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Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17)

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Luisa
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MessageSujet: Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17) Lun 22 Fév 2016, 21:45


Le soleil disparaissait à l'horizon, marquant la fin d'une chaude après-midi d'été. La chambre d'auberge baignait dans une quiétude reposante, les murs clairs imprégnés de rose et d'orange. En temps normal, Luisa aurait pris le temps de s'accouder à la fenêtre, la tête entre les mains, et d'observer l'extinction de ce ciel embrasé. Ce jour-là, c'est ailleurs que la jeune femme avait décidé de river les yeux; un ailleurs pas moins fascinant, et encore plus énigmatique...
La jeune femme imbiba son tissu d'eau froide avant de le poser sur le front encore chaud de son bel endormi. Un illustre inconnu dont elle s'amusait à inventer les mille et une vies : tantôt pirate aux dents dorées en quête d'aventure, il devenait l'instant d'après un artiste rêveur, un peu bohème et sans le sou. L'image qui repassait le plus souvent dans son esprit, pourtant, était celle d'un jeune prince d'un pays exotique, perdu et à cent milles lieus de chez lui. La couleur de sa peau, peut-être, lui inspirait cette idée. Elle avait cette teinte caramel qui lui rappelait un peu Rick, mais son ami Rick, lui, n'avait aucunement les cheveux aussi foncés, et son bel endormi fleurait bon le soleil, le sable chaud. Un sudiste, Luisa n'en démordrait pas, et ces derniers étaient si peu nombreux sur Irianeth qu'ils en devenaient tout naturellement exotiques à ses yeux; un peu comme ces fabuleux roulés à la cannelle qu'elle avait déjà eu l'occasion de goûter avec un thé très léger. Quant à son rang de prince et bien... une fantaisie de l'imaginaire comme une autre ! Pourquoi pas, après tout ? Prince, artiste, pirate... tout était permis ! A vrai dire, Luisa n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer de prince. Les empereurs, les impératrices, ça, elle connaissait, et même des princesses ! Mais des princes, les seuls, les vrais, les beaux, les grands princes féeriques de son enfance, c'était là une toute autre histoire. Pourtant, si on lui demandait d'inventer un prince, c'est sans doute à son bel endormi qu'il ressemblerait : il aurait le visage très doux, presque enfantin.
Avec mille précautions, Luisa passa son tissu sur la plaie à la tempe du jeune homme, fraîchement refermée. De sa blessure au thorax, il ne subsistait plus grand chose, la jeune femme y avait veillé avec soin, sa magie grandement mise à contribution. Cela faisait quelques jours qu'elle se trouvait à Cristal pour refaire ses réserves de plantes. Bien entendu, bon nombre de fleurs et autres fougères verdoyantes pouvaient se trouver sur les marchés, si l'on savait vers qui se tourner, mais il en existait malgré tout des bien plus rares qu'il valait mieux chercher par ses propres moyens. Tant qu'à faire, Luisa en profitait pour se procurer de multiples autres produits issus de Cristal utiles pour ses filtres. Et puis, la jeune sorcière aimait bien ce pays. D'océan point de trace dans cette région éloignée de la côte, mais des rivières à profusion, et une végétation luxuriante qui n'avait rien à envier à Elfes. Vraiment très plaisant, surtout en cette période de l'année ! Précisément ce que Luisa se disait le matin même, à étudier la végétation sur la berge de la rivière, avant de tomber sur son bel endormi.
Allongé dans les hautes herbes, il avait l'air paisible, tellement tranquille... C'est en se rapprochant que la jeune femme s'était aperçue de sa méprise. Son bel endormi ne dormait pas; pas vraiment. Il se trouvait grièvement blessé et inconscient. Qu'est-ce que Luisa pouvait bien faire ? Elle se devait de l'aider bien sûr ! Impensable de le laisser ainsi, la jeune sorcière n'avait pu s'y résigner, et ce, malgré la petite voix de sa mère, dans son esprit, qui lui répétait enfant de faire attention aux inconnus. Un principe que Luisa n'avait jamais vraiment eu besoin d'appliquer... elle en avait un autre, mille fois plus cher à son cœur :  aider son prochain. La verdure pouvait attendre, son grand blessé, lui, ne pouvait se payer ce luxe. Il fallait parer au plus pressé, ainsi Luisa avait commencé les soins sur place avant d'amener l'inconnu jusqu'à l'auberge où elle avait élu domicile. Luisa avait suscité une certaine sensation, en regagnant sa chambre, précédée d'un beau brun inconscient et ensanglanté lévitant au dessus du sol. Dès lors qu'elle eu disposé le jeune homme dans son lit, Luisa n'avait eu de cesse que de prendre soin de lui, de le soigner du mieux que sa magie le lui permettait et de rester à son chevet pour le veiller. Si sa poitrine ne la préoccupait plus à présent, son choc à la tête continuait de lui poser problème. C'était là une blessure tout sauf anodine, qui pouvait interférer directement avec les fonctions les plus basiques. Peut-être même que son bel endormi ne se réveillerait jamais, songea la jeune femme en passant ses doigts sur sa joue. Peut-être ne saurait-elle jamais quelle était réellement son histoire...
Pensivement, Luisa scruta une nouvelle fois le beau visage enfantin de l'inconnu, avant de plonger tête la première dans une explosion d'or pur. De surprise, la jeune femme écarquilla les yeux, sans pour autant se détacher du regard de l'homme fraichement réveillé. Un sourire se dessina bien vite sur son visage. Vivant, il était vivant ! Bien sûr il aurait pu mourir, cela faisait parti des choses de la nature, et il n'y avait pas à avoir peur de la mort mais... Il était bien en vie ! Il avait finalement repris conscience et il la regardait, comme elle le regardait.


- Bonjour ! s'exclama t-elle en sautant sur ses pieds, repoussant vivement la chaise sur laquelle elle était restée depuis le matin. Est-ce que tout va bien ? Vous pouvez parler ? Bouger vos orteils ? Écrire ou même... dessiner !

Luisa sortit de la table de chevet une plume qu'elle trempa dans un vieil encrier, et un parchemin vierge, qu'elle tendit tous deux au jeu homme.


- Vous n'avez qu'à dessiner... eh bien, disons... un mouton ! Voilà, c'est ça, dessinez moi un mouton !... S'il vous plaît... ajouta t-elle, ses grands yeux  bleus papillonnant à tout va.
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Lohann
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17) Dim 22 Mai 2016, 13:25


Plusieurs questions vinrent à moi alors que je tentais tant bien que mal de reprendre connaissance. Où étais-je ? Que s’est-il passé ? Pourquoi avais-je si mal à la tête ? Fronçant légèrement les sourcils pour tenter d’ouvrir mes paupières tellement lourdes qu’elles semblaient être collées l’une à l’autre, je remontais le cours du temps pour tenter de comprendre ce qu’il s’était passé.
Je me souviens avoir été sur un cheval. Blanc avec une petite tâche noire entre les deux yeux. Je me souviens l’avoir « emprunté » pour pouvoir faire une petite balade. Je crois que le but premier – et officieux – a été de combler ma curiosité maladive en me rendant sur les terres conquises par l’Empire pour étudier les royaumes et les habitants par moi-même. Pourquoi par moi-même ? Tout simplement car je détestais devoir me faire une opinion sur les dires des autres. L’histoire est bien la seule chose que l’on peut difficilement remettre en question tant que l’on ne l’a pas vécut, mais pour ce qui est des préjugés et des rumeurs, je préférais encore voir par moi-même. Une qualité qui peut s’avérer être un défaut puisque cela me pousse dans des territoires possiblement dangereux avec seulement une dague comme moyen de défense – puisque mes pouvoirs n’étaient pas spécialement offensifs. Je n’avais pas d’apprentis ni d’élèves, donc j’étais plus libre que jamais de faire ce qui me plaisait. Bien évidemment, cela n’a pas été au gout de tout le monde. Si je me souviens bien, j’eus droit à une scène monstrueuse avec Juny, d’abord face à face, puis cela se poursuivit par notre lien spécial et chiant parfois. Elle m’avait bien prévenu que c’était dangereux, que je risquais ma peau, qu’elle ne pourrait pas vivre sans moi (8D), mais bon, ce n’est pas comme si la demoiselle était restée bien sagement dans les zones « protégées ». Alors j’ai fais ma tête de mule, et je suis tout de même parti.
Je parcourus donc le royaume d’Emeraude en direction de Cristal, royaume si changeant à mon quotidien. Et c’était à partir du moment où j’ai pénétré le royaume que les choses s’étaient gâtées. En effet, je me souviens parfaitement m’être arrêté sur le chemin tracé du fait qu’une jeune demoiselle blessée se trouvait en travers de mon chemin. Bien évidemment, je n’ai fais qu’écouter mon cœur un peu trop impulsif, et j’ai sauté de mon cheval pour lui porter secours avec des herbes médicinales que j’avais en stock dans une sacoche de mon fidèle destrier. L’erreur qui m’est due fut donc de ne pas m’être méfier de cette dame, et de ne pas avoir mieux regardé les filaments argentés qui représentaient ses liens de plus près. Car en effet, ce fut un piège. La jeune femme n’était pas blessée pour un sous, et à peine je me suis approché d’elle qu’elle m’envoya un énorme coup... dans les bijoux de famille.
Le souvenir de cette altercation me fit légèrement grimacer, et aussitôt je sentis une main se poser sur mon front ce qui me calma aussitôt. Une main, peut-être que Juny était venue me chercher avec Néo ? C’était fort possible après tout, grâce à notre lien elle avait du pouvoir tout voir. Alors je me remis à chercher dans mes souvenirs, car je détestais ne pas savoir.
La jeune femme m’avait donc donné un grand coup entre les jambes, ce qui eut l’effet de me plier en deux de douleurs. Elle siffla, et deux autres hommes sortirent des buissons. Pendant que la jeune femme prenait le cheval, l’un des deux hommes me donna un grand coup dans l’abdomen  qui me fit tomber au sol, sur le dos. L’autre en profita pour me faire les poches, ce à quoi je répondis par un coup de dagues dans la cuisse de mon assaillant.  Malheureusement, j’étais un mage avec que des pouvoirs passifs, ainsi contre deux hommes battis comme des tanks, je ne fis pas long feu. Je réussis tout de même à m’enfuir en blessant gravement l’un des hommes, et l’autre me prit en chasse pour se venger. C’est là que je me suis retrouvé près d’une rivière où mon poursuivant me plaqua au sol si fort que cela ferait jalouser les joueurs de rugby professionnel. Je tentais de me débattre et je reçus une belle balafre au thorax, avant de recevoir plusieurs coups à la tête qui me fit perdre connaissance. Peut-être même une fois que je fus dans les vapes mon assaillant en a profité pour m’exploser encore plus les côtes et les organes internes, mais ça je ne le saurais pas.
Et je me retrouvais désormais... ailleurs. A l’aide d’un ultime effort, je réussis enfin à ouvrir les yeux pour les poser sur ma sauveuse.
Mais bordel de Bob ce n’était pas Juny ! Non, j’étais en face d’une parfaite inconnue qui certes avait des ressemblances avec Juny mais ses yeux bleus océans dans lesquelles je m’étais plongé m’ont fortement dissuadés de faire une association. Qui était-elle ? Pourquoi m’avait-elle sauvé ? Suite à mes mésaventures, je devais dire être plutôt méfiant – « Enfin, c’est pas trop tôt ! » dirait Juny – et alors que la jeune femme me souriait, moi dans ma tête je me faisais plein de scénarios possibles. Que me voulait-elle ? Attendait-elle quelque chose de moi en me sauvant la vie ? Voulait-elle me revendre comme esclave ? Avait-elle sauvé mes organes pour mieux les vendre au plus offrants ? Voulait-elle me prostitué ? Ou que sais-je encore ! Les mœurs pouvaient être différentes sur Irianeth...
Sautant sur ses pieds, l’inconnue me posa plein de questions qui me donnèrent rapidement mal à la tête. Je fronçais les sourcils tout en tentant de me relever en gémissant de douleurs : ma tête avait été sacrément malmenée par mon assaillant dis donc ! Elle disparut un instant de mon champ de vision et je devais dire m’être raidi d’un coup, prêt à recevoir un autre coup de sa part. A la place, elle revint avec un parchemin et une plume, me demandant de lui dessiner un mouton. Mon incompréhension augmenta de plus bel alors que je scrutais, méfiant, les yeux de mon interlocutrice à la recherche d’une entourloupe. Elle semblait douce et gentille, aimable, et je devais bien avouer qu’elle était jolie. Son regard vif et profond, son petit nez, sa peau délicate semblant être aussi douce que souple comme une peau de bébé, ses lèvres rosies naturellement... Me raclant la gorge, je me rendis compte que je la relookais un peu trop longtemps avant de prendre la parole, gêné.


« Je... Je ne sais pas bien dessiné... » Puis, voyant son regard presque implorant, je m’emparais de son parchemin et de sa plume avec des gestes lents pour ne pas trop lancer la douleur de mon crâne. « Mais... je vais essayer. »

Me concentrant à la tâche, je m’efforçais de dessiner un mouton, du mieux que je pouvais. Pourtant, c’était simple, un mouton ! Mais ma fibre artistique était du genre, aux abonnés absents. Alors le résultat n’était pas glorieux, mais fort heureusement, il n’était pas catastrophique. Il devait ressembler à ça (oui, c’est moi qui l’est dessiné (oui, je ne sais pas dessiner è___è)).
Rendant ma feuille tel un enfant rendant son évaluation, je poursuivis, un peu plus à l’aise :


« Qui êtes-vous ? Pourquoi m’avez-vous sauvé ? La plupart des personnes m’aurait simplement laissé mourir. Vous devez être magicienne aussi non ? »

Je ne me rendais pas compte que je lui faisais un véritable interrogatoire, mais à vrai dire, c’était légitime. Se réveiller dans une chambre inconnue avec une belle (ahem ahem...) inconnue à ses côtés, y’a de quoi se poser des questions. Et se demander si ce n’était pas un de ses rêves bizarres et fantasmagoriques.
Puis, pensant à Juny, je me dis qu’elle devait s’inquiéter alors je lui dis quelques phrases se voulant être rassurantes par notre lien spécial.


** Juny ! Je vais bien. Enfin je crois... Ne t’en fais pas pour moi. Je me débrouille. Ne viens pas me chercher, et ne t’inquiètes pas pour moi. **

Je me doutais très bien qu’elle n’allait certainement pas arrêter de s’inquiéter, et qu’elle allait aussi espionner ma petite tête, surtout avec une belle brune à mes côtés. Connaissant la possessivité de ma jumelle, j’allais certainement en entendre parler pendant longtemps...
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Luisa
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17) Mer 07 Juin 2017, 21:36

Luisa demeurait penchée sur le lit, incapable de se départir de son sourire, écoutant parler son bel inconnu sans bouder son plaisir. Sa voix, bien que masculine, n'était pas moins enfantine que son visage. Et ses yeux... si le bleu ne lui avait pas semblé être la couleur la plus merveilleuse qui soit, elle aurait certainement décrété que ses yeux étaient les plus beaux de la terre. Plus beaux encore que ceux de son oncle, qui avaient quant à eux cet aspect lisse, presque métallique. Le regard du garçon, quant à lui, flamboyait comme le soleil d'été qui continuait sa descente à travers la fenêtre. La chaleur qui s'en dégageait n'était pas moins forte, ni la beauté moins incroyable. Luisa n'avait jamais rien vu de tel.
Messire prince Charmant prétendait ne pas bien savoir dessiner. Eh bien, ça ne faisait rien ! L'essentiel était de vérifier que ses capacités étaient intactes et que les tâches routinières ne lui posaient pas problème. Et quoi de plus routinier que de griffonner un mignon petit mouton ? Il aurait pu s'agir d'un cerf, d'une truite ou même d'un ours ! Mais non, Luisa voulait un mouton. Elle ne voulait pas le mouton parfait, il n'avait pas même besoin de ressembler vraiment à un mouton.
Le bel inconnu, hésitant, finit par tendre le parchemin à la jeune sorcière, qui observa d'un œil amusé ce drôle d'animal frisotant, un peu tordu mais qui était décidément bel et bien un mouton.


- C'est exactement ce que je voulais, annonça Luisa joyeusement.

D'autorité, elle reposa la main sur le front de son patient attitré, satisfaite de constater que la fièvre semblait en train de décroitre. Tout se déroulait pour le mieux ! Tout naturellement, le garçon finit par lui demander qui elle était et pourquoi elle avait fait ce qu'elle avait fait. Pourquoi elle l'avait sauvé d'une mort certaine ? Mais n'était-ce pas tout naturel ? Pourquoi en aurait-il été autrement ? Quant à savoir qui elle pouvait bien être, eh bien, cela était bien moins compliqué à exprimer. Certes, elle était bel et bien magicienne, son bel inconnu ne faisait point erreur.

- Magicienne, oui, tout à fait ! Mon nom est Luisa, je suis une sorcière. Ma famille est installée à Irianeth, au service de l'Empereur. Ce qui est amusant car il s'agit de mon oncle Ryan. Et sa mère, ma grand-mère, dirige les chevaliers. Voulez vous quelques choses à boire ? De l'eau ? Ou du thé peut-être ? Il doit me rester de la menthe à infuser...

Luisa sortit sa valise rangée sous son lit, farfouillant en quête de sachets de feuilles de thé à infuser, sinon pour son invité, au moins pour elle. Elle était une hôtesse et un médecin, une infirmière, mais elle gardait ses traditions les plus précieuses, et prendre le thé en faisait définitivement partie, si bien qu'elle avait emporté une partie de son service à tasses ! Pas nécessairement ses favorites, de peur de les casser, mais de très belles pièces malgré tout.
A présent, la logique aurait voulu qu'elle questionne son bel inconnu à son tours, lui demande qui il était, d'où il venait et son nom, au moins, ne serait-ce que son nom. Cependant, cela ne risquait-il pas d'altérer le mystère qui l'entourait ? Luisa songea que non. Elle avait sa petite théorie sur la question, qui, si elle se révélait exacte, serait plus troublante encore que toutes ses hypothèses à moitié fantaisistes, presque probables néanmoins ! Puis, même si elle en doutait, pourquoi pas un prince, après tout ? Ou mieux ! Un prince oublié du fabuleux royaume de Fal, un héritier en exil, digne d'un héros de conte ! Si ce n'était pas le cas, tout du moins, pouvait-elle toujours se le représenter ainsi. L'imagination était un bien précieux, qui donnait vit aux rois de légende, aux princesses, aux princes et même aux moutons. Puis ce garçon... Son charme, ses airs du bout du monde la fascinaient.


- Laissez moi deviner, vous êtes également un magicien ! C'est quelque-chose qui se voit, je crois, ou peut-être avons nous la capacité de nous reconnaître entre nous. Mais oui, j'en suis sûre, un magicien. Puis-je connaitre votre nom ? Après tout, vous savez le mien à présent !

Fantasmer sur son identité ou mettre un nom sur un visage, Luisa avait tranché. Car enfin, il était plus commode de connaitre le prénom d'autrui, n'est-ce pas ? De plus, elle avait décidé qu'elle brûlait d'en apprendre plus, sa curiosité n'aurait sue être surpassée.
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17) Jeu 10 Aoû 2017, 07:26


Je rendis mon travail, peu fier de moi. En effet, je n'étais pas bon dessinateur, bien que je m'y essaye quelque fois. J'osais espérer qu'un jour, la fibre artistique de mon âme se révélerait et que je pourrais construire des chefs d'œuvre avec mon pénis – euuh, avec mes doigts, hm. Le pénis, c'était simplement car je trouvais cela marrant. Je me souviens très bien d'avoir offert très généreusement à Juny une peinture censée la représenter que j'avais peint à l'aide de mon pénis. Cela ne ressembla à rien, donc autant dire que cela ressemblait beaucoup à ma très chère jumelle.
Quoique, cela pourrait aussi ressembler à Isis. Hm, plus Isis que Juny à dire vrai. Après tout, ma jumelle était indéniablement plus belle que l'avorton qui était censée être ma petite sœur – bien qu'il n'en faille pas beaucoup pour pouvoir être plus belle qu'Isis.
En bref, tout cela pour dire que je n'étais, pour le moment, pas un bon dessinateur, surtout dans cette condition où je n'étais pas au meilleur de ma forme. C'était dommage d'ailleurs, je ratais une occasion de pouvoir faire le fier devant une très belle jeune femme à la peau nacrée comme celle d'une poupée. Oui, elle ressemblait bel et bien à une poupée, et je ressentais un étrange besoin de passer ma main dans ses cheveux tandis qu'elle observait mon travail. Sa mine amusée ne m'échappa pas d'ailleurs, et je dus me faire violence pour ne pas prendre une moue boudeuse.

Elle valida mon travail avec entrain. Cela me changeait fortement de la mine souvent déconfite de ma très chère sœur qui se plaisait à faire la tronche continuellement, surtout lorsqu’elle n’avait pas l’occasion de se confronter à la chevalière blonde du nom d’Anaëlya. J’avais tout à fait remarqué qu’elle était beaucoup moins morose une fois qu’elle avait bien gueulé sur la blonde. C’est à croire que ma sœur était amoureuse – ah, je risque ma vie si jamais j’ose penser que ma sœur aime cette chevalière dit « insupportable ».
Ma sauveuse mit une main sur mon front. Cela me fit l’effet d’un coup de jus et une douce chaleur s’insinua dans mon corps. Etait-ce une vague d’apaisement ? Ça en avait l’air, pourtant les habituelles vagues d’apaisement que je recevais étaient différentes. Peut-être les effets changeaient d’une personne à une autre ? Ce serait étrange, mais cela ne me choquait pas tant. Dans tous les cas, le contact de sa main tiède – presque froide – sur mon front me fit le plus grand bien, ce qui ne m’empêcha pas de la harceler de questions, histoire d’avoir une petite idée dans quoi je me suis fait embarquer.
Luisa était son nom. Je me rendis compte, bien tardivement, qu’à vrai dire je n’avais pas besoin de lui poser toutes ses questions, étant donné que je pouvais tout savoir grâce à ses liens. On va mettre cela sur le compte de ma blessure et de ma fatigue, et puis, cela me permettait de pouvoir entendre encore la voix si mélodieuse de ma sauveuse. Une sorcière d’Irianeth, rien que cela. Etrangement, je n’étais pas inquiet. Je devrais. Après tout, elle était mon ennemie. Cependant, j’avais tendance à me considérer neutre dans tout ce bourbier. Du moment qu’ils ne touchaient pas à ma sœur et à ma mère – bien entendu ils avaient quartier libre concernant Isis – ils n’auraient pas de problème avec moi. Et par Bob, ils avaient plutôt intérêt à ne pas avoir de problème avec moi.
Après une description de sa famille – elle faisait semble-t-il parti de la haute société d’Irianeth – elle me proposa quelque chose à boire.


« J’aimerais bien un peu d’eau. » Puis, réfléchissant. « Et des gâteaux.

En effet, je me rendis compte que mon estomac était creux – il l’était tout le temps d’après Juny – et je ne serais pas contre quelques viennoiseries. Voir même carrément un repas complet avec de la viande des légumes, des fruits, du fromage et un dessert. Mais bon c’était certainement trop demandé, pour l’instant, mais je ne manquerai d’en faire la demande à un moment donné. Gourmand ? Pas du tout.
La discussion dériva alors, lorsqu’elle parla de moi. Il était d’ailleurs tout naturel qu’après mes questions, la jeune femme souhaite en savoir un peu plus sur moi. Je me demandais si je devais mentir sur mon allégeance – enfin, plutôt sur mon lieu de résidence – mais au final, j’optais pour la sincérité. De toute façon, je n’aimais pas mentir.


« C’est exact, je suis un Mage de la Tour. Je m’appelle Lohann, j’ai une jumelle qui est aussi mage, elle s’appelle Juny. Ma mère est Chevalière d’Emeraude. J’ai une.. petite sœur aussi, mais cela ne me dérangerait pas si un Irianethien venait à la tuer. Dans quel royaume sommes-nous au juste ? »

Tout à mon innocence, je ne ressentais aucunes peurs. J’étais incroyablement détendu bien que je venais de dire très explicitement que nous étions censé être des ennemis de part notre affiliation. Je la regardais droit dans les yeux sans ciller ne serait-ce qu’un instant, jaugeant de sa réaction.

« Vous avez l’intention de me tuer maintenant ? »

Je n’avais pas spécialement envie de me battre contre elle – surtout car elle était incroyablement mignonne et que cela me ferait mal au cœur de rajouter du sang sur sa peau blanche et de faire perdre cette vivacité dans son regard bleu océan. Car oui il ne fait aucun doute que c’est moi qui gagnerait – fierté masculine oblige. De ce fait, j’espérais fortement qu’elle réponde non. Et puis, elle semblait si douce qu’il m’était difficile de l’imaginer en guerrière sans cœur comme une certaine blonde.

« Moi je n’en ai pas envie, » ajoutais-je bien rapidement. « Je serais bien mal de tuer ma sauveuse.

Un large sourire illumina mon visage pour accompagner cette dernière phrase. Un sourire à la fois innocent et joyeux, avec un soupçon de mystère. Levant alors la main, je la déplaçais en direction du visage de la jeune femme. Avec une grande tendresse, je vins placer une de ses mèches brunes derrière son oreille, dans un silence presque révérenciel.

« Et si nous devenions amis ? » proposais-je d’une voix très sérieuse sans la quitter des yeux une seule seconde.
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Dessine moi un mouton ! ☼ Luisa & Lohann (G17)

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