Je le scrutait une nouvelle fois, il y avait une chance que ce ne soit pas réellement un dieu, peut être simplement quelqu'un qui portait son nom pour lui rendre hommage. J'abandonnais bien vite cette idée, personne n'irait appeler son fils Bob... n'est-ce pas ?
Sans être sur de ce que je faisait je bu la potion qu'il m'avait donné. Après tout, ce n'était pas un dieu malfaisant, pas aux dernières nouvelles du moins. Après quelques instants seulement je me sentit mieux. J'avais légèrement la tête qui tournai et mon cœur battait plus vite que la normal, mais cette horrible sensation de nausée et la migraine qui l'avait accompagné depuis mon réveil avait disparus.
-Merci, dis-je en lui tendant le flacon vide.
J'hésitai un moment à me lever mais le paysage tournoyant m'en dissuada bien vite. Puisque je ne pouvais me lever, et que mes hôtes ne semblaient pas disposés à se disperser, il ne me restai plus qu'à étancher ma soif de connaissance :
-Qui, où plutôt, qu'êtes-vous ? Et que faisiez-vous dans ces bois ?

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Bob
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MessageSujet: Re: « Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu ! Mar 30 Aoû 2016, 11:51


Etrangement, Charité, Courage, Envie et Luxure se tinrent tranquille alors que je discutais avec l'inconnu. Enfin, « inconnu », un petit passage discret dans sa tête me permit de découvrir un peu tout ce dont j'avais besoin de savoir. Un voleur hein ? Voilà un qui intéresserait Avarice. Bien évidemment, j'avais fait en sorte que Mesarthim – puisque tel était son nom – ne sache rien de ma petite intrusion dans sa petite tête de faux Jadois.
Il regarda avec méfiance le liquide que je lui proposais, et c'était justifié. N'importe quelle personne s'étant fait bouffer quelques minutes par un serpent serait méfiant quant à ses sauveurs pour le moins étrange. Du moins, quelqu'un de normalement constitué se méfierait. Penchant la tête de côté, je l'écoutais déblatérer avec un sourire indéfinissable sur le visage. Rien qui ne me regarde ? Mah, tout me regardait voyons. Pour un Dieu, particulièrement le dieu des péchés et des vertus, absolument tout me regardait. Que ce soit les choix, les chemins empruntés, les mentalités, les métiers... ou encore ce que le mortel avait mangé à midi - Gourmandise aime ça – tout me regardait. Alors cela me fit légèrement sourire lorsqu'il me tint ce discours. D'ailleurs, à la mention d'Envie, ramenant à la chasse qu'il avait mené et au gobage du serpent, l'Hatnos émit un fort et bruyant sifflement de serpent, n'appréciant pas trop le propos de Mesarthim. Un seul de mes regards suffit à le calmer.
Entre temps, d'autres de mes Hatnos étaient revenus. Notamment Modestie et Avarice, arrivant avec lenteur, l'un plongé dans son livre, l'autre avec son habituel air fier et hautain, ses moustaches de chat frémissant en voyant Mesarthim. Il avait senti en lui son vice certainement, puisqu'il était un Voleur.
Mesarthim me rendit le flacon que je donnais ensuite à Charité maman. Celle-ci saisit le flacon avant de le mettre dans une de ses amples manches, comme si elles n'étaient que des containers améliorés, discrets et stylés. Il tenta de se relever en vain – certainement pour s'enfuir d'ici le plus loin possible (Courage émit un claquement de langue face à ce potentiel geste de lâcheté) – avant de se tourner vers moi.

« Qui, ou plutôt, qu'êtes-vous ? Et que faisiez-vous dans ces bois ? »

Modestie, prenant de court Bob : De toute évidence, pour l'une de tes questions, tu connais déjà la réponse.
Courage, sur le ton de la rancune : Et puisque Monsieur considère que ces activités ne nous regardent pas, pourquoi devrions-nous te répondre ?
Charité maman, d'un ton plus doux : C'est vrai que ce n'était pas très gentil...
Avarice : C'est donnant-donnant.
Bob, soupirant : Qu'est-ce que vous êtes mauvaise langue !

Bon, ils n'avaient pas spécialement tord, et pour une fois qu'ils étaient tous d'accord j'allais difficilement cracher dessus, mais bon. J'observais du coin de l'œil Mesarthim qui semblait aller un peu mieux, mais pas trop non plus. D'ailleurs, très vite, Charité – la mère et le fils – s'assirent aux côtés de Mesarthim pour l'étudier. Ils observèrent ses yeux, regardèrent sa mobilité au niveau de ses bras ; bref, ils n'arrêtaient pas de le toucher et de le trifouiller sans son consentement, et en s'en fichant d'ailleurs éperdument.

Charité Maman : Comment tu te sens ?
Charité Enfant : Des étourdissements, des nausées ?
Charité Maman : Tu as mal quelque part en particulier ?
Charité Enfant : Tiens, machouilles cette racine !
Charité Maman : Et manges cette feuille aussi !
Charité Enfant : Et ca aussi !
Charité Maman : Et ça !

Charité Maman et Enfant n'arrêtèrent pas de mettre dans les mains de Mesarthim des plantes qui n'avaient clairement pas l'air délicieuses.

« Mais laissez-le tranquille à la fin ! » m'énervais-je à l'intention de Charité.

Surtout que je n'étais pas certains que toutes les plantes qu'ils lui donnaient avaient des vertus curatives. Hallucinogènes, mais curatives... Comme toujours, Charité tentait de droguer toutes ces connaissances. Le jour où ils se tiendront tranquille...

« Tu pourras partir faire tes activités secrètes quand tu iras mieux, nous ne te retiendrons pas. »

Mais par contre je ne garantissais pas qu'on le laisse tranquille. Il y a fort à parier que mes Hatnos voudront le suivre discrètement, et l'empêcher de faire son boulot correctement.
Pauvre de lui, être tombé sur le Dieu le plus chiant de l'univers, et le plus pot de colle...
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MessageSujet: Re: « Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu ! Dim 11 Déc 2016, 14:29




Ma question ne fut pas bien reçu. Il était vrai qu'après ma réponse je n'avait aucune réelle légitimité à poser moi même cette question. Je ne m'étais cependant pas attendue à susciter autant de réactions. Il avait la sensation que des paroles surgissait de toutes part. L'ennemis était incontestablement en surnombre. Toutefois, je ne pouvais réellement parler d'ennemis puisque depuis que j'étais assis personne n'avait tenté de porter atteinte à mon intégrité physique. Une femme et un enfant s'étaient assis à mes côtés et me donnaient l'un après l'autre une multitude de plante que j'étais en majorité bien incapable d'identifier. Je les laissais faire légèrement ahuri. Il y avait trop de monde autour de moi. Je n'étais pas habitué à être le centre des attentions, quand il y avait du monde autour de moi je m'employait à être aussi peu remarquable que possible. Or, en cet instant il y avait braqué sur moi pas moins de dix paires d'yeux.
Bob, qui semblait être le chef de cette joyeuse troupe lâchât une invective qui les fit tous taire.
-Tu pourras partir faire tes activités secrètes quand tu iras mieux, nous ne te retiendrons pas.
indiqua-t-il ensuite en se tournant vers moi.
Personne ne protesta, bien que quelques uns n'eurent pas l'air satisfais de cette promesse. Je ne relevais pas la mention à mes activité secrètes cela n'avait pas d'importance. Mon vertige semblant se calmer je regardais autour de moi pour essayer de me repérer. J'allais devoir retrouver mes affaires dans ce vaste bois. J'aurais soupiré si je n'avais pas eu peur que cela prête à réaction. Il y avait décidément bien trop de monde ici.
-Merci pour le remède, dis-je poliment.
Je me levais donc dans l'espoir de m'en aller. Espérant qu'il ne serait pas trop tard pour ma subreptice excursion.

-Je vais maintenant m'en retourner à mes activités, je suis...honoré d'avoir fait votre connaissance.
Eussé-je été moins pressé j'eu sans doute prit plus de temps pour en apprendre plus sur ce curieux personnage, mais mon emploi du temps étant ce qu'il était, je quittai mes joyeux compagnons sans me retourner.
Bien que je fus concentré sur mes plans et la manière dont j'allais pouvoir rattrapé le temps perdu il ne me fallu pas longtemps avant de m'apercevoir que je n'étais pas seul. Je soupçonnai certains des individus rencontrés plus tôt de m'avoir suivi. Cela ne m'arrangeait guère. Je n'avais pas de temps pour jouer au chat et à la souris. Je devais procéder par ordre de priorité. D'abord, retrouver mes affaires, ensuite seulement fausser compagnie à mes envahissants nouveaux amis.
Il me fallut près d'une demi-heure pour retourner à l'endroit où j'avais été agressé par le serpent de là faire le chemin jusqu'au point de départ n'était que bagatelle. Toute mes affaires étaient encore à leur place. La partie la plus complexe débuté alors. Plusieurs choix s'offraient à moi, une attaque frontal ; j'éliminait cette idée à l'instant même où elle m'apparaissait, je n'avais aucune chance contre treize adversaires. Je pouvais essayer de les fuir, en les prenant de vitesse où en me cachant, mais ce n'était pas réaliste non plus, ils étaient parvenus à m'attraper une première fois sans en avoir réellement l'intention s'il avaient un quelconque intérêt pour moi il me retrouveraient sans mal.
Je me dressais donc de toute ma faible hauteur, il ne me restait plus qu'à tenter de les convaincre de me laisser tranquille. Peut être y avait il quelque chose qu'ils voulaient et que je pouvait leur fournir. J'avais conscience que m'adresser à un ou plusieurs interlocuteurs invisibles me donnerait probablement ridicule mais je préférais ça que de me faire prendre parce que je n'avais pas été assez discret.
-Si je peux vous être utile d'une quelconque manière, je serai ravi de vous rendre service. Dans le cas contraire, j'aimerai pouvoir jouir de la solitude à laquelle je suis accoutumé.
L'invite était lancé je n'avais plus qu'à attendre ma réponse.

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MessageSujet: Re: « Voler, c’est un délit non ? » - Bah non, c’est un jeu ! Mer 30 Aoû 2017, 10:08


Mesarthim – puisque tel était son nom, même s’il ne s’était pas présenté je le savais pertinemment – ignora à la perfection les remarques et autres taquineries de mes Hatnos. Il ignora même Charité qui s’employait à lui mettre sous le nez toute sorte de chose toute plus étrange les unes que les autres – et possiblement que certaines devaient être soit hallucinogènes soit mortelles. Donc il faisait plutôt bien de les ignorer sans rien ingérer.
Le petit voleur se leva donc et prit congé. Je sentais la déception très grande auprès de mes Hatnos qui voulaient jouer un peu avec lui – enfin, malgré lui plutôt, car je doutais qu’il apprécierait. Me tournant vers mes schizophrénies, je fus alors face à une multitude de paires d’yeux qui me scrutaient avec insistance et espoir. Je poussais un soupire. Si cela pouvait les tenir tranquille, pourquoi pas… et puis faire du tort à une ou deux personnes n’était pas bien grave.
Alors nous nous mîmes à le suivre. Nous tentions d’être discret, mettant de la bonne distance entre lui et nous, mais pas trop pour éviter de le perdre de vie – enfin, je pourrais toujours le retrouver vu que je suis surpuissant – nous tentions d’être silencieux, et je fus extrêmement impressionné en n’entendant pas un bruit de la part de mes Hatnos. Pas une remarque, pas une plainte, pas une bagarre, rien. Comme quoi ils pouvaient être sages parfois. C’était rare, et il fallait savoir profiter de ces instants.
Alors je profitais allègrement.
Une demi-heure plus tard, voilà que le jeune homme retrouva ses affaires. Nous l’observions faire avec attention, nous demandant ce qu’il allait faire par la suite et ce qui nous attendait au bout du chemin (métaphore) lorsque Mesarthim se dressa, et commença à parler, nous faisant bien comprendre qu’il nous avait repéré il y a de cela plusieurs minutes.
Je poussais un soupire tout en sortant de ma cachette. Je me raclais la gorge, mal à l’aise, avant d’ouvrir la bouche pour répondre à sa question, mais je fus rapidement distancé là encore par mes Hatnos qui sortaient tour à tour de leur cachette.

Courage, d’une voix forte : On t’espionne, idiot !
Modestie, plus calmement : Il te serait plutôt difficile de nous aider à t’espionner toi-même. A moins que tu ne sois schizophrène.
Orgueil : Ah non ! Pas un autre schizophrène ! On est déjà bien assez.
Humilité : Oh ! Nos rangs qui se grossissent, cela mérite une chanson !
Courage, Orgueil, Modestie : LA FERME !
Colère : POURQUOI VOUS CRIEZ BANDE DE FAIBLE ?
Courage : C’EST TOI QUI CRI BORDEL !
Humilité : Vos voix sont tellement disgracieuses, allez-vous battre plus loin !

Battre ? Il n’en fallu pas plus pour qu’à ce simple mot, Colère et Courage se mettent à se sauter à la gorge, criant, hurlant, se frappant avec tout ce qu’il pouvait – pierre, main, pied, nez, herbe, air (oui de l’air) – sous le regard mi-médusé mi-déprimé de Bob.

Bob, dans un soupire : Tu comprends qu’il faut bien que je leur trouve une occupation, sinon cela se finit comme ça. Il montra les deux hatnos en train de se mordre mutuellement comme des chiens. Et encore, d’habitude, ils s’y mettent tous ensemble.
Modestie : Non, pas moi, je reste de côté et je compte les points.
Orgueil : Moi non plus, je préfère encore me pomponner plutôt que de me casser un ongle !
Modestie : Pauvre enfant.
Orgueil, piquée au vif : C’est toi l’enfant !
Modestie, pinçant le nez : Je suis bien plus intelligent et mature que toi.
Orgueil : Vraiment ?!
Modestie : Vraiment.

Orgueil sauta sur Modestie. Ils se mirent donc eux aussi à rouler dans l’herbe en se tirant les cheveux et se griffant. Modestie utilise même son bouquin pour frapper Orgueil avec.

Bob, incertain et de plus en plus las : Du couuuup… je me disais qu’on pourrait t’aider !
Courage : Oh !

Les hatnos bagarreurs s’arrêtèrent comme un seul homme.

Bob : On peut être utile. Charité avec l’aide de Modestie peut créer des thés délicieux et empoisonnés.
Charité maman : Ils sont délicieux, tu en veux un ? Il n’est pas empoisonné, je t’assure !
Bob : N’en bois pas. Colère peut briser tout ce qui … enfin… il peut casser n’importe quoi. Orgueil peut distraire les hommes. Luxure remplit très bien ce travail aussi. Eeeeet on peut tout faire !
Colère : CASSER !
Courage : Combattre !
Luxure : Baiser !

Chasteté frappe Luxure à l’aide d’une branche, derrière la tête, et c’était repartit pour une bagarre. D’ailleurs, les autres appliquèrent l’exemple et reprirent bien gentiment leur bagarre sans mot dire.

« Alors, qu’en dis-tu ? » m’enquis-je en entrainant Mesarthim loin du brouhaha et des bagarres des hatnos. « On peut être utile ! Tu seras notre chef, dis nous quoi faire ! »
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