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verbotene Frucht [pv]

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Eilean
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MessageSujet: verbotene Frucht [pv] Ven 12 Juin - 23:06


it was so good because its forbidden

Depuis l’aube des temps, la création des choses commence par une fécondation. Une procréation. Ça commence avec une plantation, une pensée, une idée, une couleur ou bien une odeur. Souvent, ça commence avec une envie. Un désir. Mais savez-vous pourquoi certaines choses sont si belles, si splendides et gracieuses ? Pourquoi tout cela est si magnifique ? C’est parce que c’est interdit simplement. L’interdit est toujours plus agréable à briser, à contourner, à brider. Alors les hommes ont inventés mille et une façons de briser les règles. Il s’agit d’avoir un brin d’imagination. Comment les Dieux sont-ils nés ? Au départ, il n’y avait que le chaos, le noir absolu, l’Obscurité, le vide. Le Néant. Il commença par se créer les Ténèbres, qui créèrent la Nuit, puis le jour, la terre et puis tout s’enchaîna lentement pour se créer un univers si parfait, par lequel fut ensuite habité des personnages puissants, dotés de pouvoirs, de quelque chose de spécial, pour qu’ils puissent, à leur tour aussi, créer et engendrer. Puis au fil du temps, les Humains furent crées. S’ajoutèrent des races, tellement que je ne puis tous les nommer, mais ainsi commença la création du monde selon certaines visions. À chaque fois, il y avait quelque chose d’interdit, de défendu, quelque chose que nous ne pouvions pas toucher. Mais cela, cet interdit, c’était ce qui pouvait faire évoluer l’humanité, les Dieux ou tout autre. L’Obscurité existe pour que nous puissions apprécier la lumière. (#Dumbledore) L’Interdit existe pour que nous puissions apprécier ce qui est permis. Comme ce qui va faire d’une petite fille une femme, ce qui va faire d’une graine une plante, de ce qui va faire un bourgeon une splendide fleur, ainsi de suite. Ce fut ainsi, lors de la plantation de chou, que l’humain fut créé. (ouioui. C : naymar est né dans un chou, stp)

Les Humains ont toujours cherché l’interdit, le fruit interdit de la fille qui se présentait devant lui, pour faire d’elle une femme. Ou encore la pomme d’or dans le Jardin d’Eden, le Jardin de la Déesse de la Nourriture. À l’occurrence, moi. (#mélangedesmythologies) Combien de fois ai-je eu ce Jardin dans des terres humaines ou d’autres races ? Combien de fois y a t-il eu des personnes mal intentionnées qui ont essayé de me voler les pommes d’or ? Oh, cette pomme n’a rien de spécial, sauf un goût si extraordinaire que la personne qui croquera dans ce fruit ne pourra manger aucune autre nourriture pour le reste de l’éternité. Et croyez-moi, l’éternité, c’est affreusement long. Presque pire que deux éternités. (ouais, oklm) Cette pomme, contrairement à la croyance populaire en ce bas monde, ne rend pas immortel. Cette pomme peut vous tuer, car bon, à manger que des pommes pour le reste de ses jours, on finit quand même par dépérir, et mourir de faim non ? Enfin, bref. Ça dépend du point de vue. Enfin, toujours est-il que, assise dans ma rotonde, je chantais doucement pour essayer d’égayer mes plantes, pour les inciter à pousser. (ben quoi, calypso elle y arrive #PJO) Après une séance de chants assez intense pour mes petites pousses, j’allai me promener dans les Jardins Divins. Parce que bon, j’aimais l’odeur humaine que je leur donnais. J’aimais bien l’endroit, la vue. Tout était coloré, splendide et irréel, si on comparait aux mondes humains et des fées et des elfes. Mon pas était léger, aérien. Drapée dans une robe d’un bleu presque trop pâle pour être de la couleur bleue, pieds nus dans l’herbe qui ondulait doucement sous une brise invisible et tout aussi irréelle que le paysage aux couleurs trop chatoyantes, mes cheveux bruns chocolat ondulaient dans le creux de mon dos. Je gambadais joyeusement, mes yeux vert et bleu comme l’herbe et le ciel regardaient tout ce qui tombait sous eux.

J’avais un sourire sur le visage, un air radieux comme le soleil et une odeur de fraise émanait de moi. J’étais heureuse, simplement. Puis, au bout du Jardin, mon regard tomba sur un Dieu que je connaissais. Je l’avais souvent vu, mais je ne lui avais pas souvent parlé. Edwing, le Dieu de la Folie. Intéressant, quand même. Mon pas redevint léger, aérien, et ne touchant presque pas le sol dont je ne ressentais pas la chaleur, ni même le froid, si froid il fut. Je lui jetai un regard perpendiculaire, sans savoir s’il m’avait vu ou non. Je décidai d’aller m’asseoir au pied d’un grand chêne au tronc de cristal, lisse et clair, transparent. On y voyait couler la sève, qui était la nourriture liquide divine, celle que les Immortels prenaient pour ne pas se désintégrer dans le néant lors de leurs séjours hors de ce monde. J’aurais pu dire que je protégeais des rayons ardents du soleil à l’ombre de l’arbre, mais il n’y avait point de soleil réel ici. Alors je ne faisais que me reposer de ma vie immortelle et éternelle, parce que bon, c’était un peu long. Mais amusant. N’empêche qu’un peu de repos ne faisait pas de mal. Toujours est-il que je n'avais pas quitté Edwing des yeux.
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Edwing
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Sam 13 Juin - 10:56



Bleu, rouge, noir, jaune, violet, vert, rose, orange. Toutes les couleurs défilaient dans un flot ininterrompu. Cette spirale psychédélique durait depuis si longtemps qu’il m’aurait alors été impossible de dire depuis combien de temps il avait vu le jour. Une présence se fit sentir. Instinctivement, mes yeux s’ouvrirent et ma tête se tourna en direction de l’intrus. L’air malfaisant et un rictus démoniaque aux lèvres, je plantai mon regard sanguinaire dans celui de l’individu se tenant face à moi. Sa présence me réjouissait, oh oui, cela faisait déjà si longtemps que je voulais le remettre à sa place. Lors que je me relevai de mon trône, l’ensemble de ma puissance magique se concentra entre mes mains.


« Edwing... j’attends de te tuer de mes mains depuis si longtemps déjà... C’est la fin sale monstre !!! »


Déchargeant alors l’ensemble de mes pouvoirs contre mon ennemi de toujours, il me fut aisé de lui ôter la vie. Bientôt, il ne resta plus de son existence qu’un petit tas de poussière. Ma puissance sans commune mesure avait réduit à néant ce Dieu de pacotille. méritait-il seulement le nom de Dieu ? J’en doutais fort. Tandis que je me réjouissais de ma victoire, je fus soudain en proie à une immense douleur. Que se passait-il ? Baissant lentement les yeux sur mon torse, je vis une lame en ressortir. La douleur faisant son oeuvre, mes jambes refusèrent de continuer à soutenir mon poids et je chutai misérablement à terre. Face contre terre, j’étais impossible de faire le moindre mouvement. Que.. Comment cela était-il possible ? J’étais le plus puissant Dieu ayant vu le jour ! Mon traître d'assassin me retourna du pied pour que je vois son visage avant de perdre la vie. Edwing ! Comment ?!? Je l’avais vu mourir de mes yeux !!! Alors que la douleur se faisait rapidement moins forte, je sentais la vie quitter mon corps d’ici quelques seconde je serai...


Oh et puis merde. D’un claquement de doigt tout disparut. j’avais suffisamment rêvasser. Le corps engourdi, j’ouvris les yeux sur mon domaine. Tout n’y était que ruines, et mêmes mes ombres semblaient mortes. Vraisemblablement, dans ma Folie, j’avais tout détruit sur mon passage. Au fait, combien de temps s’était déroulé pendant que je me perdais dans mes songes illusoires ? En quelques secondes, je constatai qu’une décennie déjà avait passé. Finalement, je n’avais pas rêver si longtemps que ça. Pour un immortel que sont dix vulgaires années ? Que sont les siècles ? Que sont les millénaires ? L’éternité transcende le temps lui même après tout. En me contentant de le vouloir, je fis apparaitre un crâne creux que je remplis immédiatement du plus savoureux des vins de mon domaine. Lors que le délicieux nectar coulait au fond de ma gorge et que son goût divin me saisissait le palais, je me demandais ce que je pouvais bien faire à présent. Il était encore trop tôt pour fomenter un nouveau mauvais coup contre mes vulgaires ennemis. L’heure semblait plus propice à l’amusement.


Seulement voilà, que faire ? Torturer ? Tuer ? Baiser ? Manger ou boire ? L’éternel indécis que j’étais ne savait quelle réponse fournir à cette question. Tout cela en même temps peut-être ? Pfffou, cela était-il seulement possible ? Remarque... pourquoi pas ? Oh non et puis merde à la fin, je n’allais tout de même pas déjà me mettre à réfléchir. Fallait pas déconner non plus. Après quelques heures de réflexion qui ne me semblèrent pas plus longues que quelques secondes, je pris la décision de me rendre dans un endroit plus charmant que mon horrible domaine. Il semblait que durant cette période, ma Folie n’était pas très présente. Cela signifiait que j’étais dans un bon jour, ce qui était vraiment très rare. Autant en profiter, gentil Edwing était de sortie. pour combien de temps ? Vous m’en posez des questions vous... D’un clignement de paupières, je me retrouvai au sein d’un magnifique jardin. Les oiseaux chantaient, les fleurs s’épanouissaient et bla bla bla. C’était beau et c’est tout. Je n’avais jamais vraiment été adepte de ce genre de choses, pas même lorsque j’étais encore humain. Secouant vigoureusement la tête de gauche à droite, je chassais ce souvenir de ma tête. A quoi bon me remettre à l’esprit la plus horrible partie de mon existence. Être un Dieu était infiniment plus agréable. Le pouvoir, la liberté, la force, toutes ces choses étaient miennes.


Frappé d’une absence. Je restai immobile pendant plusieurs jours. Cela m’arrivait parfois, la Folie était chose bien complexe. Personne hormis moi ne saurait lutter contre elle ou bien la comprendre. Reprenant lentement mes esprits, je vis une Déesse me passer sous le nez sans même s’arrêter pour me dire saluer. Même pas le moindre regard. Vexé, j’écarquillai un oeil en suivant la trajectoire de la divinité. Bordel mais c’était quoi ces manières ? Ouais bon d’accord j’étais une enflure et la moitié des Dieux du Panthéon était dégoûté par simple existence, mais cela valait-il pour autant un tel manque d’égard ? Hum, oui en fait peut-être... Finalement, la Déesse s’arrêta au pied d’un arbre étrange d’où s’échappait le succulent nectar divin dont nous autres nous repentions pour survivre. Alors que mon regard croisa celui de la Déesse je découvris son identité: Eilean, Déesse de la nouriture, de l'opulence et des moissons. Dans ma précédente vie elle était assurément l’un de mes divinités préférées, après celle du plaisir et celui de la guerre bien sûr. Ne lui ayant jusque là jamais adressé la parole, je me dis qu’il serait amusant d’aller faire sa connaissance.


Mon crâne à la main, je m’approchai de son arbre sans la regarder. Une fois à proximité, je plaçai mon récipient de fortune sous la sève dégoulinante pour l’en remplir. Avant de m’agenouiller, le visage face à la Déesse, j’avalais la moitié du liquide contenu dans mon crâne. Un sourire peu décent au visage, je reluquais sans vergogne la Déesse de la tête aux pieds. Finalement, je plantai mon regard démoniaque et rouge sang dans le sien. Après une dernière gorgée, je fis disparaitre mon verre si particulier d’un claquement de doigt. Ma main droite alla soudainement s’emparer de la mâchoire d’Eilean que je serrai avec puissance.


« Alors comme ça on ne dit même pas bonjour ? Vous ne me semblez pas très bien élevée chère Déesse. J’avoue être déçu par votre manque d’égard à mon attention. Croyez-vous que vous valez plus que moi ? Votre estime de vous serait-elle si grande ? »


Malgré mon air menaçant et mes paroles aussi dures que l’acier, quelqu’un me connaissant bien aurait tout de suite vu que je bluffais dans le seul but de jouer un peu avec les nerfs de la Déesse. Pour être franc je me moquais éperdument des manières d’Eilean, seule sa réaction allait avoir de l’importance à mes yeux. Seul cela ferait d’elle une personne intéressante ou non. Cependant, j’espérais fort bien que ce beau fruit qui m’avait l’air si succulent serait à la hauteur de mes espérances.

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Eilean
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Dim 14 Juin - 12:44


Perdue dans mes pensées, très loin dans les années, trop loin même, je repensais à ce Dieu de l’Illusion. Ce Dieu qui avait le pouvoir de nous faire imaginer la réalité de son choix, de nous faire vivre dans sa vérité, son mensonge. L’enfant de Taëva. Ni le vrai ni le faux n’emplissait sa vie; tout n’était qu’embrouilles et illusions, des choses sorties de sa tête, de ses pensées, de son imagination. Pour un peu, ce Dieu me rappelait, me faisait penser à Edwing. Tous les deux étaient habités d’une forme différente de folie, mais folie quand même. Le fils de Taëva, c’était la faute de la Déesse de la Vérité. En l’expédiant dans le monde des mortels, dans le corps d’un nourrisson alors que le Dieu était adulte depuis très longtemps déjà, avait divisé son âme, l’avait rendu … Différent si je puis m’exprimer ainsi. Taëva m’avait finalement expliqué ce qu’elle avait fait et je gardais ce secret pour moi, bien au fond de mon cœur. Car bon, tout ça n’était pas très légal. Ils étaient différents, mais presque semblable. Fallait tout de même pas déconner avec la folie, avec ce que les deux avaient. C’était le seul point commun, car rien n pouvait sans doute égaler le Dieu de la Folie, pas même l’Illusion. Je clignai des yeux, puis remarquai qu’il s’était approché de moi. Combien de temps étais-je restée perdue dans mes pensées ? Difficile à dire, dans ce monde immortel et éternel, paradis figé dans le temps jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien sur qui régner autre que nos propres pensées. Je levai lentement le regard vers celui-ci, notant le vin bon marché selon moi que contenait son verre en forme de crâne. J’avais presque envie d’agiter la main et de le transformer en vin de mon cru, le vin qui allait faire en sorte que sa folie devienne mienne, car mon vin allait être si divin qu’il allait se rouler par terre et en redemander au risque de devenir fou – enfin, plus qu’il ne l’était déjà – s’il n’en recevait pas dans la nano seconde qui suivait la gorgée de la dernière goutte. Puis, il posa son verre sous une des branches et laissa le nectar divin, nourriture principale de presque tous les dieux remplir son verre et il en but une gorgée, rafraîchissante et réconfortante, fermant les yeux sous l’extase que cela devait sans doute lui procurer. Peut-être que le nectar avait meilleur goût parce que j’étais dans les parages ? Qui sait ? Qui peut dire ? Peut-être cela n’était-il qu’une fable, une vaine fabulation discordante et dissonante.

Après avoir avalé jusqu’à la dernière gorgée de l’ambroisie, il baissa les yeux vers moi et vrilla son regard rouge sang dans le mien, bleu et vert à la fois. Mon regard restait vrillé au sien, ne s’en détachant pas, restant là, immobile et essayant de sonder l’insondable folie qui dansait telle une flamme vacillante dans son regard si allumé et éteint à la fois. Il me jeta un regard de haut en bas, me reluquant sans gêne, comme ça. Une légère brise de fraise s’agglutina autour de moi. Quelle était cette émotion qui me donnait envie de rentrer sous terre, de me cacher, mais qui aurait pu faire battre mon cœur plus vite si j’en avais eu un ? La gêne. Oui voilà. Son regard me gênais, ou était-ce moi qui étais gênée par sa façon comment dire, exquise, envoûtante de me regarder ? Sa façon de me dévisager sans vergogne, presque comme s’il était au supplice et ne demandait que la nourriture charnelle de deux corps. Les Dieux peuvent-ils souffrir d’un manque d’amour charnel ? Il posa sa main sur ma mâchoire, fortement mais sans serrer, sans que cela me fasse mal. Juste pour dire qu’il la tenait assez pour que son regard reste vrillé au mien et que je ne me dérobe pas à sa poigne. Juste pour dire qu’il poussait presque m’avoir à sa merci, s’il le désirait vraiment. Son verre en forme de crâne avait disparu. Il semblait presque offusqué que je ne lui ai pas dit bonjour. Allais-je m’énerver ? Pas vraiment. Il en fallait beaucoup plus pour m’énerver, vraiment beaucoup plus. Il me demanda si je valais plus que lui, si je me sentais si puissante, supérieure à lui. J’éclatai d’un rire cristallin qui réchauffa les couleurs, fit pousser le soleil et une pomme tomba d’un des arbres au loin.

- Grands Dieux, non ! m’esclaffais-je. Bien sûr que non, je ne m’estime pas supérieure à vous. Dans la hiérarchie, peut-être, de par mon âge – que je ne fais d’ailleurs pas. Mais en terme de puissance … Enfin, la Folie, quand elle domine les cœurs et les esprits, est plus puissante que la guerre, l’amour, toute les bonnes choses. Rien ne peut l’égaler, sans doute. Si réellement vous aviez été déçu, vous ne vous seriez pas attardé ainsi comme cela, à me parler. M’estimé-je plus que vous ? M’estimé-je autant ? questionnais-je à voix haute, pour lui et pour moi. Non, la réponse est non. Je ne suis pas si superficielle, ni si orgueilleuse de me prendre pour la personne la plus valeureuse qui soit. D’ailleurs, à quoi juge-t-on la valeur de quelqu’un, dites-moi ?

J’inspirai lentement, même si je n’avais pas tant besoin de le faire. Un léger sourire flottait sur mes lèvres, tout comme un odeur de framboise et de cerise, soudain. L’odeur autour de moi changeait constamment, comme ça, sans raison apparente, ni même en lien avec ce que je ressentais, ce que l’on appelait émotions.

- Bonjour, au fait !

Ma voix avait été joyeuse, enthousiaste et mon regard était franc, tout comme le sourire qui ornait désormais mon visage dont la peau semblait de la douceur et la couleur de la crème. Malgré son ton froid, glacial, et ses manières pas très irréprochables, je n’allais pas m’abaisser à répondre froidement, simplement parce que ce n’était pas mon genre d’être froide, glaciale et méchante. Non pas qu’il était méchant, je ne pouvais pas trop le dire, mais si réellement il l’était, sans doute aurait-il déjà été condamné. Dans son regard un peu plus tôt, j’avais presque lu de la convoitise, de l’envie, comme celui des hommes, celui qui fait cesser de penser, celui qui embrase les pensées et l’esprit, tout comme le corps et les envies. Celui dont un Chevalier d’Irianeth m’avait gratifié une fois et que j’avais fini par presque maudire avant de partir. Oh, franchement, ça avait été assez spécial comme soirée. Une mèche de mes cheveux me tomba devant les yeux et je soufflai dessus pour la repousser.
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Edwing
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Dim 14 Juin - 13:50



La main toujours fermement agrippée à la mâchoire de la Déesse, j’attendais à présent une réponse. De quelle genre serait-elle ? Notre bonne mère nourricière perdrait-elle son calme ou resterait-elle de marbre ? Comment le savoir ? Tout ce qu’il me restait à présent était d’attendre pour obtenir enfin ma réponse. Parandar seul aurait été en mesure de dire pourquoi je m’impatientais à ce point. Cela avait-il un rapport avec ma Folie naturelle ou simplement de par mon manque de sociabilité depuis des années déjà ? Qui sait. Toujours fut-il qu’Eilean me surprit légèrement en se mettant à rire de bon coeur. Que trouvait-elle si drôle ? Presque vexé, je fronçais les sourcils en attendant une explication. Certes, je me sentais de bonne humeur, mais il ne faudrait franchement pas pousser trop loin pour que j’explose littéralement de rage. L’oreille attentive, j’écoutais alors la Déesse sans l’interrompre. Une chose cependant m’intriguait. Bordel de merde mais pourquoi toutes les senteurs n’en finissaient-elles pas de changer ? C’était à devenir fou... Ouais je sais elle est bien bonne.


Mon agacement naissant se mua rapidement en étonnement. J’aimais grandement les explications de la Déesse. Elle faisait preuve d’esprit, de réalisme et usait d’un peu de charme en me complimentant. Rien de bien exceptionnel en soit, je ne m’attendais seulement pas à telle réaction après mon comportement volontairement hors de propos. Tel l’électron libre que j’étais, l’expression sur mon visage changea du tout au tout. Il en fut de même pour mon regard et le ton de ma voix. D’un Dieu menaçant et mal-élevé je passais à un homme tout à fait ordinaire et pas inquiétant le moins du monde. Un très discret sourire se forma, bien que je le fasse disparaitre un millième de seconde plus tard. Lorsque j’étais de bonne humeur et que ma Folie n’était que très légère, il m’était assez dur de contrôler mes sentiments. Je n’étais après tout pas un Dieu de naissance. Réprimer ses émotions était chose incroyablement dure, impossible sans mes troubles mentaux pour dire vrai.


L’espièglerie d’Eilean me libéra de mes pensées lorsqu’elle conclut par un ironique «bonjour». Amusé, je ne cherchais même pas à retenir un très bref ricanement. Cette Déesse semblait si naïve, si douce et bonne. Tout le contraire de ce que j’étais réellement. Ses agréables manières envers ma personne m’étonnaient au plus haut point. Tout le monde ou presque me méprisait au Panthéon, pourquoi pas elle ? Curieux je décidai de rester un moment en sa présence pour voir ce dont il retournait vraiment. Lâchant sa mâchoire, je laissais retomber ma main derrière son dos, très bas, juste au dessus de ses fesses. Sans lui laisser le temps de dire ou faire la moindre chose, je l’obligeais à se relever et la collait directement contre mon torse. Mon regard plongé dans le sien et nos visages à la limite de se toucher, je pris l’initiative de répondre à sa toute dernière question.


« Chacun est libre de juger son prochain conformément à ses propres critères. La valeur d’une personne est illusoire et on ne peut plus objective. Je n’ai donc malheureusement pas la réponse à votre question petite fleur. »


A peine mes mots terminés, je m’écartais d’Eilean en lui tournant le dos. D’un clignement d’oeil je fis apparaître mon fume-cigarette. D’un autre j’en allumais une et commençai à inspirer la délicieuse fumée. J’avais inventé cette chose en m’inspirant des pipes que certains humains utilisaient. Pour être franc, j’étais surtout fan du geste, bien plus que de l’acte en lui-même. Après quelques bouffées, je me tournais à nouveau en direction de la Déesse, sans plus lui prêter cependant aucun regard. Mes yeux étaient soudainement livides, vides d’expression, comme si j’étais ailleurs. Frappé d’une nouvelle absence, je restai immobile pendant quelques minutes, jusqu’à ce ma cigarette se consume entièrement. Ah, zut. Agacé, je jetais son support que je fis disparaitre d’un rayon incendiaire. Alors que mes yeux se posèrent à nouveau sur Eilean, je me souvins de la raison de ma présence ici. Oups, encore un moment d'inattention apparemment. De nombreuses idées me traversant subitement la tête je fis disparaitre la veste de mon costume luxueux. Par simple volonté, alors que je m’écroulais en arrière, je créai un confortable et large fauteuil. Impérialement installé, je lançais un regard agacé à la Déesse.


« Bah alors, vous êtes pas fichue de créer votre propre siège ? Vous n’allez quand même pas venir vous installer sur mes jambes enfin ! »




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Eilean
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Mar 16 Juin - 21:28


J’éclatai de rire encore une fois. Avec le sourire à peine perceptible, fugace, qui avait imprégné ses traits plus tôt, je pourrais presque jurer qu’il ne demandait que cela, qu’il attendait ma réaction, qu’intérieurement, il souriait fortement. Oh oui, je pourrais presque le jurer. Mon rire résonna grandement et fortement en écho dans la forêt. Nous étions dans une partie où il y avait une petite clairière et, un peu plus loin vers la gauche – sa droite – coulait une rivière qui chantait doucement sous ce qui aurait pu être un soleil éblouissant si nous avions été dans le monde des humains. Bref, le paysage était magnifique et l’envie se prélasser n’attendait que nous deux. Il y aurait pu y avoir des oiseaux gazouillant paresseusement dans les arbres regorgeant de fruits qui poussaient comme des dingues, affolés par mon aura. L’herbe aurait pu onduler sous une douce brise tiède, mais rien de tout cela n’était réel, sauf si nous le voulions. Il suffisait de désirer et tout devenait réel, dans un sens. Et ça portait tellement à confusion, tellement à réfléchir qu’il y avait de quoi devenir fou. Oops. Enfin. Pas que je visais Edwing, han.

- Et pourquoi pas, hein? lançais-je d’un ton enthousiaste.

Comme si rien ne pouvait me décourager, comme si la vie ne demandait qu’à être vécue pleinement et savourée à chaque moment. J’eus un immense sourire en coin avant de me laisser tomber à ses côtés, sur le même siège. La vie était trop courte po… Enfin, non. Oubliez. Je veux dire … Quand l’occasion de m’asseoir et papoter tranquillement de tout et de rien avec le Dieu de la Folie, dites-moi ? Enfin, fallait en profiter puis, j’avais envie d’en apprendre un peu plus sur ce Dieu mystérieux, peut-être encore plus que la Déesse de la Vérité et que le Dieu de l’Illusion, l’enfant de la Vérité. Une fois accoudée sur le siège, très près de lui, je ne me départis pas de mon sourire et posai mon menton dans la paume de ma main droite. Pour un peu, ses yeux rouges pourraient être tellement hypnotique, tellement profond, s’ils avaient été de la couleur du rubis au lieu de celle du sang vermillon. Enfin, passons. D’un geste du petit doigt, je fis apparaître un panier de fruits célestes, crées par moi, à partie des arbres desquels coulaient de la sève céleste, ces arbres transparents qui bordaient notre monde, qui en faisait une forêt splendide mais malheureusement dépourvue de couleurs. Je n’avais pas voulu donner cette vie sanas couleurs, sans odeurs et sanas goût à mon fils, Naymar. Pour lui, j’avais voulu qu’il puisse connaître les plaisirs, les joies et la tristesse du monde humain. Enfin, humain … Quand on sait qu’il est à moitié elfique, ça complique légèrement la chose. Puis, il y avait cet enfant sur Irianeth, et aussi le fils de Naymar; Daegan, mon petit-fils. Je voulais qu’ils puissent connaître le goût, la vie, les couleurs et les mots. Qu’ils connaissent l’amour et une vie insouciante, sans connaitre rien de leur réelle identité. Tout pour les empêcher de vivre dans l’angoisse, qu’ils profitent pleinement de chaque moment. Même que Naymar et Daegan étaient de sang royal. C’était un honneur, quelque chose que j’appréciais bien pour eux. Car une mène ne veut que le meilleur pour ses enfants, n’est-ce pas ?

Je clignai des yeux et avisai le panier avec les fruits et en cueillit une fraise. J’adorais les fraises. Étant la Déesse de la Nourriture et tout le toutim, je pouvais aisément manger et goûter chaque type de nourriture existant sur tous les continents inimaginables sans qu’il ne se passe quoi que ce soir. Ainsi donc, je connaissais bien le goût mortel – au sens propre, au sens des humains – quoique … - des fraises, et je ne m’en passais pas. J’adorais les fraises et j’aurais pu en manger chaque jour de ma vie, sauf que la vie d’une Déesse, c’est vachement long, pire que trois point quatre virgule six éternités, quoi. (oui, j’vous jures) Je plaçai la fraise dans ma bouche et croquai le savoureux fruit duquel s’échappa un jus rouge et frais, succulent, divin. Pour un peu, j’aurais pu me mettre à ronronner et fermer les yeux de bonheur. Mais bon, je ne le fis pas. Je levai les yeux vers Edwing. Combien de temps nous nous perdions nous dans nos pensées ? Comment savoir ? Ici, le temps ne voulait tellement rien dire. Tellement rien, c’était si puéril, si vain à savoir. Tellement inutile. Je lui offris un sourire et pinçai les lèvres pour ne pas faire couler le jus du fruit sur mon menton. Pas très digne, n’est-ce pas ? Je lui montrai le panier des yeux, s’il en voulait un, joyeuse offrande. Mais je me demandais s’il avait capté mon regard où s’il était perdu dans ses pensées alors j’allai vriller mon regard vert tendre et bleu océan dans le sien, écarlate.
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Parandar
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Mar 18 Aoû - 14:02

Bonsoir !

Est-ce que cet rp est toujours d'actualité ? Sans réponses il sera déplacé le mardi 1 septembre dans les archives. Si vous me dites non directement ~ Merci de préciser dans quel génération il doit être archivé s'il vous plaît !
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Edwing
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MessageSujet: Re: verbotene Frucht [pv] Jeu 27 Avr - 18:42

Edwing a écrit:


Derrière cette si piètre provocation, il n’était pas bien difficile de cerner ce dont Edwing avait réellement envie. Voulait-il vexer la Déesse ? Pas le moins du monde. Comme vous le devinez aisément, il n’attendait rien de plus que de la voir le rejoindre. Changement de point de vue ? Plus de «Je», dorénavant on passe sur du «il». C’est la Folie, je fais ce que je veux. Point barre. Au grand bonheur du Dieu damné, sa sublime homologue semblait joueuse. Un air de défi au visage, elle lui rétorqua qu’il ne s’agissait peut-être pas d’une mauvaise idée après tout. Accompagnant ses mouvements d’un large sourire, Eilean s’installa délicatement auprès d’Edwing, cela à son plus grand bonheur. Bien que cela lui en coûtait, le fou garda ses émotions pour lui. Son faciès ne trahissait rien, pas la moindre expression. Tandis que la Déesse s’installait confortablement, il aurait été évident pour n’importe qui de voir que se position invitait la Folie à la Luxure. Venant d’une entité connue pour apporter à certains tant de plaisir, cela était-il surprenant après tout ?


Cependant, alors que la divinité faisait apparaitre un panier de délicieuses victuailles, l’esprit d’Edwing s’égarait. Il quittait le domaine et s’envolait bien loin de tout. Sans même s’en rendre compte, il s’écrasa sur une terre aride. En plein désert, un scorpion géant lui faisait face. Menaçant, il avança vers le Dieu. Dans une mélodie mortelle, il fit claquer ses pinces. Sans même comprendre comment, Edwing sut qu’il s’agissait d’un moyen de communication. Plus surprenant encore, il arrivait à le traduire.


« Folie. La Déesse Klak. Courtiser Klak. Pas jouer Klak. »

« Bon sang, qu’est-ce que tu baves saloperie d’insecte ? »

« Pas insecte Klak. Klak scorpion. »

« Ferme la. »



Sans crier gare, Edwing leva la main pour faire abattre ses serpents électrifiés sur l’immonde créature qui le toisait. Lors que l’attaque parvint à sa sombre carapace, il explosa en un millier d’abeilles. Alors que la nuée vengeresse déferlait vers le Dieu, le décor se mit à tourner autours de lui. La terre lui semblait se mettre à tourner. Ne comprenant plus rien, le Dieu fou ferma les yeux. Mentalement, il compta jusqu’à dix. Quand il rouvrit ses paupières, il était à nouveau dans le domaine d’Eilean, qui se trouvait toujours à ses côtés. D’un geste vif de la tête, il se fit fort d’oublier cette stupide hallucination. La divinité le regardait. Des yeux, elle l’invitait à manger. Ne se faisait pas prier plus longtemps, il succomba aux délices de son homologue. De la main droite, il enfourna une poignée de petites baies rouges qu’il avala goulument. En un mot, c’était exquis. Edwing ne se souvenait pas avoir jamais mangé quoique ce soit d’aussi bon. Curieux, il s'essaya aux fraises, puis aux framboises. A chaque nouvelle bouchée, il avait toujours la même impression, le sentiment d’être perpétuellement en train d’avaler la meilleure chose de toute son existence. Réellement surpris, il prit un raisin entre ses doigt avant de le mettre face au soleil artificiel.


« C’est incroyable. Jamais je n’avais rien mangé d’aussi bon. Je pourrai le répéter indéfiniment. Eilean, tu es surprenante. Peut-être même terrifiante. Je peux convaincre un homme qu’il n’est en réalité qu’une poule. Nul doute que mes pouvoirs surpasse les tiens. Mais face à toi, qui voudrait s’élever. Pourquoi risquer de perdre un jour l’intérêt du plus agréable des sens: le goût ? »


Concluant son éloge, il mit le raisin dans sa bouche et ferma brièvement les yeux pour apprécier plus encore sa saveur. Poussé par un élan indescriptible d’envie et de fascination, Edwing posa son regard sur le corps de la divinité. Elle était sublime. Pourquoi ne l’avait-il pas remarqué avant ? Et cette odeur. Cette senteur printanière, ces délicats parfums de fruits et d’herbe fraiche. Tout chez elle semblait fait pour plaire. De son physique ravageur jusque son odeur. Après tout, il faisait face à une Déesse originelle, contrairement à lui qui n’était qu’un parvenu, un vulgaire maître-magicien devenu Dieu par chance.


Lentement, la Folie approcha son visage de celui d’Eilean. Il ne s’arrêta que lorsque son nez frôlait le cou de la Déesse. Fermant encore les yeux, il huma le délicat parfum qui se dégageait d’elle. Eilean le rendait fou, paradoxalement. Approchant ses lèvres de son oreille, il s’exprima d’une voix douce et sensuelle qui trahissait aisément tout le désir qu’il éprouvait pour elle.


« Délicat petit fruit, je meurs d’une irrésistible envie de te croquer... »


Pour ponctuer sa phrase en beauté, le Dieu mordit légèrement le lobe de la divinité. Dans le même temps, l’index de sa main droite se posa sur sa joue. Lentement,il descendit vers son cou, ses flancs puis sa cuisse. Pour la Déesse il n’y avait que deux options: le laisser faire ou le congédier. La balle était dans son camp.



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verbotene Frucht [pv]

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