___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Bob
Animateur - Dieu / Déesse
Animateur - Dieu / Déesse
avatar
Nombre de messages : 81
Rôle : Dieu des péchés et des vertus
Date d'inscription : 21/11/2014

Plus sur le personnage
Âge: INFINI
Rôle: Dieu des péchés et des vertus
MessageSujet: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Mer 24 Fév 2016, 09:34


Bob : Un grand héros – moi – seul sur son radeau, se laisse porter par les flots, perdu dans les nuages il écoute ! Quelques sauvetages, sans doute, mais notre héros n’est pas...
Orgueil : Idiot ? Ah si, tu l’es.
Bob : Ne me manque pas de respect Orgueil !
Orgueil : Oh pardon je reprends. Ô divin et magnifique Bob le Dieu, vous êêêêtes un idiot !
Bob : Ouais j’préfère.
Prodigalité : Il t’en faut peu...
Bob : Bon stop sortez de là on va chavirer !

Hm ? Oui ? Oui des explications s’imposent. Où quand comment pourquoi qui a volé les oranges... Je vais y répondre ! Je suis en voyage. Enfin voyage est un bien grand mot, ce n’est pas comme si depuis le temps je n’avais pas pu parcourir tous les continents avec leurs régions traditions exécutions tentations hésitations et que sais-je encore. J’ai vu tellement de choses qu’une bibliothèque ne suffirait pas à recenser tout ce savoir. Bref ! Je commençais à m’ennuyer dans mon domaine – merveilleux domaine en mousse (MON PETIT BONHOMME EN MOUSSEUH) – alors je me suis dis « TIENS, et si j’allais sur Iri ? Ca faisait longtemps ! Qu’est-ce que ça me manque ses paysages noirâtres et ses jours pluvieux à en déprimer sa mère ». Alors bah je suis arrivé dans une flopée d’étoiles scintillantes et sur une musique à t’en faire chialer des cacahouètes. Tu n’as jamais chialé des cacahouètes jeune lecteur ? Eh bien avec moi tu ne vas pas tarder à savoir ce que ça fait. (Lux : Un peu comme quand on sort un plug an... (*Chasteté frappe Luxure et l’enferme dans une tour d’ivoire*)).
Breeeeeeeef, je suis sur Irianeth maintenant, tu vois un peu le contexte ? Bien ! Tu n’es pas complètement idiot(e), c’est un début. Donc je me baladais tranquilou pilou quand, TOUT A COUP (TIN TIN TIIIIN) j’ai eut une idée géniale. Non, elle n’était pas géniale, elle était GIGANTISSIME ! Tu veux le savoir hein hein hein ?
Eh bien, mon idée... c’était une bataille d’argile liquide avec mes Hatnos. Hein ? Quoi tu ne te souviens pas des Hatnos ? Ce sont ces bestioles qui me suivent comme mon ombre et qui ont la forme des 7 vertus et péchés capitaux ! Rho t’as vraiment la mémoire d’un poisson poulpe. Bon donc j’avais l’intention de faire une partie de BATAILLE D’ARGILE avec mes Hatnos chéris adorés pour bien les épuiser et ainsi être tranquille pour une soirée romanesque avec ma chérie de toujours (Esyll) pour finir sur une soirée un peu moins romanesque (if you know what I mean What a Face ). Donc, mon plan était génial, super, grandiosissisme (quoi ? Le mot n’existe pas ? Eh bah fuck le français moi j’suis étranger wesh). Sauf que bah fallait trouver de l’argile, d’abord. Donc le mieux c’est ? C’eeeest ? Alooooors ? Rho t’es long à la détente mon petit. C’EST DE REMONTER LA RIVIERE ! Bawi, voilà ! Alors du coup j’ai exploité un peu mes Hatnos pour qu’ils fassent un radeau et voilà le tour est joué. Car mon p’tit au cas où tu aurais une culture particulièrement atrophiée : l’argile se trouve en règle générale au bord des rivières. Enfin je crois... Bref !
Sauf que le radeau n’est pas vraiment fait pour 15 personnes alors quand mes Hatnos popent sans prévenir j’ai parfois peur qu’on vire de bord. Je n’ai rien contre l’autre bord hein, juste, je suis pas assez large d’esprit pour avoir envie de m’aventurer dans ses terres inconnues et peut-être hostiles. Qui sait, je me ferais p’t’être attaquer par un serpent sauvage ?
Ahem bref.

Modestie : Je continue de penser qu’il est inutile de chercher de l’argile dans cette rivière.
Humilité : Mod’ a raison, s’il devait y en avoir nous en aurions déjà trouvé.
Colère, se noyant en étant accroché au radeau : BLUBLEUBLURP.
Modestie : Tu vois, même colère est d’accord avec nous.
Tempérance : Bob, pour le bien commun, ne serait-il pas plus intelligent de retourner sur l’autre rive ?
Bob : Je...
Luxure : UNE FEMELLE A LA MER ! cria Luxure en sautant sur le radeau, ce qui eut pour effet... de ne pas nous faire chavirer.
Bob : Luxure....
Luxure : Quoi ? Rho ça va je suis désolée.

Et c’est là que je l’ai vu. Une chevelure de flamme, des yeux rayons X dernière génération qui étrangement transpercé Luxure de part en part – on se demande pourquoi au vu de son cri... –, la moitié de son corps enfoncé dans... DU SABLE MOUVANT.

Modestie : Explication : le sable mouvant est normalement présent dans un sol argileux pour assurer la cohésion instable du mélange d’eau et de sable. Il est aussi possible d’avoir des sables mouvants dans une rivière si le courant est assez fort pour assurer l’anti-cohésion des grains de sable, en gros le courant sert d’argile.
Bob : Un... Une... UNE DEMOISELLE EN DETRESSE ! m’exclamais-je en prenant la pose du super héros : une jambe en avant, le torse bombé, le regard tourné vers l’horizon (ou la caméra)). N’ayez crainte gente dame, je vais vous sauver !
Humilité : Bob NON !

Mais c’était trop tard. Je fis un merveilleux saut de l’ange pour plonger droit dans le sable mouvant, à quelques mètres de la rousse. Pendant un moment, on ne me revit plus. Puis soudain je jaillis du sable dans un tonnerre de bruits (et d’applaudissement de mes Hatnos qui s’empressèrent de noter mon saut telles des juges incontestés).

Bob : OH SECOURS, je me nois, JE VAIS MOURIR !
Modestie : Si tu continues de bouger comme ça tu vas te faire avaler.
Orgueil : Idiot, tu es un Dieu, tu ne peux pas mourir.
Bob s’arrête de s’agiter en une seconde.
Bob : Ah oui, j’avais oublié.
Les Hatnos présents sur le bateau se tapèrent le front avec la paume de leur main en même temps, l’air exaspéré.

Nageant difficilement jusqu’à la demoiselle en détresse, je lui pris sa main pour effectuer un baisemain avec un petit espace entre mes lèvres et sa main : après tout, elle était toute sableuse et je l’étais déjà bien assez.

« Bonjour gente dame, je m’appelle Bob ! Enchanté de vous rencontrer, quoique les circonstances soient peu habituelles. Auriez-vous besoin d’aide par hasard ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9709-bob-la-gestion-d-une-eponge-carre-ou-humanoide
Thaïs
Sorcier - Chef
avatar
Nombre de messages : 233
Rôle : Sorcière d'Irianeth, Sous-Chef de l'Ordre des Sorciers, Mentor d'Ismaëlle et Orin
Date d'inscription : 13/05/2015

Plus sur le personnage
Âge: 35 - 40 ans
Rôle: Sous-Cheffe des Sorciers
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Dim 28 Fév 2016, 04:28

Rien de tel que de se promener près d'une rivière, seule, pour se vider l'esprit. Oui, c'est un peu bizarre, mais depuis qu'elle c'était fait attaquée par un dragon en pleine séance d'acrobaties aériennes et par un Dieu avec un trop plein de libido, Thaïs évitaient la plage. Le sable, les palmiers, la mer, tout ça... ce n’était pas terrible quand on frôle la mort (où accessoirement lorsqu'on se retrouve avec un bébé sans avoir rien demander). Donc elle avait remplacé ce paysage digne du paradis - avec le soleil couchant i tout i tout- par les bords d'une rivière (bien que ce soit d'un seul coup un peu moins swag...)
Si le fait que Thaïs avait délaissé sa petite famille pour une balade en solitaire n'était pas spécialement alarment, le fait qu'elle tire une tête de trois pieds de long l'était un peu plus.

Nous abordions le tout début de la quatrième année de cette période qui avait été pour le moins mouvementé. Pour commencer, Thaïs c'était retrouvée sur avec une princesse Disney sur les bras ( Coeur  sur toi ma Lulu) à qui elle devait transmettre ses connaissances. Bien que ce fut un plaisir d'avoir une apprentie à torturer à ses côtés, la jeune femme rousse avait dut s'habituer aux manies étranges de la fille de Kassilli autrement dit, sourire 35 heures sur 24, danser et chanter en permanence et casé des phrases relatives à la vie et au bonheur le plus souvent possible.
Pile le jour de l'attribution elle avait aussi appris qu'un Dieu l'avait mise enceinte (bien contre son grès, croyez-moi !) et c'était barré sans demander son reste tout ça parce que pondre des bébés un peu partout sur les continents l'amusait beaucoup.

Deux ans après l’attribution alors que tout c’était subitement calmé (plus de Blanche-Neige apparaissant comme par magie, plus de bébés naissant subitement…) Harry avait refait surface dans sa vie s’imposant au milieu de tout ce qu’elle avait construit, après qu’elle ce soit appliquée à remettre un peu d’ordre dans cet équilibre instable et avait tout fait chavirer. Voilà quelques mois qu’ils s’étaient installés ensemble au village bien que tous deux passent plus de temps au château. Les fils d’Harry ainsi que Luisa et Ian les avaient rejoints et ils vivaient tous avec harmonie, paix et calme comme une véritable petite famille. Enfin… Calme, harmonie… tout ça n’est pas si sûr en fait. Disons que pour Thaïs qui avaient toujours vécue seule, de sa naissance jusqu’à ce que Luisa rentre dans sa vie, ses changements si soudains lui avaient fait l’effet d’une douche froide. L’instinct maternel et elle… ça fait 6. Et bien qu’elle apprécie de former ce que sa mère n’avait pas pu lui offrir (faute de se faire tuer par un insecte géant) elle trouvait toujours un moyen de s’éclipser pour se retrouvée seule.
Pour couronner le tout il y a de cela quelques jours Harry avait décidé qu’il allait s’improviser père model et avait ramené une petite orpheline qu’il avait rebaptisé Azalée. Thaïs n’avait rien trouvé à redire à cela parce que ça semblait lui faire tellement plaisir et que de toute façon laisser un baby tout seul dehors dans le froid ce faire bouffer par les loups… Ok, c’est bon j’arrête. En tout cas, elle se retrouvait « maman » pour… la 5 ème fois. Je vous jure les nerfs, ça tient pas après. Surtout ceux d’une sorcière comme Thaïs. En plus elle était maintenant la Sous-Chef de l’Ordre de la Sorcellerie, Bras droit d’Hel qui était le dirigeant ce qui lui faisait pas mal de responsabilités en plus.

Perdue dans ses pensées, les yeux rivés vers l’horizon –c’est joliment dit hein !- la rouquine n’avait pas vue qu’elle dérivait peu à peu vers l’eau et que –Ô ciel- vers la berge il y avait…. Des sables mouvants (TIN TIN TIN ! Et là, c’est le drame.) ET M… on est d’accord ce n’est pas un joli mot mais c’était le seul qui pouvait bel et bien décrire la situation.

Bon. Peut-être qu’en utilisant son pouvoir de lévitation, elle pourrait s’accrocher à une branche pour se dégager de l’emprise du sable humide qui l’anserait à présent jusqu’à la taille. Mais malgré maintes et maintes tentatives elle ne trouvait pas un seul moyen pour se sortir du pétrin dans lequel elle s’était fourrée. Alors qu’elle essayait d’activer son bouclier, un crie retentit au loin et avant qu’elle ne comprenne quoi que ce soit une masse de la taille d’un homme plongeait vers elle et heurta la boue en un bruit sonore, l’éclaboussant généreusement. Qui était l’idiot qui s’amusait à faire des plongeons acrobatiques ? Après quelques secondes, l’idiot en question remonta vers la surface, couvert de terre, sable et autres particules composant le sol, sous les applaudissements et hourras d’une joyeuse bande de rigolo qui dérivaient un peu plus loin. Avec de grands cris qui percèrent les tympans de la rouquine –qui avec tout ce remue-ménage était maintenant plus brune qu’autre chose - il avoua qu’il ne savait pas nager et se mit à pleurnicher qu’il allait mourir tout en remuant dans tous les sens. Un petit gars lui fit remarquer qu’il ne pouvait pas se noyer étant donné qu’il était un dieu. Un dieu ? Ah, bah ça expliquait tout. Il lui arrivait toujours des trucs pas possibles dès qu’elle approchait un dieu. Mais c’était le dieu de quoi ? De la stupidité peut-être… Mais non… maintenant qu’elle faisait attention elle reconnaissait les 12 Hatnos (ou du moins les descriptions qu’on avait pu lui en faire). Attendez... Normale qu'il y en ai que 10 ? Ah nan y en a un qui est en train de se noyer sur le côté du radeau là. Donc ça en fait 11. Plus... heu. Attendez. Expliquez moi pourquoi Harry est avec eux ? Non. Impossible elle avait forcément mal vue.
Elle se trouvait donc en compagnie de Bob, le Maître des Péchés et des Vertus. (Et de la connerie aussi. (Mais bon si on lui dit ça il risque de s’énerver un peu.))

Après un baisemain en wifi il lui demanda si elle allait bien et si elle avait besoin d’aide. La jeune femme qui commençait sérieusement à être agacée par toutes ses choses improbables qui lui arrivait se prit tout de même à son jeu délirant en répliquant joyeusement :

« Très bien merci. Je suis prisonnière de sables mouvants mais je me porte à merveille. Et vous très cher ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11526-thais-d-irianeth http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10379-thais-maj-12-02-17
Bob
Animateur - Dieu / Déesse
Animateur - Dieu / Déesse
avatar
Nombre de messages : 81
Rôle : Dieu des péchés et des vertus
Date d'inscription : 21/11/2014

Plus sur le personnage
Âge: INFINI
Rôle: Dieu des péchés et des vertus
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Mer 18 Mai 2016, 08:49


La rousse prit la situation plutôt bien – y’a-t-il seulement une façon mal de prendre cette situation ? – me répondant avec une certaine légèreté et une joie qui cachait un esprit torturé par les évènements. Pauvre humaine, si fragile, à la vie si éphémère. Si je le pouvais je soulagerai toutes ses souffrances et ses problèmes, malheureusement je n’étais pas le Dieu des Larmes et des Lames (#Zeïpha (quoique cette pétasse de Déesse en profiterait plutôt pour torturer l’humaine plutôt que de la soulager)).

Tempérance : Vous prenez plutôt bien la situation.
Luxure : J’aime ça !
Tempérance : Lux...
Luxure : Quoi ? Ce n’est pas ma faute. C’est dans ma nature !
Modestie : Pas besoin de le dire, on le savait très bien.
Colère, toujours accroché à l’arrière du radeau : EST-CE QUE QUELQU’UN POURRAIT M’AID...

Courage – qui apparut soudainement au grand damne de ceux présents sur le radeau – appuya sur la tête de Colère pour le noyer encore un peu, et pour qu’il cesse de leur casser les oreilles à beugler tout le temps.

Humilité : Je vais vous chanter une petite chanson pour calmer tous ces esprits.
Orgueil : Oh mais fermes-là toi aussi.
Humilité : C’est presque vexant, mais de ta part je le prends comme un compliment.
Orgueil : Grand bien t’en fasse.
Bob, se raclant la gorge : AHEM AHEM.

Ils finirent par se taire bien que l’on pouvait encore sentir quelques tensions dans l’air, rien qu’à les observer se jauger du coin de l’œil, et rien qu’en voyant Courage s’amuser à noyer Colère le plus longtemps possible – fort heureusement ce n’était pas comme cela qu’elle réussirait à le tuer.

« Je vais plutôt bien, mes compagnons sont insupportables mais je fais avec. Laissez-moi vous présenter, » poursuivis-je en me tournant vers le petit peuple pour les montrer chacun du doigt. « Voici Orgueil, Humilité, Luxure, Modestie, Courage, et Colère (qui se noie). Il y en a 8 autres qui ne sont pas là, » continuais-je en me tournant vers la rousse. « Prodigalité, Charité, Gourmandise, Tempérance, Avarice, Envie, Chasteté, et Paresse ![/b] »

Les Hatnos manquant en profitèrent pour poper au fur et à mesure que Bob les citer, ce qui eut pour effet final de tous les faire tomber du radeau.

Colère : AHAHAHA BIEN FAIT POUR VOUS !
Courage, tenant Paresse pour ne pas qu’elle se noie : BANDE D’IDIOTS, SAC A PUCE !

Je poussais un soupire tandis qu’ils continuèrent de s’insulter en flottant paresseusement dans l’eau. BIEN EVIDEMMENT eux ils ne sont pas tombés dans les sables mouvants, et ils trouvaient tout de même le moyen de rester pénard dans l’eau – qui n’était pas spécialement chaude soit dit en passant – au lieu de remonter sur le radeau (ou du moins une partie) pour enfin aider la gente dame et moi-même à se sortir des sables mouvants ! D’ailleurs nous commencions à être enfoncer jusqu’à la poitrine – les pectoraux pour moi.

Bob : Parfait. Envie, tu montes sur le radeau, tu prends ton artéfact et tu attrapes mon bras pour ensuite tirer et nous sortir de là.
Envie : C’pas une corde...
Bob : Maintenant, si.

Envie siffla son mécontentement avant de faire apparaître son artéfact.

AAAH les artéfacts des Hatnos. De puissants objets capable de rendre fou le plus endurci des mortels. Ils en avaient chacun un seul, et qui les représente parfaitement. Entre Luxure et son fouet sensoriel, Paresse et son ourson endormant, et Prodigalité avec sa montre à gousset hallucinogène, on peut dire qu’ils étaient plutôt puissants. L’artéfact d’Envie était un chat à 9 queues, sauf qu’au lieu de fouet, c’était des serpents rétractables et vénéneux – pour les mortels. C’est à reculons que l’Hatnos sortit ses serpents pour attraper mon bras avec, tel un fouet inoffensif. Deux serpents s’enroulèrent autour de mon bras levé, puis ils plantèrent leur croc dans ma chair pour avoir une meilleure prise – ce qui me fit légèrement grimacer. Tournant la tête vers la rousse, je lui tendis mon autre main avec un sourire.

« Mademoiselle, je vous invite à vous agripper à moi ! »

Du moins si elle voulait sortir des sables mouvants, vivante. Quoique j’aurais pu, une fois sur le radeau, trouver un autre moyen beaucoup plus sécurisé pour les mortels. Mais cela aurait prit du temps inutile, et actuellement ce n’est pas comme si nous en avions beaucoup, à nous enfoncer toujours plus dans cet enfer boueux.
Elle s’agrippa donc à moi pendant qu’Envie, aidés de Courage et Colère, nous tirait avec force pour nous extirper de l’eau sablonneuse. C’est après plusieurs minutes à me faire quasiment arracher le bras par des serpents vénéneux que nous finîmes par sortir des sables mouvants pour atterrir dans de l’eau beaucoup moins dangereuse. Courage aida la rousse à monter sur le radeau, tandis que moi je dus me débrouiller TOUT SEUL. NON MAIS C’EST QUOI CES SERVITEURS INDIGNES ? MEME PAS ILS AIDENT LEUR MAITRE ! Franchement, limite je serais mieux seul. Ouais non en fait, je finirai par m’ennuyer. Je me suis bien trop habitué à la présence dévastatrice de mes 14 Hatnos, me retrouver seul d’un coup ce serait le bon moyen pour me rendre complètement fou – hein quoi ? Bien sûr que je suis sain d’esprit là !
Assis en tailleur sur le radeau, j’enlevais ma tunique pour que Charité (la mère et le fils) puisse soigner mes plaies particulièrement moches à voir et douloureuses.

Bob : T’y as pris plaisir, avoues.
Envie : Possible.

Bob lui lance un regard noir tandis qu’Envie regarde ailleurs, l’air de rien, tout à fait innocent, pendant que les autres regardaient la scène avec grand intérêt. Enfin sauf Paresse qui était plus intéressée par le mordillage des oreilles de son oursin – adorable –, et Charité qui était occupé avec le bras de Bob.

Bob, se tournant vers la rousse : Eh bien, voilà ! Puis-je connaître votre nom ?
Luxure, accroché au radeau (comme le reste d’ailleurs) : Vous devez certainement avoir un nom splendide pour une femme aussi merveilleu-...

Chasteté saute sur Luxure et tente de le noyer dans un combat acharné.

Bob : Oui donc... Que faisiez-vous donc ensablez dans ces eaux aussi ?
Humilité : Pour admirer la vue ?
Gourmandise : Pour choper à manger ?
Courage : Pour tester votre résistance physique ?
Prodigalité : Pour mourir ?!
Chasteté : N’importe quoi, il y a des façons bien plus facile et rapide de mourir.
Prodigalité : On ne sait jamais ce qui peut passer dans la tête de mortel.
Chasteté : Sauf que là s’en est ridicule.
Orgueil : Le plus ridicule est que Luxure la trouve belle alors qu’elle est toute boueuse et qu’elle dégage une forte odeur répugnante.
Humilité : Vous savez qu’elle est juste là hein ?

Bob lève les yeux au ciel, découragé par l’absence de gentillesse de ses compagnons de toujours.

« Excusez-les, ils sont un peu... enfin... voilà quoi. Je suis le Dieu des Péchés et des Vertus, au fait. »

Je ne devais vraiment pas avoir fière allure, à me présenter comme étant un Dieu alors que je m’étais fais quasiment déchiqueter le bras et que les petites choses qui me suivaient H24 me faisaient honte à chaque seconde de leur existence et de leur présence auprès de moi. Chaque être divin devait avoir sa tare certainement. Esyll sa bipolarité, Aequiva sa froideur mortelle, Zeïpha sa psychopathie chronique, Aceatlan le pyromane... Limite les Mortels étaient plus sains. Limite j’ai dis, car au vu de certains Mortels on pouvait se poser des questions quant à la « perfection » de la création des Dieux.
D’un claquement de doigt, je fis avancer le radeau, qui était suivie de près par les Hatnos à la mer – heu, à la rivière plutôt – qui étaient soit accrochés comme ils le pouvaient, soit ils nageaient (pataugeaient serait plus juste) à côté.

Bob : Permettez-moi de vous emmener en balade !
Luxure, s’étant défait de Chasteté : Mais si vous préférez je peux vous raccompagner dans la forêt...
Bob : Luxure...
Luxure : Quoi ? N’ais-je pas le droit de proposer mes services ?
Bob : Déprimant, tu es.
Luxure : Merci.

Je poussais un soupire en secouant la tête. La pauvre jeune femme devait se demander où est-ce qu’elle s’était encore fourrée (fourrée hein ? 8D (*kick Luxure)), et je ne pouvais l’en blâmer. La pauvre n’était pas tombée sur le Dieu le plus saint, au moins étais-je bien plus amicale que la plupart de mes confrères – et consœurs, ne soyons pas sexistes. Surtout que pour la plupart, les plus bizarres et dangereuses des divinités étaient les femmes. M’enfin. Si elle voulait que JE (et pas Luxure) la ramène sur la terre ferme, j’accéderai à sa requête. Je n’étais pas encore affilié à l’enlèvement de femmes – contrairement à Luxure d’ailleurs (et des enlèvements d’homme, aussi, quand même).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9709-bob-la-gestion-d-une-eponge-carre-ou-humanoide
Thaïs
Sorcier - Chef
avatar
Nombre de messages : 233
Rôle : Sorcière d'Irianeth, Sous-Chef de l'Ordre des Sorciers, Mentor d'Ismaëlle et Orin
Date d'inscription : 13/05/2015

Plus sur le personnage
Âge: 35 - 40 ans
Rôle: Sous-Cheffe des Sorciers
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Sam 23 Juil 2016, 06:01

On pouvait dire que d'une certaine façon, Thaïs avait pris l'habitude de prendre les situations étranges comme elles venaient. Après tout, elle n'avait pas vraiment le choix... Bien que légèrement déboussolée par les événements plus que bizarres qui lui arrivaient plus souvent que la normale ces dernières années, la jeune femme avait appris à relativiser en se disant qu'il valait mieux ça qu'une vie plate sans aucune aventure. Chose que Thaïs aurait détesté encore plus de de tomber enceinte sans avoir rien demandé. Le spectacle étrange qui s'offrait à elle ne lui laissait pas beaucoup le choix en même temps.

Le plongeur acrobatique-artistique se racla la gorge et tous finirent par se taire tant bien que mal. Il fit une présentation rapide de ses "compagnons" pendant qu'intriguée Thaïs les détaillaient un à un. Orgueil était une femme habillée d'une longue robe (très peu appropriée pour une balade en radeau) et regardait tout le monde d'un air hautain très désagréable tout en jetant par intervalles réguliers un coup d’œil à son miroir pour admirer son reflet divin; Humilité ressemblait à un humain quelconque avec son air calme, c'était un des seuls qui semblait sain d'esprit; Luxure avait étrangement la forme d'Harry ce qui étonna Thaïs qui ne se formalisa pourtant pas sur la chose; Modestie avait la forme d'un enfant aux cheveux bleus et au regard curieux, un air qui lui faisait ressemblé à un adulte; Courage (qui était en train de noyer Colère (et semblait d'ailleurs bien s'amuser)) était incarnée par une adolescente aux cheveux rouges, un sabre à sa ceinture; Colère quand à lui criait... ben sa colère (et son indignation) en voyant que personne n'essayait de le sauver de la noyade; Prodigalité avait l'air d'un clown avec son haute forme et ses habits colorés: l'incarnation même de l’excentricité; Charité n'était pas une, mais 2 personnes, une mère et son fils; Gourmandise était entrain de manger une friandise, faisant peu attention aux autres Hatnos; Tempérance dépassait tous les autres d'au moins une tête et demi et était habillé tout en noir; Avarice avait une tête chat, un costume de business man et le même regard désagréable qu'Orgeuil; Envie était un homme comme un autre si on excluait le fait qu'il était entouré de serpents; on aurait dit que Chasté était un petit ange, avec son auréole qui flottait au dessus de sa tête et ses petites ailes blanches; quand à Paresse, elle dormait paisiblement sans se soucier du bruit, une peluche serrée contre elle. La vue de cette petite fille toute mignonne attendrit la rousse, bien qu'elle se demandait quand même comment Bob pouvait supporter ses 12 personnalités 24 heures sur 24.

Le poids de tous les Hatnos fit chavirer le radeau et ils se retrouvèrent à l'eau, accompagnant colère dans sa dérive. Le Dieu commençait apparemment à être agacé et ordonna à Envie de remonter sur le radeau pour leur porter secours. Enfin. Thaïs attrapa un bras de Bob (qui était à présent presque entièrement ensevelit) et un serpent lancé par Envie vint agripper l'autre, les tirants en dehors des sables mouvants. Quand ils furent finalement complètement sortit d'affaire, le Dieu se fit soigner la morsure faites par le serpent-corde qui les avait sauvé pendant que les autres se disputait en continuant de flotter tranquillement dans l'eau et en parlant tous en même temps, si bien qu'elle ne savait plus où donner de la tête.

- Thaïs, Sorcière d'Irianeth.

Luxure qui était accroché au radeau, juste à côté d'elle, la reluquait d'une façon des plus gênante et Chasté lui sauta dessus pour qu'il se taise pendant Bob et les autres Hatnos avaient engagé un débat sur la façon la plus simple de mourir. Jetant un regard noir à Orgeuil pour ses remarques peu sympathiques, la rouquine coupa court à leur discussion.

- Pour faire simple, c'était un accident.

D'ailleurs, c'était très gênant de dire ça comme ça.

- Je m'était douté que vous étiez un Dieu. Il m'arrive toujours des choses pas possible quand je suis avec un Dieu. Et bizarrement j'en croise souvent ses temps-ci.

Bob proposa une balade sur la rivière et Luxure renchérit avec ses remarques perverses ce qui eut pour effet de faire lever les yeux aux ciel à la Sorcière. Dans qu'elle aventure étrange c'était elle encore embarquée ? (Embarquée - barque - radeau (vous avez comprit le jeu de mots ? (haha (Ok, je sort...)))). Au moins avait-il pour qualité d'être drôle, elle ne risquait pas de s'ennuyer. Elle qui était venu ici pour se vider l'esprit et se divertir, elle était servit.

- Va pour la balade, du moment que Luxure ne s'approche pas trop. Il est légèrement... étrange.


 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11526-thais-d-irianeth http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10379-thais-maj-12-02-17
Bob
Animateur - Dieu / Déesse
Animateur - Dieu / Déesse
avatar
Nombre de messages : 81
Rôle : Dieu des péchés et des vertus
Date d'inscription : 21/11/2014

Plus sur le personnage
Âge: INFINI
Rôle: Dieu des péchés et des vertus
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Jeu 01 Sep 2016, 12:58


Fait tout à fait étrange : elle ne fuyait pas. Bon, ce n’était pas comme s’il y avait un marécage entre le radeau et la terre salutaire, mais bon. Elle n’avait pas l’air spécialement effrayé, simplement un peu perdue – réaction tout à fait normal quand on était en présence d’un Dieu et de ces 14 personnalités toutes plus étranges les unes que les autres. Bien qu’ayant leur personnalité propre, les Hatnos avaient quand même une grande partie de leur caractère obnubilé par le péché/vertu qu’ils représentaient. Ce n’était pas facile pour tout le monde, comme Luxure : être la représentation du sexe avait ses avantages et ses inconvénients, puisqu’il ne faut pas oublier que le sexe veut aussi signifier viole et pédophilie.
Mise à part Envie et Charité, les autres bestioles étaient en train de patauger dans l’eau comme si de rien n’était. Etant des créatures divines, les Hatnos ne sentaient pas le froid – enfin, disons plutôt qu’ils ne risquaient pas de mourir d’hypothermie ou de noyade comme le commun des mortels. Bien que parfois avais-je bien envie de les tuer pour avoir la paix.
Elle finit par se présenter. Bon, je savais déjà comment elle s’appelait – pour ne pas dire que je connaissais déjà sa vie entière. Son existence même est dictée par les vices et vertus qu’elle possédait dans son âme, ainsi donc c’est presque naturellement que je connaissais tout de sa vie, ainsi que la vie de toutes autres mortels.
Mettant un terme aux élucubrations de mes Hatnos quant à la raison l’amenant dans ces marécages – d’ailleurs elle semblait aussi quelque peu vexée par Orgueil (qui d’ailleurs prenait sa réaction comme un compliment à son égard) – Thaïs, puisque telle était son nom, nous apprit que c’était un accident. Ainsi donc ne voulait-elle pas attenter à sa vie. Le suicide avait quelque chose de triste. C’était comme la fin prématurée d’une existence de vices et de vertus – une vie incomplète qui laissait un gout amer à chacun de mes Hatnos. Ils existaient grâce aux vies humaines – plus exactement, J’existais grâce aux vies humaines – alors qu’une vie s’éteint par lâcheté ne ravissait qu’un seul de mes péchés, qui n’était d’ailleurs pas représenté par un Hatnos.
Elle reprit qu’elle se doutait que j’étais un Dieu. J’arquais un sourcil. Ce n’était pas bien compliqué de le savoir – enfin si, dans le sens où je n’avais absolument pas l’attitude présomptueuse d’un Dieu. Ses remarques me firent sourire d’un air énigmatique. De base, rencontrer un Dieu était quelque chose d’étranges, alors que des évènements étranges se produisent en suivant, ce n’était pas franchement surprenant.
Elle finit par accepter ma balade, chose d’autant plus surprenante. Je l’aurais plus imaginé demander à ce qu’on la ramène sur la berge, d’un côté où il n’y aurait pas de marécages. Mais soit, ce n’était pas pour me déplaire qu’elle reste en ma compagnie un moment.

« Parfait ! » m’exclamais-je d’une voix un peu trop joyeuse tout en me relevant.

D’un claquement de doigt, le cordage qui maintenait le radeau en place s’allongea – ou plutôt il se rallongeait – pour atteindre chaque Hatnos barbotant dans l’eau, ainsi qu’Envie et Chasteté. S’enroulant autour de leur taille, cela me permettait de les garder à mes côtés lorsque la balade commencera. Oh certes, j’aurais pu les laisser là où ils étaient, cela m’aurait fait une belle jambe, cependant je me devais de les surveiller un minimum, les Hatnos ayant tendance à n’en faire qu’à leur tête.

« S’il l’avait voulu, Luxure vous aurait déjà charmé et mit dans son lit, » repris-je avec un sourire à en donner la chair de poule. « Alors ne vous en faites pas, il parle beaucoup mais il ne vous fera rien ! Quant à sa forme, il ne faut pas s’inquiéter : il prend l’aspect de l’idéal masculin/féminin de la personne qui le regarde. »

J’avais tenté de la rassurer par mes paroles, bien que dans le fond ce ne soit pas spécialement rassurant de savoir que Luxure peut la mettre dans son lit avec son consentement quand il le souhaitait. Prenant de ce fait mes précautions, d’un signe de la main j’ordonnais à Luxure de s’éloigner un peu de Thaïs. La pauvre n’avait certainement pas envie de se faire harceler – bien que cela reste gentil – par un obsédé sexuel.
D’un geste élégant des mains, je fis apparaitre une longue perche. M’approchant du bord, je la fis s’agrandir jusqu’à ce qu’elle atteigne le fond de la rivière. De là, d’un mouvement ample et puissant, je fis avancer la barque doucement.

« Cela ne doit pas être facile, » repris-je soudainement alors qu’on avait fait quelques mètres, les Hatnos parlant dans leur coin. « D’élever des enfants qui ne sont pas les siens, non ? »

Non, bien sur que non, je n’étais pas un Dieu intrusif dans la vie des mortels. Après tout, ce n’était pas comme si leur existence même régissait la mienne, et vice versa.
Ainsi donc, je parlais des enfants de cet Harry, ce Chevalier d’Irianeth à la peau verte. Volatile ce jeune homme, et bien qu’il tente de se donner des airs d’amant respectueux et loyal, j’avais cependant un doute sur le fait qu’il soit totalement fidèle. Après tout, s’il devait bien y avoir un équivalent à Luxure dans le monde des mortels, Harry serait certainement de ceux-là (Imaé aussi, d’ailleurs, mais en plus elle était space (très space (trop space))).

« Mais c’est extrêmement courageux de votre part, » poursuivis-je. « Au fait, quand vous parlez de « choses pas possibles » qui vous arrivent quand vous croisez un Dieu... vous parlez de Ian ? »

Non, je le répète, je n’étais PAS DU TOUT intrusif ! Mais il est vrai que la question m’avait turlupiné depuis un moment – à vrai dire, depuis qu’elle avait fait mention à mon statut Divin. Naugusta n’était pas un Dieu que j’appréciais énormément. Il était assez étrange, et ne semblait pas vraiment être un bon Dieu pour les humains. Mais bon, si Papy Parandar le tolérait, c’était qu’il remplissait tout de même bien sa mission.
De toutes les façons, s’il y a bien un Dieu à exterminer par manque au règlement, c’était moi... Héhé !

« Ne vous en faites pas, je ne vous ferais pas le même coup que Naugusta. Je suis marié, voyez-vous ! » dis-je avec une fierté palpable, tout en lui montrant ma bague. « Et ma femme est assez jalouse, alors restons-en là ! Je n’accepte pas les avances ! »

J’avais poursuivi sur un trait d’humour, un large sourire sur le visage. J’espérais réussir à la faire sourire un peu, elle qui n’avait clairement pas l’air dans son assiette. Tiens, d’ailleurs, Charité Maman qui était resté sagement dans son coin de puis le début, se rapprocha de Thaïs pour lui présenter une tasse de thé sorti de nulle part.

Charité Maman, d’une voix douce : Du thé ? Cela calme les humeurs.

J’observais avec suspicion le thé que Charité offrait généreusement à Thaïs pendant un moment avant de m’en désintéresser. A Thaïs d’accepter ou non, je n’étais pas certain que les herbes que Charité avait mit à l’intérieur ne servent qu’à calmer les humeurs. Avec un peu de chances – ou malchances – elle avait ajouté des herbes aphrodisiaques.
Cependant, ces thés étaient très bons, et j’étais le premier à le dire.

Humilité, sortant de l’eau avec grâce : Pour vous accompagner, un petit air champêtre !

Humilité prit une flûte traversière de nulle part et commença à y jouer avec brio, avant de se prendre une chaussure en pleine tête.

Courage, la coupable : J’EN AI MARRE DE TON BOUT DE BOIS !
Modestie : C’est une flûte traversière.
Courage : Tu crois que j’en ai quelque chose à carrer ?
Envie, agacé : Tu peux pas t’arrêter de parler deux secondes ? Ta voix m’irrite les tympans.
Courage : Je t’emmerde profondément.
Bob, soupirant : Avoir la paix c’est trop demander avec vous.

Puis, se tournant vers Thaïs.

« Malgré qu’ils soient bruyants, c’est plus rassurants qu’ils soient tous là. Seuls, ils sont... dangereux, pour les mortels, si on veut. »

Je tentais encore une fois d’être rassurant, mais je doutais que cela fonctionne vraiment. En effet, seuls ils possédaient la faculté d’induire un changement de personnalités sans le vouloir vraiment ; seule leur présence suffit pour l’induire. Prenant ma longue perche, je frappais Humilité, Charité et Envie d’un même coup pour qu’on soit tranquille sur le bateau. Ils n’étaient pas bien méchants ensemble, mais bon.

« Voilà ! » fis, tout content, sous les grognements de mes Hatnos. « Vous ne regrettez pas trop d’être avec nous ? »


Dernière édition par Bob le Ven 27 Jan 2017, 15:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9709-bob-la-gestion-d-une-eponge-carre-ou-humanoide
Thaïs
Sorcier - Chef
avatar
Nombre de messages : 233
Rôle : Sorcière d'Irianeth, Sous-Chef de l'Ordre des Sorciers, Mentor d'Ismaëlle et Orin
Date d'inscription : 13/05/2015

Plus sur le personnage
Âge: 35 - 40 ans
Rôle: Sous-Cheffe des Sorciers
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Lun 03 Oct 2016, 05:45

Récapitulons la situation : Thaïs avait été très bêtement piégée par des sables mouvants, avait été sauvée par un Dieu, draguée par un de ses serviteurs, persécutée par un autre et maintenant elle acceptait une balade en sa compagnie. Oui, oui, elle est seine d’esprit, je vous assure. Mais peu importe, de toute façon avait ce qu’elle avait déjà pu voir, elle avait peu de chance d’être surprise encore une fois.

Assise sur le bord du radeau, les pieds dans l’eau à regarder les arbres passer pendant que Bob s’improvisait gondolier à faire avancer leur navire de fortune, elle ne pouvait nier que c’était une belle journée. Un peu étrange sous certains angles, c’est vrai, mais tout de même.

Pensant qu’elle allait enfin pouvoir profiter un peu, la Sorcière ferma les yeux laissant les faibles rayons du soleil lui chatouiller le visage mais le Dieu décida qu’il ne la laisserait pas respirer (ou alors il voulait tester ses talents de psychologue… ?). Était-ce facile d’élever les enfants de quelqu’un d’autre ? Thaïs ne s’était jamais vraiment posée la question. Elle se contentait de leur donner ce qu’elle n’avait jamais pu avoir et en restait là sur le coure de ses pensées par rapport à eux.

Mais en réalité, c’était plus compliqué que ça. Elle les traitait comme si c’était elle qui les avait mis au monde et comme si elle les avait toujours connus. Étonnement, ils le lui rendaient tous hormis Kayan qui avait plus de mal avec elle que c’est frères. Mais jamais elle ne l’avait forcé à quoi que ce soit. S’il voulait lui parler ou passer du temps avec elle, il le faisait, autrement elle s’occupait de lui comme des autres et ne faisait jamais aucune différence entre les 5 bambins qui occupaient la maison, que ce soit son fils, Kayan, Keren, Beurk ou Azalée. Ils étaient pour elle au même niveau bien que les deux plus jeunes est forcément besoin de plus d’attention bien qu’ils soient déjà très débrouillards.

Si elle devait avouer qu’elle avait un lien avec un des enfants qui étaient à Harry, se serait bien avec Keren qui venait toujours se confier à elle quand elle en avait le temps. Mais même lui faisait bien la différence entre Thaïs, qui était plus une grande sœur pour lui, et sa véritable mère.

« Je ne m’étais jamais vraiment poser la question. » fit-elle d’un ton songeur. « Mais je ne trouve pas ça spécialement difficile, c’est seulement de la patience à avoir en plus. Et puis, ils sont grands, ils viennent me trouver seulement s’ils ont besoin de moi.»

Suite à la deuxième question du Dieu, elle eut un petit sourire  malicieux. Il y a quelques temps de cela elle se serait énervée et aurait refusé de dire quoi que ce soit, mais maintenant, elle se rendait compte qu’elle avait bel et bien dépassé ce cap. Elle avait beau en vouloir à Naugusta, il lui avait quand même donné quelques qu’elle n’aurait jamais pensé avoir. Et puis si elle était fâchée contre lui, c’était plus parce qu’il n’avait jamais pris la peine de venir voir son fils depuis sa naissance. Mais Ian n’avait jamais posé beaucoup de question. Thaïs ne s’était jamais amusée à lui faire croire qu’Harry était son père. Tout simplement parce que c’était faux et qu’elle refusait de mentir à son fils. Il savait qui était son père et allait à chacun de ses anniversaires à son temple. Thaïs ne l’empêchait pas. S’il en avait besoin, elle le laissait faire.

« Marié ? Ça ne m’étonne pas tellement. » ajouta-t-elle en souriant. « Et ne vous en faites pas pour votre femme, je ne suis pas du genre à m’attaquer aux hommes déjà pris, ce serait mal honnête ! »

Bien sûr elle rigolait. Si elle avait eu envie d’avoir un homme marié, elle l’aurait fait. C’était seulement parce qu’elle aimait Harry qu’elle restait bien sage. Et puis, se taper des Dieux ne lui avait apporté que des problèmes. Elle préférait largement s’en tenir à une simple petite balade après un sauvetage désastreux, c’était bien plus reposant. Elle se désintéressa à nouveau de Bob quand Charité vint lui proposé une tasse de thé fumante dont la couleur étrange laissait supposer que la tisane n’était pas inoffensive. Mais elle accepta quand même avec un sourire, histoire de ne pas paraître malpolie : Elle aurait vite pus finir avec un serpent-liane planté dans le bras.

«Ne vous inquiétez pas pour le bruit qu’ils font. Avec une maison occupée par 5 enfants, on peut dire que j’ai l’habitude. » ajouta-t-elle avec un nouveau sourire.

Regrettais –t-elle d’être avec eux ? Ma foi, non, ils n’étaient pas de mauvaise compagnie, au contraire. Elle ne pris donc pas la peine de répondre à Bob et se contenta de regarder le paysage qui défilait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11526-thais-d-irianeth http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10379-thais-maj-12-02-17
Bob
Animateur - Dieu / Déesse
Animateur - Dieu / Déesse
avatar
Nombre de messages : 81
Rôle : Dieu des péchés et des vertus
Date d'inscription : 21/11/2014

Plus sur le personnage
Âge: INFINI
Rôle: Dieu des péchés et des vertus
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Mer 01 Fév 2017, 14:31


Je ne devais pas être spécialement poli ou respectueux. Du moins je n’en avais pas la sensation sachant la position dans laquelle nous étions. C'est-à-dire : moi dans le rôle de la police et Thaïs dans le rôle de la jeune criminelle qui se faisait interroger. Au moins n’étais-je pas insultant ou trop brutal – là il aurait été certain qu’elle se serait enfuie quitte à mourir dans du sable mouvant. Cependant il était quand même possible qu’elle se sente agressée, surtout avec mes Hatnos tous plus bêtes les uns que les autres, à étouffer la jeune femme de mille et unes paroles.
Malgré tout, elle ne partit pas en courant se suicider dans les sables mouvants – ouf, je n’aurais pas spécialement apprécié de voir ma naufragée fraichement sauvée se faire dévorer par ce perfide sable mouvant. Je m’étais trucidé le bras pour elle ! Un peu de reconnaissance ! Ce n’était pas tous les jours que l’on se faisait sauver par un Dieu sans arrière pensée. Car oui, qu’on se le dise, beaucoup de dieux faisaient ce qu’ils faisaient car ils attendaient quelque chose derrière. Parfois des faveurs sexuelles histoire de pondre un rejeton.
Ce qui n’était pas mon cas hein. Eurk ! Un bébé. Rien que l’idée qu’Esyll soit en cloque me donnait la chair de poule. Je n’étais définitivement pas près à un tel changement dans ma vie si tranquille et paisible - *tousse tousse*.
Thaïs répondit donc à la question de savoir si ce n’était pas compliqué ou difficile de s’occuper d’enfants qui n’étaient pas les siens. Sa réponse me fit sourire presque avec tendresse – mais il n’y avait pas de tendresses hein ! La maternité, je ne savais pas trop ce que c’était, alors je pouvais difficilement juger de moi-même. Même si compte tenu de la manière dont les Hatnos sont nés, on pourrait dire que j’étais déjà « père » de 14 petits monstres.

Charité Maman : être une mère n’est pas une question de corps, mais une question d’esprit comme on dit. Si cela vous a semblé naturel de vous occuper de ces enfants, c’est que vous êtes plus mature que vous ne le pensez !

Charité maman fit un sourire chaleureux à Thaïs. J’eus la forte envie de lever les yeux au ciel, comme un gamin boudeur face à une leçon que sa mère lui dirait. Oh bien sûr, je savais qu’elle avait raison. Personne n’a établit de règles comme quoi une mère devait forcément être la génitrice d’un petit être difforme – euh, un bébé pardon. Malgré tout, cela montrait que j’étais moi-même encore trop immature pour ce genre de sujets.
Après cela nous dérivâmes bien trop facilement sur Ian et Naugusta, un sujet potentiellement sensible pour la jeune femme. Elle le prit bien, mais je sentais qu’elle n’était pas si calme à l’intérieur. La rancœur et la colère étaient des choses qui ne disparaissaient pas si facilement, surtout après une telle épreuve. Parfois j’aurais aimé ne pas savoir, malheureusement du fait de ma fonction qui m’a été inscrite dans mes gènes sans que je n’eusse mon mot à dire, j’étais intimement lié au cœur des mortels. Des êtres vivants plus exactement. Qu’ils soient humains, démons, maîtres magiciens, immortels ou encore dieux – même si l’on pourrait se demander s’ils sont vraiment vivants.
Ainsi donc Thaïs tenta de rassurer ma femme dans les cieux qui ne se gênait sans doute pas pour m’espionner. Elle était du genre jalouse. En même temps, lorsqu’on était la déesse de la passion et de l’amour, la jalousie avait une place très importante. Dans un sens, nous étions bien assortis. Ou pas. Notre couple était volcanique, on ne s’ennuyait jamais au moins.

Bob : la malhonnêteté est un point de vue de l’esprit. Certains pensent que dans une infidélité, le seul malhonnête est la personne mariée ou en couple.
Luxure : moi je ne suis pas marié ! Tu as de beaux yeux tu sais...

Bob envoie un coup de pied à Luxure pour le faire partir un peu plus loin.

« Qu’il est chiant ! Il ne peut pas s’empêcher de draguer tout ce qui a une conscience. »

Tout ce qui peut accepter ou non. Même si, dans un sens, la zoophilie faisait parti de la luxure, alors il ne serait pas étonnant qu’il s’adonne à des petits plaisirs avec nos petites bêtes à 4 pattes. Enfin, étant donné qu’il avait les moyens de se taper toutes personnes vivantes et conscientes, je doutais quand même qu’il se tourne vers les animaux. En effet, s’il avait été véritablement sérieux, Thaïs aurait déjà les jambes écartées.

« M’enfin, oui, si je peux vous conseiller une bonne chose : ne pas être l’ennemie d’Esyll. C’est la déesse de la passion et de l’amour. Rien que le titre doit vous en dire long sur ce qu’elle peut faire ! »

J’eus un petit rire amusé. En effet, la rancœur et la vengeance d’Esyll risquaient fortement de piquer si jamais elle me voyait batifoler avec quelqu’un d’autres. Autant pour la personne en question, que pour moi.
Mais là n’était pas le but, n’est-ce pas ! Je n’avais pas très envie de porter préjudice à la jeune femme alors qu’il ne se passait strictement rien entre nous – sauf peut-être avec Luxure mais ça c’était une autre histoire (et c’était à sens unique). J’en vins donc à jarter tous mes Hatnos du radeau pour être un peu moins étouffés et un peu plus libres, et peut-être plus calmes aussi, tandis que Thaïs tentait de me rassurer sur le fait qu’elle savait ce qu’était le bruit.

Bob : Vivre avec 5 enfants est différent de vivre avec 14 monstres.
Courage : EH ON N’EST PAS DES MONSTRES !
Orgueil : C’est de la méchanceté gratuite, indigne de ta personne Bob.
Courage : J’suis sûre si Paresse t’entendait elle en pleurerait. Et ce serait ta faute.
Bob : Je ne culpabilise pas pour un sous.
Courage : MECHANT ! ENFOI-...

Bob noie Courage grâce à la perche qui lui sert à avancer le radeau, comme si de rien n’était.

Bob : On n’insulte pas Bob, on adule Bob.
Courage : Blurgrzlbriofzfblzafuregb…
Bob : … On va dire que c’est bon.

Bob laisse donc Courage remonter à la surface.

« Surtout, » poursuivis-je en me tournant vers Thaïs. « Ne vous inquiétez pas pour eux. Ils ne peuvent pas mourir. Pas comme ça ! Mais dites-moi. Pourquoi vous promeniez-vous seule ? J’ai cru comprendre que les forêts d’Irianeth n’étaient pas très sûres. Non pas que je considère que vous ne savez pas vous défendre. Quelque chose vous tracasse ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9709-bob-la-gestion-d-une-eponge-carre-ou-humanoide
Parandar
◊ PNJ
◊ PNJ
avatar
Nombre de messages : 1905
Rôle : Représentation physique du STAFF
Date d'inscription : 01/10/2012

Plus sur le personnage
Âge: Naissance du monde
Rôle: Dieu Suprême
MessageSujet: Re: Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt Lun 04 Sep 2017, 18:20

Bonjour !

Le RP est-il toujours d'actualité ? Sans réponse elle sera déplacée le 18 Septembre dans les Archives.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Quand un Fou s'improvise Héros, la Belle se meurt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Irianeth :: Pikay-